Bischwiller

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bischwiller
La Laub
La Laub
Blason de la Ville de Bischwiller.jpg
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Haguenau
Canton Bischwiller
Intercommunalité C.C. de Bischwiller et environs
Maire
Mandat
Jean-Lucien Netzer
2014-2020
Code postal 67240
Code commune 67046
Démographie
Gentilé Bischwillerois, Bischwilleroises
Population
municipale
12 598 hab. (2011)
Densité 730 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 04″ N 7° 51′ 36″ E / 48.767833, 7.85991848° 46′ 04″ Nord 7° 51′ 36″ Est / 48.767833, 7.859918  
Altitude Min. 123 m – Max. 147 m
Superficie 17,25 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte administrative du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Bischwiller

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte topographique du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Bischwiller

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bischwiller

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bischwiller
Liens
Site web http://www.bischwiller.com/

Bischwiller est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bischwiller est une petite ville du nord-est de la France située à 21,6 km au nord de Strasbourg et à 8 km à l'ouest du Rhin et donc de l'Allemagne. Au niveau départemental, les villes les plus proches sont Haguenau (8,1 km au nord-ouest), Brumath (11,7 km au sud-ouest) et Saverne (36,8 km à l'ouest)[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Haguenau Kaltenhouse Oberhoffen-sur-Moder, Rose des vents
Marienthal (annexe de Haguenau) N Rohrwiller
O    Bischwiller    E
S
Gries, Herrlisheim, Offendorf

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Bischwiller, est situé à moins de dix kilomètres du Rhin dans une zone de prés inondables connue sous la dénomination de ried. Ce lieu a été modelé par les divagations du fleuve dans sa zone d'épandage, avant sa canalisation. Le terme ried dérive du mot alémanique « Rieth » et signifie jonc ou roseau.

La Moder, un affluent du Rhin, traverse la ville. Outre cette rivière, d'autres cours d'eaux, certes d'importance moindre, sillonnent le territoire de Bischwiller. Parmi les plus notables on peut citer trois affluents de la Moder, le Rothbaechel, l'Erlengraben et le Waschgraben. Concernant ce dernier ruisseau, deux de ses confluents sont le Weihergraben et le Schnuchgraben.

Transports[modifier | modifier le code]

Bischwiller est située sur les lignes ferroviaires Strasbourg - Haguenau - Wissembourg et Strasbourg - Haguenau - Niederbronn-les-Bains du TER Alsace, permettant de gagner Strasbourg en une vingtaine de minutes et Haguenau en une dizaine de minutes, avec au minimum deux allers-retours par heure.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Bischwiller et ses environs au XVIIIe siècle.

Bischwiller s'est développée autour de deux noyaux originels ; le centre-ville actuel et le hameau de Hanhoffen. Le centre-ville de Bischwiller constitue un des plus ancien quartier de l'actuelle cité. Cette zone urbaine s'est développée au sud du ruisseau Rothbaechel, non loin de son point de confluence avec la rivière Moder. Pour échapper aux crues de la Moder, les premières habitations ont été érigées vers le XIIe siècle sur une butte dénommée Luhberg. Une première Maison communale, incendiée et détruite en 1636, se dressait dans un îlot urbain triangulaire formé par les trois rues de la Couronne, de la Grange et de Rohrwiller[a 1]. Éloignée des premières habitations et située sur une autre butte, l'église paroissiale fut construite au nord du ruisseau Rothbaechel. Après la guerre de Trente Ans et l'arrivée de Huguenots français à Bischwiller, la cité se développe vers l'ouest. Durant le XIXe siècle, Bischwiller s'étale vers le nord et le sud. Cette tendance se poursuit durant le XXe siècle. C'est ainsi que le hameau de Hanhoffen est entièrement intégré dans le tissu urbain bischwillerois avec la construction de logements ouvriers puis de lotissements (quartier Rebgarten).

