Thuringe

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Thuringe (homonymie) et Barbu de Thuringe.

50° 51′ 40″ N 11° 03′ 07″ E / 50.861111111111, 11.051944444444

État libre de Thuringe
Freistaat Thüringen
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Localisation de la Thuringe (en vert foncé) à l'intérieur de l'Allemagne
Localisation de la Thuringe (en vert foncé) à l'intérieur de l'Allemagne
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Capitale Erfurt
Ministre-président Bodo Ramelow (Linke)
ISO 3166-2 DE-TH
Démographie
Population 2 161 000 hab. (31/12/13)
Densité 134 hab./km2
Rang 12e
PIB (2006)

PIB/hab.
45,994 Md € (13e)

21 300 € (14e)
Géographie
Superficie 1 617 210 ha = 16 172,10 km2
Rang 11e
Politique
Parti(s) au pouvoir Linke-SPD-Grünen
Landtag
CDU
Linke
SPD
AfD
Grünen
Total

34
28
12
11
6
91
Nombre de voix
au Bundesrat
4
Liens
Site web thueringen.de

La Thuringe (Thüringen en allemand), officiellement appelée État libre de Thuringe (Freistaat Thüringen)[1], est l'un des Länder d'Allemagne.

Situé au centre du pays, il a une superficie de 16 200 km2 pour 2,16 millions d'habitants. Sa capitale est Erfurt.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Thuringe est située au centre de l'Allemagne et est bordée (à partir du nord et dans le sens des aiguilles d'une montre) par les länder de Basse-Saxe, Saxe-Anhalt, Saxe, Bavière et Hesse.

Son extension maximale est de 160 km du nord au sud et de 198 km d'est en ouest.

La Thuringe, surnommée le « cœur vert de l'Allemagne », est riche en forêts. En particulier, au sud-ouest, se situe la forêt de Thuringe (Thüringer Wald), une chaîne de collines qui s'étend de Eisenach à Sonneberg. Elle se prolonge par les monts de Thuringe, entre Saalfeld et Sonneberg. Au nord de la forêt de Thuringe se situe un plateau. Au nord-ouest, il comprend une petite partie des montagnes du Harz. D'autres massifs de collines se situent en Thuringe : le Rhön, le Dün, le Kyffhäuser et le Hainich. La partie orientale est en général en plaine.

Les principales rivières sont : la Saale qui coule dans ses parties basses du sud vers le nord, l'Ilm, la Werra, la Unstrut et l'Elster Blanc.

Le point le plus élevé de Thuringe est le Großer Beerberg qui culmine à 982,9 mètres ; le point le plus bas se situe à 114 mètres près de Wiehe.

Subdivisions administratives[modifier | modifier le code]

Arrondissements (Landkreise) et villes-arrondissements (kreisfreie Städte)[modifier | modifier le code]

Les 17 arrondissements (Landkreise) de Thuringe :

Nr. Arrondissement Chef-lieu Immatriculation Superficie
(km2)
Habitants
(31 décembre 2007)
Densité
Habitants
(31 décembre 2000)
Évolution
1 Pays-d'Altenbourg Altenbourg ABG 569,08 103.313 182 114.200 -9,53 %
2 Eichsfeld Heiligenstadt EIC 939,82 107.924 115 114.109 -5,42 %
3 Gotha Gotha GTH 935,59 141.405 151 148.527 -4,80 %
4 Greiz Greiz GRZ 843,52 112.682 134 123.869 -9,03 %
5 Hildburghausen Hildburghausen HBN 937,38 69.425 74 73.839 -5,98 %
6 Ilm Arnstadt IK 843,30 114.445 136 121.806 -6,04 %
7 Kyffhäuser Sondershausen KYF 1.035,13 85.362 82 94.343 -9,52 %
8 Nordhausen Nordhausen NDH 710,91 91.762 129 98.609 -6,94 %
9 Saale-Holzland Eisenberg SHK 816,99 88.935 109 93.929 -5,32 %
10 Saale-Orla Schleiz SOK 1.148,41 90.910 79 98.592 -7,79 %
11 Saalfeld-Rudolstadt Saalfeld SLF 1.034,58 121.542 117 132.885 -8,54 %
12 Schmalkalden-Meiningen Meiningen SM 1.210,14 134.262 111 143.702 -6,57 %
13 Sömmerda Sömmerda SÖM 804,17 75.257 94 81.204 -7,32 %
14 Sonneberg Sonneberg SON 433,36 62.384 144 67.833 -8,03 %
15 Unstrut-Hainich Mühlhausen UH 975,48 111.643 114 119.504 -6,58 %
16 Wartburg Bad Salzungen WAK 1.304,84 135.058 104 144.677 -6,65 %
17 Pays-de-Weimar Apolda AP 803,03 86.568 108 91.443 -5,33 %
Carte des 17 arrondissements et des 6 villes-arrondissements de Thuringe.

