Bollwiller

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Bollwiller
La mairie.
La mairie.
Blason de Bollwiller
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Guebwiller
Canton Soultz-Haut-Rhin
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération (M2A)
Président : Jean-Marie Bockel
Maire
Mandat
Jean-Paul Julien
2014-2020
Code postal 68540
Code commune 68043
Démographie
Population
municipale
3 618 hab. (2011)
Densité 419 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 29″ N 7° 15′ 46″ E / 47.8580555556, 7.26277777778 ()47° 51′ 29″ Nord 7° 15′ 46″ Est / 47.8580555556, 7.26277777778 ()  
Altitude Min. 229 m – Max. 265 m
Superficie 8,63 km2
Localisation

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Bollwiller

Bollwiller est une commune française de la banlieue de Mulhouse[1], située dans le département du Haut-Rhin en région Alsace. La commune est membre de Mulhouse Alsace Agglomération.

Ses habitants sont appelés les Bollwillerois et les Bollwilleroises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bollwiller est une petite bourgade alsacienne située dans la plaine rhénane entre Mulhouse et Colmar, à proximité de Guebwiller.

Histoire[modifier | modifier le code]

D’abord simple Villa médiévale, Bollwiller devint le centre d’une seigneurie du même nom en 1135. Un petit bourg s’édifia autour d’un château construit au XIVe siècle (1354). L’un des seigneurs, Nicolas de Bollwiller, fut au service des empereurs d’Autriche, Charles Quint et Ferdinand. C’est lui qui acquit d’importantes possessions en Alsace et fut nommé grand bailli de la province en 1561[2]. Le château actuel a été édifié au XVIe siècle par Rodolphe de Bollwiller.

L'Église Saint-Charles.


Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Ballonevillare (786), Bollunwilre (1135), Bollenwilre (1183), Bollewilr (1281), Polweyler (1471), Pollweiler (1542), Polweiler (1592), Pollweyler (1697), Bollwiller (1793).

Mines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mines de potasse d'Alsace.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bollwiller

Les armes de Bollwiller se blasonnent ainsi :
« De sinople à la bande d'argent accompagnée de six merlettes d'or posées en orle. »[3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Les maires successifs depuis la Révolution française[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Thiébaut Durrwell    
1795   Joseph Rantz    
1796   François-Joseph Dürrwell    
1797   Thiebaut Dürrwell    
1797   Andrés Allemand    
1797   Thiebaut Dürrwell    
1800   Michel Meyer    
1808   Joseph Bernard Baumann fils    
1816   Jean le jeune Pfulb    
1819   Augustin Zipfel    
1837   Jean Adam Durrwell    
1846   Jean Thiébaut Durrwell    
1867   Augustin Pfulb    
1889   Rémi Fuchs    
1902   Jean-Baptiste Salomon    
1914   Emile Napoléon Baumann    
1919   Georges Pfulb    
1924   Aloïse Brender    
1925   Emile Napoléon Baumann    
1929   François Gay    
1941   Paul Mellinger    
1945   François Gay    
1945   Auguste Kaufmann    
1948   Joseph Wagner    
1953   Henri Mechler    
1971   François Trawalter    
1983 2001 Armand Lehmann ... mineur retraité
mars 2001 2014 Richard Lasek   Enseignant retraité
mars 2014 en cours Jean-Paul Julien    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 618 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 836 962 1 072 1 261 1 296 1 446 1 467 1 483
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 392 1 440 1 372 1 231 1 164 1 170 1 217 1 189 1 145
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 197 1 199 1 154 1 192 1 763 3 130 2 181 2 292 2 405
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 536 2 846 3 007 2 951 3 194 3 552 3 580 3 573 3 555
2011 - - - - - - - -
3 618 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château[modifier | modifier le code]