Logement[modifier | modifier le code]

En 2007, Bischwiller compte 4 508 logements dont 4 224 résidences principales, 282 logements vacants et 2 résidences secondaires. Sur cet ensemble, 2 405 sont des maisons (53,4 %) et 2 100 sont des appartements (46,6 %). Sur les 4 224 résidences principales, 37,8 % sont des cinq pièces ou plus ; 26,0 % sont des 4 pièces et 24,9 % sont des 3 pièces. Par rapport à son environnement proche, le parc bischwillerois des résidences principales est plus anciens. Ainsi, près de 40 % des résidences ont été construites avant 1949 à Bischwiller contre seulement 29 % au niveau au niveau régional.

Évolution du nombre de logements[2]
Localité année 1968 année 1975 année 1982 année 1990 année 1999 année 2007
Bischwiller 2612 3140 3457 3629 4105 4508
augmentation par rapport au recensement précédent - +528 +317 +172 +476 +403
Les résidences principales en 2007 selon la période de construction[2]
Période Alsace Bas-Rhin Canton Bischwiller
avant 1949 29,3 % 28,6 % 26,5 % 39,7 %
1949-1974 30,1 % 29,8 % 27,8 % 25,3 %
1975-1989 21,4 % 22,2 % 22,4 % 21,1 %
1990-2004 19,2 % 19,5 % 23,3 % 13,9 %

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Bischwiller apparaît au Moyen Âge sous les formes anciennes de Bischoviswiler en 1236[3] et de Bischofswiller[4]. À la même époque, sa forme traduite en latin médiéval ecclésiastique est Episcopi villa[4], calque approximatif de la forme germanique.

Il s'agit d'une formation de type alémanique composée des éléments Bischof « évêque » et Willer « hameau » (cf. allemand Weiler < bas-latin villare)

-willer faisait sans doute référence à la métairie fondée par Conrad II de Hunebourg, évêque de Strasbourg de 1190 à 1202. Bischweiler fut l'appellation officielle de la cité lors de l'annexion de l'Alsace-Lorraine au Deuxième Reich allemand entre 1871 et 1918 puis lors de l'occupation nazie entre 1940 et 1944[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, l'historien alsacien Jean-Daniel Schoepflin (1694-1771) décrit la ville comme suit :

« Bischwiller, (...), est un bourg très florissant sur la Moder, entre Drusenheim et Haguenau. Il compte vingt-quatre rues et quatre cent quatre-vingts feux ; il est divisé en cinq quartiers nommés : le premier, Schloss und Kirchviertel ; le second, das teitische Dorf, c'est le plus ancien ; le troisième, das welsche Dorf ; le quatrième, das Vorstœttel ; ces deux derniers ont été bâtis, vers 1620, par les Phalsbourgeois qui sont venus s'y établir ; le cinquième, das neite Gassviertel, a commencé à être bâti en 1708[6]. »

En suivant cet auteur, il faut donc comprendre qu'en son temps, Bischwiller est divisé en cinq quartiers. Les plus anciens quartiers sont le quartier de l'église et du château avec le village allemand. À ce noyau originel se sont rajoutés au XVIIe siècle, vers l'ouest, le village français et le faubourg ; puis au début du XVIIIe siècle, le quartier de la nouvelle rue (actuelle rue Clemenceau).

L'industrialisation (1815-1871)[modifier | modifier le code]

Premières manufactures (1815-1842)[modifier | modifier le code]

L'instabilité politique et militaire des dernières années de l'Empire napoléonien furent néfastes aux activités textiles bischwilleroises. Pour pouvoir se maintenir des drapiers et des investisseurs regroupèrent leurs capitaux et créèrent les premières manufactures de la cité ; telles la Leroy et Compagnie, la Goulden et Compagnie ou la Heusch et Weiss. En 1818, cette dernière fit fonctionner 18 métiers à tisser[a 2].

