Obernai

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Obernai
Place du marché.
Place du marché.
Blason de Obernai
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Obernai (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Sainte-Odile
Maire
Mandat
Bernard Fischer
2014-2020
Code postal 67210
Code commune 67348
Démographie
Gentilé Obernois(es)
Population
municipale
10 689 hab. (2011)
Densité 415 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 47″ N 7° 28′ 58″ E / 48.463055, 7.48277748° 27′ 47″ Nord 7° 28′ 58″ Est / 48.463055, 7.482777  
Altitude Min. 156 m – Max. 572 m
Superficie 25,78 km2
Localisation

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Liens
Site web www.obernai.fr

Obernai (allemand : Oberehnheim) est une commune alsacienne et cité médiévale d'environ 11 000 habitants. Berceau légendaire de Sainte Odile, elle se situe à 20 minutes au sud-ouest de Strasbourg et de son aéroport international, mais aussi à 30 minutes du réseau autoroutier allemand reliant Francfort à Bâle. Située sur la route des vins d'Alsace, elle est traversée par Véloroute du vignoble d'Alsace (EuroVelo 5).

Obernai est le chef-lieu de son canton qui est composé d'une dizaine de communes typiquement alsaciennes comme Krautergersheim (appelée la ville de la choucroute). Avec cinq autres villages, elle forme également la communauté du pays de Sainte-Odile. De plus, Obernai est la deuxième ville la plus visitée après Strasbourg, notamment pour ses belles maisons à colombages.

Ses habitants sont appelés en français les Obernois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Place centrale d'Obernai.
Toiture remarquable dans le centre d'Obernai.

Située à 25 km au sud-ouest de Strasbourg, Obernai est l'une des villes de la plaine d'Alsace en bordure du Piémont des Vosges.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

St Ingmar - les Champs Verts - Europe Sud - Roedel - la Leonardsau - le mont National

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bernardswiller, Goxwiller, Krautergersheim, Meistratzheim, Niedernai, Heiligenstein, Bischoffsheim, Bœrsch et Ottrott.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • L'Ehn (36,5 km) qui prend sa source sur le versant oriental du massif des Vosges à l'ouest de la commune d'Obernai, à proximité du lieu-dit la Soutte et à environ 930 mètres d'altitude, sur le territoire de la commune d'Ottrott.
  • Son affluent le Muelbach.

Obernai est en outre arrosé par plusieurs autres petits ruisseaux.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire communale à connu une exploitation de houille au XIXe siècle[1].

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune abrite une partie de la « forêt de Landsberg » ; propriété d'un groupement forestier familial, gérée par 6 gestionnaires depuis 1800. La forêt s'étend sur 158 hectares (dont près de 25 ha improductifs), répartis sur 3 communes (Heiligenstein, Barr et Obernai). Elle fait l'objet d'une gestion dite « proche de la nature » (selon les principes sylvicoles recommandés par Prosilva), sans coupes rases. Elle a été certifiée FSC en décembre 2000 et PEFC en décembre 2002[2].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Plusieurs bâtiments d'Obernai sont de style Renaissance, tels que :

  • la halle aux blés ;
  • l'hôtel de ville ;
  • le beffroi (Kappellturm).

Transport[modifier | modifier le code]

  • Obernai possède une gare TER Alsace, située à 5 minutes du centre-ville. La cadence est d'un train toutes les demi-heures : Gare d'Obernai
  • Le bus communal Pass O, qui dessert les quartiers de la ville et passe environ toutes les 30 minutes.
  • Le Réseau 67 à 150 m de la gare à pied = ligne 257: Strasbourg - Klingenthal / ligne 262 : Erstein - Ottrott / ligne 542 : Obernai - Zellwiller.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Ehinhaim, Ehinheim (778) ; Ehenheim (1050) ; Ehenhemium (1178) ; Enheim (1196) ; Ehnheim (XIIe siècle) ; Oberhehenheim (1242) ; Einheim (1283) ; Ehenheim superior (XIIIe siècle) ; Ehenheim superius (1249) ; Oberoena (1555) ; Obernehenheim (1592) ; Oberné (1693) ; Oberehnheim (1870-1918 / 1940-1945).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom Ehenheim (anciennement Ehinhaim) est composé de l'appellatif germanique heim « foyer, village » sur l'Ehn, la rivière. L'élément Ober-, de ober « au-dessus », apparaît plus tardivement pour marquer l'opposition avec Niederehenheim (Niedernai), composé avec l'élément de nieder « en bas »[3]. La forme Obernai est une francisation de l'alsacien Owernäh ['‘ov°r"nɛ:].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

