Budapest

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Budapest (homonymie).
Budapest
Blason de Budapest
Héraldique
Drapeau de Budapest
Drapeau
De haut en bas et de gauche à droite : basilique Saint-Étienne, statue de la Liberté à la Citadelle du mont Gellért, place des Héros, bastion des pêcheurs, parlement hongrois au bord du Danube, pont des chaînes.
De haut en bas et de gauche à droite : basilique Saint-Étienne, statue de la Liberté à la Citadelle du mont Gellért, place des Héros, bastion des pêcheurs, parlement hongrois au bord du Danube, pont des chaînes.
Administration
Pays Drapeau de la Hongrie Hongrie
Région
(régió)
Hongrie centrale
Collectivités des minorités
(kisebbségi önkormányzat)
Allemands • Arméniens • Bulgares • Croates • Grecs • Polonais • Roms • Roumains • Ruthènes • Slovaques
Bourgmestre
métropolitain
(főpolgármester)
István Tarlós (Fidesz-KDNP)
ISO 3166-2 HU-BU
Démographie
Population 1 733 685 hab. (2011)
Densité 3 301 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 54″ N 19° 02′ 27″ E / 47.498333, 19.040833 ()47° 29′ 54″ Nord 19° 02′ 27″ Est / 47.498333, 19.040833 ()  
Altitude 151 m
Superficie 52 516 ha = 525,16 km2
Localités
Arrondissements 23
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hongrie

Voir la carte administrative de Hongrie
City locator 14.svg
Budapest

Géolocalisation sur la carte : Hongrie

Voir la carte topographique de Hongrie
City locator 14.svg
Budapest
Liens
Site web budapest.hu

Budapest (prononcé [by.da.ˈpɛst ] , hongrois : Budapest [ˈbu.dɒ.pɛʃt ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter ; allemand : Budapest ou anciennement Ofen-Pesth) est la plus grande ville et la capitale de la Hongrie. Elle se situe en aval du coude du Danube entre le massif de Transdanubie et l'Alföld. Ses habitants sont les Budapestois (en hongrois, budapesti, -ek).

La ville actuelle est créée en 1873 par la fusion de Buda - alors capitale de la Hongrie - de Pest et de Óbuda[1]. Le site de Budapest est similaire à celui d'Aquincum[2], un point de peuplement celte[3] devenu capitale de la Pannonie inférieure pendant l'époque romaine[3]. Les Magyars arrivent dans la région[4] au IXe siècle. Leur premier point d'implantation est pillé par les Mongols en 1241-1242[5]. La ville est reconstruite et devient l'un des centres de la culture humaniste de la Renaissance[6] au XVe siècle[7]. Après près de 150 ans de domination ottomane, elle poursuit son développement et connaît son apogée avec l'épanouissement de l'ère industrielle aux XVIIIe et XIXe siècles. Après la fusion de 1873 et l'accession de la ville au rang de seconde capitale de l'Autriche-Hongrie, Budapest atteint les proportions et les caractéristiques d'une ville mondiale[8]. Marquée par les différentes traces léguées par l'histoire, Budapest a notamment été l'épicentre de la révolution hongroise de 1848, de la République des conseils de Hongrie de 1919, de l'opération Panzerfaust en 1944, de la bataille de Budapest de 1945 et de l'insurrection de 1956.

Considérée comme l'une des plus belles villes d'Europe et comme la « perle » du Danube[9],[1],[4],[10], son panorama, le quartier du château de Buda, l'avenue Andrássy et le métropolitain du Millénaire figurent au Patrimoine mondial de l'UNESCO[9],[11]. Destination touristique importante, la ville attire plus de 4.3 millions de visiteurs par an[12].

Plus grande ville du pays, elle en est le principal centre politique, culturel, commercial et industriel. Elle abrite le Parlement hongrois, les bâtiments ministériels et les ambassades du pays ainsi que les sièges sociaux des entreprises installées en Hongrie. Son ancien statut de cocapitale de l'Autriche-Hongrie lui confère un rayonnement important dans la Mitteleuropa. La partition du royaume de Hongrie à la suite du traité de Trianon en 1920 en fait une ville démesurée pour la Hongrie dans ses frontières actuelles. La macrocéphalie dont est atteinte la ville se concrétise par la convergence de la plupart des réseaux routiers et ferroviaires du pays en son centre et des écarts démographiques et économiques disproportionnés entre la capitale et la province[13] (près de 20 % de la population hongroise est budapestoise). Avec ses 1 702 297 habitants[14] (l'aire urbaine en compte 2 524 697), Budapest est également la ville la plus peuplée d'Europe centrale (si l'on exclut Berlin de l'Europe centrale). Elle en est également considérée du point de vue économique comme une importante plaque tournante[15]. Budapest abrite le siège de l'Institut européen d'innovation et de technologie (IET)[16].

Sommaire

Nom et attributs[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Armoiries de Pest, église paroissiale de la cité. Les armes de la ville ornent le piédestal d'un tabernacle Renaissance commandé en 1507 par le conseil municipal à un artisan italien

Les villes de Pest et Buda étaient déjà désignées au début de la Renaissance comme une même entité, capitale et siège de la Cour du Royaume de Hongrie. Pest étant plus grande que Buda, le nom utilisé alors sur les cartes hongroises et étrangères était Pest-Buda mais il arrivait souvent que Buda-Pest soit préféré par les locuteurs magyarophones, notamment en raison des difficultés de prononciation de la forme officielle. Buda-Pest est ainsi utilisée sous cette forme dans l'ouvrage d'István Széchenyi, Világ en 1831. Lorsque les deux communes, plus Óbuda, fusionnent en 1872, le nom de Budapest s'impose comme une évidence.

Le nom de Buda remonte à l'ère de la dynastie Árpád et désigne le site d'Aquincum. Lorsque le premier château est construit sur la petite colline à côté du Gellért-hegy, le site originel prend le nom d'Óbuda (« vieux Buda ») par opposition à Újbuda (« nouveau Buda »). L'étymologie de Buda renvoie à l'origine à un patronyme particulièrement répandu au Moyen Âge, réputé pour être celui du frère d'Attila, lequel roi des Huns aurait baptisé le site en son hommage. D'autres versions penchent pour une parenté de sens entre l'origine des toponymes Buda et Aquincum. Ainsi, certains voient dans Buda une déformation du terme slave voda (« eau ») et d'autres un mot d'origine celte. Aquincum signifiant par ailleurs « riche en eaux » en latin.

Le site de Pest était désigné à l'époque romaine par le terme Contra-Aquincum par Ptolémée II. L'étymologie de Pest renvoie de manière plus étayée au slave pec qui signifiait « cavité rocheuse » ou « grotte », ou au vieux hongrois pest signifiant « fournaise ». Ces qualificatifs étaient en fait ceux de Pest-hegy, l'ancien nom de Gellért-hegy, colline pourtant située sur Buda. C'est au Moyen Âge que les quartiers agglomérés sur la rive opposée prennent le nom du mont. Le paradoxe est que la traduction allemande de Buda : Ofen renvoie au même sens que Pest. D'ailleurs, Ofen n'était pas Buda dans son intégralité mais bien la partie proche du mont Gellért.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armorial de Budapest
BlasonHU-budapest.svg Blason De gueules à la fasce ondée d'argent accompagnée en chef d'une forteresse crénelée sommée d'une tourelle crénelée et couverte d'or, maçonnée de sable, ouverte d'azur, et en pointe d'un château crénelé sommé de trois tourelles crénelées et couvertes d'or, ouvert de deux portes d'azur
Notes

Les armes de Budapest reflètent la séparation puis l'unification des deux rives Pest et Buda (avec Óbuda) autour du Danube.

Statut Officiel

Site et localisation[modifier | modifier le code]

Topographie et hydrographie[modifier | modifier le code]

Budapest vu par le satellite Spot

L'agglomération de Budapest s'étend sur une surface de 525 km2 au nord de la Hongrie. La ville est entourée par les communes du comitat de Pest. Elle s'étend sur 25 km du nord au sud, 29 d'est en ouest.

Le Danube est l'axe médian de Budapest. Il s'écoule dans la ville sur une longueur de 28 km et une largeur de 290 à 380 m. Deux îles sont présentes dans son lit au niveau de Budapest : l'île d'Óbuda au nord et l'Île Marguerite un peu plus au sud. Une troisième île - l'île de Csepel, qui est la plus grande des îles du Danube à Budapest - fait seulement partie de la ville par son extrémité nord. Le fleuve, qui sépare les deux parties de la ville, fait 230 m de large à son point le plus étroit.

Budapest joue les contrastes d'une rive à l'autre du fleuve. À l'ouest, la vieille ville de Buda se déploie au pied du Gellért-hegy et sur la colline du château. Son urbanisation récente couvre de plus en plus les autres monts du Pilis de maisons individuelles et de villas. Cet étalement est relativement contenu par les différents secteurs forestiers protégés à l'ouest de la ville. À l'est, Pest, plus centré sur les activités économiques, avec son centre administratif, politique avec le Parlement, son centre universitaire et son aéroport, s'étend sur la plaine de Rákos et au-delà sur les lisières de l'Alföld[18].

Géologie et géomorphologie[modifier | modifier le code]

Budapest est située entre plusieurs régions naturelles de Hongrie. À l'ouest s'étend le massif de Transdanubie avec d'une part les collines de Buda jusqu'à Zsámbék et d'autre part les monts du Pilis jusqu'à Esztergom et le coude du Danube. Avoisinant parfois les 500 m, ces massifs se sont formés au Trias et se composent principalement de calcaire et de dolomite dans lesquels l'eau a créé des grottes dont les plus célèbres sont la grotte de Pálvölgy et la grotte de Szemlőhegy. Le point culminant de la ville est le János-hegy, à 527 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le point le plus bas est la surface du Danube qui se trouve à 96 mètres au-dessus du niveau de la mer.

À l'est de la ville s'étend l'Alföld et ses grands espaces ouverts.

Pourvoyeuse de nombreuses sources d'eau thermale, Budapest débite 40 000 000 litres d'eau chaude et 30 000 000 litres d'eau tiède par jour. Ces sources sont à l'origine des établissements de bain et des thermes qui ont fait la réputation de la capitale. Le plus vaste ensemble de thermes souterrains au monde a été découvert à Budapest en 2008[19].

Panorama nocturne depuis Gellért-hegy.
Vue panoramique de la ville depuis le quartier du château

Climat[modifier | modifier le code]

Budapest connaît un climat continental marqué par de forts écarts entre des hivers rigoureux mais assez secs, et des étés chauds et humides.

Relevé météorologique de Budapest
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −2,7 −1,3 2,4 6,9 11,5 14,6 16,4 15,9 12,2 7,5 3,1 −0,6 7,2
Température moyenne (°C) −1,1 1 5,8 11,8 16,8 20,2 22,2 21,4 17,4 11,3 5,8 1,5 11,2
Température maximale moyenne (°C) 2,1 4,7 10,6 16,7 22 25,2 27,5 27,1 22,6 16,1 8,3 3,7 15,6
Record de froid (°C) −21,7 −23,4 −14,1 −4,6 0 3 8,9 7 1,2 −9,5 −11,9 −19,1 −23,4
Record de chaleur (°C) 15,1 19,1 25,4 30,2 34 39,5 40,7 39 35,2 30,8 22,6 19,2 40,7
Précipitations (mm) 38,5 36,7 37,4 47,2 64,5 69,8 50,4 49,5 42,7 46,9 59,9 49,3 630
Source : « http://www.met.hu/pages/climate/bp/index.htm » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-24 www.met.hu[20]]


Aires faunistiques et floristiques[modifier | modifier le code]

Une partie de Budapest fait partie du parc national Duna-Ipoly. La direction du parc gère ainsi la zone naturelle protégée de Buda, qui comprend les grottes de dolomite de Buda et les zones boisées des collines de Buda. La zone naturelle protégée permet ainsi de conserver le patrimoine floristique et faunistique de la capitale. Parmi les espèces endémiques, le gurgolya hongrois (Leucospermum Seseli), le Sesleria sadleriana (herbes) et le dompte-venin hongrois (Vincetoxicum pannonicum) sont particulièrement protégés. Le lin du Pilis (Linum dolomiticum) dispose d'une aire taxonomique réduite aux collines du Szénás. Du côté de la faune, les espèces préservées sont la fourmi aux longues pattes, le saga pedo, le lézard de Pannonie (Ablepharus kitaibelii), le Coluber caspius (colubridae), le pic noir et le corbeau.

