Reichshoffen

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Reichshoffen
La rue du Château
La rue du Château
Blason de Reichshoffen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Haguenau
Canton Niederbronn-les-Bains
Intercommunalité C.C. du Pays de Niederbronn-les-Bains
Maire
Mandat
Hubert Walter
2008-2014
Code postal 67110
Code commune 67388
Démographie
Gentilé Reichshoffenois
Population
municipale
5 562 hab. (2011)
Densité 316 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 06″ N 7° 40′ 01″ E / 48.935, 7.666944 ()48° 56′ 06″ Nord 7° 40′ 01″ Est / 48.935, 7.666944 ()  
Altitude Min. 170 m – Max. 301 m
Superficie 17,6 km2
Localisation

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Reichshoffen

Reichshoffen est une commune française, située dans le nord du département du Bas-Rhin en région Alsace. Ses habitants sont appelés les Reichshoffenois et Reichshoffenoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Reichshoffen est située à l'entrée du Parc naturel régional des Vosges du Nord, à 50 kilomètres au nord de Strasbourg, entre Haguenau et Bitche.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville comporte quelques vestiges médiévaux (tours et remparts ainsi que des maisons à pan de bois datant du XVIe siècle), l'église Saint-Michel dont le clocher mesure 72 mètres de haut (construite en 1772) et le château de la famille de Dietrich. Mais la célébrité de cette ville tient surtout à la bataille dite de Reichshoffen, évoquée dans la chanson C'était un soir bataille de Reichshoffen.

Les premières traces de la présence de l'Homme à Reichshoffen datent du bronze final entre 1050 et 950 av. J.-C.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Reichshoffen

Les armes de Reichshoffen se blasonnent ainsi :
« D'azur à la tour d'or, ouverte du champ, maçonnée de sable, au chef d'argent chargé de trois fleurs de lys de gueules. »[1],[2].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
2001 - Hubert Walter (droite)  
1989 2001 Charles Antoine Zimmer (gauche)  
1971 1989 François Grussenmeyer RPR Député du Bas-Rhin
1953 1971 Comte Pierre de Leusse    
1945 1953 Comte Jean de Leusse    

Le 1er novembre 1972 la commune fusionne avec Nehwiller-près-Wœrth, qui devient commune associée.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Kandel (Allemagne) depuis 1961

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 562 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 542 2 022 2 244 2 592 2 661 2 678 2 542 2 828 2 737
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 642 2 713 2 885 2 880 2 862 3 084 3 014 3 056 2 800
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 903 2 887 3 008 3 055 3 095 3 207 3 198 3 281 3 458
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 030 4 283 5 029 5 034 5 092 5 183 5 470 5 612 5 505
2011 - - - - - - - -
5 562 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Outre les commerces et services, la ville accueille plusieurs entreprises industrielles.

