Ensisheim

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Ensisheim
La mairie, façade ouest.
La mairie, façade ouest.
Blason de Ensisheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Guebwiller
Canton Ensisheim
(chef-lieu)
Intercommunalité C.C. du Centre Haut-Rhin
Maire
Mandat
Michel Habig (UMP)
2008-2014
Code postal 68190
Code commune 68082
Démographie
Gentilé Ensisheimois, Ensisheimoises
Population
municipale
7 292 hab. (2011)
Densité 199 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 59″ N 7° 21′ 11″ E / 47.8664, 7.3531 ()47° 51′ 59″ Nord 7° 21′ 11″ Est / 47.8664, 7.3531 ()  
Altitude Min. 213 m – Max. 231 m
Superficie 36,59 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-ensisheim.fr/

Ensisheim (en dialecte alsacien : Anze ou Ansa) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ensisheim est situé entre Mulhouse et Colmar, la ville borde l'autoroute A35. Ensisheim est situé dans un bassin potassique. La potasse a été exploitée dans la région jusqu'en 2002. Ensisheim fait partie de la Communauté de communes du Centre Haut-Rhin et du Pays Rhin Vignoble Grand Ballon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom Ensisheim apparaît en 765 sous Enghisehaim, puis en 768 sous Engehisehaim, pour ensuite devenir Ensigesheim en 823, ces noms figuraient dans des donations de terrains. Quant à l'origine du nom, "heim" signifie demeure ou chez-soi en langue alémanique, et est associé à un probable anthroponyme "Enghise"[1]; toutefois, d'autres étymologies ont été proposées. Quant à l'étymologie faisant dériver le nom du latin "Ensis" signifiant glaive, c'est un jeu de mot des Humanistes du XVIe siècle, qui n'explique pas les formes anciennes du nom.

Ensisheim n’était qu'une petite agglomération composée de quelques cours colongères propriétés des seigneurs laïcs ou ecclésiastiques dont les tenanciers formaient un "ding", un tribunal, et géraient leurs affaires selon leurs coutumes.

Rodolphe de Habsbourg le plus connu, construit un château fort : le Koenigsbourg. On peut encore apercevoir des restes de fondation dans le parc de la maison de retraite actuelle.

La ville d’Ensisheim devient en 1431 la capitale de l'Autriche antérieure[2], entité constituée des dépendances des Habsbourg à l'ouest de l'Arlberg.

Le , une météorite tomba dans un champ de blé près du village, dans l'actuel Quartier des Octrois. Elle s'enfonça à plus d'un mètre sous terre. Une fois ramassée, la météorite d'Ensisheim présentait un poids d'environ 127 kg. Elle fut divisée en morceaux, dont un de 55 kg qui resta à la commune ; elle est exposée actuellement au Musée de la Régence[3].

Le , ouverture d'un collège jésuite à Ensisheim.

Le , Ferdinand Jean Altmeyer, condamné à mort par la Cour d'Assises du Haut-Rhin pour avoir égorgé un codétenu de la maison centrale d'Ensisheim, est guillotiné sur une place publique d’Ensisheim.

Après la prise de Mulhouse, le , Ensisheim fut exposé au feu de l'artillerie et aux bombardements jusqu'au , date de sa libération par le 21e régiment d'infanterie colonial. Il en est résulté de graves dommages à deux beaux édifices, l'hôtel de la Couronne et l'Hôtel de ville, qui ont été restaurés depuis.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Ensisheim

Les armes d'Ensisheim se blasonnent ainsi :
« De gueules à la fasce d'argent. »

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1935 Joseph Gullung UPR Député
1947 1959 Albert Gross    
1959 1971 Fernand Selmersheim    
1971 1983 Pierre Rapp    
1983 1983 Eugène Spiess   Conseiller général
1983 1988 Louis Egloff UDF Conseiller général
1988 1989 Guy Paris    
1989 1995 Vincent Birr PS Conseiller général (1988-1992)
1995 en cours Michel Habig UMP Conseiller général depuis 1992

Démographie[modifier | modifier le code]

Ensisheim s'agrandit d'années en années, grâce à de nouvelles constructions (lotissements, résidences, logements locatifs…).

En 2011, la commune comptait 7 292 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 714 1 809 1 968 1 956 2 568 2 734 3 747 3 655 3 936
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
4 106 3 989 3 847 3 136 3 041 3 206 2 910 2 709 2 609
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 555 2 534 2 500 2 617 3 080 4 936 3 593 3 674 4 045
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
4 498 5 191 5 685 5 780 6 164 6 640 6 933 6 967 7 292
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Un collège public d'enseignement secondaire (le  collège Victor-Schoelcher), deux écoles élémentaires (Jean-Rasser et Mines les prés fleuris) ainsi que trois écoles maternelles (Oréades, Saint-Martin et Mines les pâquerettes) sont installés à Ensisheim.

Exploitation minière[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mines de potasse d'Alsace.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Ensisheim compte trois musées : le musée de la Régence regroupe trois musées en un. Il rassemble au sein du Palais de la Régence, qui fut un temps l'hôtel de ville d'Ensisheim[6], [7] (édifice datant du XVIe siècle) un musée archéologique, un musée néolithique et un musée consacré à l'histoire minière.

