Centre des nouvelles industries et technologies

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Centre des nouvelles industries et technologies
Le CNIT en 2005, avec en arrière-plan, notamment, la tour Areva et Cœur Défense.
Le CNIT en 2005, avec en arrière-plan, notamment, la tour Areva et Cœur Défense.
Présentation
Nom local CNIT
Période ou style XXe siècle
Architecte Robert Camelot
Jean de Mailly
Bernard Zehrfuss
Nicolas Esquillan (voûte)
Jean Prouvé (façades)
Date de construction 1958
Dimensions 220 × 220 × 220 × 50 mètres
Destination initiale Grandes expositions
Propriétaire Unibail-Rodamco
Destination actuelle Centre de congrès
Centre commercial
Hôtel
Bureaux
Site web www.cnit.com
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Quartier La Défense
Commune Puteaux
Localisation
Coordonnées 48° 53′ 34″ N 2° 14′ 22″ E / 48.89278, 2.2394448° 53′ 34″ Nord 2° 14′ 22″ Est / 48.89278, 2.23944  

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Le Centre des nouvelles industries et technologies (CNIT) est le premier bâtiment construit à La Défense, dans l'ouest parisien. Sa forme caractéristique est due à la parcelle triangulaire qu'il occupe, en remplacement des anciennes usines Zodiac[1], sur le territoire de Puteaux. Construit en 1958, le CNIT a fait l'objet de deux restructurations, achevées en 1988 et en 2009. Il est géré par la société Viparis.

Histoire[modifier | modifier le code]

Son créateur, Emmanuel Pouvreau, président du syndicat des constructeurs de machines-outils rêvait, dès 1950, d'un grand centre d'expositions pour les industries. À force de ténacité, son rêve se réalisa, sans doute facilité par le besoin de vastes surfaces pour plusieurs grandes expositions, le Grand Palais étant devenu trop étriqué.

Le lieu choisi est le rond-point de la Défense, dans l'ouest parisien. À l'époque, le quartier d'affaires de la Défense n'existe pas. Le bâtiment va être construit à l'emplacement d'une ancienne usine Zodiac, sur un terrain triangulaire à côté de son rond-point qui tient son nom d'une statue intitulée La Défense de Paris (la statue existe toujours mais a été déplacée un peu plus à l'Est du quartier de la Défense). Il était sur une colline naturelle à la limite des communes de Puteaux et de Courbevoie et marquait la fin de l'ancienne voie royale tracée par Le Nôtre depuis le Palais du Louvre.

Le chantier se déroula entre 1956 et 1958, suivant une technique de voiles minces doubles en béton armé. Les architectes furent Robert Camelot, Jean de Mailly, Bernard Zehrfuss, tous trois Prix de Rome, accompagnés de Jean Prouvé pour les façades-rideau. L'ingénieur de structure, inventeur de la double coque en voile mince avec raidisseurs (comme une aile d'avion) fut Nicolas Esquillan.

Le bâtiment est ainsi constitué d'une voûte autoportante en béton armé de 22 500 m2 pour seulement 6 cm d'épaisseur et 218 mètres de portée constituant un record du monde[2]. Cette voûte repose sur 3 culées de béton de 84 tonnes et reliées entre elles par 44 tirants de câbles d'acier. Les entrées dans le bâtiment se font alors par de longs blocs rectangulaires. Le bâtiment prit le nom de Centre national des industries et techniques et est inauguré par le général de Gaulle le 12 septembre 1958 et son ministre de la Culture André Malraux déclarera « Depuis les grandes cathédrales gothiques, on n'a rien fait de semblable ! »[2].

Le CNIT va alors accueillir pendant une vingtaine d'années de grandes expositions comme les Floralies internationales, le SICOB, les Arts ménagers, le salon nautique de Paris avant de connaitre plusieurs modifications et rénovations.

Construction de la dalle de la Défense[modifier | modifier le code]

En 1978 est construite la grande dalle piétonnière du parvis de la Défense qui recouvre les gares et voies ferrées et toute la voirie. Cette surélévation du sol a pour conséquence d'enterrer d'un bon tiers de sa hauteur le CNIT. Les 3 culées disparaissent visuellement et les entrées formées par les blocs rectangulaires sont supprimées[2]. L'espace d'exposition n'étant plus assez moderne, ni assez grand, le CNIT va alors perdre une grande partie de son activité, les expositions se faisant désormais au parc des expositions de la porte de Versailles.

