Thann

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Thann
La Thur qui traverse Thann.
La Thur qui traverse Thann.
Blason de Thann
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann (chef-lieu)
Canton Thann (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Thann-Cernay
Maire
Mandat
Romain Luttringer
2014-2020
Code postal 68800
Code commune 68334
Démographie
Gentilé Thannois
Population
municipale
7 930 hab. (2011)
Densité 634 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 26″ N 7° 06′ 19″ E / 47.8072222222, 7.1052777777847° 48′ 26″ Nord 7° 06′ 19″ Est / 47.8072222222, 7.10527777778  
Altitude Min. 328 m – Max. 922 m
Superficie 12,51 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-thann.fr

Thann (en bas alémanique Dànn) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue satellite de la région mulhousienne et des 3 vallées du Sud-Alsace qui lui font face, Landsat 7, NASA. La vallée de la Thur est celle qui se trouve au centre.

Thann est située dans le sud-ouest du département du Haut-Rhin, à l'entrée de la vallée de la Thur, au pied des Vosges. Elle est distante de 43 km de Colmar qui est la préfecture du département et de 21 km de Mulhouse. À 6,5 km de Thann se trouve la commune de Cernay.

Statut[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville se situe au pied des Hautes-Vosges, au bord de la Thur, entre le Rossberg (1 191 m) et le Thannerhubel (1 183 m) à l'ouest et le Hartmannswillerkopf (Vieil Armand, 956 m) au nord-est.

Elle est localisée dans le sud-ouest du département du Haut-Rhin (Alsace), découpage social-économique dit du Sud-Alsace.

Thann se développe principalement vers le sud-est, direction dans laquelle l'extension communale est possible sur des zones planes.

La ville n'a fusionné avec aucune commune de taille semblable, cependant, la ville de Vieux-Thann, située le long de la RN 66 et de la voie de chemin de fer à l'est, est accolée à la commune. La limite des deux communes est indistincte en bien des endroits et on passe d'une commune à l'autre sans s'en apercevoir. Une route départementale sert de limite sur plus de 1 kilomètre.

À la sortie opposée de la RN 66, à l'ouest, la commune de Bitschwiller-lès-Thann touche la ville mais de façon plus diffuse ; cette zone est une extension du XIXe siècle et certains secteurs sont en voie de reconversion. Bien que située entre deux versants de la vallée inférieure de la Thur, le haut du Grumbach et la Rochelle, la zone y est donc devenue ces dernières années moins dense. Une nouvelle zone artisanale et résidentielle devrait y voir le jour dans les années à venir.

Plus au sud, une partie du village de Leimbach, dont le centre n'est qu'à 2,5 km de Thann, touche la ville mais, le relief étant plus marqué, des vergers et des forêts séparent encore par endroits de quelques centaines de mètres la ville et le village. Sur cette croupe, cependant, quelques programmes immobiliers très récents étendent le tissu urbain et réduisent la surface des vergers dont il est prévu de préserver les derniers hectares à la marge du ban communal.

Au nord et au nord-est, le relief est très pentu et ne laisse la possibilité à aucune extension urbaine significative. Le point culminant du ban communal, le Becherkopf, se situe au nord à 3,2 km du centre de la ville à 922 mètres d'altitude.

D'une vue aérienne, mais aussi de l'intérieur de la ville, Thann forme avec Vieux-Thann une conurbation marquée de 10 857 habitants (respectivement 7 985 et 2 872 selon les chiffres INSEE sans double compte de 2009) étendue sur 4,6 km prolongée par la zone industrielle inter communautaire située sur le ban de Vieux-Thann. Cette conurbation de forme générale circulaire dont la partie la plus opulente s'étend le long de la Thur, occupe vers le sud l'espace offert par le seuil de la vallée de cette rivière, ce qui n'est pas sans rappeler la situation analogue des cités voisines de Masevaux, Guebwiller, Munster et Kaysersberg, due à l'orientation est-ouest des vallées haut-rhinoises.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Thann
Goldbach-Altenbach
Bitschwiller-lès-Thann Thann Vieux-Thann
Leimbach

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Le Kattenbach est situé sur la rive gauche de la Thur, au pied de l'Engelbourg et du vignoble du Rangen. Ce quartier avait jusqu'au début du XXe siècle une vocation agricole et artisanale liée à la présence des vignes sur la commune [2]. Il a été fortifié en 1370.
  • Le Floridor est un quartier situé dans les hauteurs de la ville, dans le vallon du Steinby. Il est notamment connu grâce à la route forestière qui mène au col du Hundsrück.
  • Steinby
  • Riegelbourg
  • Blosen
  • Bungert
  • Saint-Jacques
  • Faubourg des Vosges
  • Faubourg du Rhin
  • La ville est agglomérée, elle ne possède pas d'écart.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • Thur (rivière, affluent de l'Ill)
  • Steinbyruntz (ruisseau, rive droite de la Thur)
  • Grumbach (ruisseau, rive gauche de la Thur)
  • Kattenbachyruntz ou Finsterbach (ruisseau, rive gauche de la Thur)

