Chalampé

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Chalampé
La mairie.
La mairie.
Blason de Chalampé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Illzach
Intercommunalité C.C. Porte de France Rhin Sud
Maire
Mandat
Martine Laemlin
2014-2020
Code postal 68490
Code commune 68064
Démographie
Population
municipale
967 hab. (2011)
Densité 203 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 17″ N 7° 32′ 31″ E / 47.8214, 7.5419 ()47° 49′ 17″ Nord 7° 32′ 31″ Est / 47.8214, 7.5419 ()  
Altitude Min. 211 m – Max. 217 m
Superficie 4,77 km2
Localisation

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Chalampé est une commune française de la région mulhousienne située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace. Le nom allemand est Eichwald.

La commune fait partie de la communauté de communes de la porte de France Rhin Sud.

Ses habitants sont appelés les Chalampéens et les Chalampéennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village de l'arrondissement de Mulhouse et du canton d'Illzach situé près du pont du Rhin. Près du village se trouve également l'autoroute A 36, qui relie Ottmarsheim à Saint-Jean-de-Losne.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Chalampé le Bas à quelques kilomètres au nord du village principal.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Cette commune s'appelait précédemment Eichwald[1].
  • Schalampé (Cassini), Chalampé (1793).
  • En alsacien: Schàlàmpi.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette localité appartient d'abord à la ville de Neuenburg am Rhein (pays de Bade), située sur la rive droite du Rhin. Au XVIIe siècle, le lit principal du fleuve change de direction et passe sur la rive gauche du Rhin, sur le territoire français. Elle devient une commune indépendante en 1717 et prend le nom de Chalampé en 1735. Chalampé est érigé au rang de paroisse. En 1709, le général autrichien Mercy, à la tête d'une armée de 30 000 hommes venant de Bâle, campe près d'une métairie appelée Gestifshof, située au milieu d'une belle forêt de chênes, propriété de la ville de Neuenburg am Rhein. Le maréchal Dubourg, campant avec 15 000 hommes à Rumersheim-le-Haut, vient attaquer les Autrichiens et les bat complètement. La forêt est éclaircie et quelques familles qui avaient suivi l'armée française vont s'établir dans le lieu même, où se forme petit à petit un hameau qui est d'abord appelé Eichwald - Chênaie -. Il ne prend le nom de Chalampé qu'en 1735. Durant le XIXe siècle, la population ne bouge pas, malgré de fréquentes inondations qui touchent le village.

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Entre 1939 et 1940, le village est évacué et toute la population se réfugie dans les Landes. Le village est détruit en 1944 par les Allemands, qui veulent effacer toute trace de la présence française. Le village ne sera libéré que le 9 février 1945.

Le développement de la commune[modifier | modifier le code]

À partir des années cinquante, la commune va se développer avec la création de grands travaux : le Grand canal d'Alsace, et ses usines hydroélectriques de Fessenheim et d'Ottmarsheim. Il y a aussi de nombreuses industries qui seront créées le long du Rhin. Les infrastructures routières, notamment l'A35, permettent aux habitants d'exercer leur profession à Mulhouse, à Bâle ou encore en Allemagne. La population a quasiment augmenté de 400 % avec l'implantation de nouvelles industries dans la commune.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Eichwald signifie chênaie. Le nom d'Eichwald apparait dans les textes vers 1720 et est exclusivement utilisé par les administrations allemandes après la nomination par l'administration française d'un bailly à Neuenburg am Rhein et de la création par cette ville de la seigneurie dite d'Eichwald ou Chalampé. Un texte décrit un lieu géographique composé d'une île couverte de chênes appartenant à la ville allemande de Neuenburg.

Panneau bilingue.

Le nom de Chalambé apparaît dès 1717 dans divers documents du conseil souverain d'Alsace, liés à la création du village après la bataille de Rumersheim le 26 août 1709 : « les gens ramassés autour des baraques de Chalambé ». Avant cette date, on ne trouve pas de trace des appellations Chalampé ou Eichwald ; le lieu où s'est implanté le village de Chalampé était partagé entre l'île de Neuenburg délimitée par un bras du Rhin et le Bantzenheimerwald.

Le vocable chalambé est probablement une transcription phonétique du mot alémanique schlamper par les Français restés en ces lieux, soldats et accompagnateurs de l'armée du roi de France Louis XIV de France. Ce mot (cf. l'allemand schlampig, Schlampe) décrit un lieu mal organisé, Schlampe étant aussi souvent le surnom donné aux femmes de petite vertu qui suivaient les armées comme cantinières..., où les habitants vivent en marge des règles de droit usuelles. Ce nom de Chalampé est resté attaché au village nouvellement créé sous diverses formes jusqu'en 1871 : Chalambé (1717), Chalambey, Choulampé, Chalampé (1720), Schlampé (1840), Chalampé (1918).

De 1871 à 1918, l'administration allemande du Reichsland Elsaß-Lothringen donnera au village le nom d'Eichwald, mais l'appellation courante restera l'expression alsacienne « schalampi »[2].

De 1940 à 1945, l'administration nazie redonnera au village le nom d'Eichwald.

Chalampé retrouvera son nom d'origine dès le 9 février 1945, date de sa libération.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chalampé

Les armes de Chalampé se blasonnent ainsi :
« De gueules à la bande d'or accostée de deux branches de chêne de même englantées d'argent. »[3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Martine Laemlin-Delmotte UDI Professeur d'allemand
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 967 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
256 251 225 265 308 302 313 309 340
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
342 339 345 340 324 312 311 337 323
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
309 357 332 333 343 338 348 222 296
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
370 601 873 1 034 1 011 966 888 967 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Wendelin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Wendelin

Statue de Saint Wendelin[modifier | modifier le code]

Loisirs[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  2. Ortbeschreibendes und geschichtliches Wörterbuch, 1902.
  3. Archives Départementales du Haut-Rhin
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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