Richwiller

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Richwiller
Mairie de Richwiller.
Mairie de Richwiller.
Blason de Richwiller
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Wittenheim
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération (M2A)
Président : Jean-Marie Bockel
Maire
Mandat
Vincent Hagenbach
2014-2020
Code postal 68120
Code commune 68270
Démographie
Gentilé Richwillerois, Richwilleroises
Population
municipale
3 521 hab. (2011)
Densité 634 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 47″ N 7° 16′ 53″ E / 47.7797222222, 7.2813888888947° 46′ 47″ Nord 7° 16′ 53″ Est / 47.7797222222, 7.28138888889  
Altitude Min. 239 m – Max. 259 m
Superficie 5,55 km2
Localisation

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Richwiller est une commune de la banlieue de Mulhouse[1] située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace. C'est une petite commune de 3 500 habitants à proximité de laquelle fut découverte la potasse en 1904. Elle est membre de Mulhouse Alsace Agglomération.

Géographie[modifier | modifier le code]

Richwiller est une commune urbaine d'origine rurale. Elle se trouve dans la partie nord-ouest de la banlieue de Mulhouse, à l'entrée du bassin potassique entre Pfastatt et Wittelsheim. La particularité de Richwiller réside dans sa configuration longitudinale « est-ouest ». Son ban de 555 hectares s'étend sur 4 kilomètres de long pour 1,5 km de large. Il est sectionné perpendiculairement par la voie ferrée Strasbourg-Mulhouse (nord-sud).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Hagelbach (Dollerbaechlein) longe la commune et alimentait autrefois son moulin.

Géologie[modifier | modifier le code]

Richwiller est une commune du bassin potassique. Son sol est composé de lœss, de son sous-sol on a extrait de la potasse tout au long du XXe siècle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Richwiller
Wittelsheim Bois du Nonnenbruch Kingersheim
Wittelsheim Cité Amélie Richwiller Kingersheim
Bois du Nonnenbruch et Lutterbach Pfastatt Pfastatt

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de l'ancien village[modifier | modifier le code]

Des découvertes archéologiques prouvent que Richwiller est un lieu d’habitat très ancien. Dans la partie septentrionale (nord) de la commune sur le lieu dit Neumatt se trouve une nécropole composée de douze tumuli de l’époque hallstattienne. En 1865 et en 1917, on y découvre des tombes contenant des bracelets, des torques (colliers), des fibules (sorte d’épingles de sûreté) en bronze et un plat gravé datant de cette époque. Ces objets sont exposés, actuellement, au Musée des Antiquités Nationales de Saint-Germain-en-Laye.

L’histoire mouvementée des seigneurs de Richwiller[modifier | modifier le code]

C’est au XIVe siècle que les pièces d'archive mentionnent pour la première fois le nom de “Reichweiler” Les documents nous apprennent que le couvent de Lucelle acquiert en 1301 et en 1304 les biens que l’abbaye de Murbach y possède. À cette époque Reichweiler appartient aux Habsbourg. En 1326 ceux-ci cèdent le village et ses dépendances en fief aux seigneurs de Reichweiler. Ces derniers le conservent jusqu’en 1539, date à laquelle Hans Friedrich vom Haus meurt sans laisser d’héritier mâle. Le fief échoit alors à son gendre Wolf Dietrich von Brunighoffen, l’époux de sa fille Ursula, qui fait rénover le château avant de mourir prématurément.

Ces terres changeant encore de mains vont au second mari d’Ursula Theobald Waldner von Freundstein. Le fils de ce dernier décède en 1599 sans héritier. Le fief retourne à la Maison d'Autriche. C’est dans le proche entourage de l’empereur que sont choisis ses nouveaux bénéficiaires, Johann Pistonus et Hieronymus von Manicor. Ils ne tardent pas à entrer en conflit avec les bourgeois de Mulhouse qui ont, sans autorisation, fait procéder à des coupes de bois dans la forêt. Bientôt un procès les oppose au sujet d’une chapelle ! Manicor, qui s’est installé à Reichweiller fait sortir intentionnellement du pâturage des vaches appartenant aux habitants de Cernay. Ceux-ci s'arment et investissent le château. Le pire est évité grâce à l’intervention de la femme du seigneur.

