Barr (Bas-Rhin)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Barr.
Barr
Place de l'Hôtel de ville.
Place de l'Hôtel de ville.
Blason de Barr
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Obernai
Intercommunalité C.C. Barr-Bernstein
Maire
Mandat
Gilbert Scholly
2014-2020
Code postal 67140
Code commune 67021
Démographie
Gentilé Barrois, Barroises
Population
municipale
7 052 hab. (2012)
Densité 342 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 32″ N 7° 27′ 02″ E / 48.408889, 7.45055648° 24′ 32″ Nord 7° 27′ 02″ Est / 48.408889, 7.450556  
Altitude Min. 176 m – Max. 971 m
Superficie 20,61 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte administrative du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Barr

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte topographique du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Barr

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Barr

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Barr

Barr (en alsacien : Borr) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Barrois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les façades colorées des maisons dans une rue de Barr.

La localité s’appuie sur les contreforts du massif des Vosges au pied du mont Sainte-Odile et à 8 km au sud d'Obernai. Elle est traversée par la Kirneck, affluent de l’Andlau et sous-affluent de l’Ill.

Barr est capitale viticole d’Alsace avec sa plus ancienne foire aux vins d’Alsace (plus de 100 ans) et son historique « Fête des vendanges » qui se déroule traditionnellement le premier week-end d’octobre.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune abrite une partie de la « forêt du Landsberg », propriété d'un groupement forestier familial, gérée par 6 gestionnaires depuis 1800. La forêt s'étend sur 158 hectares (dont près de 25 ha improductifs), répartis sur 3 communes (Heiligenstein, Barr et Obernai). Elle fait l'objet d'une gestion dite « proche de la nature » (selon les principes sylvicoles recommandés par Prosilva), sans coupes rases. Elle a été certifiée FSC en décembre 2000 et PEFC en décembre 2002[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Même si la première trace écrite, mentionnant le village de Barr sous le nom de Barru, date de l’année 788, les historiens pensent que ce site a été occupé bien avant, comme le prouvent les nombreux vestiges préhistoriques de l’âge du fer et de l’âge du bronze découverts dans le secteur.

À l'origine propriété impériale, la ville fut cédée par les Habsbourg à Nicolas Ziegler en 1522, puis transformée en franc-alleu trois ans plus tard. Par la suite ses fils la vendirent à la ville de Strasbourg, dont elle dut épouser la cause dans la guerre qui opposa Strasbourg protestant aux Lorrains catholiques. En 1592, ceux-ci brûlèrent le château, la maison commune et soixante-dix habitations, et torturèrent plusieurs habitants.

Pendant la Guerre de Trente Ans elle eut à souffrir des Impériaux, des Suédois et des Français, mais moins que les villages environnants. Dans le conflit qui opposa Louis XIV à Strasbourg la ville fut occupée par les Français ; le meurtre d'un officier par un habitant amena en représailles l'incendie de la ville..

La reconstruction fut rapide et par la suite Barr ne connut plus de catastrophe de ce genre, même s'il dut supporter le passage de troupes qu'il lui fallut entretenir.

Au XVIIIe siècle un procès qui devait durer près d'un siècle opposa les localités de la seigneurie de Barr à la ville de Strasbourg, leur suzerain, qui revendiquait la totalité des forêts de sa vassale. En 1763, une première décision en attribua le tiers à Strasbourg ; il y eut appel et ce ne fut qu'en 1836, sous la Monarchie de Juillet, que le verdict fut définitivement confirmé. Il y a encore une quarantaine d'années, de vieux Barrois appelaient la partie possédée par Strasbourg d'r g'stohlne Wàld, la forêt volée. Mais on est toujours le voleur de quelqu’un : au XVIIIe siècle également, Strasbourg fit construire, en toute légalité, un petit canal qui détournait vers la Kirneck une partie des eaux qui auraient dû arriver à Andlau, et il y a une cinquantaine d’années, de vieux Andloviens parlaient encore du g'stohlnes Wasser, de l’eau volée. Aujourd’hui cette affaire elle aussi paraît oubliée de part et d’autre ; il semble même que l’actuelle municipalité barroise ne connaisse plus l’existence du canal (encore entretenu dans les années quatre-vingt) et, la nature reprenant ses droits, les eaux retourneront peut-être bientôt à Andlau.

De violents combats y opposèrent en 1944 des Allemands nazis et des soldats Américains. Ouvrages consultés: Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Dambach-la-Ville, Barr et Obernai, 1993 (p. 99 et suiv.), 2004 (p. 81 et suiv.)[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à la herse de sable[3].
Commentaires : La herse du blason de Barr symbolise le rôle ancestral de cette cité comme ultime barrière sur le chemin vers le mont Sainte-Odile, jadis lieu sacré occupé par des druides.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Barr : vue générale. À l'avant-plan, vignobles sur le coteau.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Gilbert Scholly[4] UMP Vice-président du Conseil régional d'Alsace depuis 1998
mars 1989 juin 1995 Michel Schwanger (1949-2011)    
mars 1971 mars 1989 Marcel Krieg (1913-2001)   Médecin
février 1962 mars 1971 Louis Klipfel (1903-1983)   Exploitant viticole[5]
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Barr est jumelée avec les villes de Perros-Guirec (Côtes-d'Armor) et de Trèves.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église protestante Saint-Martin[6],[7],[8] et cimetières de protestants[9] et de catholiques[10].
  • Caserne, église Saint-Martin, école[11] et son orgue. Buffet réalisé par Stiehr Mockers et instrument conçu par Kriess[12], [13]
  • L'ancienne synagogue a du être détruite en 1982 à la suite de l'effondrement d'un pilier d'angle, mais les vitraux de la synagogue ont été réemployés au profit de l'oratoire de la Meinau[14] et certaines pierres, dont les tables de la Loi, sont présentées dans le parc de la Fondation Elisa à Strasbourg[15],[16].
  • Hôtel de ville[17],[18],[19].
  • Relais de poste dit poste aux chevaux[20].
  • Musée

Transports et voies de communication[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Le commerce à Barr se développe depuis quelques années, de nombreux commerces s'ouvrent. Une nouvelle association de commerçants et artisans, POINTBARR, a été créée en mai 2012 et compte 47 adhérents au 1er avril 2013.