Histoire[modifier | modifier le code]

La cité de Buda dans les Chroniques de Nuremberg (1493)

S'il existait dès le paléolithique des implantations humaines aux environs de la ville actuelle, l'histoire connue de Budapest remonte à la cité romaine d’Aquincum, fondée aux alentours de 89 sur le site d'un ancien campement de Celtes Eravi, où un rétrécissement du Danube facilite son franchissement, et proche de ce qui allait devenir Óbuda. De 106 jusqu'à la fin du IVe siècle, la cité est la capitale de la province de la Pannonie inférieure (en latin Pannonia) avant de tomber aux mains des Huns et d'Attila, puis de leurs successeurs, les Goths et les Lombards. Aux environs de l'an 600, et pendant trois siècles, la région est dominée par les Avars.

Venus de l'Oural, les ancêtres des hongrois, les Magyars, conduits par le prince Árpád dont la dynastie régnera jusqu'au XIIIe siècle, atteignent le bassin des Carpates en 896 et viennent peupler le secteur d'Óbuda. La nation hongroise est fondée un siècle plus tard, en l'an 1000, avec le couronnement de son premier roi, Étienne Ier, qui se convertit au catholicisme et sera canonisé sous le nom de saint Étienne. Malgré la destruction presque totale de la ville, à la suite d'une invasion mongole en 1241, Béla IV rompt avec la dynastie des Árpád qui avait dirigé leur royaume depuis d'autres cités, et installe la capitale à Buda en 1247 où il fait construire un château. La ville ne commence toutefois à se développer réellement qu'avec l'arrivée sur le trône des princes angevins. Après le déplacement de la résidence royale à Visegrád en 1308, la ville devient la capitale du pays en 1361. Sigismond de Luxembourg introduit le style gothique à Buda où, à l'instar du palais d'été de Visegrád, le Palais royal connaît une importante reconstruction. La ville atteint son âge d'or au XVe siècle pendant le règne de Mathias Corvin, dont l'épouse Béatrice de Naples, fait de la Hongrie un des foyers actifs de la Renaissance. Siège du Parlement à partir de 1298, Pest, sur l'autre rive du fleuve, affirme sa vocation commerçante.

Siège autrichien de Buda (1686)

Après la défaite de Mohács, la conquête de la majeure partie du pays au XVIe siècle par l'Empire ottoman brise le dynamisme des deux cités pendant près de 150 ans. En 1526, Pest tombe aux mains de l'envahisseur par le sud. Buda, défendue par son château, connaît le même sort 15 ans plus tard. Alors que Buda devient le siège d'un gouverneur turc, Pest est désertée par une grande partie de ses habitants lors de sa reconquête en 1686 par l'armée impériale menée par Charles V de Lorraine. Les Habsbourg étaient restés rois de Hongrie depuis 1526, malgré la perte de la majorité du pays.

La pose de la première pierre du Pont à chaines (Széchenyi Lánchíd) en 1842 symbolise l'unification des deux rives du Danube.

Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, malgré le Grand Incendie de 1723 et une inondation dévastatrice en 1838 qui fit 70 000 morts, Pest connaît un fort taux de croissance grâce à un commerce très actif[Note 1], contribuant très majoritairement à la croissance combinée des trois villes.

Vestige du mur d'enceinte de Pest

L’université de Nagyszombat (aujourd'hui, Université Loránd Eötvös), transférée à Buda en 1777 puis à Pest en 1784, joua un rôle important dans l'essor des deux cités. La reconstruction de Buda, Pest et Óbuda ne commence vraiment que pendant la deuxième moitié du XVIIIe siècle ; l'impératrice Marie-Thérèse et l'archiduc Joseph (le gouverneur de l'empereur), contribuent à cette modernisation, mais la lenteur des réformes entraîne un soulèvement nationaliste en 1848. La fusion des trois villes sous une administration commune prend effet une première fois en 1849, année de l'ouverture du Széchenyi Lánchíd, sous l'impulsion du gouvernement révolutionnaire, avant d'être révoquée à la suite de la reconstitution de l'autorité des Habsbourg. Francois-Joseph Ier écrase la révolte mais se voit contraint en 1867 de signer un compromis qui autorise les Hongrois à former leur propre gouvernement. La fusion des trois villes est entérinée définitivement en 1873 par le gouvernement royal autonome hongrois issu de ce même compromis et donne naissance à une véritable capitale en réunissant Buda, Pest et Óbuda.

En 1900, la population de Pest dépasse celles de Buda et Óbuda réunies. Au cours du siècle suivant, la population de Pest sera multipliée par vingt, alors que celles de Buda et d'Óbuda seront quintuplées. La population totale de la capitale unifiée est multipliée par sept sur la période 18401900, atteignant 730 000 habitants.

Au cours du XXe siècle, la plupart des industries du pays venant se concentrer dans la ville, la croissance de la population se poursuit, touchant principalement l'agglomération. Ainsi, la population de Újpest est plus que doublée sur la période 18901910, et celle de Kispest est quintuplée entre 1900 et 1920. Les pertes humaines liées à la Première Guerre mondiale, et la perte de plus des deux tiers du territoire de l'ancien royaume en 1920, ne causent qu'un trouble temporaire : Budapest demeure la capitale d'un État certes plus petit mais désormais souverain. En 1930, la ville compte un million d'habitants, plus 400 000 en agglomération.

Arrestation de Juifs à Budapest en octobre 1944.

Le désir de reconquérir les territoires perdus pousse la Hongrie à soutenir l'Allemagne nazie. Lors de la Seconde Guerre mondiale, les juifs sont rassemblés dans le ghetto de Budapest. Environ un tiers des 250 000 habitants juifs de Budapest meurent à la suite du génocide nazi perpétré pendant l'occupation allemande de 1944. Entre décembre 1944 et la fin de janvier 1945 dans des razzias nocturnes, les miliciens du Parti des Croix fléchées arrêtent les Juifs dans le ghetto ainsi que les déserteurs de l'armée hongroise ou ennemis politiques, les exécutent le long des rives du Danube et jettent les corps dans le fleuve. Une plaque commémorative a été posée le 16 avril 2005 en bordure du fleuve où des chaussures appartenant aux victimes sont fleuries.

Blason de la République populaire de Hongrie qui ornait les arches du Széchenyi Lánchíd à l'époque communiste. Musée national hongrois

En 1944, le diplomate suédois Raoul Wallenberg a sauvé au moins 10 000 juifs hongrois.

Budapest subit de graves dommages en 1945 lors de sa libération par l'armée rouge qui en profite pour installer un pouvoir communiste. À la fin de la guerre, la vieille ville fut reconstruite pierre par pierre. Budapest avait été presque entièrement détruite par les bombardements : 74 % des habitations et 97 % des usines avaient été ravagées. Au 1er janvier 1950, l'agglomération de Budapest connaît une expansion significative : de nouveaux arrondissements sont créés à partir des villes voisines. Durant les années 1950 et 1960, la ville se remet du siège soviétique de 1944, devenant, dans certaines limites, une vitrine de la politique pragmatique pratiquée par le gouvernement communiste du pays (1947-1989). La démocratisation est stoppée par l'insurrection de Budapest en 1956 et l'intervention militaire de l'Union soviétique qui, selon les chiffres officiels publiés par le gouvernement après la chute du communisme, a fait 20 000 victimes dans la population civile, et entraîné l'exil de 160 000 citoyens hongrois [réf. nécessaire].

À partir des années 1980, Budapest, tout comme l'ensemble du pays, connaît une émigration croissante couplée à une décroissance naturelle de sa population [réf. nécessaire].

En 1989, à la suite de manifestations répétées, le pouvoir communiste tombe, laissant place à une démocratie parlementaire.

Population[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Budapest.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population de Budapest
Évolution démographique de Budapest et son agglomération depuis 1720
1720 1799 1848 1870 1910 1920 1941 1949 1980
12 200
-
54 176
-
151 016
-
302 085
418 490
1 110 453
1 315 183
1 232 026
1 459 449
1 712 791
2 025 402
1 590 316
1 897 882
2 059 226
2 626 702
1990 2001 2005 2011 - - - - -
2 016 681
2 579 440
1 777 921
2 454 150
1 695 814
2 421 831
1 733 685
2 403 205
- - - - -
L'évolution de la démographie de l'agglomération est indiquée en italique.


Pyramide des âges en 2005
Hommes Classe d’âge Femmes
8 705 
85 et plus
21 654 
14 502 
80-84
32 701 
23 597 
75-79
44 548 
31 043 
70-74
48 700 
32 101 
65-69
48 367 
46 832 
60-64
66 283 
50 554 
55-59
67 121 
62 059 
50-54
76 963 
48 039 
45-49
56 584 
43 737 
40-44
47 212 
54 908 
35-39
59 289 
71 348 
30-34
70 333 
78 911 
25-29
83 362 
55 069 
20-24
54 446 
43 258 
15-19
43 727 
38 627 
10-14
35 360 
33 247 
5-9
32 583 
35 972 
0-4
34 072 

Sociologie[modifier | modifier le code]

Budapest est marquée par une forte césure entre l'ouest de la ville, caractérisé par la ville haute de Buda (quartier du château), les « beaux quartiers » résidentiels denses de Rózsadomb et Pasarét, et un tissu urbain plus diffus composé de villas et de maisons individuelles sur les flancs des collines ; et l'est de la ville - Pest -, bien plus dense et étendu. D'un point de vue sociologique, cette césure traduit assez bien les inégalités sociales à l'échelle de l'agglomération budapestoise[21]. Les couches sociales supérieures se concentrent ainsi dans l'hyper-centre de Pest et de Buda, et leur trajectoire résidentielle se caractérise par un vaste mouvement d'exurbanisation vers les quartiers résidentiels de l'ouest. Les couches moyennes se situent essentiellement du côté de Pest, aux abords des grands boulevards circulaires. De nombreuses familles de la classe moyenne ont également construit des maisons en proche périphérie, autour des noyaux villageois de Dunakeszi, Fót ou vers Csepel, à la place d'anciens jardins ouvriers. Les couches moyennes inférieures habitent essentiellement dans les grands ensembles construits pendant la période communiste (comme Rákospalota ou Újpest). Du côté de Pest essentiellement, les quartiers situés entre l'hypercentre et les emprises ferroviaires des gares de Keleti, Nyugati, ou Ferencváros sont concernés par d'anciens processus de ségrégation socio-spatiale, accentués depuis la fin du communisme. Ce sont les quartiers les plus pauvres de la capitale hongroise et sont souvent assimilés - à tort - comme des ghettos ethniques liés à la minorité rom[22].

Minorités culturelles et religieuses[modifier | modifier le code]

La Hongrie distingue la citoyenneté hongroise (magyar állampolgárság) de la nationalité (magyar nemzetiség). Cette distinction prend sens lors des enquêtes démographiques et recensements de population et dispose d'une portée juridique spécifique. La terminologie adaptée à la notion d'« Hongrois ethnique » est celle de l'autoethnonyme « Magyars ». Selon l'interprétation faite de la notion de nationalité, un Sicule de Transylvanie peut tout à fait se déclarer magyar alors qu'il est ressortissant roumain.

Il existe treize minorités nationales, ethniques et religieuses reconnues officiellement par la loi en Hongrie : les Bulgares, les Rroms, les Grecs, les Croates, les Polonais, les Allemands, les Arméniens, les Roumains, les Ruthènes, les Serbes, les Slovaques, les Slovènes et les Ukrainiens. Lors des recensements de population, chacun peut déclarer son « appartenance communautaire » (nemzetiséghez tartozók) à une minorité, son « affinité culturelle » (kulturális értékekhez, hagyományok-hoz kötődők), si la langue de la minorité est sa langue maternelle (anyanyelvűek) ou si il la pratique dans un cercle familial et amical restreint (nyelvet családi, baráti körben használók). Lors du recensement de 2001[23], la répartition des appartenances à une minorité nationale ou ethnique additionnées aux affinités culturelles à Budapest est la suivante :

Certaines minorités nationales suffisamment représentatives forment des collectivités des minorités (kisebbségi önkormányzat) et élisent leurs représentants à l'échelle de Budapest et des arrondissements.

Selon le recensement de 2001[25], la majorité de la population de Budapest se déclare chrétienne (62,32 %) :

  • Catholiques : 837 548, dont 28 901 catholiques de rite oriental (47,11 %)
  • Protestants : 270 618 (15,22 %)
  • Juifs : 9 468 (0,53 %)
  • Athées : 347 209 (19,53 %)

La communauté juive représentait en 1880 19,7 % de la population budapestoise. Même si on fait le rapport à l'ancien périmètre de la capitale (les dix premiers arrondissements), le taux plafonne à 1,32 %. Ce différentiel très important est dû à la Shoah ainsi qu'à plusieurs vagues d'émigration vers l'Europe occidentale ou l'Amérique.