Climat[modifier | modifier le code]

Cumul annuel pp thann.png

Dans les grandes lignes, le climat Thannois est semi-continental, c'est-à-dire que les températures y sont froides en hiver et chaudes en été. La situation géographique de la ville par rapport au massif des Vosges lui permet parfois d'être protégée des précipitations venant de l'ouest: c'est l'effet de foehn. A contrario, les précipitations sont renforcées en flux de sud-ouest, celles-ci pouvant transiter par la trouée de Belfort. Conséquence directe: les mois les plus humides sont généralement ceux de juillet et août, en raison des dégradations orageuses, qui peuvent produire de très forts cumuls de précipitations en très peu de temps. Les précipitations annuelles s'élèvent à environ 1 100 mm par an.

Risques géologiques et naturels[modifier | modifier le code]

La proximité immédiate de la ville de Thann avec le massif des Vosges lui vaut de souffrir parfois de glissements de terrains, effondrements et coulées de boues. Ces événements peuvent être particulièrement forts compte tenu du contexte géologique et topographique des environs. De plus, des conditions météorologiques défavorables peuvent aggraver la situation (comme un orage très pluvieux). En avril 2010, un glissement de terrain a abîmé plusieurs dizaines de pieds de vigne au pied du vignoble du Rangen[3].

Crues et inondations[modifier | modifier le code]

En raison du caractère torrentiel que peut présenter la Thur jusqu'à Vieux-Thann, les crues et les inondations font partie de l'histoire de la ville. Celles-ci arrivent en général en hiver ou au printemps, lorsque la fonte du manteau neigeux est associée à de fortes précipitations. Ces dernières années, plusieurs travaux ont été réalisés afin de sécuriser les rives de la Thur et de ses affluents, très pentus, en construisant ou consolidant des murs et digues de protection. Ainsi, les dernières crues de grande ampleur ont eu lieu en 1990, 1983 et 1947. D'autres inondations ont été plus récentes mais n'ont pas été particulièrement exceptionnelles.

Quelques événements météorologiques marquants[modifier | modifier le code]

  • 26 décembre 1999: tempête Lothar, à l'origine de dégâts parfois sévères dans la vallée de la Thur ainsi qu'à Mulhouse[4].
  • août 2001: un tuba (phénomène tourbillonnaire défini comme étant l'amorce d'une tornade) est observé sur les hauteurs du Rangen. Un phénomène semblable a pu être observé à Vieux-Thann en 2007[5].
  • 12 juillet 2010: un orage particulièrement violent provoque la chute de plusieurs dizaines d'arbres sur la commune ainsi que dans la commune voisine de Vieux-Thann[6].
  • 15 décembre 2011: tempête Joachim, provoquant des inondations dans les quartiers le long de la Thur et sur la RN 66[7].
  • 30 juin 2012: une dégradation orageuse sévère joue les troubles-fête lors de la crémation des trois sapins[8].
  • 22 juillet 2013: un orage orographique occasionne des chutes de grêle et provoque la chute d'un arbre[9].
  • 25 juillet 2014: en fin d'après-midi, un orage très pluvieux provoque des coulées de boue dans la vallée de la Thur[10][11].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier
  • N66 : l'agglomération Thannoise est traversée par la route nationale 66 (axe Mulhouse - Nancy), très fréquentée et à 2x2 voies jusqu'à l'entrée ouest. Le centre est distant de 5,5 km de la 'Croisière' de Cernay (carrefour des routes Mulhouse-Thann-Épinal et Colmar-Belfort).

Elle bénéficie en outre de la proximité d'axes internationaux tels que les autoroutes A35 et A36.

  • D103 : vers Aspach-le-Haut et Dannemarie.
  • D34I : vers Leimbach et Guewenheim.
  • D35 : vers Steinbach et Cernay ou vers Sentheim.
  • D36 : vers Rammersmatt (à noter que le tracé de cette route allait jusque vers 1955 plus directement à Rammersmatt par dessus la colline du Riegelbourg).
  • D33 : cette route, longue de 700 m seulement, dessert aujourd'hui la zone industrielle intercommunale, et sera prolongée vers le sud afin de devenir la déviation ouest de l'agglomération en déviant la RD 35 entre Cernay et Leimbach. Elle reliera le Parc d'Activités du pays de Thann à la RN 66.
  • Voie communale : vers le col du Hundsruck (748 m) sans passer par Bitschwiller-lès-Thann.
  • C'est de Thann que part la route Joffre.
Réseau ferroviaire
Article détaillé : Gare de Thann.