  • Alstom Transport, anciennement De Dietrich Ferroviaire, conçoit et construit des composants (notamment les éléments de sécurité passive) et matériels ferroviaires. De la fabrication de remorques d'extrémités de TGV, d'autorails TER X73500/73900 pour la France et l'Allemagne, de caisses intermédiaires d'AGC, d'automotrices pour la Finlande ou de tramway à la rénovation de matériels ferroviaires, le site de Reichshoffen vient de présenter les nouvelles rames TER Regiolis destinées aux régions françaises.
  • La famille De Dietrich possédait également une filiale spécialisée dans le domaine des appareils de voie pour les réseaux ferrés, intégrée depuis 2002 au groupe Vossloh sous le nom Vossloh Cogifer.
  • Fondés en 1922, les ateliers de transformation de l'acier de l'entreprise Treca ont été transférés de Puteaux à Reichshoffen dans les locaux de l'ancienne brasserie construite en 1890. Au départ spécialisée dans les fils d'acier à haute résistance, l'entreprise se diversifie dans la fabrication de fils d'acier pour ressorts, de câbles métalliques et enfin de matelas à ressorts. En 1935 naissent les premiers matelas Treca (abréviation de TREfilerie-CAblerie). La câblerie cesse son activité en juillet 1985 mais l'entreprise continue alors la fabrication de matelas haut de gamme cousus à la main.
  • L'entreprise Fehr S.A, spécialisée dans les matériaux de construction en béton, est basée route de Frœschwiller.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La chapelle de pèlerinage à la Vierge et à saint Wolfgang, au lieu-dit Wohlfahrtshoffen. Le chœur gothique voûté d'ogives daterait du XIVe siècle, ainsi que la sacristie dont la porte intérieure est cependant datée 1770. La nef néo-gothique a été reconstruite en 1851. Une inscription en allemand sur la porte extérieure de la sacristie commémore son agrandissement et embellissement par le curé Lehmann de Reichshoffen en 1852. À côté de la chapelle se situe la maison des gardiens, construite probablement dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Devant la chapelle se dresse une croix monumentale datée de 1812.
  • Chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours[8].
  • Un premier château est construit en 1232 pour le duc de Lorraine. Il est confié après 1286 aux comtes d'Ochsenstein et démoli en 1769. Il comportait une enceinte approximativement circulaire flanquée de quatre tours rondes. Le château actuel est construit pour Jean de Dietrich (1719-1795) par Joseph Massol, architecte strasbourgeois. Le gros-œuvre est érigé de 1770 à 1771 sous la direction de Christian Gstyr. Sur la lucarne sud-est se trouvait avant la guerre l'inscription aujourd'hui disparue : IFD HANVER 1779. Vers 1807, Mathieu de Faviers supprime le corps de passage qui reliait les communs au nord ; l'aile est des communs est démolie par les de Bussière en 1811 et en 1812, l'aile ouest subsiste en partie, complètement réaménagée. Le château, gravement endommagé pendant la dernière guerre a été soigneusement restauré. Il sert à présent de siège administratif à la Société de Dietrich. L'une des tours de l'ancien château qui avait subsisté est reconstruite en 1807 pour servir d'élévateur hydraulique. En limite nord du parc sont situés des dépendances agricoles et une ancienne maison de jardinier sous toit à croupes figurant déjà sur le plan cadastral napoléonien vers 1840[9], [10].
  • Moulin seigneurial[11].
  • Tour des Suédois, construite aux XIVe-XVe siècles, restaurée en 2007
  • Ancienne léproserie[12].
  • L'église paroissiale Sacré-Cœur-de-Jésus[17].
  • L'église dite Altkirch[18].
  • L'école, temple dite Église Évangélique Luthérienne[19], [20].
  • Ancienne synagogue.
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Événements et fêtes à Reichshoffen[modifier | modifier le code]

  • Le week-end après la Saint-Michel : messti du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène Georger-Vogt et Gilbert de Dietrich, Château de Reichshoffen, Association des amis de la société de Dietrich, Niederbronn, 1994, 20 p.
  • Henri Gross, Anne-Marie de Hatten (et al.), Reichshoffen-Nehwiller, Société d'histoire de Reichshoffen et environs, 2003, 326 p.
  • L'Église Saint-Michel de Reichshoffen classée monument historique (1921), Reichshoffen, 1994 (plaquette réalisée pour l'inauguration de l'Église rénovée le 6 mars 1994)
  • Musée du fer à Reichshoffen, Reichshoffen, 1995

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Concernant la ville:

Concernant les entreprises de la ville:

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le )
  2. Bernard Schmitt, « Les armoiries du canton de Niederbronn-les-Bains », sur http://reichshoffen.free.fr (consulté le )
  3. Source
  4. Registres EC Reichshoffen : première apparition en tant que maire 20 fructidor an 8 (07/09/1800) (promesses de mariage)
  5. Registres EC Reichshoffen : signe en tant que maire dans les registres entre prairial et fructidor an 8
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. « Notice no IA00123509 », base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours
  9. « Notice no PA00084897 », base Mérimée, ministère français de la Culture Château de Dietrich
  10. « Notice no IA00123282 IA00123282 », base Mérimée, ministère français de la Culture Château, puis Administration centrale de la Société de Dietrich
  11. « Notice no IA00123478 », base Mérimée, ministère français de la Culture moulin seigneurial
  12. « Notice no PA00085274 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ancienne léproserie
  13. « Notice no IA00123283 », base Mérimée, ministère français de la Culture presbytère, Musée dit Musée du Fer
  14. « Notice no PA00084898 », base Mérimée, ministère français de la Culture Eglise catholique Saint-Michel
  15. « Notice no IA00123481 », base Mérimée, ministère français de la Culture église paroissiale Saint-Michel
  16. « Notice no IA00123274 », base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière
  17. « Notice no IA00123488 », base Mérimée, ministère français de la Culture église paroissiale Sacré-Cœur-de-Jésus
  18. « Notice no IA00123482 », base Mérimée, ministère français de la Culture Eglise dite Altkirch
  19. « Notice no IA00123489 », base Mérimée, ministère français de la Culture Temple
  20. « Notice no IA00123279 IA00123279 », base Mérimée, ministère français de la Culture école, temple dite Église Évangélique Luthérienne