Canton de Zurich

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Canton de Zurich
Blason de Canton de Zurich
Héraldique
Localisation du canton en Suisse
Localisation du canton en Suisse
Noms
Nom allemand Kanton Zürich
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Entrée dans la Confédération 1351
Abréviation ZH
Chef-lieu Zurich
Communes 171[1]
Districts 12[1]
Exécutif Regierungsrat (7 sièges)[2]
Législatif Kantonsrat (180 sièges)[3]
Conseil des États 2 sièges[4]
Conseil national 34 sièges[5]
Démographie
Population 1 371 007 hab. (31 décembre 2010)
Densité 793 hab./km2
Rang démographique 1er[6]
Langue officielle Allemand
Géographie
Coordonnées 47° 02′ N 8° 32′ E / 47.033333333333, 8.533333333333347° 02′ Nord 8° 32′ Est / 47.033333333333, 8.5333333333333  
Altitude Min. Rhin à Weiach 332 m – Max. Schnebelhorn[7] 1 292 m
Superficie 172 900 ha = 1 729 km2
Rang 7e[8]

Le canton de Zurich (ZH - en allemand : Kanton Zürich ; en suisse allemand : Kanton Züri ; en italien : Canton di Zurigo ; en romanche : Chantun da Turitg) est un canton de Suisse, dont le chef-lieu est la ville de Zurich.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Zurich.

L'histoire du canton est parallèle à celle de la ville de Zurich. Le canton de Zurich a été en grande partie colonisé par les Romains, qui ont construit l'actuelle ville de Zurich, sous le nom de Turicum. Il était à la frontière de l'Empire romain et des mondes germaniques. Le canton fut dévasté par les Alamans au Ve siècle puis reconstruit sous la tutelle de la ville de Zurich. Elle devint une ville libre en 1218, entra dans la Confédération suisse en 1351 et y prit une grande importance.

À partir de 1519, Ulrich Zwingli introduisit la Réforme dans le canton et la ville de Zurich, qui furent gouvernés jusqu’à la révolution libérale de 1830 par une riche bourgeoisie protestante ; ils se démocratisèrent progressivement dans le courant du XIXe siècle.

En 1409, les Habsbourg-Autriche remettent en gage la seigneurie de Neu-Regensberg (en allemand : Herrschaft Alt-Regensberg) à Zurich qu'il l'érige en bailliage de Regensberg (Landvogtei Regensberg). Son territoire recouvre Bachs, Boppelsen, Buchs, Dielsdorf, Niedersteinmaur (aujourd'hui, partie de Steinmaur), Obersteinmaur (aujourd'hui, partie de Steinmaur), Oberweningen, Otelfingen, Schleinikon et Schöfflisdorf. S'y ajoute la haute juridiction sur les seigneuries de Niederweningen — relevant de Constance — et de Sünikon (aujourd'hui partie de Steinmaur), achetée en 1705.

En 1434, Beringer von Hohenlandenberg remet la seigneurie d'Andelfingen (Herrschaft Andelfingen) à Zurich, que la ville peut conserver après la restitution du comté de Kibourg à l'Autriche. D'abord bailliage interne, puis unie au bailliage de Kibourg de 1465 à 1473, la seigneurie devient un bailliage externe en 1492. Son territoire recouvre, outre Andelfingen : Dörflingen, Guntalingen (aujourd'hui partie de Waltalingen), Ossingen, Waltalingen. Dès 1450, son territoire comprend aussi, au sud de la Thur : Thalheim, Dätwil (aujourd'hui partide Adlikon bei Andelfingen), Gütighausen, Dorf, Niederwil, Oberwil, une partie de Henggart et Humlikon. La haute juridiction sur Dörflingen et sur Ramsen relève d'abord du landgraviat de Nellenburg, rattaché en 1465 à l'Autriche antérieure ; Zurich l'achète en 1770. La haute juridiction s'étend, en outre, à Kleinandelfingen et à la seigneurie de Flaach-Volken, qui est dissoute en 1780 et intégrée au bailliage d'Andelfingen.

En 1458, Rudolf Mötteli vom Rappenstein cède la seigneurie d'Alt-Regensberg (en allemand : Herrschaft Alt-Regensberg) à Zurich qui l'érige en bailliage de Regensdorf (en allemand : Obervogtei Regensdorf). Son territoire recouvre, outre Regensdorf : Oberaffoltern — avec Dällikon, Dänikon et Watt — et Unteraffoltern. La basse justice de Watt-Oberdorf appartient à l'abbaye de Wettingen (en allemand : Kloster Wettingen).

En 1496, Hanns Gradner vend la seigneurie d'Eglisau (Herrschaft Eglisau) à Zurich qui l'érige en bailliage (Landvogtei Eglisau). Outre Eglisau, son territoire recouvre Glattfelden, Hüntwangen, Rafz, Wasterkingen et Wil.