Signalisation[modifier | modifier le code]

Les deux communes de Thann et de Cernay étant regroupées, au sens de l'INSEE, en une seule agglomération, il n'est pas rare de voir inscrites les deux villes sur la même ligne sur les panneaux de signalisation routière. En effet, les règles de la signalisation s'appuient sur cette référence à l'INSEE pour regrouper deux "pôles" importants formant une agglomération en un seul "dipôle" lorsqu'il apparait pertinent pour l'usager de traduire leur attractivité respective au sein d'une même mention.

Cette mention en dipôle se rompt cependant à nouveau en deux pôles inscrits sur deux lignes Thann puis Cernay ou l'inverse, lorsqu'il s'agit d'indiquer la distance kilométrique, puisque les centre-villes sont distincts.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville provient de l'allemand Tanne, signifiant sapin. Un sapin figure effectivement sur le blason de Thann (armes parlantes).

  • Villa Danne, Xe siècle
  • Castrum Tanne, 1251
  • Oppidum Thanna, 1304
  • Pinetum, XVIe siècle

Histoire[modifier | modifier le code]

Légende[modifier | modifier le code]

La ville doit son point de départ à la translation miraculeuse d'une relique de son patron Saint-Ubald. Dans l'ouvrage Relation sommaire de la vie de Saint-Thiébaut publié en 1628 on y rapporte cette légende : le 16 mai 1160 mourut l'évêque Ubald ou Théobald, évêque de Gubbio, en Ombrie (ancienne délégation d'Urbin-el-Pesaro). Il laissait un serviteur originaire des Pays-Bas ou de Lorraine, témoin pendant de longues années des miracles accomplis par son maître, comme de ceux qui se produisirent à sa mort.
Cet homme, à qui le saint redevait des gages, qui savait que sa grande charité lui laissait peu d'espoir de les récupérer, voulut se dédommager en dérobant une relique sur le corps du saint évêque. L'affluence du peuple retardait l'enterrement ; le serviteur saisit une occasion favorable, se glissa sans être aperçu auprès du saint et lui enleva le pouce. Il le cacha dans une bourse de pèlerin, et prit en toute hâte la route de son pays qu'il voulait enrichir de ce pieux trésor. Son chemin, en arrivant en Alsace, était de prendre par la vallée de Saint-Amarin pour passer en Lorraine. Cependant, avant de s'enfoncer dans ces gorges, il voulut se reposer à l'ombre d'un bois de sapins ; il planta son bourdon en terre à côté de lui, en l'appuyant contre un arbre et s'endormit.
Mais alors que, si loin de l'Italie, il se croyait assuré de jouir du fruit de son larcin, la volonté de Dieu et du saint se manifesta par un prodige ; au moment de se remettre en route, le voyageur ne peut retirer son bâton du sol.
Après maints efforts inutiles, il court au village voisin chercher de l'aide. Quelques habitants le suivent et ne réussissent pas d'avantage à ébranler le bourdon ; le bruit de cette merveille amène un grand concours de curieux. Pendant ce temps le seigneur ou comte du pays, à qui la tradition primitive donne le nom d'Engelhard, probablement parce qu'il habitait le château d'Engelbourg ou de Thann, qui domine l'entrée de la vallée, voyait du haut de son manoir une grande clarté jaillir à trois reprises de la cime d'un sapin. Il voulut s'assurer des causes de ce phénomène et trouva une foule de ses vassaux réunis autour d'un pèlerin.
Le comte Engelhard, frappé du saisissement de l'étranger, l'interpelle et lui fait avouer le larcin dont il s'était rendu coupable.En entendant ce récit, le comte et ses vassaux se jettent à genoux et, par une inspiration du ciel, le premier fait un vœu au nom de tous d'élever une chapelle sur cet emplacement pour y honorer la relique de Saint Thiébaut n'exigeait pas plus, car aussitôt le bourdon se détacha de l'arbre et le serviteur émerveillé reconnut avec tout le monde que la relique ne devait pas aller plus loin.
On se hâta d'accomplir le vœu ; la chapelle fut construite, et Dieu se plaisant à manifester chaque jour par de nouveaux miracles l'estime qu'il portait au saint évêque de Gubbio, l'affluence des fidèles des plus lointains pays permit d'élever une église autour de laquelle de nombreux habitants bâtirent une ville qui emprunta le nom de Thann à la forêt de sapins dont elle occupait l'emplacement.
Cette poétique légende ne prétend sans doute pas à une certitude historique absolue, et rien ne le prouve mieux que les diverses formes sous lesquelles on l'a successivement rédigée. Elle se trompe évidemment sur l'étymologie, car parmi les possessions dont l'évêque Wiederhold de Strasbourg enrichit l'abbaye d'Eschau, de 995 à 999, figure une manse avec quatre vignes sis dans la villa de Danne, et il y a apparence que dès les temps les plus reculés le château du comte Engelherd portait le même nom.

