Benfeld

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Benfeld
Image illustrative de l'article Benfeld
Blason de Benfeld
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Benfeld
Intercommunalité C.C. de Benfeld et environs
Maire
Mandat
Jacky Wolfarth
2012-2014
Code postal 67230
Code commune 67028
Démographie
Gentilé Benfeldois, Benfeldoises
Population
municipale
5 664 hab. (2011)
Densité 727 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 17″ N 7° 35′ 35″ E / 48.371389, 7.593056 ()48° 22′ 17″ Nord 7° 35′ 35″ Est / 48.371389, 7.593056 ()  
Altitude Min. 155 m – Max. 162 m
Superficie 7,79 km2
Localisation

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Benfeld
Liens
Site web http://www.benfeld.fr/

Benfeld (en alsacien Bànfàld) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Elle constitue l'un des pôles d'emplois entre Sélestat et Strasbourg, situé plus au nord.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Benfeld, située au sud de Strasbourg, est une des « Portes du Ried », zone humide à la richesse écologique de premier plan. Le bourg centre du canton de Benfeld s'est développé à l'ouest de l'Ill.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Benfeld provient de l'installation de colonies romaines ne trouvant plus de place à l'intérieur du campement romain d'Ellelum ou Helvetum (Ehl) qui fut détruit par les Vandales en janvier 407. La ville gallo-romaine ne sera pas reconstruite et plus tard, on en réutilisa les pierres pour construire le village de Benaveldim[1].

Benfeld est mentionné dans une charte de l'évêque Eddin du diocèse de Strasbourg, en 769, l'appelant "villa Benveltin". Un autre évêque fit construire une enceinte fortifiée et l'empereur Albrecht I lui conféra le titre de ville en 1306. En 1349, Benfeld est le lieu de rencontre des dix villes libres d'Alsace, la Décapole, de la ville de Strasbourg et des Seigneuries pour délibérer des mesures à prendre à la suite de l'épidémie de peste. En 1394, la cité est donnée en gage à la ville de Strasbourg à la suite des dépenses inconsidérées de l'évêque Guillaume de Diest pour une période de 10 ans. Faute de remboursement le pacte fut reconduit et ce n'est que 115 ans plus tard que l'évêque Guillaume de Hohnstein réussit à récupérer les biens du bailliage. Benfelden, forteresse revient en 1537 aux Princes-Évêques de Strasbourg et en 1580 devient le chef-lieu du bailliage épiscopal précédemment situé à Bernstein [2].

  • Au cours de la guerre de Trente Ans, Benfeld défendue par ses habitants et Louis Zorn von Bulach, résiste pendant 66 jours au siège établi par les Suédois qui avait débuté le 16 septembre 1632.
  • Après la reddition de la ville, les Suédois occupèrent Benfeld qui sera le Quartier Général de l'Armée suédoise du 9 novembre 1632, jusqu'en 1650 à la suite de la signature du Traité de Westphalie. Les fortifications sont détruites selon les termes du Traité sous les ordre du colonel Moser et Benfeld fête sa libération le 20 septembre 1650.

Il existe actuellement encore deux rues rappelant les anciennes fortifications, la rue de Petit-Rempart et la rue du Grand-Rempart.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Benfeld

Les armes de Benfeld se blasonnent ainsi :
« D'azur à la bande d'argent chargée de trois étoiles de six rais de gueules. »[3].

Administration[modifier | modifier le code]

Benfeld.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1977 Rger Gsell DVD  
1977 1983 Bernard Steyert DVD  
1983 1989 Robert Muckensturm DVD  
1989 2001 Roland Brendlé UDF Conseiller général
2001 2002 Marc Wilhelm    
2002 2008 Robert Lustig DVD  
mars 2008 juillet 2012 André Wetzel[4] DVD  
2012 en cours Jacky Wolfarth DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Graphique de l'évolution

En 2011, la commune comptait 5 664 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 309 1 220 1 188 1 794 2 230 2 555 2 688 2 807 3 001
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 926 2 745 2 757 2 603 2 635 2 797 2 544 2 324 2 479
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 388 2 466 2 640 2 518 2 655 2 741 2 838 2 588 2 886
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 449 3 441 3 798 4 451 4 330 4 878 5 260 5 315 5 664
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Il date de 1531 ; la tour latérale avec son horloge à automates (Jacquemarts) a été ajoutée en 1619.

L'église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

L'église épiscopale date de l'époque mérovingienne (762). Une reconstruction eut lieu en 1352 dont subsiste le chœur. La nef et le clocher ont été remaniés aux XVIIIe et XIXe siècles. Des sarcophages mérovingiens datant de l'église primitive ont été découverts sous les fondations de l'église actuelle. L'église fut remaniée en 1754, le chœur gothique a été conservé et la nef reconstruite en 1840 en style néoclassique. L'église abrite entre autres des fonts baptismaux de la fin du XVe siècle provenant du couvent de Ehl.

L'orgue est de Georges et Curt Schwenkedel, 1954[7].

La synagogue[modifier | modifier le code]

La synagogue, de 1846 ; 1875, inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 8 octobre 1984[8], [9].

Ses orgues sont de Charles et Edgard Wetzel (1895)[10].

Le temple[modifier | modifier le code]

Temple construit en 1866 d'après un projet d'Antoine Ringeisen[11],[12].

Le collège[modifier | modifier le code]

Le collège Robert-Schuman est situé rue du Luxembourg et accueille environ 700-900 élèves[13].

La gare[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Benfeld.

Benfeld possède une gare desservie par le TER Alsace.

Industrie[modifier | modifier le code]

  • Socomec, entreprise spécialisée dans les onduleurs et armoires électriques, a son siège social et deux usines, ainsi qu'un Centre de Distribution d'une superficie de six mille mètres carrés destiné au stockage.
  • Les laboratoires de PCB Création sont spécialisés dans les décors alimentaires.
  • SECOME SAS conçoit et réalise des moyens de productions pour la transformation du métal en feuille ; ADEcut, sa société sœur, met en œuvre ces moyens (outillage de presse) en produisant des pièces métalliques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]