Bischheim

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Bischheim
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Blason de Bischheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Strasbourg-Campagne
Canton Bischheim
Intercommunalité Communauté urbaine de Strasbourg
Maire
Mandat
Jean-Louis Hoerlé
2014-2020
Code postal 67800
Code commune 67043
Démographie
Gentilé Bischheimois, Bischheimoises
Population
municipale
17 570 hab. (2011)
Densité 3 984 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 52″ N 7° 45′ 10″ E / 48.614444, 7.75277848° 36′ 52″ Nord 7° 45′ 10″ Est / 48.614444, 7.752778  
Altitude Min. 132 m – Max. 150 m
Superficie 4,41 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-bischheim.fr/

Bischheim (en alsacien Bésche) est une commune française, située à la périphérie nord de Strasbourg, dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le canal de la Marne au Rhin et la plaine du Guirbaden.

Avec près de 18 000 habitants, Bischheim est la 7e commune du département Bas-Rhin et la 10e d'Alsace. Elle fait partie de l'agglomération strasbourgeoise (410 000 habitants dans sa partie française), dont elle constitue avec d'autres communes, comme Schiltigheim, les faubourgs nord. Située à l'extrémité est de la terrasse de lœss du Kochersberg, qui s'étire en pente douce d'une ligne Molsheim-Saverne vers la vallée du Rhin, Bischheim est bordée à l'est par l'Ill et traversée par le canal de la Marne au Rhin. Les coordonnées sont 7°45'10" Est en longitude et de 48°36'52" Nord en latitude.

L'altitude varie entre 132 m et 150 m avec une moyenne de 140 m. Le ban communal s'étend sur une superficie de 4,4 km2 dont près des deux tiers sont urbanisés. La densité s'élève à 3 801 habitants au  km2. Environ 35 % de son habitat est constitué de logements sociaux.

Le ban communal est constitué de deux parties non contigües. La première au sud-ouest est la zone urbanisée et habitée s'étendant de la gare de triage de Hausbergen à l'ouest jusqu'à l'Ill à l'est. La seconde partie au nord-est comprend une zone industrielle, des espaces naturels (forêts, champs, plan d'eau) et abrite le château d'Angleterre. Les communes limitrophes sont Strasbourg, Schiltigheim, Niederhausbergen, Hœnheim et La Wantzenau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La présence de l'homme sur le site de Bischheim serait ancienne. En effet, des débris de poterie remontant à la période néolithique (4000 à 2000 av. J.-C.) ont été retrouvés. Plus tard, des habitations se succédèrent sur l'actuel site de l'église protestante (le point culminant du vieux village), tels que l'attestent des objets retrouvés et remontant à l'âge de bronze (1800 - 800 av. J.-C.), aux périodes celtiques, romaines, alamanes et franques.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Après sa victoire à Tolbiac en 496, Clovis fut baptisé par saint Remi, évêque de Reims, qui reçut alors, en gages de son affection, deux villages du Wasgau, les actuels Bischheim et Bischoffsheim. Cet épisode donna lieu à la première mention écrite du village (testament de saint Rémy de 530). Vers l’an 1100, le village fut rattaché à l’évêché de Strasbourg, puis vendu en 1411 aux Boecklin de Boecklinsau, une famille des plus anciennes, des plus nobles et des plus puissantes de l’Alsace féodale. Ils furent les seigneurs de Bischheim jusqu’en 1790.

De la Réforme à la Révolution[modifier | modifier le code]

Vue du Jardin d'Angleterre, huile sur toile, début du XIXe siècle (Musée historique de Strasbourg)

Au moment de la Réforme, les Boecklin y adhérèrent. Les habitants de Bischheim restèrent cependant résolument catholiques, ce qui leur valut l'honneur d'accueillir Charles Quint. Le 19 septembre 1552, l'empereur visita Strasbourg, qui avait embrassé la Réforme, et pour ne pas « passer la nuit dans cette communauté d'hérétiques » dormit chez le bourgmestre de Bischheim. La commune fut finalement convertie au protestantisme en 1555 en vertu du principe tel prince, telle religion (cujus regio, ejus religio) issu de la paix d'Augsburg.