Les 6 villes-arrondissements (kreisfreie Städte) de Thuringe :

Démographie[modifier | modifier le code]

Population Thuringe.jpg


Villes[modifier | modifier le code]

Les villes en Thuringe
position ville habitants district
31 décembre 1970 31 décembre 2000 30 juin 2005
1. Erfurt 192.679 200.564 202.590 ville indépendante
2. Gera 106.841 112.835 104.737 ville indépendante
3. Iéna 85.169 99.893 102.201 ville indépendante
4. Weimar 63.985 62.425 64.361 ville indépendante
5. Gotha 57.256 48.376 47.045 Gotha
6. Eisenach 50.059 44.442 43.858 ville indépendante
7. Nordhausen 42.018 45.633 43.781 Nordhausen
8. Suhl 28.177 48.025 43.202 ville indépendante
9. Altenbourg 47.497 41.290 38.203 Altenburg
10. Mühlhausen 46.135 38.695 37.480 Unstrut-Hainich
11. Saalfeld 31.048 29.511 28.148 Saalfeld-Rudolstadt
12. Ilmenau 19.634 27.176 26.713 Ilm
13. Arnstadt 27.368 27.220 25.828 Ilm
14. Rudolstadt 30.087 27.528 25.584 Saalfeld-Rudolstadt
15. Apolda 29.754 25.899 24.684 Weimar
16. Greiz 39.424 26.177 24.007 Greiz
17. Sonneberg 29.811 24.837 23.928 Sonneberg
18. Sondershausen 22.195 23.088 21.718 Kyffhäuser
19. Meiningen 24.876 22.240 21.642 Schmalkalden-Meiningen
20. Sömmerda 15.959 21.977 20.885 Sömmerda

Histoire[modifier | modifier le code]

Page d'aide sur les redirections Pour les différentes entités politiques ayant porté le nom de Thuringe, voir Thuringe historique.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

On note des traces de peuplement de la région dès 370 000 avant JC (Homo erectus bilzingslebensis). Un squelette d'homo sapiens neanderthalensis (Néandertalien) datant de 200 000 avant JC a été trouvé à Ehringsdorf près de Weimar[2],[3]

Première mention du nom de Thuringe[modifier | modifier le code]

La Thuringe porte le nom des Thuringes qui occupaient son territoire vers le IIe siècle. Passé sous domination franque au VIe siècle, elle forma à partir de 1130 un landgraviat du Saint-Empire romain germanique.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À la suite de l'extinction des comtes (landgraves) de Thuringe en 1247, avec la mort d'Henri le Raspon, et à l'issue de la guerre de succession de Thuringe (1247-1264), la partie occidentale devint indépendante sous le nom de Hesse. Le reste de la Thuringe revint aux margraves de Misnie, de la maison de Wettin, et fut ainsi le noyau du troisième duché de Saxe et du royaume de Saxe. Quand la maison de Wettin se divisa en branches ernestine et albertine en 1485, la Thuringe revint à la première, et se subdivisa par la suite en de multiples micro-États en raison de la tradition saxonne de partager l'héritage entre les héritiers masculins : on appelle ces États les duchés saxons. Les plus importants étaient les États de Saxe-Weimar, Saxe-Eisenach, Saxe-Iéna, Saxe-Meiningen, Saxe-Altenbourg, Saxe-Cobourg et Saxe-Gotha. La Thuringe ne devint alors qu'un simple concept géographique.

