Burnhaupt-le-Haut

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Burnhaupt-le-Haut
La mairie-école.
La mairie-école.
Blason de Burnhaupt-le-Haut
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann
Canton Cernay
Intercommunalité C.C. de la Vallée de la Doller et du Soultzbach
Maire
Mandat
Véronique Sengler
2014-2020
Code postal 68520
Code commune 68060
Démographie
Gentilé Burnhauptois
Population
municipale
1 629 hab. (2011)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 51″ N 7° 08′ 46″ E / 47.7308, 7.146147° 43′ 51″ Nord 7° 08′ 46″ Est / 47.7308, 7.1461  
Altitude Min. 290 m – Max. 338 m
Superficie 12,49 km2
Localisation

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Burnhaupt-le-Haut

Burnhaupt-le-Haut est une commune de la couronne périurbaine de Mulhouse située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Burnhauptois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Burnhaupt-le-Haut fait partie de l'arrondissement de Thann, du canton de Cernay et de la vallée de Masevaux. Située à quelques centaines de mètres du lit de la Doller à la porte du Sundgau, sur son ban existe un nœud routier et autoroutier plaçant idéalement la commune. Cernay est à 9 km, Thann à 13 km, Masevaux à 14 km, Mulhouse à 16 km. Le village de Burnhaupt-le-Haut se trouve à trois kilomètres de la zone industrielle du Pont d'Aspach et tout près de la voie rapide A 35 reliant Strasbourg-Colmar-Sélestat-Mulhouse-Belfort-Lyon.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 249 hectares ; l'altitude varie entre 290 et 338 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 666, alors qu'il était de 541 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 92,5 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 6,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 83,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 16,2 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 80,5 %, quasiment identique à 1999 (81,5 %), la commune ne propose pas de logements HLM loués vides (logements sociaux)[a 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Burnhaupt (prévôté).

Burnhaupt-le-Haut fait partie au début de son existence de la seigneurie de Thann et de la prévôté supérieure de Burnhaupt. Jusqu'au XVe siècle, il n'existe qu'une seule église paroissiale pour les deux Burnhaupt, sans doute celle du haut du village, puisque cette église en a longtemps été une filiale. Le village ne se trouve pas très loin du Pont d'Aspach où passe la Doller et qui était un ancien péage, peut-être créé par les comtes d'Eguisheim, d'où sans doute le nom d'Exenbruckh qui a cours en 1545.

Le village et son annexe sont totalement détruits pendant la Première Guerre mondiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[3].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1940, quatre maires seulement se sont succédé :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1940 1972 Émile Fassnacht    
1972 2001 Gérard Kieffer    
mars 2001 2014 Antoine Muller    
mars 2014 en cours Véronique Sengler    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Burnhaupt-le-Haut relève du tribunal d'instance de Thann, du tribunal de grande instance de Mulhouse, de la cour d'appel de Colmar, du tribunal pour enfants de Mulhouse, du conseil de prud'hommes de Mulhouse, du tribunal administratif de Strasbourg et de la cour administrative d'appel de Nancy[4].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 629 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
778 781 936 1 007 1 162 1 133 1 159 1 220 1 171
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 060 1 085 1 140 1 079 1 001 1 042 957 906 903
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
864 886 918 744 773 788 800 834 873
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
900 977 1 084 1 296 1 426 1 505 1 550 1 599 1 596
2011 - - - - - - - -
1 629 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Burnhaupt-le-Haut est située dans l'académie de Strasbourg.

Elle administre une école maternelle et une école élémentaire communales[7].

Le département gère un collège : le collège Nathan Katz (ci-dessous)[8],[9]. Le collège accueille une population de plus de 500 élèves et propose depuis septembre 2010 une unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS) qui accompagne l'intégration des élèves avec handicap.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 38 083 €, ce qui plaçait Burnhaupt-le-Haut au 3 709e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[10].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 045 personnes, parmi lesquelles on comptait 75,4 % d'actifs dont 71,4 % ayant un emploi et 4,0 % de chômeurs[a 4].

On comptait 1 193 emplois dans la zone d'emploi, contre 931 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 750, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 159,0 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre trois emplois pour deux habitants actifs[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Burnhaupt-le-Haut comptait 152 établissements : 10 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 23 dans l'industrie, 18 dans la construction, 83 dans le commerce-transports-services divers et 18 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 14 entreprises ont été créées à Burnhaupt-le-Haut[a 7], dont 8 par des autoentrepreneurs[a 8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'Inventaire général du patrimoine culturel de la France répertorie neuf monuments dans la commune :

  • ancienne ferme[11] ;
  • église paroissiale Saint-Boniface[12] ;
  • gare, actuellement maison[13] ;
  • ferme Grund[14] ;
  • mairie-école[15] ;
  • ferme actuellement restaurant[16] ;
  • moulin du Pont-d'Aspach[17] ;
  • presbytère[18] ;
  • bureau d'octroi[19].