Ces premières entreprises introduisirent le machinisme. En 1810, la maison Goulden équipa ainsi sa filature d'une machine à carder la laine de type Douglas. Ces équipements permirent de réduire la main-d'œuvre et les coûts de fabrication. Deux hommes sur une épailleuse remplaçaient le labeur manuel de près de quarante ouvriers[a 3]. Le dynamisme de ces entrepreneurs fit que la vente de draps passa de 1 million de Francs en 1815 à 2,6 millions en 1840. Si en 1818, on compta trente-cinq fabricants, en 1840, on en recensa soixante-quatre dont la spécialité était le drap lourd teinté en noir[7].

Âge d'or du textile bischwillerois (1842-1870)[modifier | modifier le code]

En 1842, le fabricant Kunzer fut le premier à Bischwiller à s'équiper d'une machine à vapeur en remplacement d'un manège à bœufs ou à chevaux. Par la suite d'autres manufactures franchirent ce cap ; Ruef et Picard en 1842, Bourguignon-Schwebel en 1843, Pierson en 1848, Voelckel et Kablé en 1853, etc. Cette nouvelle énergie permit la diversification des activités industrielles. Ainsi les ateliers de tissage s'augmentèrent de filatures, de foulons et de teintureries. La production de drap grossier s'augmenta d'autres produits tels les zéphirs, les amazones ou les satins-laine. Avec le développement des affaires, ces activités textiles essaimèrent dans d'autres localités proche de Bischwiller, à Weyersheim, à Drusenheim, à Haguenau. En 1855, ce commerce profita de l'ouverture de la voie de chemin de fer Haguenau-Strasbourg. À Bischwiller, la population doubla en moins de trente ans pour passer de 5 721 habitants en 1841 à 11 500 en 1869. En 1870, près de 5 000 ouvriers dont 2 000 tisserands travaillaient dans les entreprises de Bischwiller. Pour répondre au besoin de main-d'œuvre, 2 200 ouvriers arrivaient chaque matin des villages voisins ; d'autres émigrèrent depuis l'Allemagne (Bade, Wurtemberg, Palatinat)[a 4].

Annexion allemande (1871-1918)[modifier | modifier le code]

La guerre de 1870-1871[modifier | modifier le code]

Assaut prussien le 6 août 1870 lors de la bataille de Frœschwiller-Wœrth.

Bischwiller ne fut pas directement touchée par les opérations militaires. Les plus proches batailles eurent lieu vingt-deux kilomètres plus au nord à Frœschwiller et à Wœrth lors de la bataille dite de Reichshoffen du 6 août 1870. Cette bataille se solda par la déroute des troupes françaises. De nombreux blessés furent évacués vers Bischwiller. L'hôpital local, inauguré au printemps de l'année 1870, ne comptait alors que trente lits. Pourtant près de 650 blessés arrivèrent. Sur ce total, 128 décédèrent et furent portés en terre en ville[c 1]. Plus tard, deux monuments, un français et un allemand, furent édifiés au cimetière pour leur rendre hommage[c 2].

Les premières troupes allemandes (un bataillon de dragons badois) arrivèrent en ville le 12 août 1870. Mais en tout près de 4 000 soldats allemands durent être logés chez les habitants. En plus de cet accueil forcé, vivres et fourrages furent réquisitionnés et la municipalité dut payer une lourde contribution de guerre. Mais au bout du compte le sort de Bischwiller fut nettement plus enviable que celui de Strasbourg, à 25 kilomètres au sud, qui fut assiégée et bombardée pendant près de quarante-cinq jours en août et en septembre 1870[a 5].

Bischwiller, une ville exsangue (1870-1885)[modifier | modifier le code]

L'annexion de l'Alsace-Lorraine au Deuxième Reich allemand fit connaître à Bischwiller des années diffiles du point de vue socio-économique. L'industrie locale, essentiellement textile et lainière, très adaptée au goût et au marché intérieur français, se trouva en 1871 coupée de ses principaux débouchés. L'industrie bischwilleroise dut d'un coup faire face à deux difficultés. Premièrement s'intégrer au marché allemand, saturé et plus compétitif et deuxièmement abandonner brutalement le marché français du fait de droits de douanes excessifs sur les produits exportés ; 5 % en 1871 puis 10 % en 1873[a 6].