Château de la famille de Bollwiller, citée au XIIe siècle, sans qu'on sache si elle possédait déjà une demeure à Bollwiller dès cette époque ; le village primitif se serait trouvé à l'emplacement du château actuel, entouré d'une enceinte ; le château est attesté pour la première fois en 1354 ; l'édifice actuel se compose probablement de deux parties dont la plus ancienne, au nord, daterait du milieu du XVIe siècle ; en 1599, Rodolphe de Bollwiller l'agrandit vers le sud, ajoutant une deuxième tourelle d'escalier (date portée) ; au premier étage construction d'une galerie derrière la façade des deux corps de bâtiment, avec plafond à caissons ; le château devint la propriété de Reinhold de Rosen en 1649 ; construction de communs en 1738 ; au début du XIXe siècle, le château est racheté par des industriels qui construisirent une filature à l'emplacement des communs et des magasins ; d'après le plan cadastral de 1839, le château est entouré de douves emplies d'eau (comblées à la fin du XIXe siècle). Il a été acheté en 1926 par KST, société privée d'exploitation de mines de potasse. En 1961, le château est acheté par l'association les Papillons blancs. Classé monument historique par arrêté du 19 novembre 2007

Le manoir d'Argenson[modifier | modifier le code]

Maison édifiée en 1738, date inscrite sur la porte, pour Reinhold Charles de Rosen, seigneur de Bollwiller, mort en 1744 ; son héritière Sophie Rose de Rosen en 1779, épousa en seconde noce René Voyer, marquis d'Argenson qui laissa son nom à la demeure ; acquise vers 1860 par la famille Pfulb de Bollwiller, elle fut achetée par la commune en 1988 et restaurée pour devenir une dépendance de la maison de retraite.

Église paroissiale[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1847, le village de Bollwiller dépendait de la paroisse de Feldkirch ; en 1841 un terrain offert à la commune permit l'ouverture d'un cimetière, puis la construction d'une église fut entreprise à partir de 1844 ; les plans furent dressés en 1847 par François Laubser, architecte du département ; les travaux interrompus en 1848 par une épidémie furent achevés en 1852 ; clocher construit en 1862 avec toit en pavillon ; bombardé en 1945 il fut remplacé par un toit en bulbe. Elle est dédiée à saint Charles Borromée. Dans le chœur, un tableau représentant une Vierge à l'enfant a été offert par Napoléon III lors d'un séjour à Bollwiller en 1868. L'orgue est de 1857[7].

À l'entrée du presbytère, on peut voir deux splendides spécimens de sophoras pleureurs, des pépinières Baumann.

Le maître-autel[modifier | modifier le code]

Le maître-autel provient de l'église paroissiale de Glis, près de Brigue, dans le Valais en Suisse. Datant de 1686, il fut acquis par la paroisse de Bollwiller en 1904 par l'entremise  des établissements Klem de Colmar qui en avaient assuré la restauration et la mise en place en 1906. L'autel (12 m de haut sur 5 m de large) est en bois polychrome et doré, richement sculpté ; c'est une belle œuvre baroque de la fin de la Renaissance. Six grandes colonnes, en partie torsadées, en partie sculptées de motifs végétaux soutiennent une voûte. L'ensemble est orné de nombreux bas-reliefs, de sept grandes statues de 160 cm de hauteur et de dix petites statues de 35 cm de haut.

Cimetière[modifier | modifier le code]

Le cimetière contient une croix de cimetière datée de 1845[8].

Synagogue[modifier | modifier le code]

Une communauté juive est attestée à Bollwiller depuis le XVe siècle, jusqu'à la guerre de Trente Ans, et renaît vers 1658, avec la construction d'une synagogue en 1672 ; développement de la communauté au XVIIIe siècle (quarante-cinq familles en 1789) ; la synagogue est fermée en 1793 ; au XIXe siècle, siège d'un rabbinat ; la synagogue indiquée sur le plan cadastral de 1839 est située à côté du 4, rue de la Synagogue ; détruite vers 1975 ; en 1866, une nouvelle synagogue est construite par l'architecte départemental François Laubser (qui dessina également les plans de l'église Saint-Charles) et achevée en 1868 ; rénovée en 1962, la synagogue était en service en 1988. En 1807, les juifs représentaient un quart de la population locale, soient 240 habitants sur les 948 que comptait la commune[9], [10].

Transport[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par deux voies rapides à proximité : la voie rapide D83 avec deux sorties (nord-ouest via le Carrefour du Nouveau Monde et sud-ouest), et la voie rapide D430 avec une sortie sud-est proche via la Cité Alex de Feldkirch. On rejoint donc assez rapidement les deux autoroutes traversant l'Alsace A35 et A36.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Bollwiller.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]