La Guerre de Trente Ans apporta son cortège de sinistres heures à la commune. En 1621, le Comte Peter Ernst von Mansfeld arriva en Alsace avec son armée. Protestant, il prétendit vouloir soutenir ces derniers, mais les exactions de ses mercenaires lui valurent la défiance des protestants de Strasbourg. Il s'abattit alors avec sauvagerie sur le village protestant de Bischheim. Le Traité de Westphalie en 1648 mit fin aux hostilités. L'Alsace fut rattachée à la France. Tel ne fut pas le cas de Strasbourg et de Bischheim, propriété de l'évêque, Prince du Saint-Empire romain germanique. L'annexion à la France intervint en 1681 après la capitulation de Strasbourg face aux armées de Louvois. Louis XIV, pourfendeur de la Réforme, fera tout pour redonner au catholicisme son importance. L'église de Bischheim rouvrit ses portes à la religion romaine en 1692. S'ouvre alors une période de coexistence tendue entre les deux mouvances chrétiennes.

En 1636, apparaît, par ailleurs, la première mention écrite d'une communauté juive à Bischheim, qui fut longtemps l'une des plus importante de Basse Alsace. Sa présence pourrait toutefois remonter à la deuxième moitié du XIVe siècle. Le pogrom de 1349 et l'interdiction d'y établir domicile ont vraisemblablement été les causes du repli des juifs de Strasbourg vers Bischheim. Du XVIIIe à la première moitié du XIXe siècle, la communauté se développa fortement abritant une synagogue, un cimetière et une école rabbinique. En 1836, la communauté représentait près du tiers de la population avec 826 membres. À la fin du XIXe siècle, l'importance de la communauté déclina. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, elle ne compta plus que 149 membres dont 27 furent victimes de la Shoah. La communauté se reconstitua cependant après la guerre, notamment avec l'installation de familles juives d'Afrique du Nord après 1962. Une nouvelle synagogue fut inaugurée en 1959. En 1664, un recensement du ban communal fut entrepris par Wolfgang Jacques Boecklin de Boecklinsau. On y dénombra alors 86 maisons réparties en huit rues sur 6 ha. La population était alors d'environ 400 habitants.

L'auberge du Cheval Blanc (route de Bischwiller) en 1905

s'Wisse Ressel est un nom évocateur pour le Bischheimois : auberge, carrefour mais aussi lieu de rencontres. Il est situé à l'intersection de deux axes structurants de la ville : l'axe nord-sud formé par la route de Bischwiller et l'axe est-ouest formé par l'avenue de Périgueux et la rue du Général Leclerc. Son nom provient cependant d'une auberge éponyme implantée probablement vers 1730. Pendant deux siècles, ce lieu a constitué le cœur social et convivial de Bischheim. L'auberge a laissé place, en 1968, à un complexe moderne abritant des logements et la salle des fêtes du Cheval Blanc.

Du Premier Empire au Second Empire[modifier | modifier le code]

Lors de la déroute de Napoléon Bonaparte, Bischheim subit la présence des cosaques et des kalmouks venus assiéger Strasbourg en janvier 1814. En juin de l'année suivante, dix jours après la défaite de Waterloo, le Général Rapp mena vainement une bataille contre la coalition menée par l'Autriche entre Souffelweyersheim et Hœnheim.

Coïncidence ? 1852 fut l'année de l'inauguration de deux voies nouvelles de communication passant par Bischheim. La première est le canal de la Marne au Rhin, reliant sur 315 km Vitry-le-François à Strasbourg. D'une profondeur initiale de 1,60 m, son enfoncement a été porté à 3,20 m en 1970 de sorte à permettre le passage de péniches de 350 t même en période d'étiage. La seconde est la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg. Le train inaugural du 18 juillet sera un signe avant-coureur de la profonde transformation en grande cité ouvrière que va connaître au fil des années le petit village rural.

En 1870, lors du siège et du bombardement de Strasbourg, l'artillerie prussienne s'installa à Hausbergen, Schiltigheim et Bischheim. La riposte de l'artillerie française se solda par une trentaine de maisons endommagées et son cortège de victimes.

De l'Empire allemand au Troisième Reich[modifier | modifier le code]

Le traité de Francfort de 1871 annexa l'Alsace et la Moselle à l'empire allemand. C'est une main de fer qui prit le destin de la région, mais une main progressiste. Au cours de la période qui suivit, Bischheim connut une modernisation sensible dans tous les domaines : construction d'infrastructures (gare ferroviaire, bureau de poste, tramway, écoles...), amélioration de l'habitat (eau courante, assainissement, électricité, gaz de ville...), progrès sanitaires (vaccinations, médecine scolaire...).

Les ateliers de réparation du chemin de fer en 1915.