La Réforme[modifier | modifier le code]

Au cours de la réforme, la Thuringe devint protestante. La foi catholique fut abolie dès 1520 : les prêtres furent expulsés et les monastères détruits. Les anabaptistes recrutèrent dans la région de Mulhausen où fut actif Thomas Munzer, figure de proue d'une branche de ce mouvement. Seuls demeurèrent catholiques le district d'Eichsfeld, contrôlé par l'électorat de Mayence, et à un moindre degré, la ville et les alentours d'Erfurt.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille d'Iéna.
Napoleonstein, monument commémoratif de la bataille de Napoléon à Iéna

Napoléon Ier commença à réorganiser ces territoires lors de la création de la Confédération du Rhin en 1806. Cette réorganisation fut poursuivie au Congrès de Vienne (1814-1815) avec la création de la Confédération germanique. Les États de Thuringe faisant partie de l'Empire allemand furent ceux de Saxe-Weimar-Eisenach, Saxe-Meiningen, Saxe-Altenbourg, Saxe-Cobourg et Gotha, Schwarzbourg-Sondershausen, Schwarzbourg-Rudolstadt et les deux Principautés de Reuss (Reuss branche aînée et Reuss branche cadette), préalablement fusionnées au sein d'un éphémère État populaire de Reuss.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1920, sous la République de Weimar, ces États fusionnèrent en un seul, appelé Thuringe, avec pour capitale Weimar, à l'exception de la Saxe-Cobourg qui vota pour un rattachement à la Bavière. À cette époque, la région était l'un des principaux foyers d'agitation révolutionnaire. En octobre 1923, le KPD entra au gouvernement de l'État de Thuringe et tenta d'établir une République des Conseils. Éphémère, celle-ci fut renversée par l'intervention militaire du Reich qui rétablit un gouvernement social-démocrate[4].

En 1937, le camp de concentration de Buchenwald fut ouvert près de Weimar.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Thuringe a subi de nombreux dégâts, en particulier les villes d'Iéna et Nordhausen qui furent sévèrement bombardées. Bien que les Américains aient les premiers libéré la Thuringe en avril 1945, le land de Thuringe fut attribué à la zone d'occupation soviétique à partir de juillet 1945. Les Soviétiques lui rattachèrent une partie de la Saxe prussienne (Erfurt, Mühlhausen et Nordhausen). Erfurt devint la nouvelle capitale du land. Les premières élections au parlement de Thuringe eurent lieu en 1946.

En 1949, la République démocratique allemande fut créée et la Thuringe y fut rattachée. En 1952, la République démocratique allemande procéda à la dissolution des länder, qui furent remplacés par des districts (Bezirke) : en Thuringe, les districts d'Erfurt, de Gera et de Suhl. La frontière avec la Bavière au sud a constitué alors, pendant la Guerre froide, une partie du rideau de fer, particulièrement bien visible au musée du Mur de Mödlareuth.

Le land de Thuringe fut restauré, dans des frontières presque identiques, lors de la réunification de l'Allemagne en 1990. En 1993, la Thuringe devint un état libre (Freistaat), se dota d'une nouvelle constitution et son nom officiel est Freistaat Thüringen (État libre de Thuringe).

Administration[modifier | modifier le code]

Le Land de Thuringe est administré par la Constitution de l'État libre de Thuringe du 25 octobre 1993.

À l'image des autres Länder allemands, il fonctionne selon le principe de la démocratie parlementaire, le Landtag exerçant le pouvoir législatif et le gouvernement, dirigé par le ministre-président, le pouvoir exécutif. La cour d'appel régionale siège à Iéna.

Depuis sa reconstitution, le 1er octobre 1990, la Thuringe est dominée par l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU). Majoritaire au Parlement régional dès les élections du 14 octobre 1990, la CDU a d'abord gouverné en coalition avec le Parti libéral-démocrate (FDP) jusqu'en 1994, puis avec le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) pendant les cinq ans qui suivent. En 1999, elle remporte la majorité absolue au Landtag, confirmée en 2004. Aux élections de 2009, elle recule fortement mais se maintient au pouvoir grâce à une nouvelle alliance avec le SPD.