La région d’Obernai, propriété des ducs d’Alsace au VIIe siècle, est connue pour être le lieu de naissance de sainte Odile, fille d'Etichon-Adalric et patronne de l'Alsace.

Obernai apparait pour la première fois dans les textes en 778 ; elle dépend des abbayes de Hohenbourg et de Niedermunster.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les Hohenstauffen auraient fait construire un château à Obernai à la fin du XIe siècle.

Le XIIe siècle est une période de prospérité qui a laissé de nombreuses traces dans le paysage urbain : l'église romane dont il reste des vestiges (1140), la "Cour des Rathsamhausen".

Vers 1240, Obernai accède au rang de ville, et devient ville impériale vers 1280. C'est également à cette époque que les bourgeois de la ville érigent une chapelle dédiée à la Vierge, et dont le clocher sert de beffroi : le Kappelturm.

La ville prospère à cette époque. Pour se prémunir des convoitises, elle devient membre de la Décapole en 1354, ligue d’entraide de dix villes impériales d’Alsace.

En tant que ville impériale, Obernai dépend directement de l'empereur, ce dernier s'engageant à protéger la ville qui, en échange, lui assure son appui et lui fait parvenir subsides et hommes d'armes.

Obernai devient un petit état dans l'Empire : elle s'administre elle-même, se dote de statuts, lève les impôts, perçoit des taxes, possède une juridiction propre, érige un gibet.

La ville atteint son apogée au XVe et XVIe siècles. En 1562, l'empereur Ferdinand Ier du Saint-Empire se rend à Obernai.

Obernai a un Schultheiss depuis 1178, mais son pouvoir est restreint puisque dès le XIVe siècle son rôle se limite à la présidence du tribunal des roturiers. Les revenus de la ville sont assurés par la perception de taxes sur le débit de vin, sur la vente du sel et du fer, par les droits de mouture, de péage, les taxes perçues aux foires annuelles, et par l'impôt sur la fortune payé par les bourgeois.

Obernai a un règlement municipal qui régit l'ordre public ; ce règlement, d'abord oral, est mis sur parchemin vers le milieu du XIVe siècle, et la ville perçoit des amendes versées par les contrevenants.

Obernai agrandit son territoire en absorbant les villages à l'entour ou en les acquérant ; il en est ainsi de Oberlinden, Finlay et Haywiller, Urnheim, Hohenburgweiler et Ingmarsheim, Bernardswiller.

La ville possède une léproserie dès le XIIIe siècle, et un hôpital est fondé au XIVe siècle ; au XIVe siècle on y trouve également trois établissements de bains.

Mur d'enceinte avec sa tour.

À la fin du Moyen Âge, Obernai est entourée d'une double enceinte qui est munie de 38 tours et de 12 portes, le tout entouré d'un fossé irrigable. Au XVIIe siècle, la Guerre de Trente Ans fait des ravages dans la ville, Obernai est prise par les troupes de Mansfeld, puis par les Suédois et les Impériaux.

En 1679, à la suite du traité de Nimègue, Obernai devient ville royale française et perd l'autonomie politique qu'elle avait au sein du Saint-Empire romain germanique (c'est-à-dire le premier empire allemand). Mais le XVIIIe siècle est à nouveau une période de prospérité pour la ville [réf. nécessaire] .

Avant guerre[modifier | modifier le code]

La ville est reprise, comme le reste de l’Alsace, par l’Allemagne en 1871, avant d'être réintégrée à la France en 1918.