Les comtes de Ferrette[modifier | modifier le code]

Rien ne paraît mieux établi que la part attribuée par la légende aux comtes du pays, c'est-à-dire aux Ferrette, dans la fondation de Thann. Le château de Thann était un des alleux de cette puissante famille, qui le posséda sans trouble jusqu'au moment où les crimes, dont elle se rendit coupable, couronnés par un parricide, emportèrent la confiscation de ce domaine au profit de l'empire. En 1234 Henri VII, roi des Romains, fit don à l'évêque Berthold de Strasbourg de tous ses droits sur le château de Thann, qu'il distingue déjà en château neuf et château vieux, et de toutes ses dépendances ; deux ans après, l'empereur Frédéric II renonça également en faveur de l'église de Strasbourg au vieux et au nouveau château de Thann, y compris le péage antique qui en relevait. Ce péage ainsi désigné en 1236, fait supposer l'existence d'une importante voie de communication à travers la vallée, fort antérieure à la translation de la relique. Les Ferrette eux-mêmes prêtèrent les mains à cet arrangement, et en 1251 le comte Ulric Ier - le parricide - résigna tous les droits sur le château de Thann et ses dépendances au profit de l'évêque Henri de Strasbourg, pour les reprendre aussitôt en fief. Vingt ans plus tard, Ulric Ier, du consentement de son fils Thiébaud, vendit à l'évêque Henri de Bâle le reste de ses possessions, y compris le village de Thann, séparé du château par la Thur, moyennant la somme de 380 marcs d'argent, et cette aliénation fut également suivie de la conversion des domaines achetés en fiefs en faveur des vendeurs.

Thann entouré de murailles[modifier | modifier le code]

Ce fut sous le règne du comte Thiébaud (1275-1340) que Thann parait avoir été entouré de ses premières murailles[12]. Au moment de la formation des communes, sa situation lui donna une importance exceptionnelle, et rien ne le prouve mieux que les fréquents séjours qu'à partir de ce moment les Ferrette firent à Thann. De nombreux diplômes, au nom du comte Thiébaud, sont datés de ce lieu ; ce fut lui qui en 1297 fit don à des religieux franciscains du terrain où s'élevait encore avant la Révolution française un couvent de cet ordre, reconstruit au commencement du dernier XVIIe siècle et transformé ensuite en hôpital ; ce fut encore lui qui fonda en 1304, de concert avec "la communauté hongroise de la ville de Thann" une chapelle dédiée à saint Michel qui fut annexée à l'église paroissiale.

La seigneurie de Thann[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Thann, détenue par les comtes de Ferrette puis par les ducs de Habsbourg, possédait deux prévôtés (Burhnaupt-le-Bas et Traubach-le-Haut).

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Bâtiments bombardés (1915)

La ville eut à souffrir de ce conflit et le peintre officiel aux armées, François Flameng, immortalisa les douloureux événements de ce conflit dont l'éclatement d'une bombe près de l'église. Ces nombreux croquis et dessins parurent dans la revue L'Illustration.

Au moment de la déclaration de la guerre, le 1er août 1914, toute l'Alsace était allemande. Dès le 7 août, Thann fut libérée par les troupes françaises. Alors que les combats faisaient rage en 1915 au Hartmannswillerkopf, à 9km, en direction de Soultz, et qu'il fallut attendre quatre ans pour que la totalité de l'Alsace redevienne française, toute la région allant de Saint-Amarin à Dannemarie ne fut jamais reprise. Le maréchal Joffre se rendit plusieurs fois à Thann qui était devenue la capitale de l'Alsace française. La frontière se stabilisa entre Vieux-Thann et Cernay. Aspach-le-Haut resta allemande[réf. nécessaire], coupant tout passage en plaine à l'abri de l'occupant. À cette époque, jusqu'à la fin de 1914, fut construite la route reliant les vallées de la Doller et de la Thur, permettant de réaliser une jonction entre Thann et Masevaux en évitant le secteur contrôlé par l'ennemi. Cette route est aujourd'hui la route Joffre (route départementale 14 bis IV).

Quelques événements Thannois mémorables[modifier | modifier le code]

  • 16 mars 1981: plasticage criminel de la croix de Lorraine du Staufen, par un groupuscule autonomiste, les « Loups Noirs ».
  • 20 septembre 1981: second plasticage de la croix de Lorraine du Staufen.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Thann a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[13].

La ville est également récompensée par le label de qualité de vie « Villes et villages fleuris » (trois fleurs)[14].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[15]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1923 1935 Jean-Baptiste Weiss-Blocher (1864-1951)   Entrepreneur
1935 1936 Georges Kern (1864-1936)   Médecin
1936 1940 Alfred Muller (1876-1950)   Industriel
1944 1945 François Heiligenstein (1893-1980)   Pharmacien
1945 1956 Modeste Zussy (1897-1993) UNR Employé, conseiller général et sénateur
1956 1989 Pierre Schielé (1925-2011) UDF Né à Dombasle-sur-Meurthe, mort accidentellement au mont Sainte-Odile. Professeur. Sénateur et président du Conseil régional (1977-1980)
1989 2014 Jean-Pierre Baeumler PS Né en 1948 à Oberbruck, principal de collège, député (1988-1993, 1997-2002)
2014 en cours Romain Luttringer UDI Ancien maire de Willer-sur-Thur