Le premier ministre-président du Land était Josef Duchač, contraint à la démission en 1992. Il est alors remplacé par Bernhard Vogel, ancien ministre-président de Rhénanie-Palatinat, qui se maintient au pouvoir jusqu'en 2003, lorsque lui succède Dieter Althaus. Après le mauvais résultat de 2009, ce dernier choisit de démissionner. Il cède la place à Christine Lieberknecht, qui devient la première femme à diriger un Land dans l'ancienne République démocratique allemande.

Après les élections de septembre 2014, les forces de gauche décident de constituer une coalition rouge-rouge-verte dirigée par Bodo Ramelow, chef de file de Die Linke. Bien que cette alliance ne dispose que d'une fragile majorité de 46 députés sur 91, ce dernier est investi ministre-président le 5 décembre suivant. Il est alors le premier chef de gouvernement issu d'un parti de la gauche radicale en Allemagne.

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis la réunification de 1989, l'économie de la Thuringe s'est engagée dans un processus de modernisation. Si le taux de chômage de la Thuringe est en diminution, il reste très élevé (il est passé de 15,5 % de la population active en 2002[5] à 14,5 % en septembre 2006[6]). La Thuringe possède un fort taux de croissance, ses deux principaux secteurs industriels sont l'industrie automobile et l'électronique; de plus elle présente de nombreuses réussites industrielles dans certains secteurs de pointe. Néanmoins les secteurs plus traditionnels conservent un poids non négligeable dans l'économie de land de Thuringe. La zone économique principale se situe autour de Erfurt mais les entreprises se concentre aussi à Iéna et à Eisenach, même s'il existe une bonne répartition sur tout le territoire.

Des entreprises de pointe dynamiques[modifier | modifier le code]

Depuis Carl Zeiss et Otto Schott, la Thuringe, et notamment la ville de Iéna, est à la pointe de l'industrie optique européenne et mondiale. L'entreprise Jenoptik, dont le siège se situe à Iéna, possède aujourd'hui une ampleur internationale. L'entreprise Carl Zeiss est également en pointe dans le domaine de l'optique.

La persistance d'industries traditionnelles[modifier | modifier le code]

Un important secteur primaire[7][modifier | modifier le code]

En 2005, la Thuringe comptait 5 124 exploitations agricoles (+ 1 % par rapport à 2003) avec une surface cultivée totale de environ 800 000 hectares (+ 0,5 %). La taille moyenne des exploitations était de 156 hectares réparties comme suit : moins de 10 hectares (49 % des exploitations), entre 10 et 100 hectares (29 % des exploitations), entre 100 et 1 000 hectares (17 % des exploitations), plus de 1 000 hectares (5 % des exploitations). Pour référence en France, la surface agricole utile moyenne des exploitations françaises était de 75 hectares en 2005.

En 2005, 22 500 personnes travaillaient dans les exploitations agricoles et 4 600 personnes y ont été employées de manière saisonnière. De nombreuses exploitations agricoles ne comptent par ailleurs qu'une seule personne. L’âge moyen des travailleurs agricoles était de 45,5 ans, cet âge étant en constante augmentation ces dernières années. 89 % des surfaces agricoles sont des fermages.

Les principales cultures en Thuringe sont les cultures céréalières, les cultures de plantes pour la fabrication d’huile végétale, les légumineuses, les cultures fourragères. L’élevage est également présent en Thuringe avec les élevages ovins, bovins, porcins et de volailles ainsi que la production de lait même si cette dernière reste relativement peu développée.

Les exploitations biologiques prennent également une place de plus en plus importante et leur nombre progresse rapidement (+ 15 % en 2 ans). L’agriculture biologique est par ailleurs plus développée dans les länder de l’ancienne Allemagne de l’Est que dans ceux de l’ancienne Allemagne de l’Ouest.

