Guebwiller

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Guebwiller
Ville et vignoble
Ville et vignoble
Blason de Guebwiller
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Guebwiller (chef-lieu)
Canton Guebwiller (chef-lieu)
Intercommunalité C.C. de la région de Guebwiller
Maire
Mandat
Francis Kleitz
2014-2020
Code postal 68500
Code commune 68112
Démographie
Gentilé Guebwillerois
Population
municipale
11 517 hab. (2011)
Densité 1 190 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 30″ N 7° 12′ 39″ E / 47.9083333333, 7.2108333333347° 54′ 30″ Nord 7° 12′ 39″ Est / 47.9083333333, 7.21083333333  
Altitude Min. 254 m – Max. 620 m
Superficie 9,68 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-guebwiller.fr/

Guebwiller (allemand : Gebweiler et alsacien : Gawiller) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace. Elle a le statut de sous-préfecture. Elle fait partie du découpage socio-économique Sud-Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Guebwiller est située à 23 km au nord-ouest de Mulhouse, à 18 km au nord-est de Thann et à 25 km au sud-ouest de Colmar au pied des Vosges et à l'entrée de la vallée du Florival (ou vallée de la Lauch : nom de la rivière qui la traverse). Le Grand Ballon, point culminant du massif des Vosges, se trouve à 8 km à vol d'oiseau à l'ouest de la cité, ce qui le fait communément nommer ballon de Guebwiller.

Guebwiller a été récompensé de quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Vue de Guebwiller
  • La Croix de Mission : située sur les hauteurs de son vignoble (versant Sud), à l'entrée de la vallée du Florival, elle jette son regard bienveillant sur l'entrée de la vallée.
  • Le Cimetière militaire (versant nord) : y reposent des soldats français et allemands (Première Guerre mondiale et Seconde Guerre mondiale)
  • Parc de la Marseillaise (Avenue des chasseurs alpins): Créé à la demande d'Aimé Gros-Schlumberger, entre 1897 et 1899, par l'architecte paysagiste parisien Édouard André, on y trouve des compositions florales et plusieurs essences exotiques. Le parc est encore orné d'un puits Renaissance et d'une grande fontaine, d'un kiosque à musique et d'un banc en arc de cercle, copie de celui où s'asseyait Sarah Bernhardt dans Théodora.

Tissu socio-économique[modifier | modifier le code]

Les habitants actifs exercent dans les commerces dits de proximité ou dans les implantations industrielles locales. Un grand nombre est employé dans le bassin d'emploi proche de Mulhouse, Colmar ou tout proche dans la plaine du Rhin. Situées sur la route des vins, Guebwiller et sa région captent de nombreux emplois dans le domaine viticole, touristique et hôtelier. La demande d'implantation sur la ville est très forte, demande renforcée par l'existence de nombreuses écoles, collèges et lycées. La vie associative y est prolifique grâce aux actions des clubs sportifs, de l'école de musique, des ateliers de théâtre et des clubs service. La démarche dynamique des acteurs économiques tels que l'association des commerçants montre la portée de la renommée de la ville dans la région. Ceci est facilité par l'accès de la ville grâce à un axe routier express depuis et vers Mulhouse.

L'unité Guebwiller-Soultz-Issenheim-Buhl forme un regroupement de population forte de plus 24 000 habitants, après les aires de St Louis-Huningue et l'unité urbaine de Thann-Cernay. Si on se réfère au périmètre de la Com-Com de la Région de Guebwiller (18 communes au total), la population locale dépasse les 38 000 habitants.

Liaisons[modifier | modifier le code]

Guebwiller est desservie par la voie express (2x2 voies) dite du Florival la reliant au réseau autoroutier européen A36/A35.

Guebwiller bénéficie également d'un lien ferroviaire actuellement désaffecté aboutissant sur la ligne SNCF Strasbourg-Mulhouse « relevée 200 km/h ».