Elbeuf vers 1905

Près d'un tiers des Bischwillerois refusèrent la domination allemande. Les premiers à partir furent les optants qui profitèrent d'une clause du traité de Francfort valable jusqu'en 1872. Cette modalité autorisait les Alsaciens-Lorrains à pouvoir conserver la nationalité française mais sous condition de s'installer en France ; 1 023 bischwillerois optèrent pour la nationalité française et quittèrent la ville dès les premières années de l'annexion. Mais cet exode se poursuivit les années suivantes sous la forme de l'immigration. Parmi les optants figurèrent 33 familles de fabricants, 42 familles d'artisans, 14 familles de négociants et 16 familles de commerçants. Mais le plus gros de la cohorte des optants furent des personnes appartenant à des classes sociales plus modeste ; 147 familles ouvrières, 13 familles de journaliers, 16 familles de commis, 5 familles de domestiques et 13 familles de retraités[8].

La majeure partie des industriels et artisans de Bischwiller choisirent cet exode. Ils furent suivis par bon nombre de leurs ouvriers. Ainsi entre 1870 et 1874, environ 4 000 Bischwillerois quittèrent leur région d'origine. Plus de 2 000 d'entre eux s'installèrent à Elbeuf en Haute-Normandie ; les autres lieux d'installations furent Vire, Sedan, Roubaix, Tourcoing et Reims[a 7].

Ampleur de l'exode économique[9]
- 1869 1874
Population 11 500 7 700
Naissances 469 287
Nombre de fabricants 96 21
Nombre d'ouvriers 5 000 1 800
Nombre de métiers à tisser 2 000 650
Assortiments de filature 140 55
Nombre de broches 56 000 22 000
Chiffre d'affaires de la draperie en millions de Francs 18 à 20 5 à 6
Expédition de marchandises fabriquées 1 117 206 kg 400 000 kg

Redressement économique (1885-1914)[modifier | modifier le code]

Évolution de la situation locale[modifier | modifier le code]
Usine à Bischwiller le long de la rivère Moder avant la Première Guerre mondiale.

Bischwiller connu une dramatique hémorragie du point de vue de sa population jusqu'en 1885. En 1869, la population fut estimée à 11 500 habitants. Quelques années plus tard, du fait de la fuite des entreprises du textile et de ses employés, il ne resta plus que 6 815 Bischwillerois ; soit une baisse de près de 40 %. À partir des années 1880, l'économie locale commença à se remettre de ce choc. Plusieurs entreprises s'installèrent à Bischwiller comme la cartoucherie Walbinger-Meuschel en 1882, la fonderie Pulfermuller en 1883 ou la savonnerie Hirtler en 1886. En 1885, la Nouvelle Manufacture de Draps s'installa dans les locaux déserté de l'entreprise Blin, cette dernière ayant migré vers Elbeuf en Normandie. Le retour de l'activité économique marqua aussi le retour d'une nouvelle population ouvrière. Ainsi, en 1910 put-on compter 8 149 Bischwillerois[a 8]. Les autorités impériales allemandes afin de marquer davantage leur présence, construisirent d'imposants édifices comme la Poste en 1896[c 3], le Tribunal cantonal en 1899[c 4] et plusieurs casernes en 1889 et en 1913[c 5].