Histoire de sainte Odile (fille de lumière)[modifier | modifier le code]

Odile, fille d'Adalric duc d'Alsace, est née aveugle. Rejetée par son père, elle fut cachée dans un monastère de Bourgogne et recouvra la vue le jour de son baptême. Son frère Hugues la ramena mais, quand Adalric voulut la marier à un jeune prince, elle s'échappa. Miraculeusement, un rocher s'ouvrit devant elle. Adalric céda et fonda sur la montagne le couvent de Hohenbourg dont Odile sera la première abbesse.

Ce couvent est situé à 15 km d'Obernai et est un lieu de pèlerinage d'Alsace (où on peut visiter le tombeau de sainte Odile, la chapelle des Larmes, la chapelle des Anges et la source miraculeuse).

La fête de sainte Odile est le 14 décembre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Obernai

Les armes d'Obernai se blasonnent ainsi :
« Parti de gueules et de sable à l'aigle d'or brochant sur le tout. »[4].

L'Armorial de Louis XIV a changé les armes de la « Ville d'Oberehnheim ». Les anciennes armes d'Obernai étaient : « d'or à une aigle de sable, armée, lampassée et aux dossiers d'or » telles qu'elles apparaissent sur un vitrail de la Décapole au musée de Colmar (fin du XVe siècle).

Lorsqu'Obernai prit pour couleurs le rouge et le noir, au XVe siècle, l'aigle dut prendre une couleur de métal pour suivre la règle de contrariété des couleurs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Bernard Fischer[5] UMP Conseiller général du Bas-Rhin (canton d'Obernai)
2001 2008 Bernard Fischer UMP Conseiller général du Bas-Rhin (canton d'Obernai)
1983 2001 Hugues Hartleyb    
1977 1983 Hubert Eck    
1973 1977 Marcel Gillmann    
1973 6 septembre 1973 Sylvain Klein   Maire suppléant
1971 1973 René Dubs    
1945 1971 Marcel Gillmann    
1944 1945 Xavier Mosser    
1942 1944 Heinrich Rieffel    
1942 1942 Buisson   Adjoint
1941 1942 Adolphe Hotop    
1940 1941 Charles Kober   Kommissarischer Bürgermeister
1919 1940 Xavier Mosser    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En vingt ans, entre 1962 et 1982, la population à Obernai a quasiment doublé et la ville est devenue un important pôle d'emploi.

En 2011, la commune comptait 10 689 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 382 4 391 4 629 4 823 4 795 4 920 4 898 5 023 5 356
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
5 129 5 156 5 185 4 794 4 691 4 725 4 512 4 187 3 983
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 931 3 936 3 915 3 782 3 946 3 935 4 094 4 336 4 389
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 534 6 302 7 898 8 907 9 610 10 471 11 009 10 689 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

  • La ville d'Obernai a été ville départ à l'occasion de la 2e étape du Tour de France 2006 qui emmena le peloton jusqu'à Esch-sur-Alzette au Luxembourg.
  • Le FCSR Obernai évolue actuellement au 6e niveau national, la division d'honneur.
  • Elle s'enorgueillit avec ses 27 associations sportives d'être le berceau de plusieurs champions de haut niveau.
  • Elle organise aussi des tournois du Tennis Club. Les trois premières semaines d'août, le tournoi réunit près de 280 compétiteurs du monde entier pour plus de 500 matchs sur terre battue.
  • Elle organise également des concours du Club équestre. C'est un concours de saut d'obstacles qui réunit plus de 1 000 cavaliers.

Divertissements[modifier | modifier le code]

Les activités proposées en plus du sport :

  • Pisteurs d’étoiles
  • Triathlon
  • Course nocturne du Hans
  • Festival de musique de chambre d'Obernai (présidé par Geneviève Laurenceau)
  • Les Estivales d’Obernai
  • Foire aux vins
  • Promenade gastronomique du Schenkenberg
  • BiObernai
  • Fête d’automne
  • Marché de Noël

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités militaires ayant été en garnison à Obernai :

Économie[modifier | modifier le code]