Restructuration de 1988[modifier | modifier le code]

En 1988, les structures intérieures furent totalement vidées et retravaillées pour y accueillir près de 200 000 m2 (au lieu des 100 000 m2 précédents). Les architectes de cette rénovation, Andrault et Parrat, Torrieri et Lamy avec Zehrfuss comme architecte-conseil, ont été commandités par Christian Pellerin, président de la Sari, alors propriétaire des lieux. C'est alors qu'il fut rebaptisé sous son nom actuel, Centre des nouvelles industries et technologies.

Si la voûte et les façades sont conservées, l'intérieur est profondément transformé avec la construction d'un ensemble de bureaux, d'un hôtel de luxe et d'une zone commerciale accueillant notamment la Fnac, le tout disposé en couronne autour d'un grand patio central. Un espace technologique de nouvelle génération, baptisé Infomart, était installé sur la partie Nord du bâtiment et devait devenir le plus grand show-room européen consacré aux nouvelles technologies. Un centre des congrès est construit en sous-sol, avec deux amphithéâtres de référence (Goethe et Léonard de Vinci). Cette rénovation sera un semi-échec[2] avec des bureaux partiellement occupés et un manque de lumière dans le bâtiment[2]. Enfin, un inconvénient technique (plafonds trop bas) rendait impossible la tenue de salons et manifestations d'envergure.

Restructuration de 2009[modifier | modifier le code]

Le nouveau propriétaire Unibail-Rodamco décide une nouvelle restructuration. Les travaux sont effectués de 2006 à 2009, pilotés par les architectes Cuno Brullmann et Jean-Luc Crochon[3] en collaboration avec Pierre Parrat. Le CNIT est à nouveau inauguré le 21 octobre 2009. De nouvelles surfaces de bureaux ont été créés et la vocation commerciale du bâtiment a été renforcée avec l'implantation de plusieurs enseignes. La dalle de la Défense a été partiellement démolie autour du bâtiment afin de retrouver la forme originelle extérieure du bâtiment et ses trois pieds. L'accès depuis la dalle se fait désormais par cinq passerelles. Ce dégagement autour du CNIT, accompagnée d'une destruction partielle de la dalle intérieure du bâtiment, avait également pour but d'exploiter le niveau inférieur, où se trouve désormais l'accès principal au centre de congrès ainsi qu'une liaison directe, nouvellement créée, entre le CNIT et la salle d'échanges de la gare de la Défense.

Sous la voûte, la couronne de bureaux a été conservée mais remodelée et écartée de la voûte avant de redonner une dimension et de la lumière à l'espace[2].

L'extérieur de la voûte du CNIT a également été rénové afin de retrouver sa blancheur initiale.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Intérieur du CNIT.

Il a pour fonction d'être un centre de congrès, actuellement géré par Unibail-Rodamco, sous la marque Paris Expo puis Viparis.

Le CNIT accueille de nombreux salons à dominante technologiques. Toutefois, les travaux de la seconde restructuration ont amené les organisateurs de ces salons à déplacer certains d'entre-eux à la porte de Versailles.

Les commerces du CNIT sont désormais le pendant du centre commercial Les Quatre Temps situés de l'autre côté du parvis de la Défense. Sur deux niveaux, Le bâtiment accueille de nombreuses enseignes telles que Fnac, Décathlon, Habitat, La Poste ou encore Monoprix (ouverture en 2010), ainsi qu'un hôtel de la chaîne Hilton (autrefois Sofitel), les bureaux de la SNCF et un campus de l'ESSEC.

Transports[modifier | modifier le code]

Ce site est desservi :

Projet[modifier | modifier le code]

Le projet de prolongement de la ligne E du RER prévoit la construction d'une nouvelle gare souterraine, située sous le CNIT. Sa mise en service est prévue pour fin 2020.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Marrey, Nicolas Esquillan, un ingénieur d'entreprise, Paris, Picard,‎ 1992, 175 p. (ISBN 2-7084-0436-9), p. 89.
  2. a, b, c, d, e et f Frédéric Edelmann, « À la Défense, le CNIT garde son mystère et son génie », sur lemonde.fr,‎ 24 octobre 2009 (consulté le 25 janvier 2010).
  3. Restructuration du CNIT, sur le site Crochon Brullmann.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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