Équipements[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Enseignement élémentaire[modifier | modifier le code]

Le système éducatif hongrois est profondément décentralisé. La charge et la propriété des établissements d'enseignement publics est dévolue aux collectivités locales et aux collectivités des minorités. À Budapest, ces compétences sont donc celles des arrondissements. Il existe par ailleurs de nombreux établissements privés majoritairement confessionnels. L'enseignement pré-élémentaire (óvoda), de 3 à 6 ans n'est pas obligatoire. L'enseignement élémentaire (általános iskola) est un tronc commun obligatoire de 6 à 14 ans. L'enseignement élémentaire public est gratuit. Chaque école a l'obligation d'admettre tous les enfants résidant dans un quartier sans discrimination. S'il existe une forme de carte scolaire indicative, les parents peuvent demander l'admission de leur enfant dans n'importe quel établissement. Par ailleurs, les écoles privées ont le droit d'opérer une sélection et de demander des frais d'inscription. Lóczy est le nom d'une pouponnière hongroise créée en 1947 à Budapest pour les orphelins de guerre. La maison de Lóczy est célèbre pour la pédagogie innovante qui a été mise en place par sa directrice, la pédiatre hongroise Emmi Pikler.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

L'enseignement secondaire est éclaté en plusieurs parcours scolaires. Le lycée (gimnázium), de 14 à 18 ans, prépare aux études supérieures, le lycée technique (szakközépiskola) jusqu'à 19 ans permet d'obtenir une formation manuelle et le lycée professionnel (szakmunkásképző iskola) une spécialisation dans un métier spécifique. À l'instar des établissements pré-élémentaires et élémentaires, ceux-ci sont gérés par les arrondissements ou les collectivités des minorités. Les établissements privés sont souvent pris en charge par les Églises hongroises.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

L'ancien palais de l'octroi, bâtiment principal de l'Université Corvinus de Budapest.

Budapest accueille de nombreuses universités et écoles supérieures, parmi les plus prestigieuses de Hongrie. L'Université Loránd Eötvös est l'héritière de l'Universitas de Nagyszombat fondée par Péter Pázmány, de l'Université de Pest et de l'Université de Budapest. Plus ancienne université de Hongrie encore en activité, on y enseigne les sciences humaines et sociales, l'art et la littérature, le droit et l'histoire ainsi que les sciences naturelles. Ses sites universitaires se concentrent autour de Deák Ferenc tér et du Musée national hongrois, du côté de Pest. L'Université Corvinus de Budapest dispense une formation en sciences de l'économie depuis 1948 ; son bâtiment principal est l'ancien palais de l'octroi situé Fővám tér à côté des Halles centrales. Réputée pour avoir formé des ingénieurs illustres au nombres desquels on compte Ernő Rubik, Dennis Gabor ou encore Leó Szilárd, l'Université polytechnique et économique de Budapest forme essentiellement des architectes, informaticiens, ingénieurs en génie civil et environnement. Quant à l'Université d'Óbuda, elle forme davantage à l'ingénierie technique et industrielle. Enfin, l'Université Semmelweis, fondée en 1769, est une grande université de médecine.

Après la réforme des universités de 2000, de nombreux établissements d'enseignement supérieur sont devenus des universités à part entière. Parmi celles-ci, de nombreuses écoles réputées dans les domaines artistiques ont vu leur statut évoluer, à l'instar de l'Université hongroise des Beaux-Arts, l'Université de musique Franz-Liszt (ancienne Académie de musique de Budapest), l'Université d'art appliqué Moholy-Nagy et l'Université d'art dramatique et cinématographique. Enfin, l'armée hongroise bénéficie également d'une structure universitaire dédiée à la formation de ses membres : l'Université de Défense nationale Miklós Zrínyi. Parmi les universités privées généralistes, la plus visible sur le plan international reste l'Université d'Europe centrale fondée par le milliardaire américain d'origine hongroise George Soros afin de promouvoir le libéralisme politique et économique dans les anciens pays communistes. Financée par des Länder allemands, l'Autriche et la Suisse, l'Université germanophone Gyula Andrássy de Budapest est une université de langue allemande au statut privé. Enfin, Budapest dénombre quelques universités confessionnelles, parmi lesquelles se trouvent l'Université théologique évangélique-luthérienne, l'Université réformée Gáspár Károli, le Séminaire national de formation rabbinique - Université juive et l'Université catholique Péter Pázmány.

Budapest compte de nombreuses écoles supérieures à l'instar de l'École générale de management (Általános Vállalkozási Főiskola), l'Académie théologique baptiste (Baptista Teológiai Akadémia, l'École supérieure de danse contemporaine de Budapest (Budapest Kortárstánc Főiskola), l'École supérieure de commerce de Budapest (Budapesti Gazdasági Főiskola), l'École supérieure de communication et de commerce de Budapest (Budapesti Kommunikációs és Üzleti Főiskola, l'École supérieure Dénes Gábor (Gábor Dénes Főiskola), l'École supérieure Farkas Heller (Heller Farkas Főiskola), l'École de commerce international (IBS Nemzetközi Üzleti Főiskola et l'École monastique de théologie Sapienta (Sapientia Szerzetesi Hittudományi Főiskola). Avec près de 100 000 étudiants venus de Budapest, de Hongrie mais également des pays à forte minorité magyare (Roumanie, Slovaquie et Serbie), la ville dispose d'un important quartier étudiant autour de Kálvin tér et Ráday utca, ainsi qu'entre les Halles centrales de Budapest et Lágymányosi híd.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Cinémas, théâtres, opéras et salles de concert[modifier | modifier le code]

Budapest compte un grand nombre de salles de cinéma, dont plusieurs établissements indépendants. Parmi les cinémas les plus emblématiques de l'histoire de Budapest figurent le cinéma Puskin, le cinéma national Uránia (Uránia Nemzeti Filmszínház) ou encore le palais du film Corvin (Corvin Budapest Filmpalota). Ce dernier a notamment été un théâtre important de l'Insurrection de Budapest en 1956. Il existe également plusieurs cinémas de plein-air dans Budapest, à l'instar de celui de Margit-sziget ou celui du Szimpla Kert. Enfin, de nombreux grands complexes de cinémas sont apparus dans les quartiers périphériques de la ville, en particulier dans les centres commerciaux ouverts après la fin du communisme.

La capitale hongroise compte de nombreux théâtres édifiés en grande partie aux XIXe et XXe siècles. Parmi ceux-ci, les plus connus sont le József Attila Színház, le Katona József Színház, le Madách Színház, le Pesti Vigadó, le Radnóti Miklós Színház et le Vígszínház. Symbole du développement de Budapest vers le Sud, à proximité du Pont Lágymányosi, le nouveau Théâtre national (Nemzeti Színház) de Hongrie est également une illustration du renouvellement architectural hongrois. Imposant bâtiment aux éléments classiques inauguré en 2002 au bord du Danube, il est l'héritier de l'ancien théâtre national situé Blaha Lujza tér et détruit à la suite de la construction de la ligne (M) (2) du métro de Budapest.

Budapest possède deux orchestres symphoniques, l'orchestre de la Société philharmonique de Budapest et l'Orchestre du Festival de Budapest. Outre la salle Art nouveau de l'Académie de musique Franz-Liszt, Budapest dispose d'une nouvelle salle de concert (Palais des arts, en hongrois Művészetek Palotája, dit MŰPA) inaugurée en 2005. L'Opéra national de Budapest défend le répertoire hongrois de ballet et d'opéra (Ferenc Erkel, Károly Goldmark, Ernst von Dohnányi, Béla Bartók, Zoltán Kodály, György Ligeti ou Péter Eötvös pour les plus connus). Le Théâtre musical de l'Opérette de Budapest (Budapesti Operettszínház)[26] se consacre quant à lui à un répertoire plus léger.

Musées et galeries d'art[modifier | modifier le code]

Le Musée des Arts décoratifs est installé dans un bâtiment emblématique de la Sécession en Hongrie qui fut construit par Gyula Pártos et Ödön Lechner.

La Hongrie fut si longtemps dirigée par des souverains étrangers que Budapest ne possède pas, à la différence d'autres capitales européennes, de musée fondé grâce à des collections royales, ce qui n'empêche pas la ville de posséder plus de soixante musées et galeries offrant des collections variées, d'envergure nationale et internationale ou plus simplement d'intérêt local.

La plupart des musées et galeries de Budapest occupent des bâtiments historiques. Certains sont regroupés au château de Buda comme la Galerie nationale hongroise, le Musée historique de Budapest ; d'autres autour de Hősök tere, à l'instar du Musée des beaux-arts, du Musée hongrois de l'agriculture, du Musée hongrois de la technologie et des transports et du Műcsarnok. Le Musée hongrois des arts décoratifs illustre la place occupée par la Hongrie dans l'histoire du design et des arts appliqués. À proximité de l'Université Loránd Eötvös, le Musée national hongrois retrace l'histoire de la Hongrie de l'Antiquité à la chute du communisme. Symbole du romantisme hongrois, c'est de ses marches que fut déclenchée la Révolution hongroise de 1848 à l'appel de Sándor Petőfi. En face du Parlement hongrois, le Musée ethnographique restitue quant à lui le folklore de la plaine des Carpates, des instruments de musique au mobilier paysan. De nombreuses expositions temporaires rappellent le lien qui unit les Magyars aux autres peuples finno-ougriens.

Quelques musées sont liés aux personnalités liées à Budapest, à l'instar de Béla Bartók, Endre Ady, Franz Liszt ou Ignace Philippe Semmelweis. Parmi les projets concrétisés après le communisme, Budapest compte également une Maison de la terreur (Terror Háza) située dans les anciens locaux de la Gestapo et de la Stasi et qui retrace les exactions commises par les régimes national-socialiste et communiste, ainsi qu'un Memento Park, qui abrite à quelques kilomètres de la capitale les nombreuses statues à la gloire de la révolution prolétarienne, déboulonnées après 1989.

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

Budapest abrite la Bibliothèque nationale Széchényi au cœur du Château de Buda. L'une de ses missions est de collecter les Hungarica, à savoir les ouvrages publiés dans les frontières actuelles de la Hongrie (quelle que soit la langue), les ouvrages en hongrois, les ouvrages publiés par des Hongrois et les ouvrages traitant de la Hongrie. Elle conserve environ sept millions de pièces, dont deux millions de livres et plus d’un million de documents manuscrits dont 700 codex médiévaux[27]. La Réserve précieuse possède environ 8 500 exemplaires d’éditions hongroises antérieures à 1711 (dont la Chronica Hungarorum, le premier livre imprimé en Hongrie, en 1473), près de 1 700 incunables, le plus ancien texte connu en hongrois, plusieurs livres provenant de la Bibliotheca Corviniana et de très nombreux manuscrits historiques et littéraires. Son autre mission est de centraliser des services pour l'ensemble des bibliothèques hongroises (attribution des ISBN et ISSN, rédaction de la bibliographie nationale, catalogues collectifs, tenue à jour de la liste des bibliothèques hongroises, etc.).

La Bibliothèque centrale Ervin Szabó est la bibliothèque municipale de Budapest. Elle se situe à proximité du quartier étudiant à Pest. Parmi les bibliothèques les plus importantes de la capitale, on peut également citer celles des instituts scientifiques, à l'instar de la bibliothèque de l'Académie hongroise des sciences, celle de l'Université Loránd Eötvös ou encore les fonds de l'Open Society à l'Université d'Europe centrale. Le Parlement hongrois compte également son propre fond accessible au public.

Quant aux Archives nationales hongroises, elles se situent à proximité de la Porte de Vienne (Bécsi kapu), dans le quartier du château de Buda, dans le 1er arrondissement.

Bars, cafés et restaurants[modifier | modifier le code]

Le café New York (Palais New York)

Le règne des Habsbourg a laissé un héritage important à Budapest du point de vue des cafés, restaurants et salons de thé. Certains restaurants ont notamment connu leur apogée pendant la période communiste, à l'instar du Restaurant Gundel situé à proximité d'Hősök tere ou du Mátyás Pince non loin du Danube. D'autres restaurants en cave ou sur les quelques bateaux à quai sur le fleuve sont encore des établissements prisés par les touristes. Les Budapestois fréquentent quant à eux davantage les restaurants de quartier, les kocsma ou les services de restauration rapide. De nombreux établissements Mc Donald's et Burger King se sont implantés dans la capitale après la fin du communisme. Plus récemment, les grands axes se sont peuplés de nombreuses enseignes de Döner Kebab et de restauration asiatique.

Parmi les autres héritages de l'influence viennoise, Budapest compte également de nombreux salons de thé et maisons de pâtisserie. La plus réputée d'entre elles reste la maison Gerbeaud située sur la Vörösmarty tér. Fermé pendant des années pour réfection, le café New York (palais New York) symbolise quant à lui le lustre retrouvé du patrimoine du XIXe siècle.

