Saint-Amarin

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Saint-Amarin
Hôtel de ville de Saint-Amarin.
Hôtel de ville de Saint-Amarin.
Blason de Saint-Amarin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann
Canton Saint-Amarin (chef-lieu)
Intercommunalité C.C. de la Vallée de Saint-Amarin
Maire
Mandat
Charles Wehrlen
2014-2020
Code postal 68550
Code commune 68292
Démographie
Population
municipale
2 353 hab. (2011)
Densité 203 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 23″ N 7° 01′ 54″ E / 47.8730555556, 7.0316666666747° 52′ 23″ Nord 7° 01′ 54″ Est / 47.8730555556, 7.03166666667  
Altitude Min. 393 m – Max. 1 347 m
Superficie 11,61 km2
Localisation

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Saint-Amarin est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Saint-Amarinois et les Saint-Amarinoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Amarin (Sankt-Amàri en alsacien) est situé à 412,07 mètres au-dessus du niveau moyen de la mer à Marseille, l'altitude minimale étant de 395 mètres à la sortie de la Thur, en amont de l'église Saint-Joseph-Artisan de Malmerspach et l'altitude maximale étant de 1 345 mètres, en léger contrebas du sommet du Storkenkopf[1]. La petite ville se situe à 9 km au nord-ouest de Thann dans le département du Haut-Rhin (68). Elle se situe près du département des Vosges et c'est le plus court passage entre les villes de Gérardmer, La Bresse, et Mulhouse, le seul problème étant la route traversant la vallée, souvent encombrée de bouchons.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Le Vogelbach et le Hintervogelbach sur la rive droite amont de la rivière Vogelbach. Le Hintervogelbach est une zone d'ancien peuplement de fermes isolées sur les pentes reculées du vallon.
  • Le Fistelhaeuser, en face du Vogelbach, dominant la rive gauche de la rivière Vogelbach d'une trentaine de mètres pour le moins.
  • Le Herrenwald dominant le village par l'est.
  • Le Stockenmatt, quartier au-delà de la carrière, vers le nord-ouest.
  • Le Meerbaechel, ferme-auberge dominant le vallon du Vogelbach et le village par le nord, à près de 700 mètres d'altitude.
  • La Vue des Alpes est un écart de la commune, regroupant quelques maisons agglomérées à la commune de Geishouse.
  • Le Hirschenbach, vallon boisé inhabité au pied du bûcher de la Saint-Jean (Fàckel en alsacien).
  • Le Mordfeldloch, arrière vallon inhabité de la rivière Vogelbach.
Panorama de la ville de Saint-Amarin dans la vallée de la Thur, vue vers l'aval. De gauche à droite, le cimetière, l'église, le musée Serret (au premier plan) et la voie ferrée. Au fond le massif du Thanner Hubel.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le principal cours d'eau de la commune est la Thur, affluent de l'Ill, qui passe en bordure ouest de l'agglomération, avec un écoulement orienté de nord-ouest vers sud-est. Cette rivière a longtemps fourni l'énergie nécessaire aux usines locales, en particulier aux entreprises textiles, qui ont été aménagées de part et d'autre des berges.

Le Vogelbach est une rivière de quelques kilomètres qui prend sa source au pied du Hundskopf, à plus de mille mètres d'altitudes. Il passe au cœur du village et se love autour du château, avant de s'écouler vers la Thur avec laquelle il conflue par la rive gauche. Le Vogelbach, comme la Thur, est soumis à des sautes de débit importantes, lors des fontes nivales de printemps, voire à l'occasion d'orages, aussi son cours est canalisé dans la partie aval et urbaine.

