Seltz

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Seltz
La commune de Seltz.
La commune de Seltz.
Blason de Seltz
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Wissembourg
Canton Seltz
Intercommunalité C.C. de Seltz Delta de la Sauer
Maire
Mandat
Denis Loux
2014-2020
Code postal 67470
Code commune 67463
Démographie
Population
municipale
3 250 hab. (2011)
Densité 155 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 42″ N 8° 06′ 28″ E / 48.895, 8.10777778 ()48° 53′ 42″ Nord 8° 06′ 28″ Est / 48.895, 8.10777778 ()  
Altitude Min. 107 m – Max. 165 m
Superficie 21 km2
Localisation

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Seltz est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace. La ville de Seltz (Selz en allemand) doit son nom latin (Saletio) aux Romains qui choisirent le site pour sa position géographique et stratégique au bord du Rhin. Située sur la frontière de l'empire (limes), la cité jouait le rôle de forteresse face aux tribus barbares.

La localité n'a rien à voir avec l'eau de Seltz, qui doit son nom à la commune allemande de Selters. L'eau de Seltz est appelée en allemand Selterswasser.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Seltz fait partie du Ried Nord ou Petit Ried, région de prés et de forêts inondables qui va de Strasbourg à Lauterbourg. Pour certains, Seltz fait aussi partie de l'Outre-Forêt[1]. Elle est une étape sur la Véloroute Rhin EV 15 (1 320 km) qui relie la source du Rhin, située à Andermatt en Suisse, à son embouchure à Rotterdam.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Seltz.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Denis Loux    
1995 2014 Hugues Kraemer    
1977 1995 Gérard Wollenschlaeger    
1971 1977 Marcel Schmitt    
1945 1971 Aimé Schneider    

Les données antérieures sont visibles dans l'article Histoire de Seltz.
Source : Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin. - lien mort ?

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Seltz est jumelée avec Obervellach en Autriche, Mézières-sur-Issoire dans la Haute-Vienne, Santa Adélia au Brésil et avec l'escadron Braunsberg (6e escadron) du 2e régiment de hussards de Haguenau.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 250 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
144 1 070 1 752 2 256 2 263 2 285 2 177 2 282 2 402
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 060 1 991 1 934 1 757 1 914 1 864 1 773 1 666 1 654
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 591 1 639 1 684 1 726 1 813 1 822 1 841 1 836 1 824
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 150 2 387 2 570 2 637 2 584 2 985 3 161 3 217 3 250
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Cultes[modifier | modifier le code]

Église catholique[modifier | modifier le code]

Église réformée[modifier | modifier le code]

Aux XVIe et XVIIe siècles, Seltz et les Seltzois étaient réformés sous le règne des électeurs palatins réformés. L'église collégiale Saint Étienne de Seltz a été un temple réformé de 1559 à 1576, de 1584 à 1622 et de 1648 à 1684.

Église de la confession d'Augsbourg[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, Seltz et les Seltzois étaient luthériens sous les règnes des électeurs palatins luthériens Otto Henri (1556-1559) et Louis VI (1576-1583). L'église paroissiale Saint-Étienne de Seltz a été une église luthérienne en 1559 et de 1576 à 1583. Depuis la proclamation de la liberté de culte garantie par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et les articles organiques de 1802 accordés par le Premier Consul Bonaparte, les luthériens de Seltz se réunissaient dans une maison d'oraison proche de l'hôpital. Tout au long des XIXe et XXe siècles, Seltz compte de quelques dizaines à une petite centaine de luthériens. L'annexe de Seltz dépend de la paroisse luthérienne de Niederroedern (Consistoire et Inspection de Wissembourg, EPCAAL). En 1900, la communauté luthérienne de Seltz et celle de Lauterbourg se constitue en vicariat jusqu'en 1919. Seltz redevient annexe de Niederrœdern jusqu'en 2006. Depuis 2006, le pasteur de la paroisse protestante de Lauterbourg-Seltz, Gilbert Greiner organise des cultes bimensuels à la chapelle œcuménique de la maison de retraite de Seltz (chapelle élevée sur l'emplacement de l'ancienne maison d'oraison luthérienne) et hebdomadaires à l'église protestante de Lauterbourg.

