Murbach

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Murbach
L'église romane de Murbach
L'église romane de Murbach
Blason de Murbach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Guebwiller
Canton Guebwiller
Intercommunalité C.C. de la région de Guebwiller
Maire
Mandat
René Gross
2001-2008
Code postal 68530
Code commune 68229
Démographie
Population
municipale
140 hab. (2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 29″ N 7° 09′ 29″ E / 47.9247, 7.1581 ()47° 55′ 29″ Nord 7° 09′ 29″ Est / 47.9247, 7.1581 ()  
Altitude Min. 396 m – Max. 1 420 m
Superficie 6,66 km2
Localisation

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Murbach est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Murbach fait partie du canton de Guebwiller, situé au pied du Grand Ballon et au fond d'un vallon profondément encaissé, hérissé de rochers et de marécages, arrosé par le ruisseau qui porte le même nom, et qui débouche à Buhl dans la Lauch, qui traverse la vallée de Guebwiller et qui vient se déverser dans l'Ill. Pour se rendre à Murbach, prendre la RN 430 depuis Guebwiller, puis aller en direction de la petite bourgade de Buhl. Avant d'entrer dans ce village, une bifurcation tourne à gauche, la D 40 II qui aboutit à Murbach en passant par l'annexe de Saint-Barnabé.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • Le Murbach
Ruisseau du Murbach qui se jette dans la Lauch à Buhl

Le Murbach prend sa source en dessus du Col du Judenhut. Il connaît souvent des crues hivernales avec la fonte des neiges et vient inonder les prairies du Weihermatten. Il se jette dans la Lauch. En latin, le ruisseau du Murbach est appelé fluvius Morbach (en 760).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes :

en latin médiéval

  • Maurobaccus, 730
  • Vivarium Peregrinorum, 735
  • Murbachensis monasterium, 1049

en allemand

  • Muorbach, 727[1]
  • Mobach, 762[2]
  • Morbach, 768
  • Muorbach, 976
  • Closter zu Morbach, 1434

Probablement du vieux haut allemand muor, marais, qui a peut-être subi l'attraction de mos, marais, mousse (cf. allemand Moos) et bah, ruisseau. L'ancien nom de "Vivarium Peregrinarum", « vivier des pèlerins » a été oublié.

Annexe[modifier | modifier le code]

  • Saint-Barnabé (une annexe de Buhl ?)

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation d'une abbaye[modifier | modifier le code]

L'église romane de Murbach, face arrière
Tympan du XIIe siècle située sur le portail sud de l'église abbatiale Saint-Léger de Murbach
Porte d'entrée de l'abbaye de Murbach
Mairie de Murbach

C'est dans cette modeste commune que se trouvait autrefois l'abbaye bénédictine fondée par saint Pirmin, moine wisigoth, en 728[3], que les ducs d'Allemagne avaient forcé de quitter l'abbaye de Reichenau sous le prétexte de son attachement à Charles-Martel, ce qui lui valut le rejet du duc des Alamans. Il se réfugia alors en Alsace où saint Pirmin et ses compagnons furent repoussés à deux reprises du lieu qu'ils avaient choisis par la population qui appartenait au duc d'Alsace. Le comte Eberhard d'Eguisheim, petit-fils d'Aldaric, frère du duc Luitfried, accueillit finalement Pirmin et ses compagnons dans ses domaines et lui demanda de fonder une abbaye à Murbach. Mais pour prendre pied dans cette région sauvage que les Mérovingiens avaient concédés temporairement à leurs leudes, il fallait l'autorisation des rois. La première de ces confirmations remonte au roi Thierry IV qui accorda en 727 à la demande du comte Eberhard l'autorisation aux moines de s'établir dans ce coin sauvage de l'Alsace. Thierry, à la demande expresse du duc Eberhard demanda à l'évêque de Strasbourg de ne rien entreprendre qui puisse contrecarrer les objectifs des moines de Murbach ou de leur donner des ordres. Il demande aussi que les religieux puissent élire librement leur abbé et que l'évêque du diocèse bénisse les autels et le saint chrême librement sans exiger aucune contrepartie [4]. La colonie de moines irlandais s'établit d'abord dans le village de Bergholtz-Zell puis à Murbach au bord d'un étang appelé le Vivier des Pèlerins (Vivarium Peregrinorum) près de Buhl, au fond de la vallée où coule le ruisseau du Murbach (fluvius Morbach en 760) dans une vaste solitude, comme le dit la charte de l'année de fondation. En signe de reconnaissance pour le comte Eberhard qui leur avaient donné l'autorisation de s'établir à Murbach, ils placèrent leur établissement sous l'invocation de saint Léger, évêque d'Autun, martyrisé en 678 et qu'on disait proche parent du bienfaiteur. Il avait été assassiné sur ordre du maire du palais de Neustrie, Ebroïn et ennemi de la puissance austrasienne, dont les Etichonides furent de solides défenseurs. Saint Léger était un cousin de Béreswinde, la grand-mère paternelle d'Eberhard. Saint Pirmin qui avait fait un séjour d'une année à Murbach, le temps que la communauté puisse prendre son autonomie, il partit ensuite répandre vers d'autres lieux la réforme de la vie monastique. Il finit ses jours en 758 dans l'abbaye de Hornbach dans le Palatinat. Eberhard quant à lui prit sa retraite à Murbach et rendit son dernier souffle en 747 où son corps fut inhumé à l'intérieur de l'abbaye [5].