Budapest est connue pour ses fameux romkocsma (littéralement « bar de ruine ») la plupart du temps aménagés dans d'anciens immeubles désaffectés du centre-ville. Ce sont souvent d'anciens logements dont l'agencement respecte la tradition budapestoise des coursives et d'une cour intérieure. L'exemple le plus connu de ces bars, hauts lieux de la vie nocturne alternative, reste le Szimpla Kert situé dans l'ancien ghetto juif.

Bains et thermes[modifier | modifier le code]

Les Thermes Király, vestiges du thermalisme turc.

Le thermalisme était une activité déjà répandue chez la population romaine d'Aquincum (qui signifie littéralement « riche en eaux »). Des ruines des bains construits pendant l'Antiquité tardive sont encore visibles à Óbuda. Entre 1541 et 1686, les Ottomans développent les bains à vocation médicinale, dont certaines sont encore en activité aujourd'hui. La réputation thermale de Budapest s'installe après 1920, date à laquelle un état des lieux du potentiel économique de l'eau thermale est dressé. Dès 1934, Budapest devient officiellement une ville thermale.

La fréquentation des bains passe pour partie intégrante du mode de vie budapestois. Si de nombreuses personnes âgées fréquentent encore des établissements de quartier, la forte augmentation des grilles tarifaires pour le grand public restreint le thermalisme de la capitale à ses vocations touristiques et médicinales (on y soigne les rhumatismes et l'arthrite). Certains établissements organisent des soirées de musique électronique ou de cinetrip dans leurs bassins, attirant ainsi une clientèle plus jeune.

Extérieur des thermes Széchenyi.

Il existe différentes catégories de bains à Budapest. La première est celle des bains turcs, dont les thermes Király (1565) et les thermes Rudas sont les plus emblématiques. Ils sont structurés autour d'une piscine octogonale coiffée d'une coupole dont les minces trous laissent pénétrer de fins faisceaux de lumière. La deuxième catégorie de bains date de la monarchie austro-hongroise. Ainsi, les thermes Gellért, de style Art nouveau attenants à l'hôtel du même nom, sont achevés en 1918. Les thermes Szent Lukács, d'origine turque, restructurés à la fin du XIXe siècle, sont considérés depuis 1950 comme un lieu de rencontres du milieu intellectuel et des artistes budapestois. Enfin, les thermes Széchenyi sont l'un des plus grands complexes de baignade d'Europe et le seul établissement thermal de Pest. L'intérieur des bains médicinaux date de 1913 et les piscines en plein air de 1927. Les services qui y sont proposés rappellent à la fois la tradition des bassins romains, des baignoires grecs et le sauna caractéristique d'Europe du Nord. Les trois piscines extérieures sont ouvertes toute l'année, y compris l'hiver. À l'intérieur se trouve un vaste complexe de bassins et de salles destinés à des traitements médicaux. Enfin, la dernière catégorie renvoie aux bassins thermaux disponibles dans les quelques grands bains de la ville, à l'instar du bain thermal Palatinus sur Margit-sziget ou du bain thermal Dagály au Nord de Pest.

Marchés et halles[modifier | modifier le code]

Une des allées des Halles Lehel.

Il existe de nombreux marchés à Budapest, notamment un système de grandes halles, parmi lesquelles les Halles centrales de Budapest situées Fővám tér, sont les plus connues. Du côté de Pest, on dénombre cinq halles de taille moindre : les Grandes halles de Hold utca, celles de Hunyadi tér, celles de Klauzál tér et celles de Rákóczi tér. Sur Buda, il n'existe que les Grandes halles de Batthyány tér qui font face au Parlement hongrois au bord du Danube.

Il existe de moins en moins de marchés de plein air à Budapest, du moins dans le centre-ville. Le marché Lehel (Újlipótváros) a laissé place dans les années 1990 à l'architecture fantaisiste des Halles Lehel. Quant au marché de Teleki tér (Józsefváros), il va aussi laisser place au printemps 2014 à un marché couvert. Le marché paysan de Hunyadi tér, situé juste à l'entrée des Halles du même nom, fait ainsi de plus en plus figure d'exception dans la capitale hongroise. La pénétration du discours écologiste dans la société hongroise, surtout auprès des classes moyennes diplômées du centre-ville, a suscité un véritable engouement pour les produits de qualité et les circuits courts. En témoigne la création d'un marché paysan dans les murs du Szimpla Kert tous les dimanches matin.

Marchés aux puces[modifier | modifier le code]

Il existe au moins trois marchés aux puces (bolhapiac en hongrois) très réputés à Budapest.

  • Le marché aux puces Ecseri, le plus important d'Europe central, situé dans la périphérie sud de la capitale est réputé pour les objets qui y sont vendus : des reliques du Troisième Reich aux objets de propagande soviétiques, en passant par des bibelots domestiques ou des objets traditionnels hongrois.
  • Le marché de Józsefváros est devenu au fil des années le territoire des marchands chinois et asiatiques de Budapest. On y trouve de nombreux objets de faible qualité importés d'Asie (vêtements, chaussures, accessoires, ustensiles, jouets et autres gadgets médiocres).

Évènements et festivals[modifier | modifier le code]

La Grande scène du Sziget Festival après un concert

Budapest accueille une série d’évènements culturels tout au long de l'année. Au printemps est organisé le Festival du printemps de Budapest (Budapesti Tavaszi Fesztivál), dont la programmation est multi-site et pluridisciplinaire (danse, théâtre, opéra, concerts, expositions, etc.). L'été, Budapest accueille sur l'Île d'Óbuda l'un des plus grand festival de musique d'Europe : le Sziget Festival (Sziget Fesztivál) suivi du Budapest Parádé organisé sur le modèle de la Love Parade berlinoise, ainsi que le Metalfest en août. À l'automne, le Festival d'automne de Budapest (Budapesti Őszi Fesztivál) concentre sa programmation sur de la musique jazz et sur des expressions expérimentales (cinéma, danse, expositions, etc.). Il existe également des programmations régulières qui s'étendent tout au long de l'année, à l'instar de BalkanBeats au Gödör Klub et des événements culturels organisés par l'Institut français de Budapest.

Capitale de la Hongrie, Budapest est également le lieu privilégié des festivités nationales. La célébration du 15 mars 1848 est l'occasion de multiples cérémonies publiques dans la ville pour fêter la Révolution hongroise de 1848 (Nemzeti ünnep). Le 20 août est commémorée la fondation de l'État hongrois sous l'égide d'Étienne Ier de Hongrie (Szent István ünnepe). À cette occasion, un marché médiéval est traditionnellement tenu au Château de Buda et un feu d'artifice est tiré du Gellért-hegy ou au milieu du Danube.

Santé et sécurité[modifier | modifier le code]

Hôpitaux, cliniques et secours[modifier | modifier le code]

L'hôpital pour enfants Pál Heim.

Le système de santé hongrois est universel, financé par des impôts divers, par les contributions à l'assurance de la santé sociale et de manière plus marginale par des excédents (provenant de paiements directs pour la santé et soins de santé par exemple)[28]. Les hôpitaux publics (korház) sont gratuits. Ils sont la propriété des collectivités comitales et donc, dans le cas de Budapest, de la collectivité métropolitaine (fővárosi önkormányzat).

Les hôpitaux publics de Budapest sont les suivants : l'hôpital métropolitain Bajcsy-Zsilinszky (Fővárosi Bajcsy-Zsilinszky Kórház), l'hôpital métropolitain Saint-Étienne et Saint-Ladislas (Fővárosi Egyesített Szent István és Szent László Kórház-Rendelőintézet), l'hôpital métropolitain de Pest-Sud Ferenc Jahn (Fővárosi Jahn Ferenc Dél-pesti Kórház), l'hôpital métropolitain Sándor Károlyi (Fővárosi Károlyi Sándor Kórház és Rendelőintézet), l'hôpital de la collectivité métropolitaine Gyula Nyírő (Fővárosi Önkormányzat Nyírő Gyula Kórház), l'hôpital métropolitain et centre d'urgence de Péterfy Sándor Utca (Fővárosi Péterfy Sándor Utcai Kórház-Rendelőintézet és Baleseti Központ), l'hôpital métropolitain Saint-Emeric (Fővárosi Szent Imre Kórház), l'hôpital métropolitain Saint-Jean et l'hôpital associée de Buda-Nord (Fővárosi Szent János Kórház és Észak-budai Egyesített Kórház), l'hôpital métropolitain d'Uzsoki utca (Fővárosi Uzsoki utcai Kórház) et l'hôpital métropolitain de réadaptation professionnelle de Visegrád (Fővárosi Visegrádi Rehabilitációs Szakkórház).

Il existe également d'autres dispensaires (rendelőintézet) ainsi que des cliniques privées (klinika). L'Université Semmelweis est la grande université de médecine de Budapest.

La direction métropolitaine des pompiers (Fővárosi Tűzoltóparancsnokság) gère l'ensemble des forces d'intervention sur le secteur de Budapest. Son responsable est Ferenc Varga.

Police et armée[modifier | modifier le code]

La préfecture de police de Budapest.

La police hongroise (A Magyar Köztársaság Rendőrsége) est structurée nationalement en préfectures comitales. À Budapest, elle suit également un fonctionnement par arrondissement. La préfecture de police de Budapest est le siège administratif de la police hongroise dans la capitale. Son brigadier-chef est Tamás Tóth. L'immeuble en verre d'allure moderne de la police budapestoise est situé dans le 13e arrondissement, à quelques dizaines de mètres du Árpád híd. Initié en 1991 par le ministre de l'intérieur de l'époque : Péter Boross, il est alors perçu comme une vitrine du changement politique en Hongrie. Son toit accueille un héliport.

Il existe par ailleurs des directions de la police hongroise, dont les sièges sont à Budapest et qui ne suivent par la même organisation territoriale décentralisée : le Bureau national d'investigation (Nemzeti Nyomozóiroda), la Garde républicaine (Köztársasági Őrezred), la Police d'intervention (Készenléti Rendőrség, proche des fonctions de maintien de l'ordre attribuées en France aux CRS).

Réseaux intra-urbains[modifier | modifier le code]

Les réseaux de transport intra-urbains sont principalement structurés par une importante offre de transports publics. Celle-ci est gérée par la société publique de transport de Budapest (Budapesti Közlekedési Zrt., BKV Zrt.). Elle dispose d'un réseau de trois lignes de métro, quatre lignes de train suburbain (HÉV), trois lignes de navette fluviale, une trentaine de lignes de tramway, quinze lignes de trolleybus et 258 lignes d'autobus. Une quatrième ligne de métro est en chantier et une cinquième est envisagée. Il convient d'ajouter à cela le Fogaskerekű (train à crémaillère), le Budavári Sikló (funiculaire) qui permet d'accéder au Quartier du château ainsi que le Libegő, télésiège qui descend du János-hegy.

Métro et train suburbain[modifier | modifier le code]

Station : Bajcsy-Zsilinszky út sur l'Avenue Andrássy du métro (M) (1)

Budapest est dotée d'un réseau de métro depuis 1896, inaugurant ainsi la première ligne métropolitaine d'Europe continentale. Si l'on intègre le Royaume-Uni, la ligne (M) (1) du métro de Budapest est la deuxième d'Europe après le métro londonien.

Trois lignes de métro sont actuellement en fonctionnement et une quatrième est en construction. À chaque ligne est associée une couleur :

  • la ligne (M) (1) de couleur jaune a été restaurée à l'original offrant un trajet historique au cœur de la ville ;
  • la ligne (M) (2) (rouge) traverse Budapest d'Est en Ouest ; elle est la seule à passer sous le Danube et à desservir Buda ;
  • la ligne (M) (3) (bleue) effectue un arc de cercle du Nord au Sud-Est de Pest et est empruntée pour se rendre à l'Aéroport international de Budapest-Ferihegy.

Le réseau du métro de Budapest s'étend sur 33 km et compte 42 stations, dont 3 se trouvent en surface. La station : Deák Ferenc tér représente l'unique pôle d'échange entre les trois lignes, en plein centre de Pest. Le métro circule tous les jours de la semaine, de 4 h 30 du matin à 23 h 10.

La desserte de la proche banlieue de Budapest s'effectue par quatre lignes de train suburbain (Budapesti Helyiérdekű Vasút, HÉV), effectuant des liaisons vers l'Île de Csepel au Sud : (H) (6) (7) ; Óbuda et le Nord de Budapest vers Szentendre : (H) (5) ; ainsi que l'Est de la capitale vers Gödöllő : (H) (8) (9). Il n'existe pas de jonction entre les différentes lignes, uniquement des liaisons avec certaines lignes de tramway ou de métro. Un projet de liaison entre les trois lignes Nord-Sud par une ligne de métro (N°5) est à l'étude.

