Issenheim

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Issenheim
La mairie
La mairie
Blason de Issenheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Guebwiller
Canton Soultz-Haut-Rhin
Intercommunalité C.C. de la région de Guebwiller
Maire
Mandat
Marc Jung
2008-2014
Code postal 68500
Code commune 68156
Démographie
Gentilé Issenheimois, Issenheimoises
Population
municipale
3 434 hab. (2010)
Densité 420 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 11″ N 7° 15′ 17″ E / 47.9031, 7.254747° 54′ 11″ Nord
       7° 15′ 17″ Est
/ 47.9031, 7.2547
  
Altitude Min. 223 m — Max. 268 m
Superficie 8,18 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.issenheim.fr

Issenheim (en allemand: Isenheim, en alsacien: Ìsene) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin et la région Alsace.

Sommaire

Géographie [modifier]

Issenheim se situe à une altitude moyenne de 250 m, au pied des collines sous-vosgiennes. Le ban communal s'étend sur une superficie d'environ 816 hectares et la Lauch le traverse d'ouest en est.

Communes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes d’Issenheim
Bergholtz
Guebwiller Issenheim Merxheim
Soultz-Haut-Rhin Raedersheim

Histoire [modifier]

La seigneurie d'Issenheim [modifier]

Issenheim était autrefois une seigneurie autrichienne possédée en fief par les nobles de Hausen, qui passa au XVe siècle aux Schauenburg. Ces derniers, pendant la guerre qu'ils firent au marquis de Bade, s'emparèrent de trois frères de cette maison et les retinrent prisonniers dans le château d'Issenheim.

En 1639, cette seigneurie fut acquise par Jean de Rosen, colonel suédois, qui eut pour successeur César Pflug, gentilhomme saxon. Le roi la donna en 1659 au cardinal de Mazarin.

Issenheim fut brûlé au cours de la Guerre de Trente Ans ; en 1695 il ne restait que 12 maisons et 50 habitants. Le village avait une commanderie d'Antonites, dont dépendait le prieuré de Froideval, près de Belfort, celui des Trois-Epis et la maison des chanoines qui desservait l'Église Saint-Étienne de Strasbourg. Ce couvent fut par la suite occupé par les Jésuites qui y ont établi un noviciat.

D'après des titres qui remontent au XIIe siècle, la seigneurie d'Issenheim appartenait primitivement à l'abbaye de Murbach qui l'avait reçue de l'archiduc Albert en échange de la ville de Lucerne, qui y possédait aussi le château d'Ostein. Ce château, qui datait du XIe siècle et qui n'existe plus, a donné son nom à la famille noble Hennemann d'Ostein qui était au XIVe siècle, vassale de l'abbaye de Murbach. Pierre était prince-abbé de Murbach en 1430.

Les Ostein donnèrent à l'évêché de Bâle un prélat, Jean-Henri, qui administra son église de 1628 à 1646. Son petit-neveu Jean Sébastien fut l'heureux père d'une nombreuse postérité dont est sorti Jean-Frédéric Charles, promu archevêque de Mayence en 1743.

Le hameau d'Ostein a été détruit à l'époque des Armagnacs, en 1375, mais n'a entièrement disparu qu'en 1800. Beaucoup de tombes mérovingiennes y ont été trouvées et les coffres en pierre ont servi d'abreuvoir pour le bétail. Une pierre tumulaire rappelant Rudolf d'Ostein décédé en 1594 a été transférée dans l'église du village.