Le développement du réseau ferroviaire et l'accroissement du parc de machines nécessitèrent de délocaliser la rotonde de Cronenbourg. C'est Bischheim qui fut choisie pour accueillir, en 1879, les nouveaux ateliers de réparation du chemin de fer. Dans un contexte de pauvreté, les ateliers constituèrent un miracle économique et une merveille sociale pour la commune et ses habitants. Les ouvriers bénéficiaient de nombreux avantages (salaires et horaires de travail décents, assurance maladie, pensions de retraite, congés payés, etc.). Au début du XXe siècle, les ateliers occupaient 1 800 ouvriers. Toute médaille ayant son revers, ils étaient source de progrès, mais également de difficultés liées à une croissance démographique anormale de la ville (doublement de la population en 15 ans) mais également à l'arrivée de familles pauvres dans l'attente de lendemains meilleurs. Les ateliers, rebaptisés il y a peu Établissement industriel de maintenance du matériel puis Technicentre de Bischheim, firent (et font encore) l'objet de constantes modernisations. Actuellement, ils assurent la maintenance des rames de TGV. Bischheim accueille également, avec les communes voisines, la gare de triage de Hausbergen, inaugurée en 1906, et qui s'étend sur 100 ha.

Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie en 1939, la France décréta l'évacuation de 230 000 habitants de la région de Strasbourg. Cela concerna entre 8 à 9 000 Bischheimois qui furent accueillis dans plusieurs villages de Haute-Vienne, laissant derrière eux une ville déserte. Durant la période d'occupation nazie (1940-1945), la ville de Bischheim a été fondue dans la Großstadt Straßburg. Au cours des combats de libération (novembre 1944) et de la contre-offensive nazie (janvier 1945), la commune a été gravement bombardée.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Les dommages consécutifs à la guerre, mais également une forte expansion de la population, qui augmenta de plus de 30 % entre 1954 et 1975, furent à l'origine des vastes chantiers de reconstruction dans les années 1950 puis de construction au cours des deux décennies suivantes.

Une loi de 1966 créa la Communauté Urbaine de Strasbourg et y intégra Bischheim. La CUS compte actuellement 28 communes membres.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bischheim

Les armes de Bischheim se blasonnent ainsi :
« Accolés, au premier : d'azur au bouc saillant d'argent lampassé de gueules ; au second : de sable à deux crosses d'or en sautoir. »[1],[2].

À la fin du XIXe siècle, sous l'influence du socialisme naissant, les armes jugées trop cléricales (de sable à deux crosses d'or en sautoir se rapportent à Saint-Rémi), furent remplacées par un blason d'azur à un bouc d'argent lampassé de gueules (c'est-à-dire un bouc blanc avec une langue rouge sur un fond bleu), dérivé des armes des Boecklin.

Dans les années 1980, les deux symboles furent juxtaposés et constituent depuis le blason de la ville.

Fin 1991, fut créé le logo de la ville. Il est aux couleurs de Bischheim et représente de façon stylisée les rails de chemin de fer (Les ateliers SNCF sont l’un des fleurons de l’activité économique de la ville), alors que les drapeaux qui flottent au vent sont un symbole de dynamisme et de modernité.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des derniers maires
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Émile Haag ... ...
1947 1958 Georges Rossdeutsch SFIO ouvrier cheminot
1958 1977 Charles Huck SFIO garagiste
1977 1983 Claude Lutz app. PCF ...
1983 2014 André Klein-Mosser UMP 1er Vice-Président du Conseil Général
2014 en cours Jean-Louis Hoerlé UMP Président de la CCI Alsace
Bischheim étant devenu un quartier du « Groß Straßburg » de 1940 à 1945,

l'office de maire fut supprimé

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 17 570 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 423 1 859 1 822 2 088 2 347 2 718 2 692 2 929 3 137
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
3 190 3 401 3 624 3 860 4 112 4 931 5 340 6 045 6 722
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 764 9 012 9 865 9 635 10 240 10 955 11 287 10 740 11 430
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
12 355 14 383 14 985 16 215 16 308 16 763 17 827 17 570 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Miqvé de la Cour des Boeklin[5].

Bain rituel juif (miqvé)[6]  : le Miqvé de Bischheim, aménagé dans l'ancienne résidence des Boecklin de Boecklinsau, est reconnu comme artistique et exceptionnel. Ce bain était destiné aux ablutions rituelles par immersion des femmes juives, considérées comme impures lors de leurs menstruations. Les hommes pieux se rendent également au miqvé les veilles des chabbats et des jours de fête. Dans la tradition juive, la construction d'un « Miqvé » passe avant celle d'une synagogue.