Détails : Ligne de Bollwiller à Lautenbach.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Guebwiller
Buhl Bergholtz
Guebwiller Issenheim
Rimbachzell Soultz-Haut-Rhin

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville est mentionnée pour la première fois dans un acte de donation en faveur de l'abbaye de Murbach, du 10 avril 774, lorsqu'un certain Williarius ratifie un acte de donation dans laquelle apparait la forme primitive du nom de Guebwiller appelée alors villa Gebunvillare. Il s'agit alors d'un simple domaine agricole. La ville médiévale prendra forme au cours du XIIe siècle autour de l'église Saint-Léger et du château du Burgstall. La muraille d'enceinte est érigée entre 1270 et 1287. Guebwiller, capitale de la principauté de Murbach, prospère et compte 1 350 habitants en 1394.

Guebwiller, église Saint-Léger

Au fil des ans la ville connaît de nombreux événements historiques :

  • tentative d'assaut des Écorcheurs en février 1445, après avoir ravagé le pays. Mais Guebwiller étant protégée par son enceinte fortifiée, les ennemis voulurent utiliser la ruse. La surveillance s'étant relâchée, ils placèrent leurs échelles sur la muraille mais une Guebwilléroise, Brigitte Schick, veillait en secret et donna l'alerte. Les assaillants, pris de panique par l'apparition miraculeuse de celle qu'ils prirent pour la Vierge Marie, abandonnèrent leurs échelles. Celles-ci furent conservées dans l'église Saint-Léger, en hommage à la Vierge qui avait protégé la cité ;
  • révolte des habitants contre l'autorité des princes abbés de Murbach et leurs représailles.
  • insurrection des Rustauds en 1525, mise à sac de la ville par les Suédois lors de la Guerre de Trente Ans ;
  • Guebwiller devient française en 1648 à la suite de la ratification du traité de Munster. En 1657 il ne reste plus que 176 habitants à Guebwiller ;
  • entre 1761 et 1764 a lieu la sécularisation du chapitre de Murbach qui s'installe en ville, dans le château de la Neuenbourg. La domination de l’abbaye de Murbach prend fin à la Révolution française ;
  • à l'aube du XIXe siècle apparaissent les premières entreprises textiles. C'est le début de la grande épopée de l'industrie textile dans la capitale du Florival qui devient le deuxième site textile d'Alsace après Mulhouse. On y fabrique des toiles peignées, du ruban, des indiennes. On y file de la laine et du coton ;
  • 1er mai 1864 : premier concours gymnique de France ;
  • en 1905, Guebwiller compte 13 294 habitants ;
  • durant la Seconde Guerre mondiale, les Guebwillerois subissent le sort de tous les Alsaciens-lorrains (l'incorporation de force, l'occupation allemande). Ils sont libérés le 4 février 1945 par un groupe de blindés du 4e régiment de spahis marocains ;
  • l'industrie locale connaît un nouvel essor dans les années 1946-1953 puis amorce un déclin irrémédiable. Actuellement[Quand ?], seule la société N. Schlumberger perpétue cet héritage par la construction de machines spécialisées pour la filature de la laine et des fibres longues.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Guebwiller

Les armes de Guebwiller se blasonnent ainsi :
« D'argent au bonnet albanais de gueules rebrassé d'azur. »

Le blason date du XVIe siècle, confirmé en 1697 par une ordonnance de Louis XIV. Selon une légende, il ferait référence à la venue de populations albanaises, arrivées pour travailler dans les vignes. L'abbé Charles Braun (1820-1877) a avancé l'hypothèse d'une confusion linguistique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 François Throo   Conseiller général
1971 1973 Joseph Storck   Inspecteur d'Académie
1973 1977 André Bingert    
1977 2001 Charles Haby RPR Député, Conseiller général
2001 2008 Daniel Weber UMP Président de la communauté de communes de la région de Guebwiller
2008 2014 Denis Rebmann PS Photographe publicitaire
2014 en cours Francis Kleitz UDI Ingénieur

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 11 517 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 005 2 552 3 174 3 703 3 637 3 873 3 882 3 933 3 946
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
8 971 10 680 12 218 11 350 11 622 12 452 12 388 12 367 12 439
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
13 254 13 313 13 024 11 691 11 634 11 164 10 577 10 085 10 414
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
10 568 10 840 11 072 10 689 10 942 11 525 11 609 11 517 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Viticulture[modifier | modifier le code]

Guebwiller fait partie des communes viticoles d'Alsace. À ce titre, cette commune peut produire les AOC Alsace et Crémant d'Alsace, ainsi que 4 AOC Alsace Grand Cru: Kessler, Kitterlé, Saering et Spiegel[3].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Guebwiller, église Notre-Dame

Patrimoine civil et militaire[modifier | modifier le code]

  • Hôtel de ville, style gothique flamboyant (1514)
  • Ruines du château du Hugstein (à cheval sur la commune de Buhl).
  • Ruines du château du Burgstall (longtemps on le pensait perdu et seulement de rares écrits le mentionnaient. Dans les années 1960, une partie des ruines furent découvertes lors de la construction d'une supérette)[7].
  • Château de Neuenburg[8].
  • Château fort, château d'Angreth[9].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Cimetière militaire

Musées et animations[modifier | modifier le code]

  • Musée Théodore Deck (rebaptisé en décembre 2008), anciennement nommé Musée du Florival (1984-2008), contient une importante collection du céramiste Théodore Deck.
  • Le Centre départemental d'histoire des familles (CDHF), centre de généalogie, ouvert au public.
  • Guebwiller possède beaucoup d'hôtels, dont deux accueillent des musiciens chaque semaine. Le patron de l'hôtel de l'Ange organise les jeudis de l'ange : tous les jeudis soir un groupe de musique est invité à donner un concert de 20 h à 22 h, puis le public est invité à venir jouer avec les artistes. Tandis qu'au Domaine de Beaupré, chaque mardi est organisé un apéritif-concert de 19h30 à 21h30 avec souvent du jazz, du blues et du swing en acoustique.
  • Ville étape du chemin de Saint Jacques de Compostelle[10] avec un gîte d'étape qui est le seul hébergement en Alsace spécialement dédié aux pèlerins.
  • Espaces VTT entre plaine, vignoble et montagne. 20 circuits balisés FFC pour tous niveaux. Le club local ACTF organise tous les jeudis de l'Ascension une rencontre internationale des cyclos avec chaque année des parcours différents. (1203 participants en 2011)

Autres[modifier | modifier le code]

  • Cimetière militaire

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Guebwiller compte 17 établissements scolaires, dont trois lycées, et l'établissement privé Daniel qui va de la maternelle au lycée.

  • Maternelles
    • École Charles Kienzl
    • École Magenta
    • École Les Remparts
    • École Saint-Exupery
  • Élémentaires
    • École Freyhof
    • École Jeanne Bucher
    • École Rebzunft
    • École Jean Schlumberger
    • École Emile Storck
  • Collèges
  • Lycées
    • Lycée polyvalent Théodore Deck[11].
    • Lycée général et technologique Alfred Kastler.
    • Lycée Economique et Hôtelier Joseph Storck.
  • Autres établissements
    • Établissement scolaire privée Daniel
    • Institut Médico Éducatif "Saint-Joseph"
    • École de musique de Guebwiller.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue,‎ 1995, 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
    Guebwiller, pp. 143-149
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Guebwiller, p. 592
  • Charles-Laurent Salch, Nouveau Dictionnaire des Châteaux Forts d’Alsace, Ittlenheim, éditions alsatia. Conception et réalisation Lettrimage,‎ avril 1991, 384 p. (ISBN 2-7032-0193-1)
    Guebwiller, pp. 108-110

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]