Tramway[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway de Budapest.
Station : Margit híd sous la neige

Le tramway de Budapest s'étend en un réseau de 32 lignes structurant l'essentiel de l'offre de transports en commun de la capitale. Les lignes (TRAM) 4 et (TRAM) 6 parcourent quasiment le même trajet le long du Nagykörút sur Buda et Pest (Szent István-, Teréz-, Erzsébet-, József- et Ferenckörút). Terminus commun des deux lignes, la station : Széll Kálmán tér constitue d'ailleurs le principal pôle multimodal de Budapest (métro, autobus, tramway). De cette station située au pied du quartier du Château de Buda, les lignes traversent une première fois le Danube à hauteur du Pont Marguerite, parcourent Pest puis retraversent le fleuve par le pont Petőfi. C'est la ligne la plus utilisée[réf. nécessaire] à Budapest car elle dessert les principaux points d'intérêt touristiques et économiques (vieille ville de Buda, centre-ville de Pest). Cette ligne relie surtout toutes les lignes de métro, deux ligne de train suburbain sur quatre, ainsi que les principales lignes d'autobus et de trolleybus.

Les lignes marquées A ou B suivent un trajet plus court ou avec une bifurcation minime en terminus.

Autobus et trolleybus[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Autobus de Budapest et Trolleybus de Budapest.

Le réseau d'autobus de Budapest permet une desserte fine des quartiers en complément des réseaux ferrés. Il est organisé d'une part en un réseau de plus de 500 lignes gérées par la BKV Zrt., dont le maillage concerne essentiellement la ville-centre et l'agglomération et un autre réseau géré par la société Volánbusz qui assure des liaisons régulières avec les municipalités du comitat de Pest.

Les trolleybus de Budapest irriguent le centre-ville de Budapest par les axes secondaires, uniquement du côté de Pest. Le nœud du réseau se situe aux abords de la Gare de Budapest-Keleti.

Autres moyens de transport[modifier | modifier le code]

Le Gyermekvasút- 7 à la station : Normafa

Budapest comporte des moyens de transports en commun adaptés au relief accidenté de Buda. Pour relier les rives du Danube au Château de Buda, un funiculaire (Budavári Sikló) effectue des liaisons très régulières à la manière d'un ascenseur à balancier le long d'une pente d'une centaine de mètre extrêmement abrupte. Inauguré en 1870, le funiculaire à vapeur servait de transport public aux employés de l'administration qui travaillaient au Château. Rénové en 1986, il fonctionne aujourd'hui à l'électricité.

Afin d'accéder aux collines de Buda, un train à crémaillère (Fogaskerekű-(TRAM) 60) géré par la BKV Zrt. fait la liaison entre les abords de la station : Széll Kálmán tér et de Széchenyi-hegy, d'où part le Gyermekvasút. Ligne (TRAIN) 7 de la Magyar Államvasutak. Il a la particularité d'être entièrement géré par des enfants, sauf les conducteurs de train (autrefois par les pionniers, mouvement de jeunesse communiste, d'où son ancien nom « Train des pionniers » : Úttörővasút). La gare de János-hegy permet enfin de prendre le téléphérique de Budapest, le Libegő.

Pour traverser le Danube ou effectuer des trajets Nord-Sud, la BKV Zrt met également à disposition des usagers une navette fluviale faisant des liaisons régulières entre plusieurs embarcadères de la capitale. Des vedettes-taxi rapides fonctionnent également sur le Danube.

La ville propose enfin des modes de déplacement individuels alternatifs à la voiture, en développant notamment les pistes cyclables.

Réseaux extra-urbains[modifier | modifier le code]

Routes[modifier | modifier le code]

Le pont Megyeri au Nord de Budapest.

Budapest est le plus grand pôle d'échanges routier de Hongrie : toutes les grandes autoroutes du pays s'y rejoignent :

L'autoroute hongroise M0 a vocation à remplir la fonction de périphérique de Budapest. Deux ouvrages d'art : le pont Megyeri et le pont Ferenc Deák permettent de traverser le Danube respectivement au Nord et au Sud.

Gares ferroviaires[modifier | modifier le code]

Budapest est le nœud du réseau ferroviaire hongrois. Elle abrite de nombreuses gares secondaires et compte quatre grandes gares :

Exploitées par la société hongroise des chemins de fer (Magyar Államvasutak), ces quatre gares offrent des liaisons nationales et internationales. Les lignes intérieures sont divisées en deux services : les lignes normales et les lignes InterCity (plus rapides). La ligne circulaire 1A dessert toutes les gares de la capitale.

Budapest était l'un des principaux arrêts de l'Orient-Express jusqu'en 2001, lorsque la ligne fut limitée à la liaison Paris-Vienne.

Gares routières[modifier | modifier le code]

Les liaisons régulières en autobus à l'intérieur de la Hongrie sont prises en charge par la société nationale Volánbusz. Celle-ci gère également les liaisons entre Budapest et sa lointaine agglomération par un réseau complémentaire à celui du BKV Zrt. ainsi que les liaisons internationales en partenariat avec Eurolines.

Il existe quatre grandes gares routières à Budapest :

Port fluvial[modifier | modifier le code]

Budapest vue d'avion. Pest à gauche et Buda à droite. Île Marguerite au centre.

Budapest dispose de plusieurs ports sur le Danube destinés au trafic local (navettes fluviales), national et international de voyageurs. L'embarcadère pour les liaisons internes à la Hongrie se situe entre Erzsébet híd et Szabadság híd côté Pest et celui pour les croisières longues se situe en amont entre Széchenyi Lánchíd et Erzsébet híd (Vigadó tér). Les liaisons commerciales entre Budapest, Visegrád, Esztergom, Bratislava et Vienne sont assurées par la société de transport fluvial Mahart.

Le port franc de Budapest est le grand port commercial de Hongrie. Il se situe en aval dans la zone industrielle de l'Île de Csepel dans le 21e arrondissement de Budapest. En 2007, le port a traité un total de 273 800 tonnes de marchandises, dont 196 800 tonnes de fret à l'arrivée et presque 77 000 tonnes de fret au départ. Situé à la jonction des voies navigables d'Europe centrale, le port de Budapest fournit des services tournés vers le commerce international et la logistique. Son terminal à conteneurs est le plus important du pays. Il est directement connecté à Vienne, Bratislava, Belgrade et la mer Noire par le Danube. Grâce aux différents canaux du fleuve, le Danube est une voie de transport marchand qui permet de relier la mer du Nord et le port de Rotterdam à la mer Noire.

Situé à proximité du centre-ville, le port dispose d'une grande zone de développement permettant d'autres activités en dehors des fonctions logistique portuaires. Il s'étend sur 108 hectares et dispose de trois bassins : deux bassins sont connectés au Danube par une rade commune. Le bassin situé à l'entrée Sud du port est dédié au pétrole et aux matières liées au pétrole. Un troisième bassin bénéficie d'une entrée séparée[29].

Aéroports[modifier | modifier le code]

Hall du terminal 2.

L'aéroport international de Budapest-Franz Liszt (code AITA : BUD) est situé à environ 25 km au sud-est du centre ville, à la frontière entre Budapest (18e arrondissement) et la commune de Vecsés. Il est constitué de trois terminaux : terminal 1 (pour les compagnies low-cost), terminal 2/A et terminal 2/B. Le terminal 1 a définitivement cessé ses activités le 30 mai 2012.

Le bus (BUS) 200E relie les terminaux 1 et 2 avec le terminus du métro (M) (3) (Station : Kőbánya-Kispest). La gare de Ferihegy permet de relier le terminal 1 avec la gare de Budapest-Nyugati. Un service de minibus (commun avec d'autres voyageurs) est également disponible.

L'aéroport de Budapest dessert toutes les capitales et grandes villes européennes. Quelques liaisons concernent l'Est du bassin méditerranéen, notamment Israël et l'Égypte.

Télécommunication et Internet[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Emplois et tissu économique[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Import et export[modifier | modifier le code]

Sièges d'entreprises[modifier | modifier le code]

La ville-centre de Budapest héberge les sièges sociaux des principales entreprises de Hongrie ainsi que ceux des filiales hongroises des grandes multinationales, à savoir Hungarian Telekom, General Electric, Vodafone, Telenor, Erste Bank, CIB Bank, K&H Bank, UniCredit, Budapest Bank, Generali, ING, Aegon, Allianz, Volvo, Saab, Ford, etc. MOL (société pétrolière hongroise) et l'OTP (caisse d'épargne de Hongrie) ont également leur siège à Budapest. Budapest est le centre de services, conseils financiers, opérations financières, commerciales et de services immobiliers. Le commerce et les services logistiques y sont bien développés.

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

Collectivité métropolitaine[modifier | modifier le code]

Les citoyens de Budapest élisent au cours d'une même élection le bourgmestre métropolitain, les membres du conseil métropolitain, les bourgmestres de leur arrondissement ainsi que le conseil d'arrondissement. Le bourgmestre de Budapest, ainsi que les bourgmestres d'arrondissement sont élus au scrutin majoritaire simple, les arrondissement de plus de 10 000 habitants disposent d'un conseil élu au scrutin mixte ; enfin, le conseil métropolitain bénéficie d'un scrutin à la proportionnelle intégrale avec un seuil de 5 % des suffrages exprimés.

Budapest est considérée comme une ville électoralement progressiste, marquée par une tradition de gauche et de centre-gauche. La ville est pendant longtemps un bastion national de l'Alliance des démocrates libres (SzDSz) alliée au Parti socialiste hongrois (MSzP). La ville a basculé à droite lors des dernières élections municipales de 2010. Le nouveau bourgmestre conservateur-nationaliste István Tarlós a ainsi bénéficié de la fronde électorale qui a touché la gauche au pouvoir en Hongrie depuis 2002 et d'un contexte marqué par des affaires de corruption touchant la municipalité de Budapest. À la tête d'une coalition Fidesz-Union civique hongroise-Parti populaire démocrate-chrétien (Fidesz, KDNP), il met ainsi un terme à vingt ans de mandat de Gábor Demszky.


Résultats des dernières élections municipales (2010)
Suffrages exprimés 603 168 33 sièges à pourvoir
Liste Tête de liste Partis soutiens Suffrages Pourcentage Sièges acquis Var.
Un vrai maire pour Budapest ! István Tarlós Fidesz, KDNP 321 908 53,37 %
17 / 33
J'ai une bonne nouvelle Budapest ! Csaba Horváth MSzP 177 783 29,47 %
10 / 33
Une nouvelle page pour Budapest ! Benedek Jávor LMP 59 638 9,89 %
3 / 33
Budapest, la capitale des Hongrois Gábor Staudt Jobbik 43 839 7,27 %
3 / 33

Collectivités des minorités[modifier | modifier le code]

Comme pour toute collectivité territoriale hongroise, il existe à l'échelon métropolitain comme au niveau des arrondissement des collectivités des minorités dont les dirigeants sont élus par les minorités nationales et ethniques présentes de manière significative à Budapest. À l'échelle de la ville, les Allemands, Arméniens, Bulgares, Croates, Grecs, Polonais, Roms, Roumains, Ruthènes, Serbes et Slovaques disposent ainsi d'une représentation institutionnelle spécifique et de moyens financiers octroyés dans le cadre de l'exercice des compétences de leurs collectivités (culture, éducation et médias communautaires).

Représentation des minorités nationales et ethniques à l'échelle Budapest[30]
Collectivité des minorités Président(e) Nombre de collectivités d'arrondissement Inscrit Votants
Minorité allemande de Budapest Éva Bajtainé Mayer 22 88 86
Minorité arménienne de Budapest Sarolta Issekutz 20 80 77
Minorité bulgare de Budapest Vladimir Kalicov 22 88 84
Minorité croate de Budapest Istvánné Németh 13 52 51
Minorité grecque de Budapest Szpírosz Agárdi Bendegúz 21 84 79
Minorité polonaise de Budapest Katarzyna Balogh 16 64 60
Minorité rom de Budapest István Makai 20 80 76
Minorité roumaine de Budapest Anna Roxin 17 68 66
Minorité ruthène de Budapest Marianna Lyavinecz 16 64 61
Minorité serbe de Budapest Boriszlav Rusz 15 60 58
Minorité slovaque de Budapest Tiborné Hollósy 14 56 56

La minorité ukrainienne de Hongrie ainsi que la minorité slovène n'ont pas de collectivité des minorités à l'échelle métropolitaine mais en disposent respectivement de sept et d'une à l'échelon des arrondissements.