  • le musée archéologique présente une collection archéologique qui évoque l’arrivée en Alsace des premières communautés rurales de la civilisation dite de la Céramique rubanée. Originaires d’Europe centrale, elles se sont sédentarisées au sud d’Ensisheim au cours du Ve millénaire av. J.-C. ;
  • le musée Néolitithique abrite aujourd'hui de nombreux trésors, mais l'un d'eux ne doit rien aux hommes : la formidable météorite, tombée sur le ban de la ville en 1492. Cet astéroïde est le plus ancien dont la chute a été observée, qui est conservé dans le monde occidental. On y trouve également de nombreux objets retraçant l'histoire riche de la ville. Ainsi, du XIIIe au XVIIe siècle, Ensisheim a vu son destin lié à celui des Habsbourg qui en firent la capitale de leurs possessions rhénanes ;
  • le musée du mineur présente, dans une vaste salle, des documents, des outils et des objets variés qui permettent de découvrir la grande page d’histoire minière qu’Ensisheim a vécue au cours du XXe siècle. Les trois puits, creusés à partir de 1912, permirent la difficile exploitation des couches profondes du gisement de potasse d’Alsace par plus de 1 000 mètres de fond et 50 °C. Les collections présentées, telle que celle des lampes de mineurs, aident à comprendre l’évolution des techniques d’exploitation et illustrent la vie courageuse des hommes qui les mirent en œuvre.

La nécropole néolithique d’Ensisheim est l’une des plus importantes de France[8], [9] : 45 sépultures mises au jour, dont une reconstituée au musée, ont livré leurs secrets et permis de mieux connaître la vie quotidienne et les rites funéraires de cette surprenante civilisation. Les plus anciennes céramiques connues en Alsace ont été retrouvées à Ensisheim, ainsi que le crâne d’un homme ayant survécu, il y a 7 000 ans, à une double trépanation. Une prouesse technique à l’époque du silex.

Le Palais de la Régence accueille tout au long de l'année des manifestations variées et est également le lieu d'une réunion mondiale des chasseurs de météorites.

L'ancien hôtel de l'Intendant d'Alsace, dit ancienne École des Filles construite au début du XVIIe siècle et résidence du bailli impérial de l'Autriche antérieure. Les façades, toitures et tour d'escalier avec ses portes palières ont été inscrit sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 19 novembre 1990[10].

L'église Paroissiale Saint-Martin. Construite de 1857 à 1869, sur l'emplacement de l'ancienne[11].

L' auberge de la Couronne, construit en 1609-1610 pour loger les officiers de la Maison d'Autriche en poste ä Ensisheim[12], [13] .

La Maison Peschery, 4 rue de l'Église, datée du 17e siècle[14], [15] .

Au centre ville, une promenade balisée permet de découvrir de nombreuses bâtisses et ainsi de plonger dans l'histoire de la ville. En été, des balades animées permettent de mieux appréhender encore ce riche patrimoine et ce passé prestigieux.

En pleine ville se trouve la maison centrale d'Ensisheim, l'une des six maisons centrales de France (205 places).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. R. Oberlé & Sittler L., 1980. Dictionnaire du Haut-Rhin, tome 1, Ed. Alsatia
  2. Ensisheim, capitale de l'Autriche antérieure. Citée comme Ville en 1277...
  3. Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, vol. 1, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe,‎ 2011, 160 p. (ISSN 1253-6008)
    N°53/54/55 2010. TOME 1 : A – F : Ensisheim, gravure sur bois, de Sébastien Brant, 1492, chute d’une météorite, p. 67
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Notice no PA00085421 », base Mérimée, ministère français de la Culture Hôtel de Ville classé par arrêté du 6 décembre 1898
  7. « Notice no IA00074214 », base Mérimée, ministère français de la Culture Etablissement Administratif dit Hôtel de la Régence, classé MH en 1898
  8. Illustration des pratiques funéraires au Bronze final en Alsace - Volume 1
  9. La nécropole d’Ensisheim/Reguisheimerfeld (Haut-Rhin) : illustration des pratiques funéraires au Bronze final en Alsace - Volume 2
  10. « Notice no PA00085758 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ancien hôtel de l'Intendant d'Alsace, dit ancienne Ecole des Filles. Façades, toitures et tour d'escalier avec ses portes palières inscrites sur l’inventaire supplémentaire par arrêté du 19 novembre 1990
  11. « Notice no IA00074211 », base Mérimée, ministère français de la Culture Eglise Paroissiale Saint-Martin
  12. Auberge de la Couronne
  13. « Notice no IA00074237 », base Mérimée, ministère français de la Culture Auberge dite « Auberge de la couronne », Édifice inscrit partiellement à l’inventaire supplémentaire des MH en 1935
  14. « Notice no PA00085425 », base Mérimée, ministère français de la Culture Façade sur rue avec oriel : inscription par arrêté du 15 février 1935
  15. « Notice no IA00074225 », base Mérimée, ministère français de la Culture Maison Peschery. La date 1618 était inscrite sur la tourelle d'escalier
  16. Ensisheim, paroisse luthérienne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue,‎ 1995, 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
    Ensisheim, pp. 124 à 128
  • Charles-Laurent Salch, Nouveau Dictionnaire des Châteaux Forts d’Alsace, Ittlenheim, éditions alsatia. Conception et réalisation Lettrimage,‎ avril 1991, 384 p. (ISBN 978-2-7032-0193-9)
    pp. 78-79
  • Louis Schlaefli, « Les Tiercelines du couvent de la Sainte-Trinité d'Ensisheim », in Archives de l'Église d'Alsace, 1997, no 52, p. 281-290

Liens externes[modifier | modifier le code]