Les Manicor quittent Reichweiler pendant la guerre de Trente Ans (1618 1648). La paix de Munster et d‘Osnabrück met fin à cette guerre meurtrière qui fit souffrir le village et ses habitants.

Le Royaume de France récupère Richwiller avec les autres possessions autrichiennes. Seul le château ou ce qui en subsiste encore, reste la propriété de Pistorius après un long procès qui se déroule à Ensisheim. En 1662 Pistorius fort querelleur semble-t-il, meurt assassiné par l’un de ses domestiques Ses biens retournent à la Couronne de France. Après le Traité de Westphalie, Louis XIV confie le fief à Charles Colbert de Croissy, neveu de l’Intendant d'Alsace. Nicolas de Diesbach, d'ascendance suisse, lui succède en 1665. Il s’installe au château à la mort de la veuve de Pistorius. Comme il est protestant, il ne peut se maintenir et doit céder sa place au maréchal Nicolas Hubert de Reinach Montreux. Ce dernier s’illustre à la bataille de Gérone où il trouve la mort en 1696.

Le fief passe alors au Marquis du Blé d’Huxelles qui gouverne l’Alsace jusqu'à son décès en 1730. Le roi Louis XV transmet alors le domaine à Joseph Balthazar de Bergeret, capitaine au régiment d'Enghien. Le fief comprend aussi Reiningue, les trois quarts de Morschwiller, Ensisheim, Rumersheim. Le capitaine perçoit également des revenus provenant de Rantzwiller. La Révolution met fin aux droits seigneuriaux. Les frères de Bergeret (le chanoine Prosper de Lautenbach et Henri capitaine dans un régiment royal suédois) émigrent. Leurs biens sont vendus à Colmar. Un certain Brustlein agissant pour le compte de Pierre Thierry de Mulhouse les achète pour 66 778 livres. Wittelsheim acquiert une partie des forêts.

Les deux « Bergeret » qui sont restés au service de la République (Gilbert général de brigade et Antoine Prosper, colonel) conservent leurs parts d'héritage. Elles ne tardent pas à être morcelées.

Le château fut rasé vers 1810 ; il en reste le moulin seigneurial.

Le village a été bombardé en 1914.

L'ère de la potasse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mines de potasse d'Alsace.
Article détaillé : Puits Max.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de communes alsaciennes, Richwiller eut son lot de malgré-nous. Tout comme en 1914, la commune fut bombardé en 1944. Elle doit sa libération au 2e bataillon de choc de la 1re armée en janvier 1945.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Richwiller

Les armes de Richwiller se blasonnent ainsi :
« D'azur à la fasce d'or, accompagnée de trois étoiles à cinq rais d'argent, deux et une. »[2]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Vincent Hagenbach UDI  
1989 2008 Philippe Schenini    
1983 1989 Henri Hagenbach    
1970 1983 Victor Ganter    
1965 1970 Louis Zimmermann    
1957 1965 Eugène Fassnacht    
1945 1957 Émile Egler    
1938 1945 Théophile Seiller    
1930 1938 Alfred Sutter    
1919 1930 Théophile Seiller    
1881 1919 Joseph Deck    
1876 1881 Édouard Seiler    
1871 1876 Antoine Seiler    
1864 1871 Joseph Krauss    
Les données manquantes sont à compléter.

