Armagnacs

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Assassinat de Louis d’Orléans, chef des Armagnacs, le 23 novembre 1407, à Paris, poterne Barbette, par les Bourguignons.

Les Armagnacs sont le parti qui s'opposa au XVe siècle, en France, dans une guerre civile, aux « Bourguignons ».

Prémices[modifier | modifier le code]

À l'origine, le conflit opposait le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, à Louis, duc d'Orléans. Par suite de la folie de Charles VI, la France est gouvernée par un conseil de régence présidé par la reine Isabeau depuis 1393. La reine est piètre politique et le membre le plus influent du conseil est l'oncle du roi, Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.

Formation du parti des Armagnacs[modifier | modifier le code]

Philippe le Hardi meurt en 1404, et son fils Jean sans Peur a beaucoup moins d'influence. Par contre, le frère du roi, Louis d'Orléans, monte en puissance. Certaines « intrigues » bourguignonnes lui prêtent une liaison avec Isabeau de Bavière. La tension monte entre les partis d'Orléans et de Bourgogne. D’abord, Louis d'Orléans empêche le duc de Bourgogne de réaliser une continuité territoriale entre les Flandres et la Bourgogne, en achetant le Luxembourg en gagère. Ensuite, il fait évincer les partisans du duc de Bourgogne au sein du conseil de régence. De son côté, Jean sans Peur menace Paris en 1405. Cette intimidation ne suffisant pas, il décide de faire assassiner son rival en 1407. À la suite de cet assassinat, les partisans du duc d'Orléans se rallient à Bernard VII d'Armagnac, comte d'Armagnac, beau-père de son successeur Charles d'Orléans. Lors des noces entre Charles d'Orléans et la fille de Bernard VII d'Armagnac, le 15 avril 1410, une ligue dans laquelle entrent, outre le duc d'Orléans et son beau-père, les ducs de Berry, de Bourbon et de Bretagne, les comtes d’Alençon et de Clermont, se forme à Gien contre le duc de Bourgogne et ses partisans : le parti d’Armagnac.

Fin du parti des Armagnacs[modifier | modifier le code]

En 1435, le traité d'Arras met fin à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons et le parti armagnac n’ayant plus de raison d’être, il disparaît. Les mercenaires engagés continuent néanmoins de ravager villes et campagne. On les appelle généralement écorcheurs, mais aussi « Armagnacs », dans l'Est de la France.

Principaux Armagnacs[modifier | modifier le code]

Blason de la maison Armagnac.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques d'Avout, La Querelle des Armagnacs et des Bourguignons, Paris, Gallimard, 1943, 431 p. Lire un compte rendu de ce titre sur www.persee.fr
  • Bernard Guenée, Un meurtre, une société. L'Assassinat du duc d'Orléans, 23 novembre 1407, collection « Bibliothèque des histoires », Paris, Gallimard, 1992, 350 p.
  • Nicolas Offenstadt, « Armagnacs et Bourguignons. L’affreuse discorde », L’Histoire, no 311, juillet-août 2006, numéro spécial « La guerre civile », p. 24-27.
  • Nicolas Offenstadt, « Guerre civile et espace public à la fin du Moyen Age. La lutte des Armagnacs et des Bourguignons », La Politisation, conflits et construction du politique depuis le Moyen Âge, L. Bourquin, P. Hamon éds., Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 192 p., (ISBN 978-2-75351-088-3), p. 111-129.