Illzach

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Illzach
Église Saint-Jean-Baptiste à Illzach
Église Saint-Jean-Baptiste à Illzach
Blason de Illzach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Illzach (chef-lieu)
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération (M2A)
Président : Jean-Marie Bockel
Maire
Mandat
Jean-Luc Schildknecht
2014-2020
Code postal 68110
Code commune 68154
Démographie
Gentilé Illzachois
Population
municipale
14 679 hab. (2011)
Densité 1 957 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 59″ N 7° 20′ 55″ E / 47.7830555556, 7.34861111111 ()47° 46′ 59″ Nord 7° 20′ 55″ Est / 47.7830555556, 7.34861111111 ()  
Altitude 232 m (min. : 228 m) (max. : 237 m)
Superficie 7,5 km2
Localisation

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Illzach

Illzach (Ìllzig en alsacien) est une commune de la banlieue de Mulhouse[1]. Elle faisait partie de la République de Mulhouse jusqu'à la Réunion de cette dernière à la République française en 1798. Elle fait actuellement partie du département du Haut-Rhin et de la région Alsace. La commune est membre de Mulhouse Alsace Agglomération. Ses habitants sont appelés les Illzachois et les Illzachoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Illzach est la quatrième du département du Haut-Rhin et un élément majeur de l'unité urbaine de Mulhouse. Elle s'étend sur une superficie de 7,5 km2. La commune comprend le quartier de Modenheim, le quartier des quatre saisons et le quartier Vauban sont séparés du reste de la ville par l'autoroute A36.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Ill, qui a donné son nom à cette commune passe à Illzach. Le Quatelbach traverse également la commune et alimentait autrefois le moulin du Mondenheim. Ces cours d'eau font qu'Illzach est inscrite dans le plan de prévention des risques d'inondation de l'Ill[2].

Espace Liberté - Confluent de l'Ill et de la Doller.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune d'Illzach est accessible par l'autoroute A36. Elle ne dispose pas de gare, mais est reliée à la gare centrale de Mulhouse par le réseau de bus et tramways Solea qui dessert l'agglomération mulhousienne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Illzach
Kingersheim Wittenheim Sausheim
Mulhouse quartier de Bourtzwiller Illzach Pôle économique Sausheim Île Napoléon
Mulhouse Mulhouse Rixheim

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation du site débute au IVe millénaire avant notre ère avec l'arrivée d'agriculteurs qui construisent des huttes rectangulaires dans la zone industrielle de Modenheim - île Napoléon.

À l'époque gallo-romaine, Illzach prend le nom d'Uruncis. Situé au carrefour de voies romaines stratégiques, le vicus connaît une certaine prospérité comme l'atteste la présence de thermes, mais se trouve également sur la route des invasions. Détruite à plusieurs reprises, elle est fortifiée au milieu du IVe siècle ap. J.-C. et accueille jusqu'au milieu du Ve siècle une garnison d'auxiliaires germaniques (nécropole)[3]. Le vicus est suffisamment important pour être cité dans l'itinéraire d'Antonin[réf. nécessaire].

Square lapidaire (Uruncis).

En 1437, la République de Mulhouse rachète les villages d'Illzach et Modenheim pour 3 200 florins. Illzach connaitra par ce biais un fonctionnement républicain précoce puis sera alliée à la Confédération Hélvétique jusqu'à la Révolution française. Toutefois, situé à l'extérieur des remparts de Mulhouse, les villages souffrent des conflits opposants la République de Mulhouse à la noblesse locale qui cherchaient à en prendre le contrôle. Illzach et Modenheim sont détruits à plusieurs reprises : par les Armagnacs en 1444, par le seigneur voisin Pierre de Réguisheim en 1446, par les Autrichiens en 1468 et 1589.

En 1798, le Grand Conseil de la République de Mulhouse vote la réunion de cette dernière à la France. Illzach et Modenheim deviennent une commune française.

Illzach est libérée de l'occupation allemande le 20 janvier 1945 après un bombardement systématique. En effet, à l'automne 1944, les troupes allemandes chassées de Mulhouse et de Modenheim par les alliés s'étaient repliées sur Illzach qui constitua dès lors, pendant 2 mois une poche de résistance.

La légende raconte que trois Illzachois sortant d'un restaurant de la commune et qui avaient trop bu se décidèrent à aller pêcher la lune dans l'Ill, à l'aide d'un parapluie. Ceux-ci ne passèrent pas inaperçus et les Illzachois furent surnommés les « pêcheurs de lune ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Illzach

Les armes d'Illzach se blasonnent ainsi :
« D'azur au fer à cheval montant d'argent, les sept trous de clous ajourés du champ quatre à dextre, trois à sénestre. »[4]

Selon la légende, le forgeron d'Illzach aurait, un jour, oublié de percer le huitième trou, appelé hors de sa forge. Et la nouvelle se répandit qu'à Illzach, les fers à cheval n'ont que sept trous[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Jean-Luc Schildknecht DVD Ancien 4ème Adjoint au Maire
1983 2014 Daniel Eckenspieller UMP Sénateur de 1995 à 2004
    Georges Urbann    
Les données manquantes sont à compléter.
Sculpture en bronze située face à l'hôtel de ville représentant la muse Thalie.