Eberhard le bienfaiteur des moines[modifier | modifier le code]

Gisant d'Eberhard fondateur de l'abbaye de Murbach au fond sud du transept (XIIIe siècle)

Le comte Eberhard accorda de nombreux privilèges aux moines de Murbach. Il fut frappé de cécité et avait perdu son fils unique. Estimant que son immense fortune n'avait plus aucun intérêt pour lui, il voulut en faire profiter l'Église pour le salut de son âme. Il mit à la disposition de l'abbaye de Murbach entre 728 et 731 une grande partie de sa fortune[6]. L'abbaye de Murbach reçut par la suite d'autres domaines fonciers dispersés sur les deux rives du Rhin, en Suisse et jusque dans le Palatinat. Les moines firent également des acquisitions par legs, donations ou achats[7]. Murbach fut exempté de la juridiction royale[8] qui comportait logiquement un droit de juridiction en faveur de l'abbaye. Ce privilège ne revêtait cependant qu'un caractère purement fiscal. Les religieux travaillèrent d'arrache-pied pour défricher cette contrée sauvage qui se retrouva bientôt transformée de fond en comble qui plus tard reçut le nom de vallée du Florival. L'évêque de Strasbourg Widegern s'empressa de reconnaître ces concessions en les présentant comme provenant de sa propre initiative[9].

Pépin le Bref et Charlemagne confirmèrent les biens de Murbach[modifier | modifier le code]

Les moines de Murbach furent soutenus dans leurs démarches par les Carolingiens, à commencer par Pépin le Bref puis par Charlemagne qui visitèrent la célèbre abbaye. Ce dernier prince fit don au chapitre de Murbach de plusieurs terres et dépendances dont celui dans la vallée de Saint-Amarin pour subvenir à leur besoin. Cependant ces deux monarques n'accordèrent les privilèges qu'à titre de bénéfice précaire[10], demandant cependant aux juges royaux de ne pas entraver la juridiction de l'abbaye [11].L'abbaye de Murbach connaîtra par la suite un rayonnement international et politique durant cinq siècle que seules les guerres viendront altérer.

La transformation de la vallée par les moines[modifier | modifier le code]

Au commencement du XIe siècle, un religieux de Murbach qui écrivit la vie de saint Léger sur les ordres de l'abbé Eberhard, célèbre en des termes louangeurs l'admirable situation du vallon de Murbach transformée en jardin d'Éden. Ce moine s'appelait Fruland. Un opuscule a été publié par un savant bénédictin de l'abbaye de Solesmes, dom Pitra[12] qui trahit son origine tant il fait l'éloge en fournissant des détails très précis sur la contrée. Alcuin qui s'était rendu à Murbach du temps de Charlemagne en 780 s'était dit impressionné par la science et la piété des moines de Murbach. En effet Murbach possédait déjà à l'époque une impressionnante collection de manuscrits de grande valeur. L'abbaye de Murbach donna à l'église de nombreux saints et évêques, et parmi ces derniers on peut mentionner saint Simbert, qui avant d'aller occuper le siège d'Augsbourg, légua son premier titre à Charlemagne, un proche parent dit-on. Cet illustre prince, qui figure sur la liste des abbés de Murbach, donna les possessions de la vallée de Saint-Amarin à l'abbaye de Murbach. Peu de temps après l'abbé Sigismar obtint de Louis le Germanique (806-876) la ville de Lucerne et tout son territoire.

