Malgré-nous

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le terme « malgré-nous » désigne les Alsaciens et Mosellans enrôlés de force dans l'armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale, que ce soit dans la Wehrmacht, l'armée régulière allemande, dans la Luftwaffe, l'armée de l'air allemande, dans la Kriegsmarine, la marine allemande, ou encore dans la Waffen-SS, la branche militaire de la SS.

Même si le terme n'est pas utilisé pour les désigner, la situation des conscrits des cantons de l'Est belges, de l'Arelerland (Belgique) et du Grand-Duché du Luxembourg, également annexés comme l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne nazie en 1940, relève de la même problématique.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

L’Alsace et une partie de la Lorraine — le département de la Moselle dans ses limites actuelles — étant rattachées à l'Empire allemand depuis la défaite française de 1871, les soldats Alsaciens-Lorrains avaient été mobilisés par l'Allemagne durant la Première Guerre mondiale. Entre 1914 et 1918, si 18 000 Alsaciens-mosellans purent choisir de s'engager dans l'armée française[note 1], 380 000 conscrits Alsaciens et Lorrains durent servir l'Allemagne et l'Empereur[note 2],[1].

Le problème est radicalement différent en 1942, tant sur le plan sociologique, que sur le plan juridique. D'un point de vue humain, les jeunes appelés Alsaciens et Mosellans sont majoritairement devenus « Français de cœur » et n'ont pour la plupart pas demandé la nationalité allemande, qui leur a été octroyée d'office. D'un point de vue légal, l’annexion de facto des trois départements français par l'Allemagne n'a pas été ratifiée par le droit international[2].

Bien que le terme « malgré-nous » apparaisse déjà en 1920, après la Première Guerre mondiale, lorsque des associations d'anciens combattants alsaciens et lorrains de la Grande Guerre employèrent cette formule pour mettre en avant le fait qu'ils avaient dû se battre « malgré eux » dans l'armée allemande contre la France[3],[4], les premiers véritables « malgré-nous » ont été incorporés de force par l'armée allemande à partir d'octobre 1942[5].

Déroulement des événements[modifier | modifier le code]

Stèle des Malgré-nous à la Gare de Strasbourg-Cronenbourg

Quand fut signé l'armistice du 22 juin 1940, le cas de l'Alsace et de la Moselle n'était pas évoqué[6]. Ce territoire restait donc juridiquement français, bien qu'il fît partie de la zone militairement occupée par l'Allemagne. Le régime nazi l'annexa de fait au territoire allemand, par un décret de Hitler du 18 octobre 1940 dont il interdit la publication[7]. Comme chaque fois qu'était commise une nouvelle violation du droit, le gouvernement de Vichy se borna à des notes de protestation adressées aux autorités allemandes de la commission de Wiesbaden, mais sans les rendre publiques, car celles-ci restaient généralement sans réponse[8]. Le bruit se répandit alors qu'une clause secrète avait de nouveau livré l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne, à cette différence près que les trois ex-départements français ne formaient pas une entité propre, comme pendant la précédente annexion : le Bas-Rhin (Strasbourg) et le Haut-Rhin (Colmar, Mulhouse) étaient rattachés au pays de Bade (Gau Baden-Elsaß), tandis que la Moselle (Metz, Thionville, Sarreguemines) était officiellement rattachée à la Sarre (Gau Westmark) le 30 novembre 1940[9].

Jusqu'en août 1942 cependant, si on multiplia les organisations paramilitaires, où la population, les jeunes surtout, étaient obligés de s'inscrire, on s'abstint de l'ultime transgression juridique, la mobilisation obligatoire dans l'armée allemande. Mieux encore, l'Allemagne proclamait qu'elle n'avait pas besoin des Alsaciens-Lorrains pour gagner la guerre, qu'elle espérait bientôt terminée et victorieuse. Les services de Goebbels n'en firent pas moins une propagande active, pour inciter les jeunes Alsaciens et Lorrains à s'engager, mais sans le moindre résultat. Seuls les fils des fonctionnaires allemands présents semblent avoir répondu à l'appel, mais ils furent moins d'un millier pour les deux départements alsaciens[10].

Le Gauleiter Robert Wagner, qui était responsable de l'Alsace, était persuadé que ceux, qu'il considérait comme des frères de race nouvellement reconquis entendraient vite l'appel de leur sang et se sentiraient rapidement allemands ; constatant le nombre infime d'engagés volontaires, il conclut — non sans cynisme — que les jeunes hésitaient à entrer dans l'armée allemande « par peur de leur famille » et qu'ils seraient heureux de s'y voir forcés[11] Au printemps 1942, à Vinnitsa, il persuada Adolf Hitler, au début fort réticent, d'introduire le service militaire obligatoire en Alsace, ce qui fut fait officiellement le 25 août 1942.

De son côté, le Gauleiter Josef Bürckel, responsable de la Lorraine annexée, promulgua l'ordonnance instituant le service militaire obligatoire pour les Mosellans le 19 août 1942. Il promulgua, dix jours plus tard, une seconde ordonnance portant sur l'octroi de la nationalité allemande aux Mosellans, qui rendit aussitôt applicable cette incorporation de force en Moselle. Bürckel déclara, non sans hypocrisie, que les Lorrains, qui ne se sentaient pas Allemands, pouvaient demander, avant le 5 septembre 1942, à être expulsés vers la France. Le nombre de demandes fut tel, que Bürckel se rétracta aussitôt, annonçant que les déportations se feraient non vers la France, mais vers la Pologne et que les réfractaires au service militaire seraient envoyés en camp de concentration[12].