Principaux employeurs de Thuringe[6][modifier | modifier le code]

Nom de l'entreprise Branche Nombre d'employés Site principal
Deutsche Post AG Poste, Institut de crédit 5000 Erfurt, Nohra
Deutsche Bahn AG Transport ferroviaire 4800 Erfurt
Deutsche Telekom AG Télécommunications 3300 Erfurt
Helios Kliniken GmbH Hôpitaux 2900 Erfurt, Gotha, Bleicherode
AOK Thüringen Assurances 2300 Erfurt
Metro Commerce de détail et de gros 2300
Rhön Klinikum AG Hôpitaux 2200 Bad Berka, Hildburghausen, Meiningen
EDEKA Commerce de détail et de gros 2100
Zeitungsgruppe Thüringen Verwaltungsgesellschaft mBH Presse 1800
Opel Automobile 1800 Eisenach

Éducation et recherche[modifier | modifier le code]

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

La Thuringe possède 9 établissements d'enseignement supérieur :

Culture[modifier | modifier le code]

La Thuringe est au cœur de nombreux domaines de la culture allemande et européenne.

La ville de Weimar a toujours un rayonnement culturel considérable, berceau du classicisme de Weimar (Weimarer Klassik), elle fut le centre du Bauhaus et la première constitution allemande y est née.

Personnalités illustres[modifier | modifier le code]

  • Maître Eckhart (c. 1260 - c. 1328), spirituel, théologien et philosophe dominicain, est originaire de Thuringe
  • Lucas Cranach l'Ancien (1472-1553), peintre et graveur de la Renaissance allemande, vécut ses dernières années à Weimar
  • Johann Gottfried von Herder (1744-1803), poète, théologien et philosophe allemand, forgea le concept du zeitgeist (« Zeitgeist » en allemand), Surintendant à Weimar
  • Christoph Wilhelm Hufeland (1762-1836), médecin, précurseur de la médecine préventive anti-vieillissement, naquit à Langensalza
  • Napoléon Ier (1769-1821), premier empereur des Français, double bataille d’Iéna et d’Auerstaedt le 14 octobre 1806, rencontre Johann Wolfgang von Goethe au palais du gouverneur à Erfurt en présence de Talleyrand le 2 octobre 1808 («Vous êtes un homme. Quel âge avez-vous ? – Soixante ans. – Vous êtes bien conservé. Vous avez écrit des tragédies ? ») (« Voilà un homme »)
  • Georg Wilhelm Friedrich Hegel (1770-1831), philosophe allemand, assistant de Schelling à l'Université d'Iéna, puis professeur « J'ai vu l'Empereur — cette âme du monde... »
  • Carl Zeiss (1816-1888), ingénieur-opticien, fondateur de la société Carl Zeiss à Iéna, naquit à Weimar
  • Karl Marx (1818-1883), historien, journaliste, philosophe, économiste, sociologue, essayiste et théoricien révolutionnaire allemand, docteur de la faculté de philosophie de l'université d'Iéna
  • Johannes Brahms (1833-1897), compositeur, pianiste et chef d'orchestre allemand, fit de nombreux séjours à Meiningen, y créa sa quatrième symphonie
  • Ernst Haeckel (1834-1919), biologiste, philosophe et libre penseur allemand, vice-recteur de l'université d'Iéna