On peut également citer le moulin Walch, le monument de la tranchée d'Elbé (1920) et le sentier des Bunkers.

Collège Nathan Katz[modifier | modifier le code]

Ouvert aux élèves en septembre 2009, le collège Katz a intégré une partie des élèves et enseignants du collège Conrad Alexandre Gérard de Masevaux, du collège Charles Walch de Thann, et du collège Jean Monnet de Dannemarie. D'abord surnommé « le Boomerang » en raison de sa forme, il a été définitivement baptisé du nom du poète sundgauvien Nathan Katz le 13 octobre 2010, par le président du Conseil Général, le Préfet et quelques représentants des enseignants et des élèves. D'autres noms avaient été proposés : « collège Joseph Schultz » (personnalité locale), « collège de la Paix » et même « collège Jean Ferrat » (décédé peu auparavant)[20].

Collège Nathan Katz vu depuis les champs.

Le collège Katz est l'œuvre de l'architecte Jean-Marie Martini, concepteur en 1997 du collège de Bourtzwiller, assez voisin en termes d'architecture. L'édifice béton / ossature bois respecte la norme HQE (Haute Qualité Environnementale). Le choix du parement bois pour l'extérieur n'a pas été sans conséquence : le vieillissement rapide des boiseries de l'annexe sportive en témoigne. Durant les premières années, des mises au point ont été nécessaires pour pallier des pannes de chauffage, des bugs de domotique, des fuites de toiture ou le tassement du bâtiment, qui a provoqué la détérioration de plusieurs fenêtres.

Le chantier initial du collège, d'un coût de 16,5 millions d'euros[21], a été filmé par une webcam accessible en ligne. Les images ont permis de réaliser un clip vidéo montrant l'édification progressive des bâtiments[22]. La face avant du bâtiment, courbe, est visible de la voie rapide D432. Sur sa face arrière (parking, salles de classe), de larges baies vitrées donnent sur les Vosges et le Grand Ballon d'Alsace.

Une signalétique multilingue.

Une signalétique multilingue (français, anglais, allemand) indiquant infirmerie, secrétariat, CDI... a été inaugurée lors des portes ouvertes du samedi 21 juin 2014 par le président du Conseil Général[23]. Le projet d'une signalétique en alsacien n'a pas été retenu, pour éviter d'alourdir visuellement des panneaux déjà riches en informations.

Le collège est dimensionné pour une population d'environ 550 élèves répartis dans vingt classes environ, et possède depuis septembre 2010 une classe ULIS[24] qui accompagne l'intégration des élèves avec handicap. Une nouvelle rue a été ouverte spécifiquement pour l'accès au collège : la Route de l'Avenir, actuellement une impasse.

Tourisme et patrimoine ferroviaire[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Conrad Alexandre Gérard (1729-1790), diplomate connu pour son travail relatif à la reconnaissance officielle des États-Unis par la France. Sa mère, Marie-France Wetzel, était née à Burnhaupt-le-Haut.
  • Jean Thiébault Silbermann (1806-1865), physicien, né à Burnhaupt-le-Haut.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Burnhaupt-le-Haut

Les armes de Burnhaupt-le-Haut se blasonnent ainsi :
« D'azur au sautoir d'argent accompagné de quatre étoiles à cinq rais de même. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. « Burnhaupt-le-Haut (68520) », sur le site habitants.fr de David Malescourt (consulté le 31 mai 2013).
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  4. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 4 juillet 2013).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. « Haut-Rhin (68), Burnhaupt-le-Haut, écoles », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 4 juillet 2013).
  8. « Haut-Rhin (68), Burnhaupt-le-Haut, collège », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 4 juillet 2013).
  9. « Collège Nathan Katz », sur le site de l'académie de Strasbourg (consulté le 4 juillet 2013).
  10. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  11. « Ferme, maison », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Église paroissiale Saint-Boniface », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Gare, actuellement maison », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Ferme Grund », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Mairie-école », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Ferme actuellement restaurant », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Moulin du Pont-d'Aspach », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Presbytère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Bureau d'octroi », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Dernières Nouvelles d'Alsace du 8 octobre 2010.
  21. Haut-Rhin magazine n°36 (septembre 2011). Coût identique à celui du collège de Buhl, du collège Bel Air 2 de Mulhouse, légèrement inférieur au coût du nouveau collège Jules Verne d'Illzach (17,25 millions d'euros).
  22. Voir le clip vidéo de l'édification des bâtiments
  23. L'Alsace du 24 juin 2014 (édition de Thann), p.25.
  24. Unité Localisée pour l'Inclusion Scolaire (anciennement UPI, Unité Pédagogique d'Intégration)