Société Alsacienne de Filature et Tissage de Jute[modifier | modifier le code]

Crée en 1883 par un groupe d'actionnaires, la Société Alsacienne de Filature et Tissage de Jute (ou plus simplement la Jute) fut l'entreprise qui marqua le plus le renouveau économique de Bischwiller. Ses premiers locaux, situés rue Rampont, prirent le relais de ce qui fut avant 1870 la filature Bertrand et Mannhardt. Par la suite, la Jute devint le principal employeur de la ville. À son apogée, plus de 1 000 ouvriers s'y affairaient dans la production de toiles d'emballage (filés et toiles de jute), de ficelles et de tapis. Un service de location permettait à ses clients le transport du houblon, des pommes de terres, du plâtre et du ciment. Installée dans l'actuelle rue Joffre à partir de 1887, le développement de ses activités l'obligea à accroitre ses locaux en 1896, 1900, 1905, 1912 et 1924[c 6]. La direction pratiqua une politique paternaliste envers ses employés avec la mise en place d'une garderie d'enfants, d'un dispensaire de soins, d'un foyer récréatif, d'une chapelle catholique pour ses employées d'origine polonaise, d'une coopérative, d'une caisse d'épargne, etc. Aux abords de l'usine, les familles ouvrières logeaient dans une cité composée de maisonnettes[a 9].

Les Guerres Mondiales[modifier | modifier le code]

  • écriture en cours

Période récente[modifier | modifier le code]

Vestra[modifier | modifier le code]

En 1961, les actionnaires de la Société Alsacienne de Filature et Tissage de Jute décident, face à une conjoncture difficile, de cesser toute activité et de liquider leur entreprise. L'importante surface industrielle qu'occupait cette activité est reprise en 1962 par Vestra une entreprise textile strasbourgeoise. Les vêtements pour homme fabriqués à Bischwiller par Vestra portèrent des griffes connues comme Torrente ou Cacharel. Durant les Trente Glorieuses, cette manufacture de vêtement devint le principal employeur local. Dès 1962, on compta 859 postes de travail puis plus de 1 000 en 1986. Les deux dernières décennies du XXe siècle firent voir aux entreprises alsaciennes du textile des heures sombres du fait de la mondialisation ; des pays comme la Chine ou la Tunisie se montrant plus compétitifs en matière de coût de production. Pour survivre Vestra-Union se désengagea de la fabrication et se concentra sur le négoce. Ses usines de Bischwiller (la plus importante) et de Mertzwiller devinrent clientes du groupe Vestra-Union sous le nom de Alsavet. Mais elles fermèrent définitivement leurs portes durant l'année 2002 ; 565 personnes se retrouvèrent sans emploi dont 95 % de femmes.

Les locaux d' Alsavet à Bischwiller furent repris en 2003 par la communauté de communes de Bischwiller et environs. La friche industrielle fut ensuite transformée en un parc d'activités économiques baptisé « Les Couturiers » pour de petites et moyennes entreprises des secteurs de l'artisanat et du tertiaire (21 entreprises pour 100 emplois en 2010).

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de Bischwiller se blasonnent ainsi :
« D'azur à une vierge à l'enfant assise et couronnée de trois étoiles, le tout d'or. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Bischwiller est chef-lieu de canton et appartient à l'arrondissement de Haguenau.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Alfred Rinckenberger    
1945 1945 Pierre Klein    
1945 1959 Louis Loeffler PC  
1959 1989 Paul Kauss RPR  Sénateur
1989 2006 Jean-Luc Hirtler[10] RPR puis sans étiquette  
2006 2007 Robert Lieb[11] UMP  
2007 2014 Nicole Thomas UMP Conseillère régionale
2014   Jean-Lucien Netzer Modem  
Les données manquantes sont à compléter.

