Bugatti Type 41
| Bugatti Type 41 Royale | |
|---|---|
Bugatti Royale Coupé Napoléon |
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| Constructeur | |
| Années de production | 1926 |
| Production | 6+1 exemplaires |
| Classe | Limousine, Berline, Cabriolet, Coupé, Roadster |
| Moteur et transmission | |
| Moteur(s) | 8 cylindres en ligne[1] |
| Cylindrée | 12 763 [1] cm3 |
| Puissance maximale | à 1 800 tr/min : 300[1] ch |
| Couple maximal | 785[2] Nm |
| Transmission | 3 vitesses manuelles |
| Poids et performances | |
| Poids | De 3 178[2] à 3 250[1] kg |
| Châssis - Carrosserie | |
| Carrosseries | Multiples |
| Dimensions | |
| Longueur | 6 400[2] mm |
| Largeur | 1 600[1] mm |
| Empattement | 4 300[1] mm |
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La Bugatti Type 41 dite Bugatti Royale est une automobile de la marque Bugatti, construite à partir de 1926 à six exemplaires par Ettore Bugatti et son fils Jean Bugatti.
Voiture la plus luxueuse de la marque, réservée de par son prix aux monarques et à l'élite, elle coûtait 500 000 francs d'époque, trois fois plus qu'une Rolls-Royce ; elle surclassait aussi les Hispano-Suiza et les Duesenberg.
Sommaire |
[modifier] Clientèle
La Bugatti Royale a été construite à six exemplaires, dont seulement trois furent vendus du vivant d'Ettore Bugatti. Elle est dotée d'un moteur d'une cylindrée de 12 763 cm3 pour 300 chevaux et coûtait 500 000 francs. « Rien n'est trop beau, rien n'est trop cher » disait Ettore Bugatti dont la Bugatti Type 41 fut l'aboutissement de ses rêves de luxe.
Le bouchon de radiateur de cette voiture aux proportions monumentales a été réalisé par son frère Rembrandt Bugatti.
[modifier] Moteur
Le roadster piloté par Jean Bugatti aurait été chronométré à environ 205 km/h lors d'un essai sur l'anneau de Montlhéry.
- 8 cylindres en ligne, 125 mm d'alésage et 130 mm de course ;
- 12 763 cm3 (A × C : 125 × 130 mm) ;
- 1 arbre à cames en tête - 3 soupapes par cylindre ;
- 1 seul carburateur construit par Bugatti spécialement pour la Royale ;
- puissance estimée : 300 ch à 1800 tr/min ;
- cylindres en fonte, 2 bougies d'allumage par cylindre ;
- consommation : 60 litres aux 100 km ;
- poids du moteur : 350 kg ;
- la boîte de vitesse est une boîte-pont à 3 rapports, la 2e constituant une prise directe, et la 3e étant une surmultipliée. Le couple du pont est de 16/54 ;
- vitesse de pointe : 200 km/h.
[modifier] Les six exemplaires de la Bugatti type 41 « Royale »
Les numéros de châssis sont ici accompagnés de l'appellation usuelle, donnée selon les caractéristiques de la carrosserie, l'identité de son propriétaire ou le nom du carrossier.
[modifier] 41.100 - Coupé du patron puis Coupé Napoléon
Ce numéro de châssis 41.100 a porté les carrosseries suivantes :
- Torpédo en 1926 (carrosserie récupérée sur une Packard). La voiture est aussi connue sous le nom de Coupé du Patron.
- Coupé fiacre en 1928 (par Ettore Bugatti).
- Berline de style hippomobile en 1928 (par Ettore Bugatti).
- Coach en 1929 par Weyman, détruit dans un accident sur la route de Paris à Strasbourg. Ettore Bugatti, alors au volant, s'est endormi en conduisant.
- Coupé de ville en 1930 par Jean Bugatti, sur un nouveau châssis plus court, surnommé « Coupé du Patron » puis « Coupé Napoléon ».
Propriété de la collection Schlumpf de la Cité de l'automobile de Mulhouse. Fritz Schlumpf l'a racheté à la famille Bugatti en 1963.
[modifier] 41.111 - Roadster Esders puis Coupé de Ville Binder
Ce roadster de 1932, au numéro de chassis 41.111, est vendu au magnat de l'habillement Armand Esders. Il est carrossé par Jean Bugatti avec deux tons de vert. Ne devant pas rouler la nuit, la voiture ne comporte pas de phares fixes : son chauffeur demande qu'ils soient rangés dans un coffre. Cette version est considérée comme étant l'une des plus belles Bugatti[réf. nécessaire]. Elle est transformée successivement en :
- Coupé chauffeur en 1938 par Henri Binder. Le second propriétaire du châssis 41.111 fait recarrosser le roadster en coupé de ville par le carrossier parisien Henri Binder. La voiture est blindée pour un poids total de 4,5 t car elle est destinée au roi de Roumanie mais celui-ci ne la prend pas. La voiture devient la propriété de Raymond Patenôtre. Son petit-fils Lionel Patenôtre précise qu'il l'utilise de 1935 à 1941 et se rend alors réguliérement au palais de l'Élysée à son bord.