Arrondissements[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arrondissement de Budapest.
Arrondissement Sup. Pop. Bourgmestre
BlasonHU-budapest-1-I.svg 1er arrondissement 3,41 24 728 Tamás Nagy Gábor (Fidesz-MPSz)
BlasonHU-budapest-2-II.svg 2e arrondissement 36,34 88 729 Zsolt Láng (Fidesz-MPSz)
BlasonHU-budapest-3-III.svg 3e arrondissement 39,7 123 723 Balázs Bús (Fidesz-MPSz)
BlasonHU-budapest-4-IV.svg 4e arrondissement 18,82 98 374 Zsolt Wintermantel (Fidesz-MPSz)
BlasonHU-budapest-5-V.svg 5e arrondissement 2,59 27 283 Antal Rogán (Fidesz-MPSz)
BlasonHU-budapest-6-VI.svg 6e arrondissement 2,38 42 120 Zsófia Hassay (Fidesz-MPSz)
BlasonHU-budapest-7-VII.svg 7e arrondissement 2,09 62 530 Zsolt Vattamány (Fidesz-MPSz)
BlasonHU budapest 8-VIII.svg 8e arrondissement 6,85 82 222 Máté Kocsis (Fidesz-MPSz)
BlasonHU-budapest-9-IX.svg 9e arrondissement 12,53 61 576 János Bácskai (Fidesz-MPSz)
BlasonHU budapest10.png 10e arrondissement 32,50 79 270 Róbert Kovács (Fidesz-MPSz)
BlasonHU budapest11.png 11e arrondissement 33,47 139 049 Tamás Hoffmann (Fidesz-MPSz)
BlasonHU-budapest-12-XII.svg 12e arrondissement 26,67 56 544 Zoltán Pokorni (Fidesz-MPSz)
BlasonHU-budapest-13-XIII.svg 13e arrondissement 13,44 113 531 József Tóth (MSzP)
BlasonHU budapest14.png 14e arrondissement 18,15 120 148 Ferenc Papcsák (Fidesz-MPSz)
BlasonHU-budapest-15-XV.svg 15e arrondissement 26,95 80 218 László Tamás (Fidesz-MPSz)
BlasonHU-budapest-16-XVI.svg 16e arrondissement 33,52 68 484 Péter Kovács (Fidesz-MPSz)
BlasonHU-budapest-17-XVII.svg 17e arrondissement 54,83 78 250 Riz Levente (Fidesz-MPSz)
BlasonHU-budapest-18-XVIII.svg 18e arrondissement 38,61 93 225 Attila Ughy (Fidesz-MPSz)
BlasonHU-budapest-19-XIX.svg 19e arrondissement 9,38 61 610 Péter Gajda (MSzP)
BlasonHU-budapest-20-XX.svg 20e arrondissement 12,18 63 371 Ákos Szabados (MSzP)
BlasonHU budapest21.png 21e arrondissement 25,75 76 339 Szilárd Németh (Fidesz-MPSz)
BlasonHU-budapest-22-XXII.svg 22e arrondissement 34,25 50 499 Attila Szabolcs (Fidesz-MPSz)
BlasonHU budapest23.png 23e arrondissement 40,78 20 387 Ferenc Geiger (Indépendant)

Les arrondissements de Budapest sont dotés du statut de collectivité territoriale et donc de compétences similaires à celles de n'importe quelle localité de Hongrie. Ils sont numérotés en spirale, dans le sens des aiguilles d'une montre, de façon analogue aux arrondissements de Paris.

À l'origine, lors de la réunification des trois villes en 1873, Budapest était constituée de dix arrondissements. Le 1er janvier 1950, alors que Budapest s'agrandit en absorbant les agglomérations voisines, douze nouveaux arrondissements sont créés, portant leur nombre à 22 ; les arrondissements existants voient leur ordre et leur taille modifiés. En 1994, le 20e arrondissement est scindé en deux parties, donnant naissance au 23e et dernier arrondissement.

Les arrondissements sont répartis de la manière suivante : six à Buda, seize à Pest, et le dernier sur l'île de Csepel entre les deux rives du Danube. Le centre-ville de Budapest est ainsi contenu par les grands boulevards circulaires (Nagykörút et Kiskörút) qui structurent le tissu urbain. Ce sont le 1er arrondissement (quartier du château de Buda), le 5e (autour du Parlement hongrois, quartier des ministères), le 6e (Andrássy út et Oktogon tér), le 7e (ancien Ghetto de Budapest), le 8e et le 9e.

L'arrondissement le plus peuplé est le 11e arrondissement avec 139 049 habitants, tandis que le moins peuplé est le 23e avec seulement 20 387 habitants. Celui-ci est pourtant le deuxième par sa taille, juste derrière le 17e arrondissement (54,83 km2). Le plus petit est le 7e (2,09 km2) mais aussi le plus dense (29 918,66 hab./km²). L'arrondissement le moins dense est également le 23e (499,93 hab./km²).

Avant les élections municipales de 2010, la majorité des arrondissements était tenue par la coalition entre l'Alliance des démocrates libres et le Parti socialiste hongrois et seuls les 1er, 5e, 12e et 3e arrondissement de Budapest faisaient figure de bastions conservateurs. En 2010, la vague électorale qui porte le Fidesz-Union civique hongroise au pouvoir en Hongrie modifie largement les rapports de force politiques au sein de la capitale. Ainsi, l'immense majorité des arrondissements passent à droite et seuls les 13e, 19e et 20e arrondissements gardent une assemblée dominée par la gauche.

Budget[modifier | modifier le code]

Politiques publiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine urbain[modifier | modifier le code]

Politiques de protection du patrimoine[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quartier de Budapest.
Kapy út dans Vérhalom, quartier du 2e arrondissement de Budapest, au pied du János-hegy.

Les arrondissements de Budapest ne respectent pas totalement les délimitations des quartiers historiques de la capitale. Ces derniers sont encore figurés sur les panneaux de rue et dans le langage courant. Du côté de Buda, le 1er arrondissement de Budapest est organisé autour du château de Buda (qui comprend par extension tout le quartier jusqu'à la porte de Vienne) et de Tabán qui court jusqu'au pied du Gellért-hegy. Au pied de la colline du château s'étend Víziváros à cheval entre le 1er et le 2e arrondissement de Budapest. Littéralement « ville de l'eau », ce quartier fait face au Parlement hongrois et comporte entre autres les thermes Király, l'Église paroissiale Sainte-Anne de Felsővíziváros et l'Institut français de Budapest. Krisztinaváros s'étend derrière la colline du château jusqu'aux pieds de Városmajor et ses maisons cossues. L'ancienne ville d'Óbuda constitue désormais qu'une partie du 3e arrondissement de Budapest.

Du côté de Pest, Belváros, Lipótváros, Terézváros, Erzsébetváros, Józsefváros et Ferencváros sont les anciens quartiers compris entre le Danube et le grand boulevard circulaire qui emprunte parfois leur nom. Si ces noms évoquent en général les avenues larges et les façades haussmaniennes du centre-ville budapestois, le quartier de Józsefváros a la particularité d'être l'un des plus pauvres de la capitale. Situé entre la Gare de Budapest-Keleti et Blaha Lujza tér, il a la réputation d'être le quartier des Roms de Budapest[31]. Parmi les quartiers les plus reculés, les plus emblématiques sont ceux ayant fait l'objet de vastes politiques de construction de logements pendant la période communiste, à l'instar de Újpest, Pestszentlőrinc, Kispest, Csepel et Soroksár, dont les barres et tours de béton constituent des paysages caractéristiques.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Les grands parcs de la ville[modifier | modifier le code]

Ville de parcs et de squares, Budapest dispose de trois grands espaces verts boisés en plein cœur du son tissu urbain :

Située en marge du centre-ville, l'Óbudai-sziget accueillait jadis les chantiers navals de Budapest. Depuis 1993, le parc héberge chaque été le Sziget Festival. Enfin, le Népliget (« bois populaire »), également excentré, n'en reste pas moins un espace de détente et de divertissement pour de nombreuses familles budapestoises.

Les collines de Buda[modifier | modifier le code]

Le libegő relie le sommet du János-hegy au centre-ville.

Les collines de Buda constituent la partie orientale du Massif de Transdanubie au Sud des monts du Pilis. Ils s'étendent à l'Ouest de Budapest, de la localité de Zsámbék au Danube et structurent en grande partie le relief vallonné de Buda. À la frontière occidentale de la capitale, sur la route de Nagykovácsi, les collines sont recouvertes de forêts en partie protégées et dans lesquelles circule le Gyermekvasút qui relie le Széchenyi-hegy à Hűvösvölgy. Dans son parcours, ce petit train dessert également le Normafa et le János-hegy, point culminant de Budapest (527 m) et l'un des principaux sommets du massif derrière le Nagy-Kopasz (559 m) situé en dehors des frontières de la ville. Aux abords du Danube, surplombant directement la ville du Sud vers le Nord, le Gellért-hegy et sa citadelle, la colline du château de Buda, le Rózsadomb et le Hármashatárhegy pour sa tour de télévision font intégralement partie du paysage urbain de Budapest.

Ces collines sont des lieux de détente et de promenade pour la population budapestoise. La zone naturelle protégée de Buda (Budai Tájvédelmi Körzet) permet de préserver en partie ces espaces de l'étalement urbain de la capitale.

Cimetières[modifier | modifier le code]

Budapest compte seize cimetières d'importance variée. Le cimetière national de Fiumei út (connu également sous le nom de cimetière Kerepesi) est considéré comme le panthéon national hongrois. Situé à quelques centaines de mètres de la Gare de Budapest-Keleti, il abrite de nombreuses sépultures, monuments, statues de personnalités ayant compté dans l'histoire de la Hongrie mais également des tombes individuelles et familiales de personnalités non célèbres. Parmi les plus connus, reposent dans ce cimetière József Antall, Mihály Babits, Miklós Barabás, Ferenc Deák, Ferenc Erkel, Mór Jókai, Attila József, János Kádár, Lajos Kossuth, Mihály Munkácsy, Tivadar Puskás, Miklós Radnóti, Ignace Philippe Semmelweis, Leó Szilárd, Ármin Vámbéry ou encore Mihály Vörösmarty.

Parmi les autres cimetières notables figurent le cimetière d'Óbuda, le cimetière de Farkasrét ou encore le nouveau cimetière municipal, plus grand cimetière de Budapest (2,07 km2). Dans le centre-ville, le cimetière de la Grande synagogue de Budapest abrite les sépultures de nombreux juifs hongrois morts pendant la Seconde Guerre mondiale.

Ponts et ouvrages d'art[modifier | modifier le code]

Du nord au sud, onze ponts enjambent le Danube à Budapest, dont quatre ayant une vocation de périphérique. Il s'agit d'une part des deux ponts ferroviaires qui permettent la jonction de la ligne circulaire : l'Újpesti vasúti híd à Újpest, au nord, permet de relier Budapest à Esztergom par Dorog par la ligne (TRAIN) 2 et l'Összekötő vasúti híd au sud dessert la gare de Budapest-Déli. D'autre part, ce sont les deux ponts de l'autoroute hongroise M0 qui traverse le Megyeri híd au nord et le Deák Ferenc híd au sud.

Le Széchenyi Lánchíd et le Margit híd de part et d'autre du Parlement hongrois.

L'Árpád híd est le premier pont dédié à la circulation urbaine en arrivant du nord. Il porte le nom d'Árpád de Hongrie, fondateur de la dynastie des premiers rois hongrois. Parcouru par les lignes (TRAM) 1 1A du tramway de Budapest, il permet l'accès nord à Margit-sziget. À l'autre extrémité de l'île, le Margit híd porte le nom de Marguerite de Hongrie (Szent Margit), la fille du roi Béla IV de Hongrie qui a vécu dans le couvent de l'île. Second pont construit sur le Danube entre 1872 et 1876, il fut dessiné par un groupe d'ingénieurs parisiens (Société de construction des Batignolles d'Ernest Goüin). Il s'appuie en son milieu sur la pointe sud de Margit-sziget et lui donne aussi un accès. Il est parcouru par les lignes (TRAM) 4 6 du tramway de Budapest.

Le Széchenyi Lánchíd est le plus célèbre pont de la capitale hongroise. Connu également sous le nom de pont aux chaînes, il porte le nom d'István Széchenyi, à l'initiative de sa construction. Premier pont permanent de Budapest, il fut construit entre 1842 et 1849. Dessiné par l'ingénieur anglais William Tierney Clark, il relie Clark Ádám tér et le Budavári Sikló à Roosevelt tér. L'Erzsébet híd porte le nom d'Élisabeth de Wittelsbach (Sissi), impératrice d'Autriche et reine de Hongrie (Erzsébet királynő). Sa forme actuelle est la reconstruction du pont original construit entre 1897 et 1903 et détruit par les Allemands en 1945. Le Szabadság híd (pont de la liberté) portait autrefois le nom de François-Joseph Ier d'Autriche (Ferenc-József híd). Il a été inauguré en 1896 à l'occasion des fêtes du millénaire de la Hongrie. Il est parcouru par les lignes (TRAM) 47 49 du tramway de Budapest.