  • Ernst Abbe (1840-1905), physicien et industriel, successeur de Carl Zeiss, naquit à Eisenach
  • Friedrich Wilhelm Nietzsche (1844-1900), philologue, philosophe et poète, existence végétative à Weimar jusqu'à sa mort
  • Gottlob Frege (1848-1925), mathématicien, logicien et philosophe allemand, professeur à l'université d'Iéna
  • Otto Schott (1851-1935), chimiste et industriel spécialiste du verre, fondateur de Jenaer Glaswerk Schott & Genossen
  • Rudolf Steiner (1861-1925), fondateur de l'anthroposophie, participe à l'édition des œuvres scientifiques de Goethe dans la grande édition de Weimar
  • Henry van de Velde (1863-1957), un des fondateurs de l'Art nouveau belge & acteur majeur du mouvement moderniste, directeur de l'école des arts appliqués (Kunstgewerbeschule) Weimar
  • Max Weber (1864-1920), sociologue et économiste allemand, l'un des fondateurs de la sociologie moderne, naquit à Erfurt
  • Richard Strauss (1864-1949), compositeur et chef d'orchestre allemand, fut maître de chapelle à Weimar
  • Vassily Kandinsky (1866-1944), peintre et théoricien de l’art, maître au Staatliches Bauhaus zu Weimar
  • Lyonel Feininger (1871-1956), peintre expressionniste et caricaturiste germano-américain, maître au Staatliches Bauhaus zu Weimar
  • Léon Blum (1872-1950), homme d'État français et une figure du socialisme, déporté à Buchenwald
  • Paul Klee (1879-1940), peintre, maître au Staatliches Bauhaus zu Weimar
  • Walter Gropius (1883-1969), architecte, designer et urbaniste, directeur du Staatliches Bauhaus zu Weimar
  • Ludwig Mies van der Rohe (1886-1969), architecte, rejoint le Staatliches Bauhaus zu Weimar, dont il deviendra le dernier directeur
  • Jean Arp (1886-1966), peintre, sculpteur et poète allemand puis français, étudia à Weimar
  • Otto Dix (1891-1969), peintre allemand associé aux mouvements de l'expressionnisme et à la Nouvelle Objectivité, naquit à Untermhaus, près de Gera
  • Uziel Gal (1923-2002), inventeur du pistolet mitrailleur « Uzi », naquit à Weimar
  • Jorge Semprún (1923-2011), écrivain, scénariste et homme politique espagnol, déporté à Buchenwald, réalisation de « Mère blafarde, tendre sœur » pour le Kunstfest de Weimar 1995
  • Herbert Kroemer (né 1928 à Weimar), physicien allemand et américain, colauréat du prix Nobel de physique 2000
  • Bill Clinton (né 1946), 42ème Président des États-Unis, visita le Château de la Wartbourg ainsi que la maison de Jean-Sébastien Bach à Eisenach, le 14 mai 1998 lors d’une visite d’état ("On this beautiful Thuringian day in the spring, we are bathed in the light and the warmth of freedom.")[8]
  • Barrack Obama (né 1961), 44ème Président des États-Unis, visita le camp de Buchenwald le 5 juin 2009 lors d’une visite d’état (le grand-oncle d’Obama avait participé à la libération du camp d’Ohrdruf, annexe de Buchenwald)