- Coupé Binder, le véhicule original appartient désormais à Bugatti Automobiles SAS.
Une réplique du roadster Esders est assemblée et achevée en 1991 par le Musée National de l'Automobile, Collection Schlumpf. Pour cela, sont utilisés un moteur d'autorail Bugatti (identique au moteur de la Type 41 à part un simple allumage) ainsi que l'essentiel des éléments mécaniques provenant des réserves du musée. Ces pièces étaient à l'origine des pièces de rechange stockées à l'usine Bugatti et rachetées par Fritz Schlumpf. Ce véhicule est exposé à la Cité de l'Automobile, Collection Schlumpf à Mulhouse.
[modifier] 41.121 - Cabriolet Weinberger
Elle est vendue au Dr Joseph Fuchs, de Munich. En mai 1932, elle est changée en version cabriolet créée par le carrossier Ludwig Weinberger. Cette Royale est par la suite vue en Asie, puis aux États-Unis. Abandonnée dans une casse de New-York, elle est repérée puis achetée en 1941 par Chayne, ingénieur en chef de la General Motors. Après avoir été restaurée, cette Royale est offerte par Chayne au Musée Ford de Dearborn, Michigan, États-Unis, où elle est toujours exposée aujourd'hui. À l'origine de couleur noire, elle est aujourd'hui de couleur ivoire.
[modifier] 41.131 - Limousine Park-Ward
La quatrième Royale commercialisée est vendue au capitaine Cuthbert Foster, un officier de réserve britannique qui a fait fortune en vendant de la soupe en boîte. Cette limousine a été carrossée en Angleterre par Park Ward. C'est une voiture très équilibrée qui possède une distinction toute britannique dans sa sobre livrée noire. Dans les années 1950, elle devient la propriété de J. Shakespeare, un collectionneur américain de Bugatti. Elle devient ensuite la propriété de la collection Schlumpf à la Cité de l'automobile de Mulhouse. Elle est vendue en même temps qu'un lot de 30 Bugatti.
[modifier] 41.141 - Coach Kellner
Cette voiture avec pour numéro de chassis 41 141 est la cinquième voiture produite et était restée invendue. Elle a été conservée et utilisée par la famille Bugatti. Durant la Seconde Guerre Mondiale, cette voiture et les voitures aux numéros de châssis 41.110 et 41.150 ont été cachées pour éviter qu'elles soient réquisitionnées par les nazis.
Elle est transformée en coach en 1931 par le carrossier parisien Kellner.
La voiture, ainsi que la 41.150, a été vendue à Briggs Cunningham pour 3 000 $ et quelques réfrigérateurs General Electric, alors introuvables dans la France de l'aprés-guerre. Après la fermeture du musée Briggs Cunningham en 1986, la voiture est vendue aux enchères par la maison Christie's en 1987 au Royal Albert Hall pour 5 500 000 £ au magnat Hans Thulin. En 1989, la voiture est de nouveau mise aux enchères par Kruse à Las Vegas. Ed Weaver fait une offre à 11,5 millions $, refusée par Thulin. Suite à l'effrondement de son empire, en 1990, Thulin vend la voiture pour une somme de 15,7 millions $ au conglomérat japonais Meitec. Elle est stockée dans un sous-sol d'un immeuble avant d'être remise en vente par Bonhams & Brooks et acquise pour 10 millions £ en 2001. Son propriétaire actuel est inconnu.
[modifier] 41.150 - Berline de Voyage
Cette voiture est la sixième produite et a pour numéro de châssis original 41.150. Elle reste invendue et conservée par la famille Bugatti. Pour éviter qu'elle ne soit réquisitionnée par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale, la voiture est cachée à Ermenonville. C'est une berline de style hippomobile, carrossée en 1929 par Bugatti sur un dessin d'Ettore Bugatti, souvent inspiré par sa passion des chevaux.
La voiture est vendue en 1950 par Ebe Bugatti à l'américain Briggs Cunningham en échange de 3 000 $ et plusieurs réfrigérateurs General Electric, alors introuvables durant la période de l'après-guerre en France. À réception, Cunnigham revend la voiture pour 41 150 $ à la collection Harrah. En 1986, la voiture est de nouveau vendue aux enchères et est acquise par Jerry J. Moore pour une somme de 6,5 millions de $. Celui-ci la garde un an puis la revend à Tom Monaghan, fondateur de Domino's Pizza, pour 5,7 millions de £ (soit 8,1 millions de $). Elle est ensuite rachetée et exposée dans le musée automobile BlackHawk en Californie.
[modifier] Notes et références
- http://www.bugatti.com/fr/tradition/les-modeles-bugatti/t41-royale.html
- (en) Supernar.net, Fiche technique de la Bugatti Type 41. Consulté le 30/03/2009