Ensisheim

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47° 51′ 59″ N 7° 21′ 11″ E / 47.8664, 7.3531

Ensisheim
Le Palais de la Régence, construit à la Renaissance, abrite aujourd'hui un musée.
Le Palais de la Régence, construit à la Renaissance, abrite aujourd'hui un musée.
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Guebwiller
Canton Ensisheim
(chef-lieu)
Code commune 68082
Code postal 68190
Maire
Mandat en cours
Michel Habig (UMP)
2008-2014
Intercommunalité C.C. du Centre Haut-Rhin

Pays Rhin Vignoble Grand Ballon

Site web http://www.ville-ensisheim.fr/
Démographie
Population 7 205 hab. (2009)
Densité 197 hab./km2
Gentilé Ensisheimois, Ensisheimoises
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 59″ Nord
       7° 21′ 11″ Est
/ 47.8664, 7.3531
Altitudes mini. 213 m — maxi. 231 m
Superficie 36,59 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Ensisheim (en dialecte alsacien : Anze ou Ansa) est une commune française, située dans le département du Haut-Rhin et la région Alsace.

Sommaire

[modifier] Géographie

Ensisheim est situé entre Mulhouse et Colmar, la ville borde l'autoroute A35. Ensisheim est situé dans un bassin potassique. La potasse a été exploitée dans la région jusqu'en 2002. Ensisheim fait partie de la Communauté de communes du Centre Haut-Rhin et du Pays Rhin Vignoble Grand Ballon. Mais dernièrement, les villages voisins d'Ungersheim et de Pulversheim furent rajoutés au plan d'Ensisheim, considérant ainsi les trois communes comme une seule même ville, soit Ensisheim.

[modifier] Héraldique

[modifier] Histoire

Le nom Ensisheim apparaît en 765 sous Enghisehaim, puis en 768 sous Engehisehaim, pour ensuite devenir Ensigesheim en 825, ces noms figuraient dans les donations de terrains. Quant à l'origine du nom, "heim" signifie demeure ou chez-soi en langue alémanique et "Ensis" veut dire glaive, d'après les légistes du Moyen Âge, Ensisheim était une ville de glaive ou de justice.

Ensisheim n’était qu'une petite agglomération composée de quelques cours colongères propriétés des seigneurs laïcs ou ecclésiastiques dont les tenanciers formaient un "ding", un tribunal, et géraient leurs affaires selon leurs coutumes.

Rodolphe de Habsbourg le plus connu, construit un château fort : le Koenigsbourg. On peut encore apercevoir des restes de fondation dans le parc de la maison de retraite actuelle.

La ville d’Ensisheim devient en 1431 la capitale de l'Autriche antérieure, entité constituée des dépendances des Habsbourg à l'ouest de l'Arlberg.

Le 7 novembre 1492, une météorite tomba dans un champ de blé près du village, dans l'actuel Quartier des Octrois. Elle s'enfonça à plus d'un mètre sous terre. Une fois ramassée, la météorite d’Ensisheim présentait un poids d'environ 127 kg. Elle fut divisée en morceaux, dont un de 55 kg qui resta à la commune ; elle est exposée actuellement au Musée de la Régence[1].

Le 18 octobre 1615, ouverture d'un collège jésuite à Ensisheim.

Le 20 décembre 1869, Ferdinand Jean Altmeyer, condamné à mort par la Cour d'Assises du Haut-Rhin pour avoir égorgé un co-détenu de la maison centrale d'Ensisheim, est guillotiné sur une place publique d’Ensisheim.

Après la prise de Mulhouse, le 21 novembre 1944, Ensisheim fut exposé au feu de l'artillerie et aux bombardements jusqu'au 6 février 1945, date de sa libération par le 21e régiment d'infanterie colonial. Il en est résulté de graves dommages à deux beaux édifices, l'hôtel de la Couronne et l'Hôtel de ville, qui ont été restaurés depuis.

Le centre ville abrite un pénitencier - La Maison Centrale - qui fut jadis un collège jésuite. Régulièrement ont lieu des prises d'otages sur des surveillants. Les deux dernières furent en août 1989 et janvier 2010.

En 2006, le maire d’Ensisheim Michel Habig, fait incendier 14 caravanes de Roms[2].

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1935 Joseph Gullung UPR Député
1959 1971 Fernand Selmersheim    
1971 1983 Pierre Rapp    
1983 1983 Eugène Spiess   Conseiller général
1983 1988 Louis Egloff UDF Conseiller général
1988 1989 Guy Paris    
1989 1995 Vincent Birr PS Conseiller général (1988-1992)
1995 (2014) Michel Habig UMP Conseiller général depuis 1992
La mairie, façade est
La mairie, façade ouest

[modifier] Démographie

Ensisheim s'agrandit d'années en années, grâce à de nouvelles constructions (lotissements, résidences, logements locatifs…).