Creusé dans la terre alluvionnaire, le bassin, dont la dalle se trouve à plus de 8,50 m au-dessous du niveau du sol, affleurait la nappe phréatique. Encore aujourd'hui, par pluies abondantes et par périodes de hautes eaux, on peut y rencontrer une eau limpide. La salle souterraine mesure environ 4 m de haut entre le fond du bassin et la voûte en berceau. L'escalier en colimaçon, de style renaissance, comporte 48 marches totalisant une hauteur de 7,5 m. Il est de type hélicoïdal. Il peut être daté du dernier quart du XVIe siècle. À mi-hauteur se trouve une autre salle d'environ 7 m2 ayant servi de vestiaire.

Église protestante Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Église protestante Notre-Seigneur Jésus-Christ : l'église primitive date des XIIIe et XIVe siècles[7]. Il n'en subsiste que la tour, de style gothique tardif, située sur le flanc sud de la nef. Une crucifixion, martelée à la Terreur, figurait sur le relief du tympan. Cette église jugée vétuste et exiguë a été détruite peu avant la Révolution et reconstruite selon les plans de Nicolas-Alexandre Salins dit de Monfort en 1787-1788. Il s'agit d'une des rares manifestations néo-classiques dans l'architecture religieuse en Alsace. Le bâtiment actuel est d'une grande simplicité et réserve ses effets à la façade occidentale. À l'intérieur, l'on peut observer des verrières retraçant la vie de l'église, y compris la Réforme. En 1793, l'orgue réalisé par André Silbermann en 1715 pour l'église Saint-Étienne de Strasbourg y est installé[8].

Château de la Cour d’Angleterre.

Château et jardins de la Cour d’Angleterre : ce lieu tient son nom du propriétaire du domaine en 1627[9] , l'Anglais Robert Koenigsmann. À l'initiative de Jean de Dietrich, devenu propriétaire des lieux, la résidence va être profondément remaniée par l'architecte Michel Guth en 1751-52. L'édifice, situé dans une boucle de l'Ill, s'articule en fer à cheval sur deux niveaux. L'entrée principale se situe sur l'aile latérale occidentale. Un jardin à la française s'étend sur le côté sud du bâtiment[10].

Église Saint-Laurent : le bâtiment est construit en 1909-10 dans un style néo-gothique. L'église abrite des fonts baptismaux en grès datant de la fin du XVe siècle, provenant vraisemblablement de l'église gothique primitive du village. L'orgue de forme circulaire a été réalisé en 1933 par le facteur schillickois Roethinger. L'agencement du buffet correspond à un souci décoratif. L'instrument est doté de quatre claviers et cinquante jeux[11], [12], [13].

Le Château du Hochberg : situé non pas à Bischheim mais à Wingen-sur-Moder, le château du Hochberg appartient à l'association « Les Amis de l'Enfance Saint Laurent » qui signa un bail emphytéotique avec la ville de Bischheim en 1989. Le château a dès lors subbit des travaux de réhabilitation et accueille toujours les enfants bischheimois qui profitent des activités proposées dans les Vosges du Nord.