Sans renoncer à son riche passé et à sa vocation touristique, Obernai a su négocier le tournant économique des années 1950 en créant les conditions favorables à l'implantation d'entreprises nouvelles. Avec quelque 555 établissements, Obernai concentre l'essentiel de l'activité industrielle et tertiaire du canton. Avec 7 800 emplois, le bassin d'Obernai est l'un des plus importants du Bas-Rhin. Son site industriel regroupe notamment les sociétés Hager Group, Kronenbourg, Triumph, Stoeffler, Supra, Sobovia, CMO, Ebm Papst et Gripple. La cité bénéficie d'un taux de taxe professionnelle parmi les plus bas de France.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château d'Oberkirch : édifice reconstruit entre 1843 et 1846 préservant des caractères d'un château fort plus ancien du XVIe siècle ou du XVIIe siècle[10].
  • Château El Biar : bâtiment construit de 1864 à 1865 sur le domaine d'un ancien moulin, l'Aumuehle, par le général de Vives (1802-1884) ; il porte le nom d'un quartier résidentiel d'Alger.
Puits à six seaux
  • Beffroi (Kappelturm) : après la démolition de l'ancienne chapelle de la Vierge du XIIIe siècle en 1873, il restait la tour achevée au XVIe siècle à côté de l'hôtel de ville. Ce Kapellturm (« Tour de la chapelle ») s'élève à 60 mètres. Au cinquième étage on l'a doté d'une belle balustrade néo-gothique et d'un toit pointu couvert en ardoise. Ainsi la tour servait de beffroi.
  • Halle aux Blés : ancienne boucherie publique construite en 1554 dans le style Renaissance, auquel sont mêlés des éléments gothiques. La façade avec pignon est ornée de deux têtes de bovins et des armoiries de la ville d'Obernai[13].
  • Maison Romane de la rue des Pèlerins.
  • La Mittelbadstube : les anciens bains municipaux, très joli bâtiment de type renaissance acquis par la ville en 1567 mais les premiers écrits en font état dès 1323. Ce monument classé aux Monuments historiques est situé au 24 rue Sainte-Odile.
  • Établissement de bains dit Untere Badstub[15].
  • La fontaine Sainte-Odile : hommage reconnaissant d'Obernai, à l'illustre patronne de l'Alsace, elle a été édifiée en 1904, pour mettre fin aux travaux d'adduction d'eau courante.
  • En 2013, une équipe de l'INRAP a mis au jour une nécropole barbare à Obernai. D'autres fouilles effectuées sur le site ont permis de découvrir des pièces attestant d'une présence humaine sur plus de 6 000 ans[16].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Abbaye ruinée de Truttenhausen. Ancien couvent des chanoines réguliers de Saint-Augustin (XVe siècle). L'abbaye de Truttenhausen fut fondée vers 1180 et connut un grand développement jusqu'au XVe siècle. Elle fut dévastée aux XVe et XVIe siècles par les guerres et les incendies. Ses ruines furent acquises en 1648 par les Landsberg. Elles sont aujourd'hui propriété de la famille de Turckheim. Classée aux Monuments historiques.
  • Église Saints-Pierre-et-Paul[17],[18] .
  • Vestiges de l'église Saint-Jean-Baptiste d'Oberlinden dite Oberkirch[19],[20] .
  • Chapelle de la Vierge et du-Mont-des-Oliviers.
  • Chapelle du château d'Hell-Oberkirch.
  • Chapelle Notre-Dame[21].
  • Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, église protestante[22].
  • Synagogue construite en 1876[23],[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lazare Carnot, statue à Obernai
  • Thomas Murner : Théologien catholique et humaniste alsacien (1475-1537).
  • Jean Schenckbecher, jurisconsulte et diplomate (1529-1596).
  • Louis Simon de Bernard de Montbrison : seigneur d'Oberkirch, né à Pont-Saint-Esprit (Gard) le 31 juillet 1768, décédé à Obernai le 17 mai 1841. Officier du génie après des études militaires au collège de Brienne, il quitte l'armée en 1793. Il épouse Marie d'Oberkirch en 1798. Président du conseil général du Bas-Rhin à partir de 1810. Titulaire de la chaire d'histoire de la Faculté des Lettres de Strasbourg ; il devient le premier recteur de l'Université de 1810 à 1818. Il a publié plusieurs ouvrages, notamment des "Propos de Table" et un "cours de Botanique", ainsi que des pièces de théâtre. Maintenu en place durant les bouleversements des années 1814 et 1815. Il démissionne de la présidence du conseil général le 13 mai 1815, en raison de son attachement à la cause royaliste. Il demeurera recteur de l'Université jusqu'en 1818.