Budget[modifier | modifier le code]

Évolution des charges de fonctionnement (en milliers d’€)[12]

Évolution des emplois d'investissement (en milliers d’€)[12] :

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[12] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 598 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 250 3 449 3 902 4 806 5 927 5 854 5 721 6 260 6 642
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
7 676 8 780 9 911 9 220 7 102 6 827 6 815 7 014 7 304
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 897 8 279 8 149 7 210 8 142 8 059 8 248 7 581 7 843
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
8 198 8 780 9 653 10 612 10 969 11 596 12 830 12 598 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Laub
  • L'ancienne pharmacie de la cour princière fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1987[15].
  • La Laub, ancienne maison commune et halles de marché (1665)
  • Église catholique néo-classique. L'église Saint-Augustin fut inaugurée le 28 août 1837 par le vicaire général du diocèse de Strasbourg Bruno François Léopold Liebermann, en présence de tous les notables du canton, sous le curé Joseph Voltz.
  • Église protestante construite vers 1300, diverses fois endommagée et modifiée en 1722 (orgue d'André Silbermann, 1724, reconstruit par Stiehr-Mockers en 1867).
  • Église simultanée de Hanhoffen[16]. (Hanhoffen est le nom d'un quartier de Bischwiller, un ancien hameau rattaché administrativement dès l'Ancien-Régime).
  • Centre culturel Claude Vigée ou « 3CV » fait office de bibliothèque, médiathèque, cinéma et, à l'étage, d'école de musique.
  • Maison des Associations et de la Culture (MAC) Robert Lieb, salle modulable accueillant divers spectacles, concerts et autres manifestations.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bischwiller compte deux collèges, un lycée général et un lycée professionnel, tous trois situés en périphérie de la ville :

  • Collège du Saut du Lièvre
  • Collège André-Maurois [17]
  • Lycée d'Enseignement Général et Technologique André-Maurois [17]
  • Lycée d'Enseignement Professionnel Philippe-Charles-Goulden

Culture[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Daum, notaire et industriel du verre, est né à Bischwiller en 1852, où ses parents étaient tisserands.
  • Jean-Jacques Glassner, assyriologue, est né à Bischwiller en 1944.
  • Christian Gutknecht et Maria Magdalena Grünholtz sont les ancêtres de Barack Obama, 44e président des États-Unis ; ils ont émigré vers les futurs États-Unis, à Germantown, en 1749[18].
  • Charles Hauter, universitaire et théologien protestant, est né à Bischwiller en 1888.
  • Emile Herzog, plus connu sous le pseudonyme d'André Maurois[19], aidera son père, Bischwillerois d'origine, à tenir sa draperie pendant dix ans à la fin de ses études de lettres, en 1900 environ.
  • Jacob Kirchmann (1710-1792), né à Bischwiller, émigra à Londres et y devint le plus important facteur de clavecins d'Angleterre (nom anglicisé : Kirkman ou Kirckman).
  • Otto Meissner, homme politique allemand, est né à Bischwiller en 1880 où son père était fonctionnaire des Postes.
  • Lucien Muller (le petit Kopa), footballeur, est né en 1934 à Bischwiller (où il débute en jeune amateur jusqu'à 19 ans).
  • Sylvie Reff est une écrivaine et poétesse, née à Bischwiller en 1946.
  • Gaston Strauss grand-père de Dominique Strauss-Kahn.
  • Andréas Thürmann (1591 Poméranie - 6 février 1672 Weitbruch) fut pasteur à Gries et Geudertheim 1627-1672. Il fut aussi diacre et maître d'école à Westhoffen 1622, prédicateur de la cour ducale à Bischwiller depuis 1660. Andréas Thürmann était le beau-frère du théologien Johann Conrad Dannhauer.
  • Claude Vigée, poète juif alsacien, est né le 3 janvier 1921 à Bischwiller, au 8, rue du Général-Rampont, où ses grands-parents, Jules et Coralie Strauss, tenaient un commerce de tissu.
  • Augustin Dontenwill, 1857-1931, missionnaire, évêque de Vancouver (Canada), supérieur général de la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée.

