Jean-Jacques Henner
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| Jean-Jacques Henner | |
| Autoportrait, 1877 | |
| Naissance | 5 mars 1829 Bernwiller |
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| Décès | 23 juillet 1905 Paris |
| Nationalité | |
| Activité(s) | Peintre |
| Maître | Michel Martin Drolling |
| Mouvement artistique | Romantique |
| Mécènes | La Comtesse Kessler |
| Influencé par | Jean-Baptiste Camille Corot |
| Récompenses | Prix de Rome en 1858 |
Jean-Jacques Henner, né à Bernwiller (Haut-Rhin) le 5 mars 1829 et mort à Paris le 23 juillet 1905, est un peintre français.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Fils de paysan sundgauvien, il s'exile à Paris lors de la grave crise économique et alimentaire que connaît l'Alsace dans les années 1846-1847. Il entre à l'École des beaux-arts en 1848 et fréquente l'atelier de Michel Martin Drolling. Il emporte le grand Prix de Rome en 1858 et séjourne cinq ans à la Villa Médicis.
Il est l'auteur d'une œuvre abondante présente dans de nombreux musées. Il a une réputation de portraitiste et de dessinateur hors pair, apprécié de son vivant. Il est resté toute sa vie à l'écart des évolutions artistiques de son époque. Ses meilleurs tableaux, L'Alsace, province perdue ou Fabiola au voile rouge, datent des années 1870 à 1890. En 1889, il est élu membre de l'Académie des beaux-arts.
Le musée national Jean-Jacques Henner, au 43 avenue de Villiers dans le 17e arrondissement de Paris, est consacré à son œuvre et à celle du peintre Louis Édouard Dubufe (1853-1909), dont il occupe l'ancien atelier.
En 2007, une exposition invite à reconsidérer « cet artiste si souvent caricaturé et dont on ne retient en général que l’aspect le moins intéressant, ces femmes rousses multipliées à l’envi dans les années 1890/1900 » et met l'accent sur le puissant peintre religieux, le portraitiste pénétrant et le paysagiste à la sensibilité proche de celle de Corot[1].
[modifier] Œuvres
- Paul Henner à la médaille, Huile sur toile, vers 1865 (Musée Jean-Jacques Henner)
- La Chaste Suzanne, 1865 (Musée d'Orsay)
- La Biblis changée en Source, 1867 (Musée des Beaux-Arts de Dijon)
- La Femme au parapluie, 1874 (Musée Jean-Jacques Henner)
- Naïade, 1875
- La Femme à la fontaine, 1880 (Musée Jean-Jacques Henner)
- Hérodiade, (esquisse), 1880 (Musée Jean-Jacques Henner)
- Une baigneuse, 1881 (Musée Jean-Jacques Henner)
- La Liseuse, 1883 (Louvre)
- Portrait de Madame Kessler, 1886 (Musée Jean-Jacques Henner)
- Fabiola, (Musée Jean-Jacques Henner)
- Madeleine pleurant, (Musée Jean-Jacques Henner)
- Portrait de Jules Janssen (1824-1907)
- Rêverie, (1904-05) (musée du Petit Palais)
- Solitude, Huile sur toile 1886 (Musée Jean-Jacques Henner)
- Portrait de Marie-Louise Pasteur[2]
- Girl with Auburn Hair, 1890 (Columbia Museum of Art)
- L'Alsace,elle attend,1871 (Musée des Beaux Arts de Mulhouse)
[modifier] Galerie
[modifier] Bibliographie
- J.J. Henner. La Jeunesse d'un peintre. De 1847 à 1864 : Du Sundgau à la Villa Médicis, Musée des Beaux-Arts de Mulhouse, éditions du Rhin, 1989 (ISBN 2863390597)
- Face à l'impressionnisme, Jean-Jacques Henner, le dernier des romantiques, 2007 (RMN)
[modifier] Notes et références
- ↑ Jean-David Jumeau-Lafond, dans La Tribune de l'Art, à propos de l'exposition Face à l'impressionnisme, Jean-Jacques Henner, le dernier des romantiques, à Paris, Musée de la vie romantique, Du 26 juin 2007 au 13 janvier 2008. En ligne
- ↑ Reproduit dans Les génies de la science, n° 33, novembre 2007, p. 29.
Le 20 octobre 2008, la poste a émis un timbre d'une valeur de 0.88 € représentant la jeune fille se chauffant les mains à un poële, tableau du musée sandgauvien d'Altkirch.