Motrice prototype du TGV 001 : Pour marquer le lien de la ville avec l'aventure ferroviaire, mais également pour rappeler l'activité d'entretien des rames de TGV; la Ville s'est portée acquéreur d'une des deux motrices de la rame-prototype 001 du TGV.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Cerf Berr ou Hirsch-Baer : syndic général de la nation juive en Alsace à la fin du XVIIIe siècle, il intervint pour améliorer la condition économique, sociale et politique de ses coreligionnaires. Il établit une haute école d'études rabbiniques à Bischheim (Yeshiva).
  • Paul Clémens (1876-1928) : membre-fondateur du Théâtre alsacien de Strasbourg.
  • Léon Dacheux : chanoine historien, né à Bischheim en 1835.
  • André Klein-Mosser (né en 1941), homme politique alsacien, chevalier de la Légion d'honneur en 2006, réélu maire pour la 5e fois consécutive en mars 2008, avec 53,69 % des suffrages exprimés au premier tour.
  • Frédéric Sali (1862-1950) : musicien, compositeur de musique militaire et écrivain orphéonique.
  • David Sintzheim : beau-frère de Cerf Berr, il fut rabbin de Bischheim et directeur de la Yeshiva (voir ci-dessus). En 1807, il fut nommé président du Grand Sanhédrin de France créé par Napoléon puis en 1808, président du consistoire central de Paris et de celui du Bas-Rhin. La synagogue de Bischheim lui rend hommage par la mention Cha'avé David (les portes de David).
  • Émile Waldteufel : (1837-1915), directeur de la musique à la cour de Napoléon III et compositeur adoubé sous le Second Empire.
  • Jean Wendling (né en 1934), footballeur international de 1959 à 1963 (26 sélections), né à Bischheim. Il évolua notamment au RC Strasbourg, à Toulouse ainsi qu'au Stade de Reims avec lequel il remportera 2 titres de Champion de France de 1re division. Il joua 311 matches dans l'élite française. Son fils, Thierry Wendling, est actuellement l'un des principaux actionnaires du Racing Club de Strasbourg.
  • David Paul Drach fut élève à l'école talmudique de Bischheim vers 1804.
  • Roland Engel (1948-), auteur-compositeur-interprète.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Depuis 2001, la Ville de Bischheim propose à la Salle du Cercle une programmation culturelle tournée vers les musiques du monde, les ciné-concerts et le jeune public.
  • PasSages (créée en 1995), l’association PasSages a pour objet de développer la convivialité, la solidarité et la tolérance, et d’agir en conséquence pour promouvoir la participation des habitants de Bischheim. Elle est ouverte à toutes les personnes et les associations engagées pour les mêmes finalités.

Sports[modifier | modifier le code]

Football Club Soleil Bischheim 1974 Evolue en Division d'Honneur

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Feuerwerker.L'Émancipation des Juifs en France. De l'Ancien Régime à la fin du Second Empire. Albin Michel: Paris, 1976 (ISBN 2-226-00316-9)
  • Joel Forthoffer, Les Ateliers ferroviaires de Bischheim 1939 - 1948, Édition Sutton collection Mémoire en Images, 2011, Saint Cyr sur Loire, 2011, 96 p. (ISBN 978-2-8138-0363-4)
  • Jean-Pierre Zeder, Aspects de… Bischheim au fil des siècles.1., Édition Oberlin, 1982, 88 p. ;
  • Jean-Pierre Zeder, Aspects de… Bischheim au fil des siècles.2., Édition Oberlin, 1983, 96 p. ;
  • Jean-Pierre Zeder, Aspects de… Bischheim au fil des siècles.3., Édition Oberlin, 1985, 96 p.(ISBN 2-85369-051-2) ;
  • Jean-Pierre Zeder, Aspects de… Bischheim au fil des siècles.4., Édition Oberlin, 1986, 96 p.(ISBN 2-85369-056-3) ;
  • Jean-Pierre Zeder, Bischheim et le chemin de fer, Édition Ville de Bischheim, 1994, 72 p.(ISBN 2-9508321-0-5) ;
  • Jean-Pierre Zeder, Avant de tourner la page... Bischheim de 1900 à l'an 2000", Édition Ville de Bischheim, 2000, 112 p.(ISBN 2-9508321-5-6) ;
  • Jean-Pierre Zeder, Bischheim du lointain au vécu, Édition Ville de Bischheim, 2002

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  2. « L'histoire du nom et des armes de Bischheim », sur http://www.ville-bischheim.fr (consulté le 29 mai 2009)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. Le musée du bain rituel juif. Le miqvé de Bischheim, aménagé dans l'ancienne résidence des Boecklin de Boecklinsau, est classé monument historique par arrêté du 17 mai 1977.
  6. « Notice no PA00084619 », base Mérimée, ministère français de la Culture Bain rituel juif avec son escalier d'accès et sa salle-déshabilloir : classés par arrêté du 17 mai 1977
  7. « Notice no PA00084621 », base Mérimée, ministère français de la Culture Église protestante
  8. Bischheim, Église protestante, Orgue d'André Silbermann, 1716
  9. « Notice no PA00084620 », base Mérimée, ministère français de la Culture Domaine de la Cour d'Angleterre ou du jardin d'Angleterre
  10. « Notice no IA67011030 », base Mérimée, ministère français de la Culture Jardin d'Angleterre
  11. « Notice no PM67000990 », base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune
  12. « Notice no PM67000024 », base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune : buffet d'orgue
  13. Bischheim, St-Laurent, Edmond-Alexandre Roethinger, 1933