Lingolsheim

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Lingolsheim
La mairie.
La mairie.
Blason de Lingolsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Strasbourg-Campagne
Canton Illkirch-Graffenstaden
Intercommunalité Communauté urbaine de Strasbourg
Maire
Mandat
Yves Bur
2014-2020
Code postal 67380
Code commune 67267
Démographie
Population
municipale
16 703 hab. (2011)
Densité 2 936 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 29″ N 7° 41′ 01″ E / 48.5581, 7.683648° 33′ 29″ Nord 7° 41′ 01″ Est / 48.5581, 7.6836  
Altitude Min. 139 m – Max. 150 m
Superficie 5,69 km2
Localisation

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Lingolsheim

Lingolsheim (Lengelse en alsacien) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace, au sud de Strasbourg.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Elle est accolée à Strasbourg (quartier de la Montagne Verte) et aux villes d'Eckbolsheim, d'Entzheim, de Geispolsheim, d'Holtzheim, Ostwald qui font comme elle partie de la Communauté urbaine de Strasbourg.

Transports[modifier | modifier le code]

Arrêt Lingolsheim Tiergaertel de la ligne B du tramway de Strasbourg.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le site préhistorique de Lingolsheim est d'une grande richesse. Les archéologues ont découvert de nombreuses nécropoles nous renseignant non seulement sur les rites funéraires, mais également sur les populations et leurs traditions. Toutes les périodes sont représentées : Paléolithique, Néolithique ou encore âge du bronze.

L’abondance des vestiges retrouvés entre 1910 et 1936 par l’archéologue Robert Forrer, ancien directeur du musée archéologique de Strasbourg, s’explique par l’exploitation des sous-sols par les nombreuses sablières de Lingolsheim et des environs.

Des Romains au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Si les vestiges de l’époque romaine sont rares, ceux du haut Moyen Âge sont plus nombreux. Un cimetière mérovingien a livré huit tombes datant des VIe et VIIe siècles après J.-C.

Le nom de la ville est mentionné pour la première fois sous le nom de Lingolsvesheim au XIIe siècle, transformé en Lingolsvisheim ou encore Lingolslzheim. C’est en 1620 qu’apparaît le nom Lingolsheim.

Au Moyen Âge, le village fut victime de la guerre des Paysans de 1525 et de deux incendies qui détruisirent tout sur leur passage, le premier en 1621 lors de la guerre de Trente Ans, le second lors de la bataille d’Entzheim en 1674.

Le village connut également son heure de gloire à partir du XVe siècle grâce au pèlerinage des Trois Croix fréquenté jusqu’à la Réforme.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Lingolsheim vers 1900.

Suite à la défaite de 1871, les Allemands annexent l’Alsace. La ville se modernise rapidement. Essor démographique, mutations économiques et urbanisation caractérisent cette période.

Cette modernisation a, en partie, été rendue possible par l’installation, à la fin du XIXe siècle, des tanneurs Adler-Oppenheimer et le développement fulgurant de l’entreprise. La ville devient « métropole du cuir » (voir liens externes). 2 000 ouvriers sont employés par l’entreprise en 1914.

Après la Première Guerre mondiale, l’Alsace est à nouveau française, l’entreprise est reprise par les Tanneries de France.

C’est également de cette époque que date le développement des sablières. Les sols de Lingolsheim, riches en sable rouge et blanc, sont exploités intensivement dès la fin du XIXe siècle.

La guerre[modifier | modifier le code]

Si Lingolsheim fut peu touchée pendant la guerre 14-18, il n’en fut pas de même lors de la Seconde Guerre mondiale. Les Tanneries, devant le danger imminent, sont évacuées à Rennes où elles resteront jusqu’à la fin des hostilités. Lingolsheim est incorporé au Großstraßburg à l’automne 1940. Les bâtiments des Tanneries sont transformés en un important atelier de réparation de chars. Lingolsheim est victime de plusieurs bombardements. Au cours des années 1960 a eu lieu la construction de grands ensembles, classés comme zone urbaine sensible.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lingolsheim

Les armes de Lingolsheim se blasonnent ainsi :
« D'argent à la croix pattée alésée de gueules. »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Yves Bur[2] UMP  
mars 2001 mars 2008 Yves Bur UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

La multinationale mexicaine de matériaux de construction, Cemex, y possède une unité de béton prêt à l'emploi.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 16 703 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
520 555 669 738 887 880 850 1 005 1 050
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 080 1 157 1 231 1 341 1 442 1 436 1 473 1 707 1 784
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 879 1 995 2 298 2 256 2 938 3 631 4 687 4 802 5 236
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
7 738 8 287 10 479 14 688 16 480 16 860 16 784 16 703 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement et recherche[modifier | modifier le code]

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Un établissement privé de l'enseignement supérieur se situe sur le parc d'activité dit : Parc Club des Tanneries. Il s'agit d'une antenne du groupe Cesi, une école d'ingénieur[5].

Enseignement secondaire et primaire[modifier | modifier le code]

La ville possède 5 écoles maternelles et 5 écoles élémentaires, chacune offrant un service de restauration scolaire et de garderie et 2 collèges d’enseignement secondaire. Elle possède un 1 site bilingue franco-allemand permettant une formation dans les deux langues, de la maternelle au collège[6].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  2. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. Groupe Cesi, le centre strasbourgeois consulté sur le site www.cesi.fr, le 22 mars 2011
  6. Fiche d'identité de Lingolsheim consulté sur le site www.lingolsheim.fr, le 22 mars 2011