Murbach ravagé par les Hongrois[modifier | modifier le code]

Statue d'Árpád (845-907)
Sarcophage contenant les restes des sept moines assassinés par les Hongrois en juillet 926. La dalle avec les inscriptions date de 1706

Mais ces temps de prospérité furent bientôt assombrit par les invasions des Hongrois pendant la moitié du Xe siècle qui organisèrent de nombreux raids en Europe Occidentale, particulièrement en Allemagne, France et Italie. Dès 917 ils pillèrent la ville de Bâle, l'Alsace et la Lorraine. En juillet 926 [13] Murbach fut ravagé par les Hongrois avec à leur tête le redoutable guerrier Zoltan[14] (896-948) le quatrième fils d'Árpád (845-907). Les troupes du duc d'Alsace, Luitfried qui avaient vainement tenter de s'opposer aux Hongrois sont anéanties à Huningue. Les Hongrois mettent le feu à l'abbaye de Murbach qui se releva difficilement de cette dure épreuve. Pendant au moins une vingtaine d'années l'abbaye n'eut plus d'abbé. Les Hongrois qui étaient alors des nomades apparentés aux Mongols, étaient avides de butins, et pillaient particulièrement les couvents et abbayes qui recelaient souvent des trésors inestimables. Zoltan de la dynastie des Árpád qui régnait sur la Hongrie de 896 à 1301 était secondé par Bulscu qui était particulièrement cruel envers la population. Sept moines âgés qui n'avaient pas eu la force de quitter la région furent décapités au sabre au lieu-dit du Mordfeld[15], près du Grand Ballon qui fut appelé par les moines le "champ du meurtre" en emmenant avec eux les ciboires et vases sacrées. Les cavaliers magyars s'emparèrent des vases sacrées et laissèrent sur place les cadavres des malheureux moines. Les autres moines ont pu se réfugier temporairement en Lorraine dans plusieurs abbayes, dont celui de Lièpvre, Remiremont, Moyenmoutier et Senones[16]. La région de nouveau pacifiée, les moines bénédictins qui avaient pu fuir se mirent à la recherche des sept moines. Ils découvrirent alors quelques mois plus tard les ossements des sept victimes qu'ils s'empressèrent d'ensevelir dans un sarcophage qui est encore de nos jours exposé dans le transept nord de l'église abbatiale qui fut vénéré avec beaucoup de faste jusqu'à la Révolution [17]. Sur la dalle funéraire on trouve les inscriptions suivantes en latin : Nostrorum fratrum jacet hic funus tumulatum. Vim rosei finis pertulit iste cinis. Hinc bene migrabant quos Hunni mortificabant. Hos, Deus, in coelis laetificare velis.. Les Hongrois furent finalement défaits lors de la bataille du Lechfeld, près d'Augsbourg en 955 face aux troupes emmenées par l'empereur germanique Othon Ier (912-973) fondateur du Saint-Empire romain germanique. On voit aussi à l'église de Murbach le tombeau du comte Eberhard. On y remarque aussi une série d'anciens tableaux représentant la vie de saint Léger, patron de l'abbaye.

Murbach sous le règne de Conrad II le Salique[modifier | modifier le code]

Peinture de Jean-Paul Koenig (1986) représentant la crucifixion d'après un retable du XIIe siècle qui figure dans un missel de Murbach. À gauche on trouve saint Benoît et à droite saint Pirmin

Sous le règne de Conrad II le Salique (990-1039) roi de Germanie et des Romains[18] Murbach obtint Wattwiller, dont l'abbaye avait été dépossédée auparavant. Durant le temps des croisades, Frédéric Barberousse (1122-1190) [19] demanda à l'abbé de Murbach, Widerolphe de se joindre à la croisade en terre sainte. Il accepta d'abord, puis supplia sur les conseils de quelques conseillers de l'en dispenser. Frédéric mécontent y consentit à condition de l'abbaye de Murbach abandonne un domaine situé en Souabe. Widerolphe accepta le marché. Mais l'abbé apprit que l'unique résultat de son voyage en terre sainte était de le dépouiller de ses plus riches domaines et de l'assassiner. Il apprit par hasard la conjuration qui se tramait derrière son dos et dut fuir devant la colère de ses vassaux[20]. C'est Hugues de Rougemont qui se montra le plus belliqueux : il s'empara de la croix et marcha à côté de l'empereur Frédéric II en Palestine avec une très forte escorte. Vers 1191, le pape Célestin III déclara l'abbaye de Murbach soumise directement au Saint-Siège. Pour assurer son indépendance il décida que l'avouera ne pourrait plus se transmettre héréditairement, mais que l'avoué devrait être élu par les religieux tout comme l'abbé. Il lui était interdit de s'accaparer des biens appartenant à l'abbaye [21]. En 1228, c'est finalement son successeur, l'abbé Hugo de Rothenbourg qui prit part à la croisade de Frédéric II (1194-1250). L'empereur lui décerne alors le titre de prince du Saint-Empire romain germanique accompagné de privilèges fiscaux. En 1230, Hugo de Rothenbourg fit édifier le château du Hugstein qui devait être un verrou défendant l'accès à l'abbaye de Murbach en cas d'attaques surprises. Le règne de Frédéric II fut marqué par les conflits avec la papauté. Il fut excommunié deux fois par la pape Grégoire IX qui le qualifia même d'Antéchrist.