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les comptes 2005 à 2011 de la commune s’établissent comme suit [16],[17],[18]:

Évolution financière.
Postes 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Produits de fonctionnement 8 010 000 € 8 370 000 € 8 370 000 € 8 535 000 € 8 503 000 € 8 525 000 € 8 901 000 €
Charges de fonctionnement 7 119 000 € 7 521 000 € 7 521 000 € 7 640 000 € 7 729 000 € 7 743 000 € 7 843 000 €
Ressources d’investissement 3 383 000 € 3 261 000 € 3 251 000 € 3 541 000 € 3 204 000 € 2 829 000 € 4 556 000 €
Emplois d’investissement 2 927 000 € 2 361 000 € 3 587 000 € 3 083 000 € 3 312 000 € 3 320 000 € 4 591 000 €
Dette 6 436 000 € 5 720 000 € 5 981 000 € 6 353 000 € 6 702 000 € 6 921 000 € 8 186 000 €
Source : Ministère de l’Économie et des Finances[19].

Fiscalité 2011

  • Impôts moyens par habitant : 476 €
  • Taux d’imposition Taxe d’habitation : 17,56 %
  • Taxe foncière sur propriétés bâties : 12,71 %
  • Taxe foncière sur les propriétés non bâties : 80,52 %
  • Taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 50,60 %
  • Cotisation foncière des entreprises : 20,41 %
  • Montant total des dettes dues par la commune : 8 186 000 €. Population légale : 8 129 habitants, soit 1 007 € par habitant.

Édifices publics[modifier | modifier le code]

  • Un poste de police municipal occupe l'ancien octroi de la ville contigu à l'hôtel de ville.
  • Une compagnie de gendarmerie est implantée avenue de Gubbio.
  • Une caserne de pompiers est située rue du 7 août. Il est peint sur la façade de celle-ci une très belle fresque réalisée par Christian Ziebold, peintre local, représentant une carte avec les chemins pédestres de la région.
  • Tribunal d'instance rue Saint-Jacques.
  • Hôtel des impôts et trésorerie (en voie de regroupement).
  • Centre hospitalier Saint-Jacques (192 lits) rue Saint-Jacques.
  • Gare SNCF. Arrêts Thann Saint-Jacques, Thann-Centre, Vieux-Thann et Vieux-Thann-ZI.
  • Poste rue du Général-De-Gaulle, un second bureau se situe à Vieux-Thann. Un centre de distribution courrier se situe dans la zone industrielle inter-communautaire.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pacte d'amitié[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Thann sont appelés les Thannois[20].

Le nombre d'inscrits sur la liste électorale est de 5 235 personnes en 2007. Il était de 5 070 en 2002.

En 2011, la commune comptait 7 930 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 605 4 186 3 989 3 992 5 937 5 086 5 742 5 872 5 964
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
8 071 8 854 8 154 8 066 7 544 7 535 7 464 7 425 7 537
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 618 7 901 7 413 6 103 6 623 6 557 6 455 6 017 6 473
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
7 736 8 318 8 519 7 788 7 751 8 033 7 981 7 964 7 930
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[22].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Deux collèges publics d'enseignement secondaire, le collège Charles Walch et le collège Rémy Faesch.
  • Un lycée d'enseignement professionnel Charles Pointet.
  • Un lycée d'enseignement général et technologique, le lycée Scheurer Kestner.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Industrie chimique (Thann et Vieux-Thann)
  • Industries textiles (en déclin)
  • Biens d'équipement
  • Imprimerie industrielle
  • Éco-industries
  • Travaux Publics
  • Viticulture (coteaux étagés du grand cru Rangen 340/466 m)

Espaces accueillant les activités économiques :

  • une zone industrielle
  • une zone industrielle intercommunautaire
  • un parc d'activités intercommunautaire

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La collégiale de Thann, vue depuis le château de l'Engeblourg
Vue de Thann en l'an 1600, avec l'Engelbourg encore debout
L'Œil de la sorcière, reste de donjon

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Collégiale Saint-Thiébaut[23], principalement de style gothique flamboyant. La plus belle représentation gothique d'Alsace après la Cathédrale de Strasbourg. Plus précisément, on retrouve sur cet édifice les trois styles gothiques (primitif, rayonnant et flamboyant) s'étalant de la fin du XIIIe siècle au début du XVIe siècle. Elle représente un bel exemple de style gothique rhénan, visible à Strasbourg ou à Fribourg en Brisgau, caractérisé notamment par une flèche dentelée et élancée. Celle de Thann, réalisée par Rémy Faesch, mesure 78,14 m, sa base étant tout d'abord carrée, sa partie intermédiaire octogonale. Le portail à trois tympans est unique en France. L'orgue est de Martin Rinckenbach (1888), reconstruit par Michel Gaillard en 2001[24].
  • Temple[25] de 1836 avec un remarquable campanile, ses estampes et son orgue[26], [27], [28], [29], [30].
  • Synagogue (seconde moitié du (XIXe siècle), 5,rue de l'Étang [31] inaugurée en 1862, adoptant le style néo-byzantin[32].
  • Ancien couvent des Franciscains (XVIII-XIXe siècle) qui était situé hors les murs[33]. Abrite depuis le XIXe siècle l'origine de l'hôpital devenu centre hospitalier Saint-Jacques après des extensions successives du XXe siècle. L'entrée emprunte l'ancien cloître qui se distingue parfaitement.
  • Église Saint-Pie X (1961) et son orgue[34].
  • La chapelle Saint-Urbain située au milieu des vignes du Rangen.

Lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • Monument de la Résistance Alsacienne situé sur la colline du Staufen, dominant la plaine, dont la première pierre a été posée le 1er août 1948 par le général De Gaulle. Cette croix de Lorraine de 12 m de haut n'était pas lumineuse à l'origine. Tout d'abord en béton armé, elle est désormais en acier dont les caissons renferment un dispositif d'éclairage visible depuis la région Mulhousienne.
  • Monument du Sous-Lieutenant Charbon 15°BCP[35]. Un monument a été érigé en leur honneur au sommet du Grand Ballon.
  • Cimetière catholique[36] et vieux cimetière juif[37].
  • Arbre des Justes, arbre de Judée blanc, planté le 29 septembre 2013 sur le parvis de la synagogue en l'honneur de Mgr Pierre Bockel et l'Abbé Jean Fory.

Patrimoine civil et militaire[modifier | modifier le code]

  • Château d'Engelbourg[38], [39], ancien château fort détruit sur ordre de Louis XIV après le rattachement de l'Alsace à la France (traités de Westphalie), aujourd'hui appelé « Œil de la Sorcière », en référence au tronçon du donjon resté en équilibre horizontal et visible de loin (à la suite des traités de Westphalie la frontière avait été repoussée des Vosges sur le Rhin et ce château n'avait plus d'intérêt stratégique. Louis XIV ordonna alors le démantèlement du château de l'Engelbourg en février 1673. Le travail fut confié à l'intendant Poncet de la Rivière, qui le fit exécuter par des mineurs de Giromagny. Après plusieurs tentatives, la grosse tour du donjon se souleva, se brisa en plusieurs parties ; l'une d'entre elles retomba pour former « l'œil de la sorcière »).
  • La Tour aux sorcières (XIVe siècle) marque l'extrémité sud de la route des vins d'alsace et le début du sentier viticole du Rangen qui permet une promenade de deux heures dans le vignoble.
  • Tour des cigognes (XIIIe siècle).
  • Ancien château de Marsilly (XVIe-XVIIe siècle).
  • Hôtel de ville (fin XVIIIe siècle) dont les plans ont été fournis par Jean-Baptiste Kléber en 1787. D'abord destiné à remplacer l'hôpital Saint-Erhard[40], jugé vétuste, la construction a commencé en 1788. Avant la fin de sa réalisation, il fut décidé d'y installer l'hôtel de ville. Les travaux du gros œuvre ont été terminés en 1793. L'aménagement a été confié à G.I. Ritter en 1795[41].
  • Musée de Thann[42] dans l'ancienne Halle aux blés construite en 1519 par Maître Rémy Faesch.
  • Gare SNCF (1839 remaniée pour agrandissement par la suite) située sur la ligne Mulhouse - Kruth. Le premier tronçon de cette ligne de chemin de fer qui allait tout d'abord de Mulhouse à Thann avait été construite pour desservir l'usine chimique de Thann. Cette ligne était à l'époque la première voie de chemin de fer d'Alsace et la troisième de France après Saint-Étienne - Andrézieux et Paris - Saint-Germain.
  • Parc Albert 1er (du nom du roi-chevalier de Belgique)[43]. La surface de ce parc était à l'origine un terrain vague situé au bas du vallon du Steinby. En 1923, il a été aménagé pour accueillir l'exposition industrielle et commerciale du 5 mai au 1er juillet 1923. La partie centrale du parc est aménagée à la française. En son centre, un buste d'Auguste Scheurer-Kestner est visible.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Natives de Thann[modifier | modifier le code]

Œuvres à Thann[modifier | modifier le code]

  • Rémy Faesch, arrive vers 1491 à Thann et devient l'un des architectes de la collégiale Saint-Thiébaut et s'éteint vers 1534.
  • Jean-Baptiste Kléber, un des deux architectes ayant participé à la construction de l’Hôtel de Ville après l’effondrement de l’ancien en 1778.
  • Auguste Scheurer-Kestner (1833-1899), sénateur et vice-président du Sénat, acteur de la vie politique et industrielle locale dont la famille est liée au développement de l’industrie chimique de Thann. Contemporain et ami de Georges Clemenceau.
  • René Ortlieb, s'engagea très tôt dans la lutte clandestine contre l'occupant nazi et participa notamment à l'évasion du général Giraud. Arrêté, déporté et exécuté par les nazis le 17 avril 1945.