La commune de Richwiller fait partie de Mulhouse Alsace Agglomération.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 521 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
196 196 263 332 414 437 468 465 453
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
498 556 559 577 568 578 526 532 541
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
560 606 750 878 1 201 1 166 1 066 1 026 1 227
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 314 2 357 2 655 2 938 3 150 3 325 3 351 3 367 3 389
2011 - - - - - - - -
3 521 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Accès et transports[modifier | modifier le code]

La commune est reliée au réseau de bus de l'agglomération de Mulhouse opéré par l'entreprise Soléa. En semaine, la ligne  12  traverse la commune d'ouest en est et permet de rejoindre la ligne 1 du tramway (Kingersheim / Gare centrale de Mulhouse). La ligne 23 dessert partiellement la zone artisanale. Les dimanches et jours férié, la ligne 72 reprend le trajet de la ligne 12. En soirée, un service de taxis desservant les mêmes arrêts que le bus no 12 permet d'assurer la continuité du trafic.

La gare de Richwiller ayant été fermée au transport des passagers depuis le 11 décembre 2011, et ne disposant plus que d'un service de fret, les habitants de la commune doivent se rendre à Wittelsheim-Graffenwald située à 4 km, ou à Lutterbach à 4,4 km pour utiliser les transports ferroviaires.

Équipements de santé[modifier | modifier le code]

La commune abrite deux médecins généralistes, deux dentistes et une pharmacie. Le service d'urgences le plus proche est l'hôpital de Pfastatt. Les hôpitaux mulhousiens assurent les services spécialisés.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bassin d'orage la Roselière.
  • La Carotte : le 28 mai 1955, à l'entrée de la cité Amélie II est inauguré un monument érigé pour commémorer le cinquantième anniversaire de la découverte de la potasse par Amélie Zurcher, Joseph Vogt et Jean-Baptiste Grisey. Ce monument représente une « carotte » (échantillon cylindrique de roches prélevées dans le sous-sol par carottage pour en connaître sa composition). Cet endroit n'est que symbolique. En fait, la potasse a été découverte plus au sud, vers la mine Joseph Else à Wittelsheim.
  • La Roselière est le nom donné au bassin d'orage de la commune. En fait de roseaux, ce sont essentiellement des massettes à larges feuilles (Typha latifolia) qui envahissement ce plan d'eau. Situé au milieu des champs, cet étang artificiel bordé de pruneliers, de saules et d'acacias sert de refuge à la faune sauvage (hérons, canards colverts, batraciens, couleuvres vipérines, tircis, demoiselles ...).
  • L'église Sainte-Catherine dans laquelle on trouve un orgue construit par le facteur d'orgue Martin Rinkenbach d’Ammerschwihr en 1898[5].
Église Sainte-Catherine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Eugène Wacker (1878-1943), fils de Meinrad Wacker et Françoise Sturchler, né à Knœringue le 23 octobre 1878, mort à Richwiller le 31 décembre 1942. Il élève une famille nombreuse de huit enfants, son fils Joseph est aveugle. Eugène Wacker est très actif à Richwiller. Passionné d'histoire, membre de la Société d'Histoire du Sundgau, vice-Président de la Société d'Histoire Sundgauvienne, il écrit de nombreux articles dans l'annuaire de cette dernière ainsi que dans diverses revues régionales et rédige avec Paul Stintzi les "Pages Sundgoviennes" en deux volumes. Il consacre une brochure aux Seigneurs de Richwiller.
    La commune de Richwiller honora sa mémoire en 1988 (à l'occasion du 110e anniversaire de sa naissance) en baptisant de son nom le groupe scolaire du centre.
  • Denise Ferrier (-1945) : L'aspirant Denise Ferrier était ambulancière de la 2e Compagnie de ramassage du 25e Bataillon médical (bataillon qui s'était déjà fait remarquer à l'île d'Elbe pour son sang froid). Depuis le début de la campagne de France, elle a été volontaire pour toutes les missions et a évacué de nombreux blessés. Elle a participé avec le régiment d'infanterie coloniale du Maroc à la percée sur Mulhouse.
    Elle a été tuée par un obus le 24 janvier 1945 à Richwiller, à 7 heures du matin, devant un poste de secours du bataillon de choc.
    Un parc lui est consacré à Pfastatt.
  • Paul Drumm, écrivain, se fixe à Richwiller après la libération.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]