Aujourd’hui, le canton de Zurich est le premier canton de la Confédération par l’importance de sa population, plus de deux fois plus nombreuse que celle du canton de Genève.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les districts du canton de Zurich

Situation, frontières et dimensions[modifier | modifier le code]

Le canton de Zurich se trouve vers 47,5 degrés de latitude nord et 8,6 degrés de longitude est. Il est situé au nord-est de la Suisse. Il a comme voisin l'Allemagne, le canton d'Argovie, le canton de Saint-Gall, le canton de Schaffhouse, le canton de Schwytz, le canton de Thurgovie et le canton de Zoug. La frontière avec l'Allemagne est sur le Rhin et mesure 41,8 km. La frontière avec le canton d'Argovie fait 62,4 km, celle avec celui de Saint-Gall 34,2, avec celui de Schaffhouse 23,1, avec celui de Schwytz 34,3, avec celui de Thurgovie 82,5 et celle avec celui de Zoug 31,7.

La commune la plus au sud est Hütten, celle la plus au nord Feuerthalen, la plus à l'est Fischenthal et la plus à l'ouest Niederweningen. Le canton de Zurich fait 59,6 km selon un axe nord-sud et 47,5 km selon un axe ouest-est.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Géographie hydrographique[modifier | modifier le code]

Le canton de Zurich est principalement arrosé par la Töss, la Thur, la Sihl, la Limmat et le Rhin. La Töss vient du sud-est du canton, elle rejoint le Rhin vers le nord de Bülach après avoir traversé l'est du canton et passé aux alentours de Winterthour. La Thur vient depuis le canton de Saint-Gall par celui de Thurgovie, elle passe dans le nord-est du canton et rejoint le Rhin vers la région de Marthalen. La Sihl part depuis le canton de Schwytz et arrive dans celui de Zurich par le sud-ouest, elle passe dans tout l'ouest-sud-ouest du canton et se jette dans la Limmat dans la ville de Zurich. La Limmat est un assemblage de plusieurs rivières provenant du canton de Glaris et de Saint-Gall, elle ne prend ce nom qu'à partir de la sortie du lac de Zurich dans la ville du même nom, elle suit l'actuelle agglomération entre Zurich et Baden, où elle rejoint l'Aar. Le Rhin vient depuis le canton des Grisons, après avoir traversé plusieurs cantons et le lac de Constance, il entre au nord du canton de Zurich, il avale la totalité des rivières précédemment citées, même celles comme la Limmat qui rejoint l'Aar, qui se jette lui-même dans le Rhin. Tout le canton est sur le bassin versant du Rhin, qui débouche aux Pays-Bas dans la mer du Nord.

Le lac de Zurich et l'île d'Ufenau, la plus grande île de Suisse.
Le canton de Zurich en 1698, gravure de J.G. Seiler.

Reliefs[modifier | modifier le code]

Le point le plus haut du canton de Zurich est le Schnebelhorn à 1 293 m, au sud-est, le point le plus bas est à l'endroit où le Rhin quitte le canton à moins de 340 m, au nord-ouest. La localité la plus haute est Sternenberg à 870 m, la plus basse est Eglisau à 350 m.
Les régions du nord ont un des reliefs les plus plats du canton, les plus hauts reliefs dépassent rarement 600 m, et le sol est aux alentours de 450 m en général. Les vallées de cette région donnent sur le Rhin, la principale vallée se déverse vers l'ouest sur celle de l'Aar.
La région de l'aire urbaine zurichoise, basée sur la ville de Zurich, a déjà un relief plus mouvementé. Autour de la ville, il y a au sud-ouest une grande colline appelée Uetliberg, qui s'élève jusqu'à 869 m, et à l'est une autre colline, Zürichberg, qui culmine à 679 m. Dans la région, la plupart des collines sont préservées comme espaces naturels.
Le sud du canton est la région au relief le plus mouvementé, car il y a les contreforts des Alpes.

Description générale[modifier | modifier le code]

C'est le canton le plus peuplé du pays avec 1 283 300 habitants répartis sur 1 729 km2. La population est en majorité germanophone et protestante. Son chef-lieu est la ville de Zurich et les principales villes sont Bülach, Winterthour, Dietikon et Uster. On peut distinguer plusieurs régions. La région du lac de Zurich est essentiellement utilisée comme zone de résidence et de loisirs, jouissant en outre d'un fort potentiel touristique. À l'est, l'Oberland est spécialisé dans la sylviculture et le textile. À l'ouest et au nord, l'Unterland prolonge la grande zone industrielle de Zurich et de son agglomération. Le canton est donc principalement voué à l'industrie, concentrant ainsi près de la moitié des sièges sociaux des cent premières entreprises suisses. Les activités agricoles sont néanmoins préservées dans le nord du canton (vignes) et dans les Préalpes (fruits, céréales, vignes, élevage).

Culture[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

L'allemand est la langue officielle du canton. On compte cependant 4 % d'italophones et quelques milliers de locuteurs du romanche. Toutefois, ce n'est pas le Hochdeutsch qui est parlé, mais le Züridütsch, un dialecte zurichois du suisse allemand, lequel diffère quelque peu des autres parlers alémaniques helvétiques.

Communes[modifier | modifier le code]

Liste des communes du canton de Zurich

Liste des districts du canton de Zurich

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  2. (de) « Der Redigungsrat », sur zh.ch (consulté le 11 décembre 2008)
  3. (de) « Der Kantonsrat », sur zh.ch (consulté le 11 décembre 2008)
  4. « Liste des conseillers aux Etats par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  5. « Liste des conseillers nationaux par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  6. « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 15 décembre 2011).
  7. [xls] « Les points culminants des cantons suisses », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  8. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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