Ferrette

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Ferrette
Ferrette le Château
Ferrette le Château
Blason de Ferrette
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Ferrette
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Jura alsacien
Maire
Mandat
François Cohendet
2008-2014
Code postal 68480
Code commune 68090
Démographie
Population
municipale
846 hab. (2010)
Densité 436 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 41″ N 7° 18′ 59″ E / 47.4947222222, 7.3163888888947° 29′ 41″ Nord
       7° 18′ 59″ Est
/ 47.4947222222, 7.31638888889
  
Altitude Min. 429 m — Max. 640 m
Superficie 1,94 km2
Localisation

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Ferrette (Pfirt en allemand) est une commune française, située dans le sud département du Haut-Rhin et de la région Alsace, dans un secteur appelé le Sundgau.

Cette commune est le chef-lieu du canton du même nom, le plus méridional des cantons alsaciens, qui comprend 30 communes, et appartient aussi à la Communauté de communes du Jura alsacien (CCJA) qui regroupe 24 communes en bordure de la frontière suisse.

Albert II prince de Monaco porte aussi le titre de Comte de Ferrette.

Ses habitants sont appelés les Ferrettiens et les Ferrettiennes.

Sommaire

Géographie [modifier]

La commune se trouve dans le nord du Jura, plus précisément dans le Jura alsacien. Ferrette est à environ 25 km de Bâle, 35 km de Mulhouse et 45 km de Belfort, et à une altitude comprise entre 500 et 800 m.

Toponymie [modifier]

Le nom de Ferrette est attesté sous les formes de Ferreto en 1104, Phirida en 1133[1].

Albert Dauzat et Charles Rostaing interprètent de Ferreto comme une possible firmitas[2] (autrement firmitate), forme latine des différents Ferté de France, qui signifie « château fort, place forte » et qui se réfèrerait au château de Ferrette. La forme actuelle Ferrette résulterait d'une mauvaise réfection à partir de la forme alémanique Pfirt[3].

Cependant, le [f] initial de firmitas aurait dû se conserver tel quel en alémanique. La graphie Ph- à l'initiale de Phirida, d'où Pfirt, note au contraire la consonne affriquée [pf] (ex. : allemand Pfifferling < vieux haut allemand Phifera), or elle est issue de la mutation consonantique haut-allemande de [p].

C'est pourquoi il est possible d'avoir recours au bas latin piretu(m)[4], au sens probable dans ce cas de « verger de poiriers », terme composé des éléments issus du latin populaire *pira « poire » (latin classique pirum) et du suffixe à valeur collective -etu(m). Ce terme, avec son [p] initial, semble représenter une meilleure alternative, à condition d'éliminer la forme de Ferreto qui serait un des exemples, récurrents en toponymie, de mauvaises latinisations médiévales. On trouve effectivement une évolution phonétique comparable dans les emprunts de l'allemand au latin comme par exemple Pfirsich « pêche » issu, comme le français, du latin persica ou encore Pfeil (jadis Pfîl, flêche) issu du latin pīlum. Le recul de la langue romane dans cette région au profit du germanique a dû commencer avant la mutation consonantique haut allemande qui s'est produite entre le VIIe siècle et la fin du VIIIe siècle selon les spécialistes. La forme allemande actuelle Birne « poire » procède du moyen haut allemand bir[e], elle même de l'ancien haut allemand bira (avec un n issu de la forme faible) lui aussi emprunt au latin populaire pīra « poire »[5], tout comme le français poire[6]. Il s'est vraisemblablement substitué à un ancien haut allemand *phere, *phire, par l'intermédiaire des clercs de l'Allemagne du sud. *Phere, phire est postulé par les vieil anglais pere (> anglais pear[7]) et le moyen néerlandais pere (> néerlandais peer) qui, en revanche, n'ont pas subi la mutation consonantique haut allemande de [p].

Le même phénomène de germanisation s'observerait pour le nom de la commune de Pfetterhouse, mentionné sous la forme latine Petrosa « lieu pierreux » en 731, puis Phetterhusen en 1296, par analogie entre la finale -osa et l'ancien haut allemand hûs « maison ».

Le type toponymique piretu(m) a par ailleurs abouti à Peray (Sarthe, (castrum) Pireti XIe siècle), Prénouvellon (Loir-et-Cher, de Pireto (Nevelonis) 1139) et peut-être Prey (Eure)[8].

Histoire [modifier]

Article détaillé : Comté de Ferrette.
  • 1105 : première mention du château. De 1105 à la fin du XIIIe siècle, le comté de Ferrette est pratiquement un État souverain.
  • 1233-1275 : Ulrich II gouverne le comté avec sagesse et habileté.
  • 1271 : Ulrich II cède son domaine à l'évêque de Bâle et devient son vassal.
  • 10 mars 1324 : décès du comte Ulrich III, sa fille Jeannette en hérite.
  • 26 mars 1324 : Albert d'Autriche, époux de Jeannette de Ferrette, gouverne le comté.
  • 1648 : date de rattachement à la France.
  • 29 juillet 1789 : le château est incendié par des paysans révoltés lors de la « Grande Peur ».

Héraldique [modifier]

Blason de Ferrette

Les armes de Ferrette se blasonnent ainsi :
« De gueules aux deux bars adossés d'or. »

Culture [modifier]

Depuis quelques années, une fête médiévale avec spectacle son et lumière se déroule à Ferrette, fin juin.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Pierre Brand UDF Conseiller général jusqu'en 2004
mars 2008 mars 2014 François Cohendet - -
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique
(Source : INSEE[9])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010
708 798 783 727 863 1 020 1 063 999 936 873 846
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Éducation [modifier]

La ville de Ferrette a un collège public d'enseignement secondaire, le collège de Ferrette.

Gendarmerie [modifier]

Ferrette compte un escadron de gendarmerie mobile de 120 gendarmes, l'EGM 24/7, rattaché au Groupement II/7 de Gendarmerie mobile de Strasbourg. Les gendarmes et leurs familles représentent environ 150 habitants de la commune.

Lieux et monuments [modifier]

Les ruines château médiéval fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 16 février 1930[10]. L'église catholique Saint-Bernard-de-Menthon fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 27 juin 1902[11]. L'Hôtel de ville fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 21 mars 1996[11].

  • Ruines de la chapelle Sainte-Catherine au château.
  • Église Saint-Bernard-de-Menthon

Personnalités liées à la commune [modifier]

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Notes et références [modifier]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979, p. 287a.
  2. Ibidem
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit.
  4. Du Cange, et al., Glossarium mediae et infimae latinitatis, édition augmentée, Niort : L. Favre, 1883‑1887, t. 6, col. 332a. (lire en ligne)
  5. Duden Herkunftswörterbuch, Band 7, Dudenverlag ISBN 3-411-20907-0. p. 84a.
  6. Site du CNRTL : étymologie de "poire"
  7. T.F. Hoad, English Etymology, Oxford University Press 1993. p. 341b.
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit.
  9. Ferrette sur le site de l'Insee
  10. Notice no PA00085430, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. a et b Notice no PA68000004, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Le comte de Ferrette se marie

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]