Illzach est chef-lieu de canton.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 14 679 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
948 888 1 178 1 195 1 541 1 555 1 669 1 401 1 508
1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
1 663 1 725 1 760 1 857 1 918 1 969 2 120 2 163 2 753
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 906 3 566 3 033 4 725 3 255 3 791 3 205 3 840 6 688
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
10 575 14 988 15 396 15 485 14 947 15 015 14 679 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune d'Illzach dispose de deux collèges publics d'enseignement secondaire, le collège Anne Frank et le collège Jules Verne. Le lycée Ettore Bugatti forme les jeunes aux métiers de l'automobile[8].

Illzach compte également 2 structures multi-accueil réservées à la petite enfance, 8 écoles maternelles, 7 écoles primaires et 3 instituts spécialisés (médico-éducatifs).

Culture[modifier | modifier le code]

Espace 110 à Illzach.

L'espace 110 est un important pôle culturel pour la commune dont l'influence s'étend à toute l'agglomération mulhousienne. On y accueille régulièrement des activités artistiques ou sportives, mais aussi des expositions, des spectacles, des concerts. Chaque mois de novembre, durant un weekend, ce site draîne plusieurs milliers d'amateurs du 9e art, à l'occasion du festival BEDECINE, créé en 1984.

Économie[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune, se trouve le port de l'Île Napoléon géré par la Chambre de commerce et d'industrie Sud Alsace Mulhouse, ainsi qu'un grand centre commercial, le Centre commercial Ile Napoléon, de plus de 30 000 m2.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'espace liberté est un grand parc urbain situé entre la Doller et l'autoroute A 35, où les Illzachois viennent se détendre le week-end.
  • La place de l'hôtel de ville est ornée de jets d'eau et de sculptures modernes dont une sculpture en bronze représentant la muse Thalie (XXe siècle).
  • Derrière l'hôtel de ville, on trouve le square archéologique qui présente les fondations de bâtiments d'époque gallo-romaine et médiévale.
  • Deux monuments religieux peuvent être cités : l'église catholique Saint-Jean-Baptiste (XXe siècle) et le temple protestant (XVIIe/XVIIIe siècle), rénové en 1886.
Vue sur le Canal du Rhône au Rhin depuis une berge à Illzach.
Temple.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Contes et légendes[modifier | modifier le code]

Dans la tradition orale locale, 's doggala est une sorte de vampire qui trouble le sommeil des enfants en s'installant au milieu de la nuit sur leur poitrine et en faisant mine de les étouffer. Il est apparenté au Toggele de Leymen, au Doggele d'Altkirch ou aux Dockelé du Florival, génies domestiques auxquels on attribue l'asthme nocturne. Le Quatelbach serait quant à lui habité par un esprit frappeur, le « Tucherle », qui asperge ceux qui se risquent trop près du ruisseau[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Benoît Bruant, Éliane Michelon, Françoise Pascal et Martine Gemmerle, Bibliographie établie à l'occasion des commémorations du bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la France, Ville de Mulhouse, 1998, 27 p.
  • Eugène Rieweg, Raymond Oberlé, Frédéric Guthmann (et al.), Mulhouse en France, 1798-1998 : Deux siècles de volonté humaine, Mulhouse, Éd. du Rhin, Éd. L'Alsace, 1998, 347 p. (ISBN 9782863391396)
  • Pierre Schiele, Charles M. Kieffer et Nicolas Schreck, La Révolution française et l'Alsace, vol. 9, la Réunion de la République de Mulhouse à la France (1798), Vive 89 en Alsace, Cernay, 1998, 184 p. (ISBN 2-9506291-5-6)
  • Charles Schmidt, Une conquête douanière, Mulhouse : Documents des Archives nationales relatifs à la préparation de la réunion de Mulhouse à la France, 1785-1798, Berger-Levrault, Paris, Nancy, s.d., VII-162 p.
  • Souscription pour les trois monuments à élever à Strasbourg, à Colmar et à Mulhouse, pour perpétuer le souvenir de la réunion de l'Alsace à la France, Silbermann, Strasbourg, s.d., 4 p.
  • 1798-1998 Mulhouse : de la réunion à la France à la Ve République, actes du 9e symposium humaniste international de Mulhouse, 23, 24 et 25 janvier 1997, Cêtre, Besançon, 1997, 335 p. (ISBN 2-87823-091-4)
  • Le Traité de réunion de Mulhouse à la France en 1798, fac-similé et documents inédits publiés par Ernest Meininger, E. Meininger, Mulhouse, 1910, 63 p.
  • Jacques Weber, La réunion de Mulhouse à la France : Étude historique, Paris ?, 1877 ?, 12 p.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]