Judaïsme[modifier | modifier le code]

Le duc de Deux-Ponts a obtenu l'autorisation du roi de recevoir des juifs sur ses terres en 1774. Les juifs doivent alors lui payer un droit de réception à l'installation dans le duché puis un droit de protection annuel ou Schirmgeld (fixé à 20 livres mais parfois porté à 24 voir 30 livres). Les juifs qui veulent entrer à Seltz temporairement doivent payer un impôt corporel ou Judenzoll. Ces impôts sont abolis par la Révolution française qui mène à l'Émancipation des Juifs. Du XIXe siècle aux années 1960 moins d'une dizaine d'israélites vivent à Seltz. Les juifs de Seltz fréquentent la synagogue de Niederrœdern, érigée en 1869 et détruite en 1945, rattachée au rabbinat de Lauterbourg jusqu'en 1910 puis au rabbinat de Wissembourg.

Communauté Rom[modifier | modifier le code]

Seltz compte une petite communauté rom (dite aussi tzigane, gitane ou manouche) depuis le début du XVIIIe siècle (Ils sont signalés pour la première fois en Alsace en 1418). Ils apparaissent sur les registres paroissiaux dès 1716. Les guitaristes roms de jazz manouche, mondialement connus, Yorgui et Gigi Loeffler sont natifs de Seltz et orginaires de Seltz par leur famille maternelle : les Weiss.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'abbaye (disparue) de Seltz[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Seltz a été construite dans le premier quart du XIVe siècle et détruite après 1577. Suite à une crue du Rhin en 1307 et à la destruction de la deuxième abbaye, le pape autorise la construction de la troisième abbaye. La construction se situe entre 1307 et 1315. En 1481, la sécularisation de l'abbaye entraîne l'abandon de ces bâtiments. De 1575 à 1577, les bâtiments conventuels abritent la Rittersakademie fondée par le comte palatin Frédéric III. Il semblerait que dès le XVIIe siècle, elle ait servi de carrière. Le site est découvert lors de deux fouilles menées par le service régional d'archéologie, la première en 1981 (C. Jeunesse y découvrit des débris de céramique et de brique datant du XIVe siècle), la seconde en 1988 suite à la fondation d'un lotissement appelé le Couvent (C. Peter fouilla le site sur 6 000 m2 et découvre les fondations et une vingtaine de sépultures).

L'église abbatiale orientée mesuraient 70 mètres de longueur et 30 mètres de large ; elle comprenait une tour-clocher accolée au mur ouest, une nef à trois vaisseaux et sept travées, un transept avec une travée de part et d'autre de la croisée et un chœur à pan coupé. Une chapelle et un porche en hors-œuvre, se trouvaient au niveau de la troisième et quatrième travée sud. La travée nord du transept permettait de communiquer avec les bâtiments conventuels constitués d'une série de cinq salles (les seules dégagées lors de la fouille archéologique) comprenant une sacristie, une salle capitulaire, un passage, un parloir (ou une chapelle) et un atelier le tout bordant le cloître. Un scriptorium ou une infirmerie communiquait à l'est avec la salle du chapitre. Le cimetière se trouvait au nord-est du chœur. Un bâtiment non relié au complexe a été découvert au sud de l'église.