Démographie[modifier | modifier le code]

Rue du centre ville.

En 2012, la commune comptait 7 052 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 771 3 996 4 143 4 091 4 324 4 521 4 095 4 185 4 345
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
4 737 4 877 5 082 5 655 5 945 5 857 5 646 5 678 5 576
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 243 5 022 4 934 4 176 4 185 4 278 4 389 4 430 4 322
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 207 4 268 4 157 4 511 4 839 5 892 6 417 6 599 6 830
2012 - - - - - - - -
7 052 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Alternative et Simultaneum dans le bailliage de Barr : un nouvel équilibre entre luthériens et catholiques, 1681-1789 », in Annuaire de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville, Barr, Obernai, 2013, no 47, p. 115-130
  • Méryem Grifty, Barr, pour une histoire du temps qui passe, ou L'histoire du développement urbain de la cité barroise, M. Grifty, Strasbourg, 1998, 100 p.
  • (de) Friedrich Hecker, Die Stadt Barr von der französischen Revolution bis auf unsere Tage, Strassburger Druckerei, 1911, 354 p.
  • Anémone Koffel, « La viticulture et les viticulteurs à Barr 1815-1939 », in Chantiers historiques en Alsace, 1998, no 1, p. 153-160
  • Jean-Marie Le Minor, « Chirurgiens, barbiers, et baigneurs à Barr du XVIe au XVIIIe siècle », in Annuaire de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville, Barr, Obernai, 2004, no 38, p. 109-136
  • Claude Muller, « Du vécu à l'histoire : la chronique barroise de Jacques Frey (1820-1898) », in Annuaire de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville, Barr, Obernai, 2011, no 45, p. 8-12
  • Renée Schneider, « Les écoles à Barr au XXe siècle », in Annuaire de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville, Barr, Obernai, 2007, no 41, p. 81-122
  • Renée Schneider, « L'industrie au XIXe siècle : la famille Moïse de Barr », in Annuaire de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville, Barr, Obernai, 2010, no 44, p. 27-58
  • Renée Schneider, « De l'Alsace à l'Amérique : la famille Bartholmé de Barr », in Annuaire de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville, Barr, Obernai, 2010, no 44, p. 113-132
  • Régine Schultz et Philippe Schultz, Il était une fois... es war einmal... Barr : une page d'histoire alsacienne entre 1870 et 1918, Ed. d'Alsace, Colmar, 1993, 96 p.
  • Emmanuel de Solère Stintzy, « Barr : de l'authentique, pas du kitsch ! », in En Alsace, 2005, no 39, p. 54-68

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Présentation de la forêt de Landsberg , Prosilva, consulté 2012-07-01
  2. Barr en 1939-1945
  3. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  4. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  5. Le stade Louis-Klipfel : biographie du maire éponyme
  6. Barr, paroisse luthérienne
  7. « Tour de l'église avec les monuments funéraires qu'elle renferme », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Eglise paroissiale Saint-Martin, temple de luthériens, de 1850 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Cimetière de protestants, de 1813 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Cimetière de Catholiques », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Caserne, église Saint-Martin, école », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no IM67005608 », base Palissy, ministère français de la Culture Orgue caserne, église paroissiale Saint-Martin, école
  13. Inventaire de l'orgue de Stiehr-Mockers, 1852
  14. Le réemploi des vitraux de la synagogue
  15. L'Hospice Eliza à Strasbourg
  16. La synagogue de la Meinau, destinée aux Juifs des quartiers sud de la ville a, elle, repris les vitraux de la synagogue de Barr
  17. « Hôtel de ville de 1640 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Château dit Kleppernburg, Wepfermannsburg, Hôtel de ville Château, façades et toitures inscrites sur l'inventaire supplémentaire des MH », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Hôtel de ville, restaurant dit A la Patrie, Burgersture », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Relais de poste, dit poste aux chevaux de 1769 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Hôtel Folie Marco de 1763 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  24. Grand Rabbin Edmond Schwob, « Le Grand Rabbin Joseph Bloch », Extrait de Tribune juive. Il est l'auteur d'un Calendrier hebdomadaire très répandu dans les familles juives et continué aujourd'hui par le rabbin Edmond Schwob. Il a exercé à Barr au temps où il y avait encore une synagogue.
  25. La guerre franco-allemande et les deux sieges de Paris (1870-71)decrits en langue hebraique, par E. Roller (Amsterdam, 1878).
  26. Jean Joho, un chef gastronome businessman
  27. « L'anarchisme loufoque de la révolte selon Gatlif », sur Le Monde,‎ 24/11/1999 (consulté le 24/02/2015). La mairie, les monts du Kirchberg et le croisement de la Rue Brune et la Rue de l'École représentent les lieux reconnaissables à l'écran. Critique du journal Le Monde sur le film de Tony Gatlif, "Je suis né d'une cigogne"