Barr (Bas-Rhin)

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Barr
Place de l'Hôtel de ville
Place de l'Hôtel de ville
Blason de Barr
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Barr
Intercommunalité C.C. Barr-Bernstein
Maire
Mandat
Gilbert Scholly
2014-2020
Code postal 67140
Code commune 67021
Démographie
Gentilé Barrois, Barroises
Population
municipale
6 971 hab. (2011)
Densité 338 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 32″ N 7° 27′ 02″ E / 48.408889, 7.450556 ()48° 24′ 32″ Nord 7° 27′ 02″ Est / 48.408889, 7.450556 ()  
Altitude Min. 176 m – Max. 971 m
Superficie 20,61 km2
Localisation

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Barr

Barr (en alsacien : Borr) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Barrois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les façades colorées des maisons dans une rue de Barr.

La localité s’appuie sur les contreforts du massif des Vosges au pied du mont Sainte-Odile et à 8 km au sud d'Obernai. Elle est traversée par la Kirneck, affluent de l’Andlau et sous-affluent de l’Ill.

Barr est capitale viticole d’Alsace avec sa plus ancienne foire aux vins d’Alsace (plus de 100 ans) et son historique « Fête des vendanges » qui se déroule traditionnellement le premier week-end d’octobre.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune abrite une partie de la « forêt du Landsberg », propriété d'un groupement forestier familial, gérée par 6 gestionnaires depuis 1800. La forêt s'étend sur 158 hectares (dont près de 25 ha improductifs), répartis sur 3 communes (Heiligenstein, Barr et Obernai). Elle fait l'objet d'une gestion dite « proche de la nature » (selon les principes sylvicoles recommandés par Prosilva), sans coupes rases. Elle a été certifiée FSC en décembre 2000 et PEFC en décembre 2002[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Même si la première trace écrite, mentionnant le village de Barr sous le nom de Barru, date de l’année 788, les historiens pensent que ce site a été occupé bien avant, comme le prouvent les nombreux vestiges préhistoriques de l’âge du fer et de l’âge du bronze découverts dans le secteur.

À l'origine propriété impériale, la ville fut cédée par les Habsbourg à Nicolas Ziegler en 1522, puis transformée en franc-alleu trois ans plus tard. Par la suite ses fils la vendirent à la ville de Strasbourg, dont elle dut épouser la cause dans la guerre qui opposa Strasbourg protestant aux Lorrains catholiques. En 1592, ceux-ci brûlèrent le château, la maison commune et soixante-dix habitations, et torturèrent plusieurs habitants.

Pendant la Guerre de Trente Ans elle eut à souffrir des Impériaux, des Suédois et des Français, mais moins que les villages environnants. Dans le conflit qui opposa Louis XIV à Strasbourg la ville fut occupée par les Français ; le meurtre d'un officier par un habitant amena en représailles l'incendie de la ville..

La reconstruction fut rapide et par la suite Barr ne connut plus de catastrophe de ce genre, même s'il dut supporter le passage de troupes qu'il lui fallut entretenir.

Au XVIIIe siècle un procès qui devait durer près d'un siècle opposa les localités de la seigneurie de Barr à la ville de Strasbourg, leur suzerain, qui revendiquait la totalité des forêts de sa vassale. En 1763, une première décision en attribua le tiers à Strasbourg ; il y eut appel et ce ne fut qu'en 1836, sous la Monarchie de Juillet, que le verdict fut définitivement confirmé. Il y a encore une quarantaine d'années, de vieux Barrois appelaient la partie possédée par Strasbourg d'r g'stohlne Wàld, la forêt volée. Mais on est toujours le voleur de quelqu’un : au XVIIIe siècle également, Strasbourg fit construire, en toute légalité, un petit canal qui détournait vers la Kirneck une partie des eaux qui auraient dû arriver à Andlau, et il y a une cinquantaine d’années, de vieux Andloviens parlaient encore du g'stohlnes Wasser, de l’eau volée. Aujourd’hui cette affaire elle aussi paraît oubliée de part et d’autre ; il semble même que l’actuelle municipalité barroise ne connaisse plus l’existence du canal (encore entretenu dans les années quatre-vingt) et, la nature reprenant ses droits, les eaux retourneront peut-être bientôt à Andlau.

De violents combats y opposèrent en 1944 Allemands nazis et Américains. Ouvrages consultés: Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Dambach-la-Ville, Barr et Obernai, 1993 (p. 99 et suiv.), 2004 (p. 81 et suiv.)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à la herse de sable[2].
Commentaires : La herse du blason de Barr symbolise le rôle ancestral de cette cité comme ultime barrière sur le chemin vers le mont Sainte-Odile, jadis lieu sacré occupé par des druides.

Administration[modifier | modifier le code]

Barr : vue générale. À l'avant-plan, vignobles sur le coteau.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Gilbert Scholly[3] UMP Vice-président du Conseil régional d'Alsace depuis 1998
mars 1989 juin 1995 Michel Schwanger (1949-2011)    
mars 1971 mars 1989 Marcel Krieg (1913-2001)   Médecin
février 1962 mars 1971 Louis Klipfel (1903-1983)   Exploitant viticole[4]
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Barr est jumelée avec les villes de Perros-Guirec (Côtes-d'Armor) et de Trèves.

Musée[modifier | modifier le code]

Le Musée de la Folie Marco

Transports et voies de communication[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Le commerce à Barr se dévoloppe depuis quelques années, de nombreux commerces s'ouvrent. Une nouvelle association de commerçants et artisans, POINTBARR, a été créée en mai 2012 et compte 47 adhérents au .

Démographie[modifier | modifier le code]

Rue du centre ville.

En 2011, la commune comptait 6 971 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 771 3 996 4 143 4 091 4 324 4 521 4 095 4 185 4 345
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
4 737 4 877 5 082 5 655 5 945 5 857 5 646 5 678 5 576
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 243 5 022 4 934 4 176 4 185 4 278 4 389 4 430 4 322
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 207 4 268 4 157 4 511 4 839 5 892 6 417 6 599 6 830
2011 - - - - - - - -
6 971 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La musique municipale Union de Barr existe depuis 1863.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Présentation de la forêt de Landsberg , Prosilva, consulté 2012-07-01
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le )
  3. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  4. Le stade Louis-Klipfel : biographie du maire éponyme
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. Grand Rabbin Edmond Schwob, « Le Grand Rabbin Joseph Bloch », Extrait de Tribune juive. Il est l'auteur d'un Calendrier hebdomadaire très répandu dans les familles juives et continué aujourd'hui par le rabbin Edmond Schwob. Il a exercé à Barr au temps où il y avait encore une synagogue.
  8. La guerre franco-allemande et les deux sieges de Paris (1870-71)decrits en langue hebraique, par E. Roller (Amsterdam, 1878).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]