Évolution démographique
(Source : Ehess[3] et Insee[4])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 714 1 809 1 968 1 956 2 568 2 734 3 747 3 655 3 936
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
4 106 3 989 3 847 3 136 3 041 3 206 2 910 2 709 2 609
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 555 2 534 2 500 2 617 3 080 4 936 3 593 3 674 4 045
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
4 498 5 191 5 685 5 780 6 164 6 640 6 933[5] 6 967 7 123
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Éducation

Un collège public d'enseignement secondaire (le "collège Victor Schoelcher"), deux écoles élémentaires ("Jean Rasser" et "des mines") ainsi que trois écoles maternelles ("Jacques Baldé", "Saint Martin" et "des mines") sont installés à Ensisheim.

[modifier] Exploitation minière

Article détaillé : Mines de potasse d'Alsace.

[modifier] Lieux et monuments

l'Église néo-gothique

Ensisheim compte trois musées : le musée de la Régence regroupe trois musées en un. Il rassemble au sein du Palais de la Régence (édifice datant du XVIe siècle) un musée archéologique, un musée néolithique et un musée dédié à l'histoire minière.

  • le musée archéologique présente une collection archéologique qui évoque l’arrivée en Alsace des premières communautés rurales de la civilisation dite de la Céramique rubanée. Originaires d’Europe centrale, elles se sont sédentarisées au sud d’Ensisheim au cours du Ve millénaire av. J.‑C. ;
  • le musée Néolitithique abrite aujourd'hui de nombreux trésors, mais l'un d'eux ne doit rien aux hommes : la formidable météorite, tombée sur le ban de la ville en 1492. Cet astéroïde est le plus ancien dont la chute a été observée, qui est conservé dans le monde occidental. On y trouve également de nombreux objets retraçant l'histoire riche de la ville. Ainsi, du XIIIe au XVIIe siècle, Ensisheim a vu son destin lié à celui des Habsbourg qui en firent la capitale de leurs possessions rhénanes ;
  • le musée du mineur présente, dans une vaste salle, des documents, des outils et des objets variés qui permettent de découvrir la grande page d’histoire minière qu’Ensisheim a vécue au cours du XXe siècle. Les trois puits, creusés à partir de 1912, permirent la difficile exploitation des couches profondes du gisement de potasse d’Alsace par plus de 1 000 mètres de fond et 50 °C. Les collections présentées, telle que celle des lampes de mineurs, aident à comprendre l’évolution des techniques d’exploitation et illustrent la vie courageuse des hommes qui les mirent en œuvre.

La nécropole néolithique d’Ensisheim est l’une des plus importantes de France : 45 sépultures mises à jour, dont une reconstituée au musée, ont livré leurs secrets et permis de mieux connaître la vie quotidienne et les rites funéraires de cette surprenante civilisation. Les plus anciennes céramiques connues en Alsace ont été retrouvées à Ensisheim, ainsi que le crâne d’un homme ayant survécu, il y a 7 000 ans, à une double trépanation. Une prouesse technique à l’époque du silex.

Le Palais de la Régence accueille tout au long de l'année des manifestations variées et est également le lieu d'une réunion mondiale des chasseurs de météorites.

L'ancien hôtel de l'Intendant d'Alsace, dit ancienne Ecole des Filles construite au début du XVIIe siècle et résidence du bailli impérial de l'Autriche antérieure. Les façades, toitures et tour d'escalier avec ses portes palières ont été inscrit sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 19 novembre 1990.

Au centre ville, une promenade balisée permet de découvrir de nombreuses bâtisses et ainsi de plonger dans l'histoire de la ville. En été, des balades nocturnes animées permettent de mieux appréhender encore ce riche patrimoine et ce passé prestigieux.

En pleine ville à Ensisheim se trouve l'une des six maisons centrales de France (200 places).

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Jumelage

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes

[modifier] Bibliographie

  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, 1995, 663 p. (ISBN 2-7165-0250).
    Ensisheim, pp. 124 à 128
     
  • Charles-Laurent Salch, Nouveau Dictionnaire des Châteaux Forts d’Alsace, Ittlenheim, éditions alsatia. Conception et réalisation Lettrimage, avril 1991, 384 p. (ISBN 978-2-7032-0193-9).
    pp. 78-79
     

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, vol. 1, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe, 2011, 160 p. (ISSN 1253-6008).
    N°53/54/55 2010. TOME 1 : A – F : Ensisheim, gravure sur bois, de Sébastien Brant, 1492, chute d’une météorite, p. 67
     
  2. Pour l'incendie du camp de Roms, le maire plaide «l'incinération»
  3. Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  4. Insee : Population depuis le recensement de 1962
  5. Recensement de 2007 des communes du Haut-Rhin
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