La Maison Saint-Michel [modifier]

En 1277 fut fondé à Issenheim un préceptorat de l'ordre de Saint-Antoine, ordre réputé pour traiter le mal des ardents (nommé par la suite "feu de Saint-Antoine") : cette maladie due à l'ergot de seigle, champignon toxique, était caractérisée par d'intenses brûlures intestinales puis généralisées. Cette spécialité fit la fortune des Antonins d'Issenheim qui couvrirent au XVe siècle le bâtiment d'œuvres d'art (Hans Holbein l'ancien, Martin Schongauer...), dispersées ou détruites par la Révolution et l'incendie de 1831.[1]

La Maison Saint-Michel reconstruite par la suite à son emplacement par les sœurs de la divine providence de Ribeauvillé, conserve le porche de l'ancien couvent, dont une clef de voûte représente Saint-Antoine et une autre Sainte-Véronique. D'autres œuvres, et notamment le retable d'Issenheim de Mathias Grünewald, sont visibles au musée Unterlinden de Colmar.

Histoire moderne [modifier]

Issenheim a vécu un temps grâce aux usines textiles qui ont créé de nombreux emplois pour les habitants de Issenheim.

C'est le village natal de Georges Spetz : industriel, collectionneur et artiste. On y retrouve sa villa et on y trouvait jusqu'en 2010 la villa Carpentier de son beau-frère qui a été démolie par le collège Champagnat avec l'accord de la mairie et malgré les différentes propositions d'achat pour y agrandir son parking.

Héraldique [modifier]

Blason d'Issenheim

Les armes d'Issenheim se blasonnent ainsi :
« D'or au fer à cheval de sable, un sautoir de même posé en abîme. »[2]

Activités [modifier]

La ville dispose de nombreux clubs et associations sportives. Il y a le club de football, le Tennis de Table Issenheim, le club de danse, etc.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2005 Albert Reinbold   Démissionnaire pour raison de santé
14 octobre 2005 2014 Marc Jung   Géomètre expert
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique
(Source : Insee[3])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010
1 780 1 945 2 237 2 852 2 836 3 296 3 415 3 462 3 402 3 418 3 434
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Éducation [modifier]

Issenheim a un collège privé d'enseignement secondaire, l'Institution Champagnat, une école publique les Chataîgniers et deux écoles maternelle La colombe et Fridoline

Transport [modifier]

Réseau routier [modifier]

Issenheim est desservie par deux voies rapides à proximité : la voie rapide D83 avec deux sorties (nord-est via le rond-point au nord de la ville et sud-est via l'échangeur D83/D430), et la voie rapide D430 au rond-point du Florival. On rejoint donc assez rapidement les deux autoroutes traversant l'Alsace A35 et A36. Issenheim est traversée par la route départementale D5, elle rejoint Soultzmatt à Cernay. Cet axe routier est très fréquenté en journée. La D5 est l'artère principale de la ville (Rue de Soultz, Rue de Guebwiller à partir du rond-point entre la D5 et la D4bis et Rue de Rouffach).

Jumelages [modifier]

Issenheim, l'église Saint André et la Lauch
Couvent d'Antonins Saint-Joseph dite maison Saint-Michel

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Le Prince Albert II de Monaco (1958-), Seigneur d'Issenheim[4].
  • Georges Spetz (1844-1914), industriel, collectionneur et artiste.
  • Alphonse Roellinger (1849-1918), chanoine honoraire et abbé de Guebwiller.

Salles [modifier]

En 2010 a été inaugurée une salle à vocation sportive destinée à accueillir les clubs de Tennis de Table et de Danse, réalisée après plus d'un an et demi de travaux. Elle se situe derrière l'"École des Châtaigniers" et du multi-accueil ""La Récré"".

Photo de la nouvelle salle a vocation sportive

En 2006, le conseil municipal d'Issenheim a décidé de créer une ZAC (Zone d'Aménagement Concerté), la ZAC des Antoinins, afin de pouvoir maîtriser le développement d'Issenheim. Le logement, le fonctionnement de la ville, le cadre de vie constituent autant d'enjeux au cœur de ce projet. L'écologie viendra se mêler à ce projet, pour préserver les écosystèmes existants.

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Michel Haering, Histoire d'Issenheim, 1992

Notes et références [modifier]