Plus excentré vers le sud, le Petőfi híd porte le nom du poète Sándor Petőfi. Situé en aval du Szabadság híd sur le Danube, il fut construit en 1930 pendant la crise économique, d'où sa simplicité. Il est parcouru par les lignes (TRAM) 4 6 du tramway de Budapest. Le Rákóczi híd relie de part et d'autre du fleuve les 9e et 11e arrondissements. Entamés en 1992, les travaux se sont achevés en 1995.

Grands projets urbains[modifier | modifier le code]

Chantier de construction de la ligne (M) (4) du métro de Budapest.

En raison de son organisation politico-administrative, les grands projets urbains sont la plupart du temps de l'initiative des municipalités d'arrondissement, qui ont d'importantes prérogatives en matière d'aménagement de l'espace. Bien que la collectivité métropolitaine se dote régulièrement de documents stratégiques de développement, ceux-ci ne sont ainsi que de portée limitée. A l'échelle de la capitale, seule la société de gestion et de développement du réseau de transports (BKK) dispose de prérogatives importantes en matière d'urbanisme. Quelles que soient les échelles des initiatives et des mises en oeuvre des opérations d'aménagement, celles-ci font très souvent l'objet de co-financements importants par l'Etat hongrois et surtout l'Union européenne.

Stratégie de développement urbain[modifier | modifier le code]

La municipalité métropolitaine de Budapest dispose d'un document d'orientation stratégique (Hosszú távú városfejlesztési koncepció, « Conception à long-terme du développement urbain »). Il s'agit d'un texte non contraignant, qui définit néanmoins un horizon de développement de la ville sur quinze ans. Le dernier document de la sorte a été adopté en avril 2013, dix ans seulement après le précédent. Il a existé également entre 2005 et 2013 un document intermédiaire (le Programme Podmaniczky) dont l'objectif était de préciser ces orientations générales sur une période plus courte, en lien notamment avec l'agenda de financement de l'Union européenne[32]. Ce programme prévoyait 130 projets urbains répartis dans toute la ville, parmi lesquels figurent la construction de la ligne (M) (4) du métro de Budapest, la rénovation des routes, l'assainissement des eaux usées de Csepel, le développement commercial et la construction d'immeubles de bureaux.

Bálna (La baleine) est un espace culturel et commercial de 27000 m² situé dans le 9e arrondissement de Budapest, inauguré en 2013.

Le document de « Conception à long-terme du développement urbain » actuellement en oeuvre esquisse des orientations générales sur des thèmes très variées, touchant à la fois l'urbanisme, mais aussi le fonctionnement institutionnel, ou encore les secteurs de la santé, de l'éducation ou de la culture. Parmi les grands axes structurants de ce document figurent l'objectif de renforcer la coopération entre les arrondissements, améliorer la cohésion des programmes d'aménagement urbain, renforcer les services de proximité, encourager le tissu associatif ou encore préserver l'environnement. Au-delà, il s'agit aussi et surtout de renforcer le rôle économique de Budapest en Europe centrale, en améliorant substantiellement son attractivité, notamment en matière d'innovation et de recherche scientifique. Sur le plan du développement urbain, l'enjeu est de favoriser la ville compacte et de valoriser le lien qui unit la ville avec le Danube. A l'image notamment du développement amorcé vers le sud autour du pôle culturel formé dans le prolongement du site universitaire de Corvinus (Bálna, musée Ludwig d'art contemporain, nouveau théâtre national).

Ces dernières années, les pouvoirs publics, largement soutenus par les fonds européens, se sont particulièrement concentrés sur la rénovation des grands équipements et infrastructures, tels les Szabadság híd et Margit híd, la réfection des places de prestige (Szabadság tér, Kossuth Lajos tér) ou encore la valorisation du patrimoine touristique. À ce titre, une des réalisations les plus spectaculaires des prochaines années sera la reconstruction du Château de Buda et tout le quartier de Vár, ou encore la création d'un quartier des musées aux abords du Városliget.

Projets de rénovation et de transformation des quartiers[modifier | modifier le code]

Construction du KöKi Terminál, centre commercial et bureaux, financés par l'Union européenne.

Les opérations de rénovation et de transformation des quartiers restent avant tout du ressort direct des municipalités d'arrondissement. Parmi les opérations les plus importantes de ces dernières années, l'on peut citer la rénovation du centre-ville de Budapest, plus particulièrement autour de Deák Ferenc tér et Váci utca, avec la création d'un nouvel axe piétonnier, la transformation résidentielle du 9e arrondissement ou encore les programmes « Budapest capitale de l'Europe » (Palotanegyed), Magdolna et Corvin-Szigony dans le 8e arrondissement.

Ces opérations font souvent l'objet de montages économiques complexes, associant des acteurs économiques divers, notamment des entreprises privées. À ce titre, la création de multiples équipements commerciaux de grande importance dans le centre-ville (mais aussi en proche périphérie), a marqué de façon très forte le paysage urbain (WestEnd City Center, Corvin), rasant parfois des îlots entiers d'anciens immeubles d'habitat.

Schémas de transports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Presse locale[modifier | modifier le code]

Budapest compte un certain nombre de titres de la presse locale, généraliste ou spécialisée. Si les quotidiens nationaux comme Népszabadság ou Magyar Nemzet sont populaires dans la capitale, ils souffrent de la concurrence du quotidien gratuit Metropol uniquement vendu dans la capitale. Certains journaux locaux sont vendus à l'échelle de la ville, à l'instar de Budapest ou de Budai Polgár tandis que d'autres traitent essentiellement l'actualité des arrondissements. Certains magazines culturels nationaux comme Magyar Narancs ou Est (ancien PestiEst) sont surtout axés sur l'actualité budapestoise.

Les francophones disposent également d'un journal en direction des expatriés : le Journal francophone de Budapest.

Télévision locale[modifier | modifier le code]

Blogs et sites d'information locaux[modifier | modifier le code]

Tissu associatif[modifier | modifier le code]

Associations locales[modifier | modifier le code]

Clubs et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Le Papp László Budapest Sportaréna est la plus grande salle omnisports de Hongrie.

Le Papp László Budapest Sportaréna est la plus grande salle omnisports de Hongrie. D'une capacité de 12500 places, elle accueille régulièrement des concerts ou des manifestations sportives d'envergure internationale, à l'instar des Championnats du monde d'athlétisme en salle 2004, du Championnat d'Europe de handball féminin 2004 ou encore du Championnat d'Europe de futsal 2010.

Le Hungaroring de Budapest, situé à Mogyoród.

Budapest possède un circuit automobile qui accueille régulièrement le Grand Prix de Hongrie de Formule 1 : le Hungaroring situé à 19 km de la capitale, à Mogyoród. Circuit lent, très poussiéreux et très étroit, il est surnommé le « tourniquet ». Il a la particularité de n'avoir connu qu'un seul Grand Prix sous la pluie, en 2006. Le premier Grand prix de Formule 1 en Hongrie s'y est tenu en 1986 ; une première pour un pays du bloc communiste.

Le sport national fut et reste le water-polo, même si le football gagne du terrain. La Hongrie est un des grands pays de cette discipline en comptabilisant 9 titres aux Jeux olympiques depuis 1932 (dont 2000, 2004, et 2008), et 2 titres de Champions du Monde depuis 1973. Six joueurs hongrois sont triples médaillés d'or des Jeux olympiques de 2000, 2004 et 2008. Sur Margit-sziget se trouve une piscine de taille olympique (50 m) qui a notamment accueilli les Championnats d'Europe de natation 2006 et 2010 : la Piscine nationale Alfréd Hajós. On trouve également à Budapest d'autres piscines dédiées au sport, comme par exemple la Piscine Béla Császár-Komjádi ou la Piscine BVSC.

Le Stade Ferenc-Puskás dans le quartier des stades.

Les historiens et journalistes du football n'hésitent pas à dire que l'équipe du Budapest Honvéd fut durant les années 1950 la meilleure équipe du monde. À côté du club mythique de Ferenc Puskás, les autres clubs de la capitale, MTK Hungária FC et Újpest Football Club, évoluent aussi en première division du championnat de Hongrie de football. Le Ferencvárosi Torna Club, souvent appelé Ferencváros issu du club omnisports Ferencváros TC est l'un des clubs les plus populaires du pays. Au cours de son histoire, il a remporté 28 Championnats de Hongrie, 20 Coupes de Hongrie, quatre Supercoupes de Hongrie, une Coupe des villes de foires (ancêtre de la Coupe UEFA) et deux Coupes Mitropa. Par ailleurs, le club a atteint la finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe 1975 contre le Dynamo Kiev. Il s'agit du seul club hongrois à avoir conquis un titre continental.

La capitale hongroise abrite notamment un stade d'envergure internationale : le Stade Ferenc-Puskás ainsi que le Stade Flórián Albert, le Stade Bozsik, le Stade Rudolf Illovszky ou le Stade de Szőnyi út.

Parmi les installations sportives budapestoises figurent également le Parc Kincsem, hippodrome de la capitale et occasionnellement scène de concert ou encore le Vélodrome Millenáris.

Cultes[modifier | modifier le code]

Il ne subsiste que très peu d'églises du Moyen Âge et le la Renaissance à Budapest car elles furent converties en mosquée durant l'occupation ottomane et ne résistèrent pas aux attaques des armées chrétiennes. Construits à partir de la fin du XVIIe siècle, les sanctuaires qui les remplacèrent sont principalement de styles baroque et néo-classique. L'autre période phare pour la construction des sanctuaires actuels fut la deuxième moitié du XIXe siècle avec l'édification en particulier de la basilique Saint-Étienne et de la Grande Synagogue.

Églises catholique romaine et catholiques de rites orientaux[modifier | modifier le code]

Pour des raisons historiques, le siège métropolitain archidiocésain dont dépend Budapest se situe à Esztergom, ancienne capitale de la Hongrie. L'archevêque de Esztergom-Budapest bénéficie ainsi du titre de Prince Primat de Hongrie. Avec près de la moitié de sa population catholique, Budapest dispose d'une vingtaine d'églises vouées au culte catholique, dont les plus importantes sont l'Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Budavár (connue sous le nom de Mátyás templom) dans le quartier du Château de Buda, la Basilique Saint-Étienne de Pest, l'Église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption et l'Église paroissiale Sainte-Anne de Felsővíziváros.

Parmi les autres églises notables, on peut citer à Pest l'Église paroissiale Sainte-Élisabeth de la maison Árpád, l'Église paroissiale Sainte-Marguerite de la maison Árpád, l'Église Notre-Dame-de-la-Nativité de Belváros, l'Église paroissiale Sainte-Thérèse-d'Ávila, l'Église paroissiale d'Eusèbe-le-bienheureux, l'Église et monastère carmélite Notre-Dame-du-mont-Carmel, l'Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Kispest, l'Église paroissiale Saint-Antoine-de-Padoue de Bosnyák tér, l'Église paroissiale Saint-Ladislas de Kőbánya, l'Église paroissiale Saint-Ladislas d'Angyalföld, l'Église Saint-Michel d'Angyalföld, l'Église Saint-Ladislas de Pestszentlőrinc, etc.

Sur Buda, on peut également mentionner de façon non exhaustive l'Église Marie-Madeleine, l'Église paroissiale Notre-Dame-des-Neiges de Krisztinaváros, l'Église Notre-Dame-de-la-Nativité de Máriaremete ou encore l'Église paroissiale Saint-Antoine-de-Padoue de Pasaréti tér.

Une curiosité de la ville reste l'Église troglodyte Saint-Gérard située dans la roche du Gellért-hegy, à proximité du Szabadság híd sur Buda.

Avec près de 30 000 fidèles, l'Église Uniate, église de rite byzantin, en communion avec l'église latine, reconnaissant l'autorité du Pape, dispose également de quelques églises dans la capitale, parmi lesquelles l'Église grecque-catholique de Rózsák tere, l'Église grecque-catholique Saint-Florian de Buda ou encore l'Église grecque-catholique de Csepel. Celles-ci sont intégrées à l'éparchie de Hajdúdorog de l'Église grecque-catholique hongroise, lui-même membre de l'archidiocèse d'Esztergom-Budapest. Les fidèles de l'Église grecque-catholique ruthène dépendent quant à eux de l'exarchat apostolique de Miskolc.

Églises protestantes[modifier | modifier le code]

Parmi les autres églises protestantes, Budapest compte une importante communauté unitarienne essentiellement constituée par l'immigration des Magyars de Transylvanie. Cette communauté dispose de trois églises dans la capitale. La première - la plus ancienne - est située près du Parlement hongrois et dispose d'une librairie consacrée au culte unitarien et à la Transylvanie : le Temple unitarien de Budapest. La deuxième église est aménagée dans un immeuble d'habitation à côté du Musée des Arts décoratifs de Budapest (le Temple unitarien Béla Bartók) et la troisième est l'œuvre des migrants eux-mêmes ; elle est située dans le quartier de Pestszentlőrinc, dans le 18e arrondissement de Budapest (le Temple unitarien de Pestszentlőrinc).

Budapest compte également l'église luthérienne de Deák Ferenc tér achevée en 1808 et l'église calviniste, construite entre 1893 et 1896, avec une flèche néo-gothique située en bordure de la rive occidentale du Danube.

Judaïsme[modifier | modifier le code]

Alors que la communauté juive représentait près de 20 % de la population budapestoise au début du XXe siècle, elle est désormais réduite à un peu moins de 10 000 personnes. Malgré cela, il s'agit proportionnellement de la communauté la plus importante d'Europe. Le patrimoine juif est particulièrement visible dans le quartier d'Erzsébetváros dans le 7e arrondissement. Ancien Ghetto de Budapest, ce quartier abrite la Grande synagogue de Budapest, plus grande d'Europe et deuxième du monde après celle de New York. À quelques rues de celle-ci se situent la Synagogue de Kazinczy utca et la Synagogue de Rumbach utca. Le quartier héberge également le Séminaire national de formation rabbinique - Université juive de Budapest.

Le deuxième quartier juif de Budapest se situe dans le 13e arrondissement, dans le quartier de Újlipótváros. Situé le long du Szent-István körút, entre le Danube et la Gare de Budapest-Nyugati, ce quartier abrite la Synagogue de Hegedűs Gyula utca et la Synagogue de Visegrádi utca. Il existe deux autres synagogues à Budapest : la Synagogue de Teleki tér dans le 8e arrondissement et la Synagogue d'Óbuda dans le 3e arrondissement de Budapest.

Budapest est connue pour être la place forte du judaïsme néologue.

Islam[modifier | modifier le code]

Tombeau de Gül Baba dans le quartier de Rózsadomb

La présence de l'Islam en Hongrie et à Budapest est ancienne. Aux XIe siècle et XIVe siècle, les Ismailis (Böszörmény, -ek), assimilés aux Turcs et Bulgares de la Volga s'installent dans la plaine hongroise et forment plusieurs communautés villageoises. Au XVIe siècle, l'occupation de la majorité de la Hongrie par les Ottomans fait se développer le culte musulman dans le pays. À Buda, le pacha Gül Baba s'installe sur Rózsadomb, une des collines de sa capitale. Son turban coiffé d'un croissant est devenu un lieu de pèlerinage pour certains courants proche du soufisme, il est réputé comme le plus septentrional du monde musulman. Le mausolée, inscrit à la liste des monuments historiques hongrois, est régulièrement entretenu par le gouvernement turc depuis la fin de l'Empire ottoman en 1914.

Il n'existe qu'un seul lieu de culte musulman à Budapest ; il s'agit de la Mosquée Dar-Alszalam située à Buda.

La nouvelle Loi sur le droit à la liberté de conscience et de religion, et sur les Églises, religions et communautés religieuses promulguée le 12 juillet 2011 ne reconnaît le statut d'Église qu'à quatorze groupes religieux, dont les groupes musulmans ne font pas partie. Cette absence de reconnaissance risque d'entraîner la fermeture de lieux de cultes de l'Islam à Budapest.

La ville dans les représentations[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Budapest est l'objet de plusieurs poèmes d'auteurs hongrois tels Sándor Petőfi (Pest), János Arany (Hídavatás), Dezső Kosztolányi (Üllői úti fák) ou Attila József (A Dunánál). Parmi les romans écrits sur Budapest, on peut citer Szöszi de Gergely Márta, Budapesti tavasz (« Printemps de Budapest ») de Ferenc Karinthy, A vörös postakocsi (« La voiture de poste rouge ») de Gyula Krúdy, Egy budai polgár vallomásai de Sándor Márai, A Pál utcai fiúk (« Les garçons de la rue Pál ») de Ferenc Molnár et Buda de Géza Ottlik.

Peinture[modifier | modifier le code]

Cinématographie[modifier | modifier le code]

Les films les plus connus prenant Budapest pour décors sont Tűzoltó utca 25. (Le 25 de la rue des Pompiers (hu) (Tüzoltó utca 25.)) et Budapesti mesék (« Contes de Budapest ») d'István Szabó, A Long Weekend in Pest and Buda de Károly Makk, Moszkva tér de Ferenc Török, Être sans destin d'Imre Kertész et Kontroll de Nimród Antal. Le film d'animation Nyócker ! retrace l'histoire de deux familles rom et roumaine dans le 8e arrondissement de Budapest.

Certains films ont été tournés à Budapest sans pour autant que la ville soit le lieu de l'action ; ainsi, de nombreuses scènes de Spy Game, jeu d'espions ont été tournées à Budapest alors que l'action se déroule à Berlin-Est.

Photographie[modifier | modifier le code]

Quelques vues de la ville[modifier | modifier le code]

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Budapest est jumelée avec :

Partenariats[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

À Budapest sont nés :

Autres personnages en rapport avec la ville :

  • Franz Liszt (18111886), auteur compositeur de nationalité hongroise, connu pour ses partitions pour piano que sont les Rhapsodies hongroises.
  • Béla Bartók (1881-1945), compositeur. La municipalité de Budapest a ouvert en 2006 un musée consacré au compositeur dans son ancienne demeure située sur les collines de Buda.
  • Zoltán Kodály (18821967), célèbre compositeur hongrois, notamment pour son approche pédagogique. Décédé à Budapest.
  • Le suédois Raoul Wallenberg (1912-1947 ?) a joué un rôle clé en 1944, en aidant des milliers de juifs à échapper à la Shoah.
  • Le journaliste français Jean-Pierre Pedrazzini, grand reporter à Paris Match, est mort des suites de ses blessures sur les barricades de Budapest lors de la prise du siège du PC en 1956. Une plaque lui rend hommage Place de la République (Köztársaság tér) à Budapest.
  • Imre Nagy homme politique hongrois exécuté par pendaison à la prison de Budapest en 1958.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Éva Izsák et Ferenc Probáld (trad. de Vincent Bertrand et Simon Edelblutte), « Le développement de l’agglomération de Budapest : l’exemple de Budaörs », dans Revue Géographique de l'Est, [En ligne], vol. 43 / 1-2 | 2003, mis en ligne le 08 décembre 2010, consulté le 21 novembre 2011. URL : http://rge.revues.org/2504

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pest prospère en particulier grâce au commerce des céréales et prend beaucoup d'importance pour les Habsbourg pendant les guerres napoléoniennes

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Beauty and the Feast », Time,‎ 18 mars 2002 (consulté le 22 mai 2008)
  2. Péter F. Sugár, Péter Hanák, Tibor Frank, A History of Hungary, Indiana University Press,‎ 1990, 3 p. (ISBN 025320867X, lire en ligne), « Hungary before the Hungarian Conquest »
  3. a et b Encyclopædia Britannica, Aquincum, Encyclopædia Britannica, Inc.,‎ 2008 (lire en ligne)
  4. a et b [http://%5Bhttp://guides.travelchannel.com/budapest/city-guides/historical-background « http://guides.travelchannel.com/budapest/city-guides/historical-background »%5D (%5Bhttp://web.archive.org/web/*/http://guides.travelchannel.com/budapest/city-guides/historical-background Archive%5D%5Bhttp://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://guides.travelchannel.com/budapest/city-guides/historical-background Wikiwix%5D%5Bhttp://archive.is/http://guides.travelchannel.com/budapest/city-guides/historical-background Archive.is%5D%5Bhttp://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:http://guides.travelchannel.com/budapest/city-guides/historical-background Google%5D • %5B%5BProjet:Correction des liens externes#J'ai trouvé un lien mort, que faire ?|Que faire ?%5D%5D). Consulté le 2013-03-24%5B%5BCatégorie:Article contenant un lien mort%5D%5D « Budapest »], Travel Channel (consulté le 22 mai 2008)
  5. « Budapest », 1911 Encyclopædia Britannica Eleventh Edition (consulté le 30 janvier 2008)
  6. Miriam A. Drake, Eastern Europe, England and Spain, CRC Press,‎ 2003, 2498 p. (ISBN 0824720806, lire en ligne)
  7. Fred L. Casmir, Communication in Eastern Europe: The Role of History, Culture, and media in contemporary conflicts, Lawrence Erlbaum Associates,‎ 1995, 122 p. (ISBN 0805816259, lire en ligne), « Hungarian culture in communication »
  8. (en) J. V. Beaverstock, R. J. Smith et P. J. Taylor, « A Roster of World Cities », Cities, Loughborough University, vol. 16, no 6,‎ 1999, p. 445-458 (lire en ligne)
  9. a et b « Nomination of the banks of the Danube and the district of the Buda Castle », International Council on Monuments and Sites (consulté le 31 janvier 2008)
  10. « Budapest Is Stealing Some of Prague’s Spotlight », The New York Times,‎ 3 octobre 2006 (consulté le 29 janvier 2008)
  11. « World Heritage Committee Inscribes 9 New Sites on the World Heritage List », Unesco World Heritage Centre (consulté le 31 janvier 2008)
  12. « Top 100 Cities Destination Ranking », Top 100 Cities Destination Ranking (consulté le 21 janvier 2013)
  13. « Budapest », Encyclopædia Britannica, Encyclopædia Britannica, Inc.,‎ 2008 (lire en ligne)
  14. « Gazetteer of the Republic of Hungary », Hungarian Central Statistical Office,‎ 1er janvier 2008 (consulté le 16 août 2008)
  15. « Doing Business : Budapest, the soul of Central Europe », International Herald Tribune,‎ 4 août 2004 (consulté le 29 janvier 2008)
  16. (en)« EU nations pick Budapest for technology institute », International Herald Tribune, The New York Times Company,‎ 18 juin 2008 (lire en ligne)
  17. http://www.ngw.nl/int/hon/b/budapest.htm
  18. Géo no 132 février 1990
  19. (en) Big underground thermal lake found, publié le 19 novembre 2008
  20. [http://%5Bhttp://www.met.hu/pages/climate/bp/index.htm « http://www.met.hu/pages/climate/bp/index.htm »%5D (%5Bhttp://web.archive.org/web/*/http://www.met.hu/pages/climate/bp/index.htm Archive%5D%5Bhttp://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://www.met.hu/pages/climate/bp/index.htm Wikiwix%5D%5Bhttp://archive.is/http://www.met.hu/pages/climate/bp/index.htm Archive.is%5D%5Bhttp://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:http://www.met.hu/pages/climate/bp/index.htm Google%5D • %5B%5BProjet:Correction des liens externes#J'ai trouvé un lien mort, que faire ?|Que faire ?%5D%5D). Consulté le 2013-03-24%5B%5BCatégorie:Article contenant un lien mort%5D%5D « Monthly Averages for Budapest, Hungary (based on data from 1901–2000) »], Hungarian Meteorological Service (consulté le 26 septembre 2008)
  21. Ladányi János, Lakóhelyi szegregáció Budapesten, Budapest, Új Mandátum Könyvkiadó, 2008.
  22. En réalité, ces quartiers sont plus diversifiés socialement qu'il n'y parait. Par ailleurs, la question de l'ethnicité n'y est pas déterminante. Cf. Lepeltier-Kutasi Ludovic, Transformations de l’ordre des légitimités locales et processus de différenciation socio-spatiale dans le quartier Magdolna à Budapest, Mémoire de master en géographie, EHESS, Paris, 2012.
  23. « Population by nationalities », Hungarian Central Statistical Office,‎ 2001 (consulté le 2008-05-30)
  24. a et b « A nemzetiségi népesség száma », Hungarian Central Statistical Office,‎ 2001 (consulté le 2011-12-22)
  25. « A népesség vallás szerint, területenként : Budapest », Hungarian Central Statistical Office,‎ 2001 (consulté le 2011-12-22)
  26. http://www.operettszinhaz.hu/operett.php
  27. (hu) « Kéziratok (« Manuscrits ») », sur Országos Széchényi Könyvtár
  28. Système de protection sociale des agents publics locaux, Prospeur.org
  29. http://www.worldportsource.com/ports/HUN_Port_of_Csepel_3174.php
  30. Résultat des élections locales en 2010
  31. http://www.cafebabel.fr/article/32687/tourisme-et-prostitution-jozsefvaros-budapest.html
  32. Tosics Iván et al. 2005. Podmaniczky Program – Budapest Középtávú Városfejlesztési Programja, Összefoglaló (Podmaniczky Programme – Medium-term Development Programme of Budapest, Summary). Budapest: Studio Metropolitana

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]