Église paroissiale Saint Étienne[modifier | modifier le code]

Elle a été construite au XIVe siècle et remaniée aux XVe s siècle, XVIe s siècle, XIXe et XXe siècles. L'église paroissiale existerait depuis l'époque mérovingienne. Après la guerre, lors de la reconstruction de la nef, des fondations romanes ont été découvertes. Attestée principalement à partir du XIVe siècle, c'est peut être de cette époque que datait la nef détruite en 1940. En 1481, le pape Sixte IV fait transférer les biens de l'ancienne abbaye Saints Pierre et Paul à l'église paroissiale Saint Étienne, qui abrite alors un collège de douze chanoines. Le chœur date sans doute de cette époque (limite XVe s siècle-XVIe siècle). La chapelle Sainte Adélaïde semble un peu plus tardive est date vraisemblablement du premier quart du XVIe siècle. La chapelle funéraire des Fleckenstein date de la première moitié du XVIe siècle. La sacristie date probablement de la limite XVe s siècle-XVIe siècle, comme le chœur. L'église passa aux protestants de 1557 à 1682. En 1682, Louis XIV donna Seltz aux Jésuites. Entre 1898 et 1900 construction d'une tour porche, avec adjonction (?) d'une travée. Le 28 mai 1940, l'église est bombardée, la tour porche est détruite, il ne reste que le chœur, le rez-de-chaussée de la sacristie, les chapelles latérales, une partie des murs de la nef et des collatéraux ainsi que le mur-pignon et le mur est de la tour porche. Les voûtes de la nef et en partie celles des collatéraux ont été détruites. La reconstruction de la nef se fait entre 1954 et 1958, sur les plans de l'architecte parisien Jean Viallefond et l'aide de l'architecte Schech de Bischheim. Elle fut consacrée le 21 juin 1964. La firme Sutter et Compagnie de Seltz a construit le nouveau bâtiment. Le mur pignon reçut un décor en béton réalisé par Jean Lambert-Rucki et son atelier.

L'église est orientée. L'ancienne église comptait trois vaisseaux : un vaisseau central et deux collatéraux, détruits. Il subsiste le chœur et deux chapelles latérales ainsi que la sacristie qui était surmontée d'une salle capitulaire à l'étage. Une photographie datant d'avant 1940, montre cinq travées pour la nef. Des niches aménagées dans les contreforts abritaient des statues de saints. Avant les travaux de 1898-1900, le mur pignon ouest de l'église était percé de deux ou trois portes et flanqué, dans l'angle nord-ouest de la nef, d'un clocher, visible sur la lithographie de Sandmann datée de 1839. On a conservé et restauré le chœur et deux chapelles. La nef actuelle se compose d'une succession de portiques en béton armé supportant un plafond en bois. Les bas-côtés sont raccordés au porche d'entrée. Le clocher est isolé et abrite plusieurs cloches mises en place le 30 septembre 1962 dont un bourdon rescapé de l'ancienne église de 2,5 tonnes nommé Adélaïde offert par l'empereur d'Allemagne Guillaume en 1899.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liste des promus dans l'ordre de la Légion d'Honneur natifs de Seltz[modifier | modifier le code]

  • Jean Georges Albenesius, né en 1762, sous-lieutenant de hussards
  • Charles Amann, né en 1829
  • Charles Louis Conrad, né en 1785, capitaine adjudant-major aux hussards de la Meurthe
  • Antoine Eigner, né en 1877
  • Louis Robert Henry, né en 1856
  • François Antoine Hermann, né en 1829
  • Michel Lengert, né en 1851
  • Georges Frédéric Lohr, né en 1768
  • Frédéric Niess, né en 1842
  • Louis Paul Sauvestre, né en 1866
  • Ferdinand Schneider, né en 1829
  • Othon Schneider, né en 1842
  • François Étienne Schultz, né en 1758
  • Philippe Marie Antoine Célestin Steinmetz, né en 1867

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Seltz

Les armes de Seltz se blasonnent ainsi :
« D'argent au portail de deux tours couvertes de gueules, ajouré de sable, soutenu d'une fasce ondée d'azur. »[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Outre-Forêt », in Alsace, Gallimard, Paris, 2007, p. 206
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le )