Symboles[modifier | modifier le code]

Devises[modifier | modifier le code]

  • Das grüne Herz Deutschlands : Le cœur vert de l'Allemagne.
  • Willkommen in der Denkfabrik : Bienvenue dans la fabrique à penser.
  • Deutschlands starke Mitte : le centre fort de l'Allemagne.

Blason[modifier | modifier le code]

Coat of arms of Thuringia.svg

D'azur, au lion burelé de gueules et d'argent de huit pièces, armé et couronné d'or, accompagné de huit étoiles d'argent à six rais.


Gastronomie[modifier | modifier le code]

La cuisine thuringienne subit les influences de la géographie. D’un côté, l’abondance des forêts de Thuringe a entraîné le développement d’une cuisine à base de gibier et de produits ramassés dans les bois comme les champignons ou les baies. Mais les plaines centrales favorables aux cultures fournissent de nombreux fruits et légumes.

Les deux produits phares de la gastronomie thuringienne sont naturellement les célèbres Thüringer Rostbratwurst (saucisse à griller de Thuringe) et les Thüringer Klösse, une spécialité à base de pomme de terre.

Rostbratwurst[modifier | modifier le code]

Rostbrater.JPG

La Rostbratwurst est partie intégrante de l’identité de la région et possède une histoire centenaire (elle fut évoquée pour la première fois en 1404 dans une facture d’un couvent de la ville de Arnstadt et la plus ancienne recette connue date de 1613 et est conservée dans les archives de la ville de Weimar). Elle est vendue à tous les coins de rue, dans de petite échoppe ou par des marchands ambulants et se déguste à toute heure de la journée. Cuite sur un grill à charbon, elle est la plupart du temps vendue dans un petit pain (Brötchen) avec de la moutarde. C’est le symbole de convivialité par excellence car il n’existe pas un marché, pas une fête de village, pas une grill-party entre amis dont elle soit absente. Les Thuringer Rostbratwurst bénéficient d’une appellation d'origine protégée (AOP) depuis janvier 2004, ce qui entraîne qu’elle doit obligatoirement être fabriquée en Thuringe pour bénéficier de ce nom. Sa préparation est également strictement réglementée : entre autres elle doit être au minimum longue de 15 à 20 cm, au moins 51 % des ingrédients doivent provenir de la région de Thuringe (Journal officiel des Communautés européennes C114/14-15 du 15/05/2002).

Tourisme[9][modifier | modifier le code]

En 2004, le land de Thuringe possède une capacité d’accueil d’environ 68 000 lits et accueille annuellement 2,9 millions de visiteurs pour un total de 8,1 millions de nuitées. La durée de séjour moyen était de 2,9 jours. La majorité des touristes étaient originaires d’Allemagne mais l’on comptait néanmoins 190 000 visiteurs non allemands. Parmi les touristes étrangers on trouvait d’abord des Néerlandais (30 % du total), puis des Suisses, des Autrichiens, des Américains (États-Unis), des Anglais et des Français (environ 10 000 visiteurs pour ces derniers).

La région la plus attractive de la Thuringe était la forêt de Thuringe (zone de biathlon) suivie de la vallée de la Saale (camping, tourisme culturel avec Weimar et Iéna).

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Environ 1 500 sortes de plantes poussent en Thuringe. La forêt de Thuringe est un emblème de la région et lui a valu le surnom de Deutschlands grünes Herz. La principale essence qui la compose est l'épicéa mais on trouve aussi des sapins de Douglas, des mélèzes et des hêtres. La forêt de Thuringe a souffert et continue à souffrir de la pollution atmosphérique notamment du fait des pluies acides.

La chaîne de colline du Hainich[10] présente un intérêt environnemental particulier qui explique la création du parc naturel national du Hainich en 1997. On y trouve la plus vaste forêt caduque d'Allemagne, qui présente une très grande variété de hêtres mais également des frênes, des érables, des tilleuls et de rares alisiers torminals. La faune du parc se compose d'une faune européenne commune, on y trouve par exemple des chevreuils, des blaireaux, des grenouilles, des crapauds ou encore des sangliers. Mais on trouve aussi des chauves-souris ou des chats sauvages. Plus de 180 espèces d'oiseaux vivent dans le Hainich (pouillots siffleurs, pinsons des arbres, pics épeiches) mais aussi de très nombreuses espèces de papillons et d'insectes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le terme Freistaat est historiquement synonyme de « république », mais la traduction littérale « État libre » est plus courante. Voir l’article Freistaat.
  2. [1]
  3. [2]
  4. Geiss Peter, Henri Daniel, Le Quintrec Guillaume (dir.), Histoire/Geschichte, l'Europe et le monde du Congrès de Vienne à 1945, Manuel d'Histoire franco-allemand, Premières L/ES/S, Paris, Nathan/Klett, 2008, page 244. Voir aussi Histoire du Parti communiste d'Allemagne
  5. D'après le site de l'ambassade de France en Allemagne http://www.botschaft-frankreich.de/article.php3?id_article=284
  6. a et b LEG Thüringen | Firmendatenbank
  7. Les données chiffrées proviennent du rapport Betriebsstruktur in der Landwirtschaft in Thüringen 2005 du Thüringer Landesamt für Statistik http://www.tls.thueringen.de/analysen/Analyse2.htm#die
  8. http://www.eisenach.de/index.php?id=566
  9. Les données chiffrées sont extraites de Tourismus 2004 in Thüringen du Thüringer Landesamt für Statistik http://www.tls.thueringen.de/analysen/Analyse2.htm#die
  10. Les données de ce paragraphe proviennent essentiellement des articles "Hainich" et "Nationalpark Hainich" de la wikipédia germanophone ainsi que du site officiel http://www.nationalpark-hainich.de/

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]