Le Hirschenbach est un ruisseau de quelques centaines de mètres qui prend sa source à 500 mètres d'altitude et se jette dans la Thur par la rive droite. Il tire sa notoriété locale par le bûcher de la Saint-Jean qui domine son vallon. La crémation des bûchers est une coutume ancestrale dans les villages de la vallée. Avec les festivités qui entourent l'embrasement du bûcher, on célèbre ainsi le solstice d'été.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Doroangus en 668 (Cloroangus, du celtique tuar = maison), Sanctus Amarinus (vers 1135), Sand Heimmerin (1316), Saint Amarin (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette vallée fut déjà visitée et occupée par les Romains. Au début du VIIe siècle, un pieux ermite nommé Marin avait bâti une cellule près de Doroangus. Étant tombé malade, il eut la visite de saint Prix, également appelé Project, évêque de Clermont qui, de la cour de Childéric II roi d'Austrasie, s'en retournait en Auvergne. Le saint prélat le guérit de la fièvre. Pour lui témoigner sa reconnaissance, Marin le reconduisit dans son diocèse. Mais arrivé à Volvic en Auvergne, les deux voyageurs furent assaillis par des brigands qui s'en prirent d'abord à l'ermite. Project, voyant l'erreur de ces gens, s'écria : je suis celui que vous cherchez. À ces mots, il tomba sous les coups du brigand nommé Radbert. Son ami et l'acolyte Elidus le suivirent de près. Rapportées à Doroangus, les reliques de Marin furent honorées en cet endroit, qui lui dut son nom. Ceci se passait en 676. Le monastère de Saint-Amarin fut plus tard régularisé par les abbés de Murbach, transformé au XIIe siècle en un chapitre de chanoines dépendant de cette abbaye, qui possédait le village fondé autour du couvent et toute la vallée. Au XIIIe siècle, grâce à l'ouverture du col du Saint-Gothard, la route de la vallée de Saint-Amarin s'ouvrit au commerce international entre l'Italie et la Flandre. Pour en profiter, l'abbé de Murbach établit un péage, gardé par le château de Friedburg (avant 1255), et le défendit avec succès contre les convoitises des comtes de Ferrette et des seigneurs de Saint-Amarin. Saint-Amarin fut fortifié entre 1240 et 1260 mais déclina après que le chapitre eut été transféré à Thann en 1441. Totalement dépeuplé par les guerres du XVIIe siècle, Saint-Amarin s'industrialisa au XIXe siècle grâce à d'anciennes mines d'argent, cuivre, plomb, cobalt, zinc. Intégrée à l'Empire allemand après la guerre de 1870, Saint-Amarin fera partie des rares communes alsaciennes libérées par l'armée française en août 1914, mais reperdue, peu après, lors de la contre offensive allemande.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Saint-Amarin
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Charles Wehrlen UMP  
1995 mars 2001 Jean-Paul Horny SE  
1983 1995 Germain Klingelschmidt SE  
1977 1983 André Biehler SE  
  1977 Adolphe Kern SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 353 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 672 1 398 1 380 1 652 1 995 1 894 1 891 1 915 2 166
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 231 2 296 2 314 2 243 2 025 2 149 2 145 2 179 2 196
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 298 2 267 2 203 2 071 2 104 2 082 2 001 1 848 1 996
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 044 2 013 2 035 2 305 2 400 2 440 2 486 2 353 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Collège public d'enseignement secondaire Robert Schuman.

Il compte plus de 600 élèves en 2013.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts de toutes les guerres.
  • Voie romaine (vestiges).
  • Étang du Firmenweiher.
  • Musée Serret.
  • Usine DMC Concord (groupe Bernard Krief), anciennement SAIC Velcorex (textile).
  • Usine Garnier Ponsonnet Vuillard, anciennement les "Enveloppes Vuillard" (EVA) (papier à lettres).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mgr Pierre Bockel, ancien archiprêtre de la cathédrale de Strasbourg, résistant durant la guerre 1939-1945, écrivain et journaliste, né le 3 octobre 1914 à Saint-Amarin où sa famille était réfugiée durant la guerre 1914-18, mourut le 13 août 1995 à Strasbourg ; il a été honoré par l’État d’Israël du titre de « Juste parmi les Nations » en 1988.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Amarin

Les armes de Saint-Amarin se blasonnent ainsi :
« Coupé de gueules et d'azur, un croissant d'argent brochant sur sa partition. »[4]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Altitudes minimale et maximale estimées d'après « Carte IGN autour de Saint-Amarin », sur www.geoportail.fr (consulté le 02/07/2012).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. Archives Départementales du Haut-Rhin