La période des troubles[modifier | modifier le code]

Avec l'avènement de Rodolphe de Habsbourg (1218-1291) des troubles éclatèrent en Allemagne et dans la région. L'abbé Berthold de Steinbrunn fit mettre des murs d'enceinte à Guebwiller et fortifia Wattwiller et fit bâtir le château de Frieberg, au-dessus de Saint-Amarin, et celui de Hirtzenstein, au-dessus de Wattwiller, et celui de Hohenrupf qui du haut de son sommet bordée de tranchées, dominait toute la vallée de Murbach. Mais la vie ne fut pas plus paisible pour autant. Le comte de Montbéliard, Raynaud tenta à plusieurs reprises de pénétrer sur les terres de l'abbaye. Il en fut empêché par Berthold qui le fit faire prisonnier au château du Hugstein. En 1382 l'église de Murbach est la proie des flammes.

Lucerne est cédé à l'archiduc Albert[modifier | modifier le code]

Le successeur de Berthold, le comte de Falkenstein échangea Lucerne contre la seigneurie d'Issenheim pour une somme de 2 000 marcs d'argent. À partir du XVe siècle, Murbach connaîtra une nouvelle ère de prospérité, grâce notamment à la découverte de mines de fer dans la région de Saint-Amarin qui appartenait à l'abbaye. Ce fut l'occasion pour le pape Pie IV de réunir définitivement l'abbaye de Lure à celle de l'abbaye de Murbach, gouvernée à cette époque par Rodolphe de Stoerenboug. Ce dernier entrepris des travaux pour exploiter les mines de Plancher qui occupa jusqu'à 600 ouvriers.Charles Quint accorda le droit à l'abbé de Murbach de battre monnaie. Par la suite l'abbé Wolf Dietrich de Raitenau quitta Murbach pour occuper le siège épiscopal de Salzbourg. Ce fut le cardinal André d'Autriche, neveu de l'empereur Maximilien II qui le remplaça comme abbé. L'archiduc Léopold et l'archiduc Léopold-Guillaume, tous deux évêques de Strasbourg,occupèrent successivement l'abbatiat de Murbach.

Murbach, une des plus illustres abbayes en Europe[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Murbach fut une des abbayes les plus illustres de l'Europe. Son abbé portait le titre de prince du Saint-Empire, ne relevant au spirituel que du pape et de l'empereur au temporel, et avec ceux de Fulda, de Kempten et de Wissembourg séance et voix dans les diètes, avant tous les autres princes-abbés. Pour être admis à Murbach, il fallait faire preuve de seize quartiers de noblesse; la réception se faisait avec un appareil pompeux et sept chevaliers juraient sur l'Évangile que le candidat avait les qualités requises.

Restauration de l'abbaye après la guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Statue de saint Corneille (XVIIe siècle) se trouvant dans l'église de Murbach

La guerre de trente ans et tous ces malheurs ruinèrent complètement l'abbaye et ses habitants. Mais les moines ne tardèrent pas à se remettre au travail et en peu de temps l'abbaye se releva de ses ruines. C'est d'abord Colomban d'Andlau qui gouverna Murbach, puis vinrent les deux princes-évêques de Fürstenberg et Eberhard de Loewenstein qui prirent le relais. Ce dernier entreprit des recherches vers 1699 et fonda une verrerie à Wildenstein et construisit le château de Wesserling, dans la vallée de Thann. Après lui vinrent Célestin de Beroldingen, puis le cardinal Armand de Rohan-Soubise, à qui succéda Léger de Rathsamhausen.Sous ce dernier prince-abbé, l'abbaye de Murbach fut sécularisée par le pape Clément XIII en 1764. Murbach prit le titre d'Insigne collégiale équestrale de Murbach. Après la guerre de Trente Ans, Murbach ne tarda pas à se relever de ses ruines.

La principauté de Murbach dans l'orbite française (1680-1790)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Principauté de Murbach.

Le rattachement de Murbach au royaume de la France à partir de 1680 n'entrave en rien la puissance matérielle de l'abbaye. Murbach contrôle alors trois bailliages qui englobent Guebwiller, Wattwiller et Saint-Amarin. Le bailliage de Guebwiller se compose de la vallée de la Lauch, avec Buhl, Lautenbach-Zell et Sengern et le versant oriental de la montagne comprenant les villages de Bergholtz et Bergholtz-Zell. Le bailliage de Wattwiller ne comprend que le village d'Uffholtz. La vallée de la Thur comprend un territoire beaucoup plus riche formé de Saint-Amarin et d'une vingtaine de villages. Murbach possède également de nombreux biens dans de nombreuses localités alsaciennes : Biltzheim, Fessenheim, Issenheim, Merxheim, Oberhergheim, Oltingue, Ostein (village disparu près d'Issenheim), Raedersheim, Rouffach, Sainte-Croix-en-Plaine et Wittenheim. Après le décès de l'archiduc Léopold-Guillaume d'Autriche, la France soutient la candidature de l'évêque de Strasbourg, François-Egon de Furstenberg[22]. Bien que rattachée à la France la principauté de Murbach conserve une grande autonomie. L'abbé de Murbach est représenté par un schultheiss (prévôt) et au XVe siècle par un bailli (Vogt puis Obervogt) qui gouverne également les autres villages des alentours : Buhl, Lautenbach-Zell, et Bergholtz-Zell et Bergholtz.

Le siège équestral est transféré à Guebwiller[modifier | modifier le code]

Le chapitre de Murbach transféra en 1759, peu de temps avant les débuts de la Révolution, son siège à Guebwiller. En 1789, des troubles éclatèrent sur les terres appartenant à l'abbaye de Murbach. À Saint-Amarin, les habitants écrasés par les impôts se soulevèrent et vinrent piller et dévaster le château. Le dernier prince de Murbach, Benoît d'Andlau, qui siégeait comme député aux États généraux, se réfugia en Allemagne et mourut en 1839 à Eichstätt en Bavière. L'abbaye de Murbach fut l'un des établissements les plus renommés de l'Europe. Son abbé portait le titre du prince du Saint-Empire romain germanique, ne relevant sur le plan spirituel que du pape et de l'empereur au temporel. Pour être admis à Murbach, il fallait faire preuve de seize quartiers de noblesse. Aujourd'hui, il ne reste plus à Murbach que des ruines et ce qui a survécu à l'ancienne église du couvent, le chœur et les transepts avec deux tours.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Murbach

Les armes de Murbach se blasonnent ainsi :
« D'argent au lévrier rampant de sable, lampassé du même, colleté et bouclé du champ. »

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   René Gross    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 140 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
177 206 226 234 245 289 261 254 287
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
290 314 323 308 291 322 326 315 311
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
295 273 271 242 282 248 235 188 194
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
176 130 90 89 116 136 136 140 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2004[24])
Histogramme de l'évolution démographique
Statue néogothique de saint Pirmin dans l'abbaye.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Abbaye de Murbach[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Murbach.

Chapelle de Notre-Dame de Lorette[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame de Lorette dont la construction remonte au 30 mars 1693

.

Cette chapelle de style baroque est située sur une petite hauteur formant un méplat, en pleine forêt dominant l'ancienne abbaye de Murbach. Elle a été construite en remplacement d'une ancienne chapelle complètement ruinée qui se trouvait près du ruisseau du Murbach et qui a été démolie par les moines en 1692. Les moines font construire une autre chapelle au-dessus de l'abbaye dominant ainsi le vallon de Murbach. Les travaux se font assez rapidement puisque la chapelle qui terminée au bout d'une année à peine en 1693. Elle est bénite le 8 septembre la même année et consacrée le 25 octobre par l'évêque de Bâle, Guillaume-Jacques Rink. D'après la légende la chapelle renfermait encore des reliques de plusieurs saints : saint Modeste, saint Juste, saint Abondance, saint Donat, saint Urbain et de saint Quirin. La chapelle de Notre Dame de Lorette a été édifiée d'après le même modèle que celle de Santa Casa de Loreto en Italie. En 1714 le capucin Constantin Mettler fait installer sur le mur arrière de la chapelle un cadran solaire que l'on peut toujours encore admirer de nos jours bien qu'il ait été restauré. La chapelle Notre-Dame-de-Lorette a fait l'objet de plusieurs restaurations, d'abord en 1870, puis en 1896, 1897 et 1998. Elle a traversé les années sans trop de dommages, hormis l'usure due au temps. À la Révolution la chapelle est vendue comme bien national. Mais les paroissiens des villages environnants conscients de préserver cet héritage se portent acquéreur dans l'espoir de pouvoir y reprendre le culte une fois les troubles de la Révolution terminée. Malgré la proximité des combats de la guerre 1914-1918 et la présence de tirs de mortiers de la part des belligérants, la chapelle est miraculeusement épargnée. En 1946 une habitante de Buhl permet d'entreprendre des travaux grâce à un don qu'elle fait en faveur de la chapelle. Entre 1996 et 1998 la chapelle est de nouveau entièrement restaurée.

