Armagnacs

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Les Armagnacs furent au XVe siècle l'un des deux partis qui s'opposèrent dans une guerre civile en France. Leurs adversaires étaient les Bourguignons.

À l'origine, le conflit opposait le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, à Louis duc d'Orléans. Suite à la folie de Charles VI, la France est gouvernée par un conseil de régence présidé par la reine Isabeau depuis 1393. La reine est piètre politique, et le membre le plus influent du conseil est le duc de Bourgogne (Philippe le Hardi) qui est l'oncle du roi.

La formation du parti des Armagnacs[modifier | modifier le code]

Philippe le Hardi meurt en 1404, et son fils Jean sans Peur a beaucoup moins d'influence. Par contre Louis d'Orléans (le frère du roi) monte en puissance (il serait l'amant de la reine). La tension monte entre les partis d'Orléans et de Bourgogne. Louis d'Orléans empêche le duc de Bourgogne de réaliser une continuité territoriale entre les Flandres et la Bourgogne, en achetant en gagère le Luxembourg. Puis, il fait évincer les partisans du duc de Bourgogne au sein du conseil de régence. De son côté, Jean sans Peur menace Paris en 1405. Cette intimidation ne suffisant pas, il décide de faire assassiner son rival en 1407. Suite à cet assassinat, les partisans du duc d'Orléans se rallient à Bernard VII d'Armagnac, comte d'Armagnac, beau-père de son successeur Charles d'Orléans. Lors des noces entre Charles d'Orléans et la fille de Bernard VII d'Armagnac, il se forme à Gien une ligue contre le duc de Bourgogne et ses partisans, dans laquelle entrent, outre le duc d'Orléans et son beau-père, les ducs de Berry, de Bourbon et de Bretagne, les comtes d'Alençon et de Clermont (15 avril 1410) : le parti d'Armagnac.

La fin du parti des Armagnacs[modifier | modifier le code]

À la fin de la guerre civile (Traité d'Arras en 1435), le parti des Armagnacs n’a plus de raison d’être et disparaît. Les mercenaires engagés continuent de ravager villes et campagne. On les appelle généralement Écorcheurs (voir cet article), mais aussi Armagnacs dans l'Est de la France.

Principaux Armagnacs[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques d'Avout, La querelle des Armagnacs et des Bourguignons, Paris, Gallimard, 1943, 431 p. Lire un compte rendu de ce titre sur www.persee.fr
  • Bernard Guenée, Un meurtre, une société. L'Assassinat du duc d'Orléans, 23 novembre 1407, Paris, Gallimard, collection « Bibliothèque des histoires », 1992, 350 p.
  • Nicolas Offenstadt, « Armagnacs et Bourguignons. L’affreuse discorde », L’Histoire, no 311, juillet-août 2006, numéro spécial « La guerre civile », pp. 24-27.
  • Nicolas Offenstadt, « Guerre civile et espace public à la fin du Moyen Age. La lutte des Armagnacs et des Bourguignons », in L. Bourquin, P. Hamon éds., La Politisation, Conflits et construction du politique depuis le Moyen Age, Rennes, PUR, 2010, pp. 111-129.