Bischwiller dans la littérature[modifier | modifier le code]

Ugo Mosselbach, héros du roman Monsieur La Souris de Georges Simenon est natif de Bischwiller et rêve de faire l'acquisition du presbytère désaffecté de la commune :

« — Qu'est-ce que je fais ? questionna le brigadier, embarrassé, en se tournant vers l'inspecteur.
Ce fut La Souris qui répondit :
— Vous me délivrez un reçu. Si dans un an et un jour personne n'a réclamé l'enveloppe, l'argent m'appartiendra et j'achèterai l'ancien presbytère de Bischwiller-sur-Moder... »

— Georges Simenon, Monsieur La Souris, 1937, in Œuvres complètes, tome 10, éditions Rencontre, Lausanne, éd. 1967, p. 140

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lion1906, « Bischwiller, distances orthodromiques. », sur lion1906.com (consulté le 15 mars 2011)
  2. a et b Référence Insee
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  4. a et b Nouvelle description historique et topographique des deux départements du Rhin, par Jean-Frédéric Aufschlager
  5. Michel Paul Urban, Lieux-dits, dictionnaire étymologique et historique des noms de lieux en Alsace, Éditions du Rhin, Strasbourg, 2003. Notice page 105.
  6. Jean Daniel Schoepflin, L'Alsace illustrée : Son histoire sous les empereurs d'Allemagne et depuis sa réunion à la France, t. 4, Mulhouse, Francois Perrin, Libraire-éditeur,‎ 1851 (lire en ligne), p. 434
  7. Jean Lambert-Dansette, Histoire de l'entreprise et des chefs d'entreprise en France, t. 5, L'Harmattan,‎ 2009 (lire en ligne)
  8. Professeur Wahl, L'Option des Alsaciens-Lorrains en 1871-1872, le cas de Bischwiller, Saisons d'Alsace no 44, 1972.
  9. Dr Eugène Bourguignon, Bischwiller depuis Cent Ans, 1874, page 356.
  10. décédé le 16 septembre 2006 en cours de mandat
  11. décédé le 3 mars 2007 en cours de mandat
  12. a, b et c Ministère des finances, « Comptes de la commune de Bischwiller », sur finances.gouv.fr (consulté le 29 mars 2011).
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. « Notice no PA00084624 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Bernard Vogler, « Liste de localités ayant de nos jours une église simultanée », in Antoine Pfeiffer (dir.), Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie, SAEP, Ingersheim ; Oberlin, Strasbourg, 2006, p. 298 (ISBN 2-7372-0812-2)
  17. a et b Site du lycée-collège André Maurois
  18. Neue Zürcher Zeitung 24 juillet 2008 et Die Zeit du même jour et Zeitmagazin Leben 24 juillet 2008, Nr. 31, p. 14-15 (l'article du Zeitmagazin contient une généalogie complète de Barack Obama)
  19. André Maurois est le nom actuel de la cité scolaire de Bischwiller.
  • Christian Gunther, Bischwiller au fil de l'Histoire, Strasbourg, Association des Amis du musée de la Laub de Bischwiller. Imprimerie Vablor,‎ 1987, 95 p.
  1. p. 7 La Laub.
  2. p. 57 Les manufactures et le machinisme
  3. p. 58 Les manufactures et le machinisme
  4. p. 58 à 62 L'âge d'or du textile
  5. p. 67 la guerre de 1870
  6. p. 68 L'exode
  7. p. 70 L'exode
  8. p. 71-72 Les années d'annexion
  9. p. 71-72
  • Dr. Antoine Fritsch, Bischwiller. Histoire d'une petite ville industrielle du Bas-Rhin, Imprimerie L. Schneider,‎ 1972, 151 p.
  • Walter Rinckenberger, Bischwiller 1870-1988. Desins et facettes d'une cité industrielle, Association des Amis du musée de la Laub de Bischwiller,‎ 1990, 192 p.
  1. p. 19 la guerre de 1870
  2. p. 20 photos des deux monuments
  3. p. 71-73 Le service des Postes et télécommunications
  4. p. 68 Le Tribunal
  5. p. 27-30 Bischwiller, ville de garnison
  6. p. 123-126 La Jute