  • Nicolas Léonard Bagert Beker : né à Obernai le 13 janvier 1770, général de division, comte de l'Empire, décédé à Aubiat (Puy-de-Dôme).
  • Charles Émile Freppel : né à Obernai en 1827, il a été député à l'assemblée nationale et évêque d'Angers. Son cœur repose dans le transept droit de l'église de la ville, conformément à ses dernières volontés de voir celui-ci rejoindre l'Alsace au retour de la région à la France. Son nom a été donné à un collège et un lycée. Une statue est édifiée en son honneur devant l’église d'Obernai.
  • Louis Caspar (1841-1917), évêque, vicaire apostolique au Viêt Nam
  • Honoré-Louis Umbricht (1860-1943), peintre né à Obernai.
  • René Schickele, né à Obernai le 4 août 1883, romancier, essayiste et poète.
  • Henri Joseph Eugène Gouraud : général français (1867-1946), citoyen d'honneur de la ville d'Obernai
  • La famille Wertheimer, propriétaire de Bourjois et Chanel qui occupa une place importante dans la communauté juive de la ville.
  • André Neher, né à Obernai en 1914, rabbin, écrivain et philosophe juif alsacien.
  • Pierre Bodein : criminel multirécidiviste, né à Obernai en 1947.
  • Statue de Lazare Carnot : statue en bronze rapportée du village de Carnot (Algérie) en 1963 par l'armée française, située sur le mont national.
  • Roger Winsbacher (1928-2012) rabbin d'Obernai.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Baquol,Ristelhuber, L'Alsace ancienne et moderne ou dictionnaire géographique, historique et statistique du Bas-Rhin,‎ 1865 (lire en ligne), p. 357.
  2. Présentation de la forêt de Landsberg , Prosilva, consulté 2012-07-01
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 2, Librairie Dalloz, Genève, 1991.
  4. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  5. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. « Notice no IA00023947 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Notice no IA00023985 », base Mérimée, ministère français de la Culture Maison seigneuriale de Rathsamhausen, puis maison dîmière de Morimont, puis maison de Gail
  10. « Notice no IA00024019 », base Mérimée, ministère français de la Culture Château fort, château d'Oberkirch
  11. « Notice no PA00084866 », base Mérimée, ministère français de la Culture Puits à six seaux
  12. « Notice no IA00024007 », base Mérimée, ministère français de la Culture Puits à Six Seaux
  13. « Notice no PA00084852 », base Mérimée, ministère français de la Culture Halle aux blés (anciennes boucheries)
  14. « Notice no IA00023926 », base Mérimée, ministère français de la Culture Moulins
  15. « Notice no IA00023944 », base Mérimée, ministère français de la Culture Établissement de bains dit Untere Badstub
  16. Jean Chichizola, « En Alsace, des archéologues sur les traces des barbares », Le Figaro,‎ 29 octobre 2013.
  17. « Notice no IA00023930 », base Mérimée, ministère français de la Culture Eglise paroissiale Saint-Pierre, Saint-Paul, de la Vierge
  18. « Notice no PA00084850 », base Mérimée, ministère français de la Culture Eglise paroissiale Saint-Pierre-et-Paul
  19. « Notice no PA00084851 », base Mérimée, ministère français de la Culture Vestiges de l'église Saint-Jean-Baptiste-d'Oberlinden dite Oberkirch
  20. « Notice no PA00084848 », base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière
  21. « Notice no IA00023935 », base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Notre-Dame
  22. « Notice no IA00024018 », base Mérimée, ministère français de la Culture Eglise paroissiale Saint-Jean-Baptiste, église protestante
  23. « Notice no PA00084868 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ancienne synagogue
  24. « Notice no IA00023938 », base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue