Gare de Belfort

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Belfort
Le bâtiment voyageurs de 1934 et l'entrée de la gare.
Le bâtiment voyageurs de 1934 et l'entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Ville Belfort
Adresse 8, avenue Wilson
90000 Belfort
Coordonnées géographiques 47° 38′ 01″ N 6° 51′ 14″ E / 47.633556, 6.853833 / 47.633556; 6.85383347° 38′ 01″ Nord 6° 51′ 14″ Est / 47.633556, 6.853833 / 47.633556; 6.853833  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services Intercités
TER Franche-ComtéAlsace et Lorraine
Fret
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Est - Mulhouse-Ville
Dole-Ville - Belfort
Belfort à Delle
Voies 5
Quais 3
Altitude 358 m
Historique
Mise en service 15 février 1858
Ouverture 1864 premier bâtiment voyageurs
1934 deuxième bâtiment voyageurs
Architecte M. Bernaut (gare de 1934)
Correspondances
Optymo    1     3     4     6     D 
Lignes saônoises Ligne 10

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Belfort

Géolocalisation sur la carte : Territoire de Belfort

(Voir situation sur carte : Territoire de Belfort)
Belfort

Géolocalisation sur la carte : Belfort

(Voir situation sur carte : Belfort)
Belfort
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La gare de Belfort[1],[2] est une gare ferroviaire française, située à proximité du centre ville de Belfort, dans le département du Territoire de Belfort en région Franche-Comté.

Elle est mise en service en 1858 par la Compagnie des chemins de fer de l'Est. C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par des trains Intercités et des trains express régionaux (TER).

Sommaire

Situation ferroviaire[modifier]

La gare de Belfort est située au point kilométrique (PK) 442,682[3] de la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville, entre les gares de Trois-Chênes et de Chèvremont et au PK 501,557[3] de la ligne de Dole-Ville à Belfort.

Le raccordement de Belfort permet d'éviter aux trains en provenance de Dole et en direction de Mulhouse-Ville et vice-versa de rebrousser en gare de Belfort.

Elle est également l'origine de la ligne de Belfort à Delle qui se poursuit en territoire suisse. Son altitude est de 358 m.

Les trois sections de lignes électrifiées forment une étoile ferroviaire à trois branches : au nord-ouest vers la Haute-Saône (gares de Lure et de Vesoul) et vers Paris (ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville), au sud-ouest vers la Franche-Comté (en direction des gares de Besançon-Viotte et de Dole sur la ligne de Dole-Ville à Belfort) et enfin à l'est vers l'Alsace (en direction de la gare de Mulhouse-Ville).

Une quatrième branche, non électrifiée et fermée au trafic des voyageurs, relie Belfort à Delle et se prolonge en Suisse (ligne de Belfort à Delle). En 2015, cette ligne sera ouverte de nouveau aux usagers et desservira la gare de Belfort - Montbéliard TGV.

Historique[modifier]

Chronologie[modifier]

  • 1858, le 15 février mise en service de la gare de Belfort, par la Cie de l'Est (ouverture de la section Dannemarie - Belfort)[4].
  • 1858, le 1er juin les trains de la Cie du PLM arrivent en gare avec l'ouverture de la ligne de Belfort à Besançon[5].
  • 1864, construction du bâtiment voyageurs[6], suivant un modèle type de la compagnie de l'Est.
  • 1934, reconstruction des bâtiments de la gare sur les plans de l'ingénieur en chef de la compagnie de l'Est, M. Bernaut.

Histoire[modifier]

La ligne de Paris à Mulhouse, via Belfort, est concédée le 20 septembre 1853[7] à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg, qui devient la Compagnie des chemins de fer de l'Est avant le début des travaux des sections permettant la desserte de Belfort. La mise en service d'une gare provisoire à Belfort intervient le 15 février 1858[4] avec l'ouverture de la section de Dannemarie à Belfort qui permet déjà des relations avec Mulhouse et Bâle. Deux mois plus tard, le 26 avril 1858[4], la mise en service de la section de Vesoul à Belfort permet la circulation des trains sur l'intégralité[8] de la ligne entre Paris et Bâle, via Mulhouse.

Avec l'ouverture de la ligne de Besançon à Belfort, le 1er juin 1858[5], par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), la gare prend de l'importance et devient une gare commune aux compagnies de l'Est et du PLM. Au mois de juillet, la gare se révèle déjà trop petite, notamment du fait du nombre important de wagons ; la presse locale relève que « Quelquefois jusqu'à 500 wagons sont garés le même jour »[7] et qu'il faut « fermer les passages à niveau jusqu'à 20 fois par jour et parfois plus pour effectuer les manœuvres »[7].

Bâtiment voyageurs et buffet de la première gare, vue vers 1900
La première gare vers 1900.

La compagnie de l'Est débute la construction de la gare dès 1856[9] ; en 1864, elle édifie un bâtiment voyageurs[6] suivant l'un de ses plans modèles. En 1868, Adolphe Joanne décrit la gare la comme étant « l'une des plus élégantes de la ligne »[6] ; il indique également qu'elle possède un buffet. L'emplacement de ce bâtiment prévu au bout du faubourg de France ne fut pas facilement accepté par la municipalité, qui préférait une plus proche proximité avec la porte de France afin de ne pas déséquilibrer le schéma urbain, ni par les autorités militaires, qui prévoyaient de le situer dans un polygone défensif[9].

le bâtiment voyageurs et le beffroi, de 1934, vus de la place de la gare
La gare de 1934

Après la guerre de 1870, d'autres projets de lignes se concrétisent et sont mis en service par la compagnie de l'Est. En 1876[7], l'ouverture de la ligne de Belfort à Delle permet de nouvelles relations avec la Suisse. La ligne de Belfort à Giromagny, via Bas-Évette, est inaugurée le 1er juillet 1883[7].

Accrochage en queue d'un corail Grandes Lignes Lyon-Strasbourg d'une BB 15000 afin qu'il poursuive sa route dans l'autre sens, ce qui explique l'arrêt de 10 min

La Chambre de commerce s'inquiète dès 1873 du manque d'importance de la gare par rapport au trafic, notamment des marchandises, mais les conditions financières imposées par la compagnie et la Première Guerre mondiale font échouer un premier projet établi en 1904[9]. En 1923, les tractations reprennent ; un avant-projet est établi en 1926 et c'est finalement en 1933 que débute une reconstruction de l'ensemble des bâtiments suivant les plans établis par M. Bernaut, l'architecte en chef de la compagnie de l'Est[9]. Le bâtiment voyageurs mis en service en 1934 est réalisé dans « un style plus contemporain qui emprunte tout à la fois au nord de la France, avec un habillage de brique et un beffroi-horloge, et à la décoration mauresque »[9].

Les voies sont électrifiées depuis 1970.

Avant la mise en service de la LGV Rhin-Rhône le 11 décembre 2011, la gare était desservie par des trains Grandes Lignes (GL) entre Strasbourg et Lyon. La configuration des voies nécessitait de pratiquer un tête à queue, ou plus récemment, le décrochage de la locomotive de tête et le raccrochage d'une nouvelle locomotive en queue pour faire repartir le train vers le sud. Le problème ne se pose plus aujourd'hui, les TGV entre Strasbourg et le sud s'arrêtant désormais en gare de Belfort - Montbéliard TGV.

Service des voyageurs[modifier]

Accueil[modifier]

Importante[10] gare[11] SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec des guichets, ouvert tous les jours. Équipée notamment, d'automates pour l'achat de titres de transport, d'un hall d'attente et de divers services, notamment une boutique de presse et un buffet.

L'intérieur de la gare avec voies et quais et un train un TER
L'intérieur de la gare avec un train TER

Desserte grandes lignes[modifier]

Belfort est une gare grandes lignes desservie[10] par des trains Intercités venant de Paris-Est et par des trains circulant sur les relations entre Strasbourg et Lyon-Part-Dieu, via Besançon-Viotte, de nuit entre Strasbourg et Nice-Ville et également de nuit, les fins de semaine et l'été, entre Strasbourg et Portbou.

Desserte TER[modifier]

Belfort est une gare des réseaux TER Franche-Comté et TER Alsace desservie[11] par des trains TER qui effectuent des missions entre les gares de : Belfort et Dijon-Ville ; entre Montbéliard et Vesoul ; entre Montbéliard et Nancy-Ville (avec des TER Lorraine) ; et entre Mulhouse-Ville et Belfort (avec des TER Alsace).

Desserte interdépartementale[modifier]

La ligne 10 des lignes saônoises, lignes du département de la Haute-Saône, dessert la gare.

Desserte locale[modifier]

Le réseau de transports en commun Optymo du Territoire de Belfort dessert la gare. Les trois lignes urbaines    3     4  et    8  cadencées chacune à 10 min permettent de rejoindre le pôle principal d'échange Liberté, la Vieille-Ville, la gare de Belfort - Montbéliard TGV en 20 min, ainsi que les communes de Valdoie, Éloie, Danjoutin, Andelnans, Sévenans, Botans, Châtenois-les-Forges et Meroux. La ligne    D  est une ligne directe entre les campus de Belfort et Montbéliard. Un parc à vélos et un parking pour les véhicules sont aménagés[11] sur le parvis de la gare.

Le projet de BHNS reconfigura le parvis et la desserte de la gare aménagée en pôle multimodal d'échange. Le nombre et la fréquence des bus seront sensiblement augmentés par l'aménagement de sites propres. Une station de vélo en libre service y est prévue.

Eurockéennes de Belfort[modifier]

La gare subit une très forte pointe de trafic voyageurs lors du festival des Eurockéennes en assurant le départ des navettes gratuites du festival à destination de la gare de Bas-Évette. Ces navettes sont assurées par deux rames réversibles régionales tractées ou poussées par deux BB 67400.

Service des marchandises[modifier]

Cette gare est ouverte au service du fret[12].

Desserte[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. La gare est parfois nommée « Belfort-Ville » pour la distinguer de la gare de Belfort - Montbéliard TGV
  2. Gares et Connexions des Gares Rhin-Rhône, sur SNCF. Consulté le 25 janvier 2012
  3. a et b Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, ISBN 978-2-918758-34-1, volume 1, page 33.
  4. a, b et c Adolphe Laurent Joanne, Atlas historique et statistique des chemins de fer français, L. Hachette, 1859, p. 31 intégral (consulté le 24 août 2011).
  5. a et b Adolphe Laurent Joanne, Atlas historique et statistique des chemins de fer français, L. Hachette, 1859, p. 62 intégral (consulté le 24 août 2011).
  6. a, b et c Adolphe Joanne, Itinéraire général de la France: Vosges et Ardennes, Hachette, 1868, p. 228 intégral (consulté le 24 août 2011)
  7. a, b, c, d et e « Histoire : La gare de Belfort, un centre ferroviaire international », dans Belfort mag, no 217, octobre 2010, p. 11 lire (consulté le 24 août 2011)
  8. Jean-Christophe Tamborini et Xavier Laurent (dir), « Le chemin de fer dans le territoire », dans catalogue de l'exposition « Chemin faisant », Archives départementales du Territoire de Belfort, novembre 2006, p. 35 pdf page de téléchargement (consulté le 25 août 2011).
  9. a, b, c, d et e Catalogue Chemin faisant, p. 37
  10. a et b Site gares en mouvement, Gares&Connexions : en direct de Belfort lire (consulté le 24 août 2011).
  11. a, b et c Site SNCF Ter Franche-Comté, Informations pratiques sur les gares et arrêts : Gare de Belfort lire (consulté le 24 août 2011).
  12. Site Fret SNCF : la gare de Belfort.

Bibliographie[modifier]

  • Samuel Dreyfus, « La municipalité de Belfort et la question des chemins de fer », Bulletin de la société belfortaine d’émulation, no 50, 1936, pp. 243-253.
  • « Belfort 1870-1970 », dans La vie du rail, no 1245, juin 1970
  • Jean-Christophe Tamborini et Xavier Laurent (dir), « Le chemin de fer dans le territoire », dans catalogue de l'exposition « Chemin faisant », Archives départementales du Territoire de Belfort, novembre 2006, pp. 33-41
  • « Histoire : La gare de Belfort, un centre ferroviaire international », dans Belfort mag, no 217, octobre 2010, p. 11
  • « Vers une gare modernisée et multimodale », dans Belfort mag, no 217, octobre 2010, p. 10

Voir aussi[modifier]

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Strasbourg Mulhouse-Ville Intercités
(Service de nuit)
Culmont-Chalindrey
ou Avignon-Centre
Nice-Ville
Strasbourg Mulhouse-Ville Intercités
(Week-ends et vacances, de nuit)
Culmont-Chalindrey
ou Nîmes
Cerbère
ou Portbou
Paris-Est Lure Intercités Terminus Terminus
Dijon-Ville ou
Besançon-Viotte ou
Lons-le-Saunier ou
Lyon-Part-Dieu
Héricourt TER Franche-Comté Terminus Terminus
Épinal
ou Nancy-Ville
Trois-Chênes TER Lorraine /
Franche-Comté
Terminus
ou Héricourt
Terminus
ou Montbéliard
Vesoul Trois-Chênes TER Franche-Comté Terminus
ou Héricourt
Terminus
ou Montbéliard
Terminus Terminus TER Franche-Comté Héricourt Montbéliard
Terminus Terminus TER Franche-Comté /
Alsace
Chèvremont
ou Montreux-Vieux
Mulhouse-Ville