Une autre chapelle se trouvant à proximité de celle-ci fut mentionnée dès 1335. Elle aurait disparu dès 1771. On peut encore apercevoir l'endroit où elle était située, dans la forêt sur le sentier de l'Eckelsbach à 500 mètres à l'est de Notre-Dame de Lorette. Cette chapelle qui portait le nom de Saint Corneille, probablement en l'honneur du pape Corneille, qui a régné entre 251 et juin 253[25], a attiré au Moyen Âge un grand nombre de pèlerins qui venaient quelquefois de très loin chaque année le 16 septembre à l'occasion de la fête du saint qui était réputé pour soulager les hernies.

Chemin de croix[modifier | modifier le code]

Chemin de croix. La mise au tombeau du Christ
Chemin de croix – IXe station

Le curé Jean-Thébaut Mellecker fervent admirateur de l'abbaye de Murbach et travailleur acharné en faveur de la restauration de l'édifice fit installer un chemin de croix sur le sentier qui mène à la chapelle Notre Dame de Lorette. Le chemin de croix est béni en septembre 1873. L'objectif du curé est de proposer aux fidèles un cheminement leur rappelant la passion du Christ. Les onze premières stations sont de simples croix portant des citations des évangiles. La douzième station représente une grande croix adossée au mur de la chapelle près du cadran solaire. Au pied de la croix se trouve Marie Madeleine priant et implorant le pardon du Christ. La treizième station marque la déposition de la croix : Jésus est porté par Marie suivi par saint Jean et les femmes. La quatorzième station représente la sépulture du Christ reposant dans une grotte appuyée à la montagne.

Château fort de Hohenrupf[modifier | modifier le code]

Ce château fort établit sur le haut de la montagne dominait les villages de Murbach et de Lautenbach-Zell et son accès était presque inaccessible en raison de précipices entourant le domaine. Aujourd'hui il n'existe plus que des ruines sur le penchant de la montagne. Il a été construit par l'abbé Berthold de Steinbrunn pour protéger le territoire de l'abbaye lors de la Querelle des investitures.

Croix celtique[modifier | modifier le code]

Croix celtique située dans le cimetière de Murbach
Cadran solaire situé derrière le mur de la chapelle Notre-Dame de Lorette

Dans le petit cimetière de Murbach qui se trouve derrière l'abbaye on aperçoit une croix peu banale que l'on rencontre surtout en Irlande : une croix celtique fixée sur un caveau familial. On sait que la région a été évangélisée par des moines irlandais avant la fondation de l'abbaye de Murbach. Cette croix ne date bien sûr pas de cette époque, mais a été édifiée au XIXe siècle, par une famille qui devait aimer ce genre de décor.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Abbés connus de Murbach[modifier | modifier le code]

  • Saint Pirmin
  • Romanus, 730-744
  • Baldebert, évêque de Bâle, 751, décédé en 762
  • Haribert, 762 décédé en 774
  • Amicho, 774-784
  • Saint Simbert, vers 789, décédé en 807
  • Guntram, 811-816
  • Dietrich de Haus (abbé de Murbach, décédé en 1447)
  • Jean Walther de Greidt (abbé de Murbach qui reçut des Ribeaupierre la moitié du château d'Echéry au Val de Lièpvre)
  • Conrad von Aeschenbach
  • Berthold de Falkenstein
  • Albert de Liebstein
  • l'abbé Widerolphe
  • Berthold de Steinbrunn (qui fortifia Guebwiller, Wattwiller et Saint-Amarin)
  • Rodolphe de Stoerenboug: Ce dernier entrepris des travaux pour exploiter les mines de Plancher qui occupa jusqu'à 600 ouvriers
  • Wolf Dietrich de Raitenau : quitta Murbach pour occuper le siège épiscopal de Salzbourg
  • André d'Autriche, neveu de l'empereur Maximilien II
  • Hugo de Rothenburg (21e abbé de Murbach de 1216 à 1236)
  • Conrad de Staufenberg
  • Barthélemy d'Andlau (mort au château du Hugstein en 1476 étranglé dit-on par un chat noir)
  • Konrad von Stauffenberg
  • Georges de Masevaux (1513-1542)
  • Thierry de Raittnau
  • Achatius de Griessen ou Achace : En 1507 Guillaume, Maximin et Brunon de Ribeaupierre offrent le hameau de Saint-Blaise (Sainte Croix-aux-Mines) et la moitié du château d'Echéry en fief à l'abbé Achace
  • Georg von Masmünster (prince abbé de Murbach. En 1524 il interdit la foi luthérienne sur son territoire - Il meurt le 10 mars 1542)
  • Heirich Brimsy von Herblingen (doyen de Murbach décédé en 1630)
  • Colomban d'Andlau
  • Célestin de Beroldingen
  • Casimir de Rathsamhausen
  • Benoît d'Andlau

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

L'article sur Murbach est tiré en grande partie des ouvrages L'Alsace ancienne et moderne : dictionnaire topographique, historique et statistique du Haut-Rhin et du Bas-Rhin de Baquol, 1865 et de l'ouvrage de Xavier Mossmann, Murbach et Guebwiller, histoire d'une abbaye et d'une commune rurale d'Alsace,1866 qui ont pu être modifiés depuis.

Archives[modifier | modifier le code]

Les archives départementales du Haut-Rhin conservent de nombreux documents encore inexplorés sur l'abbaye de Murbach. Elles sont rangées dans série 9 G . D'autres dépôts d'archives concernant Murbach existent aussi à Porrentruy (Suisse), Karlsruhe (Allemagne), Innsbruck (Autriche). Des manuscrits de Murbach se trouvent aussi à la Ryland library à Manchester et Cheltenham au Royaume-Uni, mais aussi à la bibliothèque de Bâle, de Berlin et à la bibliothèque universitaire de Strasbourg. En 1870, dans l'incendie de la bibliothèque de Strasbourg, un passional du IXe siècle retraçant la vie de saint Léger rédigé par le moine Fruland et des séries compendiosa principum et abbatum Morbacensium ont disparu dans l'incendie. Des livres appartenant à l'abbaye de Murbach et entreposés au château de Wildenstein dans la vallée de Saint-Amarin furent volés par un capitaine et vendue à Luxueuil[26]. La bibliothèque municipale de Colmar conserve une douzaine de manuscrits de l'époque carolingienne venant de l'abbaye de Murbach.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Vivarium Peregrinorum qui antea appellatus est Muorbach, 727
  2. Vivarium Peregrinorum super flovium , 762
  3. D'autres historiens font remonter la fondation de l'abbaye de Murbach à l'année 728
  4. Alsatia diplomatica, tome 1er, p.7-8
  5. La date du décès est mentionnée par les Annales de Murbach
  6. Schoepflin: Alsatia diplomatica, t.1er, p.8-10 et 14
  7. Donation de Waldrade, 18 août 772 (Alsatia diplomatica, t.1, p.45-46) - Donation de Williarus, 10 avril 774, ibid., p.47 - Donation d'Herbolfus, 13 février 780, ibid, p.52
  8. Le diplôme de Thierry IV ne comporte pourtant rien de précis à cet égard
  9. Alsatia diplomatica, t.1, p.10-13. La juridiction des évêques de Strasbourg sur Murbach mérite encore d'être approfondie car elle a toujours fait partie du diocèse de Bâle
  10. Appelé aussi quelquefois sous le nom de bénéfice en fief
  11. Confirmation de Pépin le Bref vers 760, Alsatia diplomatica, t.1er, p.34-35 - Confirmation de Charlemagne du 13 janvier 772 et du 4 avril 775, ibid. p.44-45 et 48-49
  12. Histoire de saint Léger dans Analecta Murbacensia
  13. puis de nouveau en 929
  14. Orthographié aussi quelquefois: Soltan, Zaltas, Zolta, Zoltan, Zsolt, Zulta qui fut duc de Hongrie de 907 à 948
  15. Lieu-dit situé au pied du Grand Ballon entre le Storkenkopf et le Hundskopf
  16. Lièpvre faisait à l'époque partie de l'ancienne Lorraine et appartenait à la puissante abbaye de Saint-Denis qui entretenait des relations très étroites avec Murbach
  17. Armand Durlewenger : Au rendez-vous de la légende alsacienne du Moyen Âge à nos jours - Éditions SAEP, Ingersheim, 2000, Colmar
  18. Conrad II dit le Salique, est fils de Henri, duc de Franconie et d'Adélaïde d'Eguisheim, fille d'Eberhard, comte d'Alsace
  19. Appelé aussi Frédéric Ier de Hohenstaufen
  20. Grandidier : Histoire de l'Alsace
  21. Xavier Mossmann : Murbach et Guebwiller, p.43
  22. François-Egon de Furstenberg-Heiligenberg est né le 27 mai 1627, décédé en 1682. Il fut doyen et grand chambellan de l'archevêque de Cologne
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  25. Le pape Corneille (251-253) a été persécuté sous le règne de l'empereur Trébonien Galle (251-253) successeur de Dèce. On lui doit notamment le transfert des reliques de Paul et Pierre des catacombes de la voie d'Ostie, sur la voie Appienne, au Vatican
  26. Archives départementales du Haut-Rhin, H, Murbach, 76,n°15