Liens familiaux ou historiques[modifier | modifier le code]

Tourisme et loisirs du pays de Thann[modifier | modifier le code]

Au centre-ville de Thann

Thann fait partie de l'association Les Plus Beaux Détours de France.

Tourisme
Capacité d'hébergement
  • halte camping-cars
  • gîte d'étapes
  • 6 hôtels de 0 à 3 étoiles.
Loisirs
  • relais culturel (salle de spectacles de 800 places et 2 salles de cinéma)
  • piscine intercommunale
  • médiathèque intercommunale

Commémorations[modifier | modifier le code]

Un timbre postal, d'une valeur de 0,20 franc, célébrant le VIIIe centenaire de la fondation de la ville, a été émis le 3 juillet 1961, avec oblitération Premier jour dans la ville le 1er juillet[44]. Le 1er septembre 1989, ce timbre a été réutilisé sur les documents-souvenirs émis pour les 150 ans de la ligne de chemin de fer.

Tous les 30 juin se déroule la fête de la « crémation des 3 sapins » qui commémore la fondation de la ville et qui rassemble chaque année plus de 10 000 personnes. Avant le feu, au début de la soirée, les vêpres ont lieu dans la collégiale Saint-Thiébaut puis un film Thann, la divine fondation réalisé par Dimitri Frank de la société Splitscreen et les Bâtisseurs de Thann est projeté sur la place Joffre. Un feu d'artifice illumine ensuite la collégiale après que le dernier sapin soit tombé.

La Ville de Thann possède 12 lieux de mémoire en hommage à tous les combattants qui se sont battus pour notre liberté[45].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Thann

Les armes de Thann se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier de gueules à la fasce d'argent, au second d'azur au sapin arraché d'or. »

En 1469, le duc Sigismond d'Autriche concéda a la ville un écu parti présentant au premier le blason de l'Autriche et au second un sapin de sinople posé sur un champ d'argent. En 1498, Maximilien Ier modifia la partie sénestre, l'azur substitué à l'argent et le sapin devenant d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Inventaire topographique du Canton de Thann - 1980 - Imprimerie Nationale.
  • Histoire de Thann par Joseph Baumann - première édition 1981 - Éditions SAEP.
  • Histoire de Thann (bande dessinée) - 1989 - Jeune chambre économique de Thann-Cernay.
  • Publications de la Société d'Histoire des régions de Thann-Guebwiller.
  • Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, vol. 1, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe,‎ 2010, 160 p. (ISSN 1253-6008)
    n°53/54/55 2010. Tome 1 : A – F :
    • Thann, 1916, photo dans l’Art et les artistes, figure 31, p. 26
    • Thann, 1946, aquarelle de Paul Frittsch, figure 199, p. 152
  • Mes Evasions par le Général Henri Giraud Bibliothèque verte - 1949 - éd. Hachette
  • Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, 1370-1970, vol. 2, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe,‎ 2011, 362 p. (ISSN 1253-6008)
    n°56/57/58/59 2011. Tome 2 : G à O :
    • Thann, 1905, manoir, photo Sébastien Hausmann, figure 244, p. 199
    • Thann, vers 1930, remparts, dessin à la plume de Johann Martin Herrmann, figure 249, p.206
    • Thann, 1949, huile sur toîle par Otto Koiner, figure 328 p. 261
    • Thann-Engelsbourg, 1544, Cosmographie de Sébastien Munster, figure 450, p.344
  • Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, 1370-1970, vol. 2, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe,‎ 2011, 581 p. (ISSN 1253-6008)
N°63/64/65/66 2013. Tome 3 : P à Z : 1370-1970, Bildermacher der Elssaessischen Burgen Und Stadtbefestigungen
  • Thann-Engelsbourg, 1628, gravure bois, Johannes Andreas Schenck, dans Franz-Malachias Tschamser, fig. 758, p. 577
    • 1628 (1864), litho F.E. Simon du dessin de Johann Andreas Schenck, fig. 589, p. 447
    • 1673, dessin réalisé par Mathieu Poncet de la Rivière, fig. 493, p. 384
    • 1897, chromolithographie, Ewald Thiel, fig. 662, p. 510
  • Thann-manoir Reinach, 1948, dessin monogrammiste V.S. fig. 691, p. 525
  • Thann-remparts, 1928, gravures sur bois, Victor Scmidt, fig. 593, p. 453
    • v.1920, aquarelle de M. Premy couleur 49, XV, p. 391
    • 1933, dessin A. Schwander, fig. 603, p. 463
  • Charles-Laurent Salch, Nouveau Dictionnaire des Châteaux Forts d'Alsace, Ittlenheim, alsatia, Conception et réalisation Lettrimage,‎ 1991, 384 p. (ISBN 2-7032-0193-1)
Thann, Engelsbourg ou Engelbourg et Thann (Vieux) : pp. 316 à 318

Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue,‎ 1995, 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1)

Thann (Tour des Cigognes ; Ancienne collégiale, église catholique Saint-Thiébaut ; Fontaine Saint-Thiébaut ; Ancienne halle aux blés ; Maison Erhard ; Façades ; Oriel ; Portes ; Fontaine des Vignerons ; Ruines du château d’Engelbourg pp. 592 à 599
  • Alsace cinéma : cent ans d'une grande illusion, par Odile Gozillon-Fronsacq - 1999 - éd. Nuée Bleue (Jeanne Helbling p. 52 et 53, César Holweck fig. p. 70)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. INSEE : Agglomération (unité urbaine) : Thann-Cernay
  2. Panneau pédagogique du sentier viticole du Rangen
  3. Article du journal L'Alsace sur le glissement de terrain dans le Rangen (07/04/2010)
  4. Journal du soir sur France 3 Alsace: dégâts à Mulhouse et dans la vallée de Thann (26/12/1999)
  5. Les phénomènes cités peuvent être confirmés à l'aide de photographies.
  6. Article du journal L'Alsace sur les orages du 12 juillet 2010 entre Thann et Cernay (14/07/2010)
  7. Article du journal L'Alsace sur la tempête Joachim à Thann et dans la vallée de la Thur (16/12/2011)
  8. Article du journal Dernières Nouvelles d'Alsace sur la crémation des trois sapins du 30 juin 2012 (02/07/2012)
  9. Article du journal L'Alsace sur l'orage ayant provoqué la chute d'un arbre à Thann (12/07/2013)
  10. « Orages et coulées de boue dans la Vallée de Thann », sur www.lalsace.fr,‎ 25/07/2014 (consulté le 25/07/2014)
  11. « Un déluge d'eau et de boue entre Willer et Wattwiller », sur www.lalsace.fr,‎ 27/07/2014 (consulté le 27/07/2014)
  12. « Notice no IA00024313 », base Mérimée, ministère français de la Culture Fortification d'agglomération, Première enceinte érigée en 1290
  13. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  14. Fiche de THANN sur le site web du label « Villes et villages fleuris ». Consulté le 26/04/2014.
  15. Thann, liste des maires successifs
  16. Les Comptes des Communes, Analyse des équilibres financiers fondamentaux Les comptes des communes, Chiffres Clés - Fonctionnement - Investissement - Fiscalité - Autofinancement – Endettement : La Commune de Thann
  17. Proxiti Alsace : Informations locales concernant la Commune de Thann
  18. Thann : la dette en 2011
  19. Les comptes détaillés de la commune sur la base Alize du ministère des Finances.
  20. habitants.fr, « Haut-Rhin > Thann (68800) » (consulté le 10 juillet 2010)
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  23. « Notice no PA00085696 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ancienne collégiale Saint-Thiebault
  24. Orgue Martin Rinckenbach (1888), reconstruit par Michel Gaillard en 2001
  25. Les temples protestants de France : Haut-Rhin (68) : Thann : Le temple
  26. Temple réformé : Georges Schwenkedel, 1951
  27. « Notice no IA00024219 », base Mérimée, ministère français de la Culture Temple
  28. « Notice no IM68000874 », base Palissy, ministère français de la Culture Orgue du temple de Thann
  29. « Notice no IM68000874 », base Palissy, ministère français de la Culture 8 estampes : passion
  30. Thann, paroisse réformée
  31. « Notice no IA00024321 », base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue
  32. THANN Journée Européenne de la Culture Juive 2012 Aspects de la présence juive dans la Vallée de la Thur
  33. Couvent de Franciscains
  34. Orgue St-Pie X : Max et André Roethinger, 1964
  35. Monument du Sous-Lieutenant Charbon 15°BCP Monument des Diables Bleus, Surnom donné par les allemands aux Chasseurs à pied et alpins pendant la Grande Guerre
  36. Thann, cimetières, sur le site du Centre Départemental d’Histoire des Familles de Guebwiller
  37. Cimetière de juifs selon l’inventaire fondamental de 1968 de Marie-Philippe Scheurer et Brigitte Parent.
  38. « Notice no PA00085695 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ruines du château d'Engelbourg
  39. « Notice no IA00024352 », base Mérimée, ministère français de la Culture Château fort, château d'Engelbourg
  40. « Notice no IA00024328 », base Mérimée, ministère français de la Culture Hôpital Saint-Erhard, construit de 1323 à 1328 et doté de revenus par la comtesse Jeanne de Ferrette
  41. « Notice no IA00024258 », base Mérimée, ministère français de la Culture Hôtel de ville
  42. Musée de Thann (Haut-Rhin), Arts et traditions locales
  43. Le parc Albert 1er
  44. « Le timbre »
  45. "Les Chemins de la Mémoire" pour ne pas oublier !