Bibliographie[modifier | modifier le code]

La bibliographie sur Murbach est très abondante. On trouvera ici que quelques titres et ouvrages retraçant l'histoire de la principauté de Murbach.

  • Baquol, Jacques : Dictionnaire topographique, historique et statistique du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, 1865
  • Bari, René : Histoire de la ville de Guewiller et de l'abbaye de Mutbach, Bachmann, Guebwiller, 1900, 110 pages
  • Bischoff, Georges : Recherches sur la puissance temporelle de l'abbaye de Murbach de 1229 à 1525 - Institut des hautes études alsaciennes , 1972, 2 volumes (239 pages et 102 pages)
  • Bloch, Hermann : Ein Karolingischer Bibliotheks-Katalog zus Kloster Murbach, Strasbourg, 1901
  • Durosoy : « Vie de Casimir Frédéric de Rathsamhausen, abbé-prince de Murbach et de Lure », Revue d'Alsace, 1859
  • Durwell, E. « État de la principauté de Murbach en 1789 », in Revue d'Alsace, 1899, p. 245
  • Gatrio, A. Die Abtei Murbach im Elsass, Strasbourg, Le Roux, 1895, 2 volumes, 1895
  • Grandidier, Philippe André : Histoire de l'église et des évêques-princes de Strasbourg depuis la fondation de l'évêché jusqu'à nos jours, Strasbourg, 1775, François Levrault
  • Grandidier, Philippe André : Annales Murbacenses, Nouvelle édition, suivie d'une partie inédite de A.M.P Ingold, Paris 1900
  • Legin, Philippe : L'Abbaye de Murbach, Édition de la paroisse de Murbach, s.d., 24 pages
  • Legin, Philippe : L'Église abbatiale de Murbach, S.A.E.P. Colmar-Ingersheim, 1979, 24 pages
  • Legin, Philippe : L'Abbaye de Murbach en Haute-Alsace, Ingersheim, SAEP, 1980
  • Matter: Catalogue de la bibliothèque de l'abbaye princière de Murbach dans: Lettres et pièces rares, 1846
  • Mossmann, Xavier : Murbach et Guebwiller, histoire d'une abbaye et d'une commune rurale d'Alsace, 1866
  • Mossmann, Xavier : « Lettre de frère Sigismond à l'abbé Barth d'Andlau sur les anciennes tapisseries de Murbach », Bulletin des monuments historiques d'Alsace, 1864
  • Mueller, Joachim : Die Lmlosterkirch Murbach im Elsass, Cologne, Kleikamp Druck, 1992, 352 pages
  • Saisons d'Alsace no 82, 1983 - Numéro consacré à Murbach
  • Schoepflin, Jean Daniel : Alsatia diplomatica, t.II, Mannheim, 1772, p. 518-527
  • Sitzmann, Édouard : Dictionnaire de biographie des hommes célèbres d'Alsace, Rixheim, 1910, Imprimerie F. Sutter & Cie
  • Ettlin : Vita Casimiri ex ibertis baronibus de Ratsamhausen abbae principis Murbacensis, Strasbourg, 1787
  • Will, Robert : Alsace romane, La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1970
  • Winderer, Landelin : L'Abbaye de Murbach, éditeur : J.B. Jug, 1867, 98 pages

Liens externes[modifier | modifier le code]

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