Le Gauleiter Wagner, qui sentait bien l'illégalité d'une telle décision, déclara le 23 septembre : « Nous vivons dans un temps de grande révolution : avec lui s'effondrent également les concepts juridiques qui étaient valables dans le passé ». Et le 21 juin 1943 : « Ce n'est pas mon intention de justifier juridiquement cette mesure si incisive dans la vie de l'Alsace. Il n'y a aucune raison de faire cela. Chaque décision que le Troisième Reich Grand-Reich-Allemand prend à ce sujet est appuyée par le droit formel et réel et est inattaquable. »

Le service militaire, en temps de guerre, équivalait à être enrôlé et à participer aux combats. La plupart des malgré-nous furent affectés dans la Wehrmacht, mais de nombreuses classes furent versées d'autorité dans la Waffen-SS. Certains ont été mobilisés directement dans les Waffen-SS[note 3], mais d'autres ont d'abord été incorporés dans des unités de la Wehrmacht, l'armée régulière, avant d'être rattachés ultérieurement à des divisions de Waffen-SS[note 4]. La décision d'incorporer de force des Alsaciens, des Lorrains, des Luxembourgeois et des Belges dans les Waffen-SS s'explique par le fait que les divisions de la Waffen-SS, dites « troupes d'élites », comptaient une forte proportion de pertes lors des combats.

Finalement, 100 000 Alsaciens et 30 000 Mosellans se retrouvèrent, principalement sur le front de l'Est, à combattre l'armée de Joseph Staline. Ces derniers furent pour la plupart internés à Tambov, en Russie, en 1945. Nombre d'entre eux ont cependant vécu les combats en Normandie, comme les « malgré-nous » de la 2e division SS Das Reich, dans la poche de Falaise.

Beaucoup de jeunes gens avaient moins de dix-huit, voire dix-sept ans. Parmi les rares qui ont pu déserter, ou se rendre aux Alliés occidentaux, certains se sont enrôlés dans les FFI ou dans l'Armée française de la Libération. En juillet 1944, les soviétiques relâchèrent 1 500 malgré-nous prisonniers à Tambov ; ceux-ci furent transférés à Alger pour être incorporés dans l'armée de la France libre[13].

Désertion et captivité[modifier | modifier le code]

Certains malgré-nous ont déserté pour rejoindre la Résistance ou la Suisse, mais leurs familles furent parfois déportées dans des camps de travail ou de concentration. Ce fut notamment le cas de 123 habitants de Longeville-lès-Saint-Avold, parents de réfractaires, envoyés d’abord au camp de Woippy, un camp de répression près de Metz, puis en camp de concentration[14]. L'application stricte de la Sippenhaftung, induisant la responsabilité collective de la famille en cas de délit, menaçait directement la famille des insoumis. Cette pratique obligea donc la plupart des conscrits, non seulement à entrer dans l'armée allemande, mais aussi à y rester. Certains le faisaient pourtant avec l’intention de se rendre sur le front russe, mais les chances de réussite étaient minces. Pour éviter des mutineries, l'Allemagne nazie avait pris soin de ne pas former d’unités exclusivement composées de conscrits du Luxembourg, d’Alsace ou de Moselle. Isolés dans des unités composées majoritairement d’Allemands de souche, les « malgré-nous » devaient se plier à une discipline de fer, dans une armée où l’esprit de corps laissait peu de place aux écarts de conduite. Parmi ceux qui choisirent tout de même de déserter devant l'ennemi, certains furent repris et exécutés, sans autre forme de procès, comme « traîtres à la Patrie allemande ».

Sur le front occidental, certains malgré-nous se rendirent à l’armée américaine après avoir déserté, pensant se rendre aux libérateurs de la France. Ils déchantèrent rapidement en comprenant qu’ils étaient considérés, non comme des insoumis, mais comme des déserteurs de l’armée allemande. Ils furent envoyés dans des camps dans l'ouest de la France, aux côtés de prisonniers allemands qui ne cachaient pas leur mépris pour ces traîtres à la patrie. À l’humiliation de la double défaite, celle de la France de 1940 et celle de l’Allemagne de 1944, s’ajoutait l’humiliation de la double trahison supposée, celle de la France de De Gaulle et celle de l’Allemagne de Hitler[15]. Quand ils en avaient la possibilité, ils tentaient de venir au secours de leurs compatriotes français[16].

Sur le front de l'Est, beaucoup d'incorporés furent fait prisonniers par l'armée soviétique durant la débâcle allemande. Ils connurent, comme les militaires de l'Axe, les camps de détention soviétiques. Le plus connu est le camp de Tambov, qui regroupa une grande partie des prisonniers Alsaciens et Mosellans[5].

D'autres décidèrent de déserter la Wehrmacht pour se rendre à l'Armée rouge et ainsi, en tant que Français, rejoindre le général de Gaulle et la France libre. Les Soviétiques n'avaient, dans leur grande majorité, pas connaissance du drame de ces Alsaciens et Mosellans. Beaucoup furent donc considérés comme des déserteurs, ou des espions, et donc fusillés, victimes d'une double méprise[17]. Les autres ont été déportés au camp de Tambov, après un passage dans les mines de charbon de Karaganda. Dans un compte rendu du colloque de Hambourg sur le retour des prisonniers de guerre après 1945[18] on peut lire :

« Les Alsaciens en uniforme allemand furent concentrés dans le camp de Tambov et subirent le sort de tous les prisonniers de la Wehrmacht, avec des conditions de vie très dures, un taux de mortalité élevé et des campagnes de rééducation antifasciste. Libérés en grande majorité durant l'automne 1945, une partie des « malgré-nous » passe pourtant plusieurs années supplémentaires en captivité. Accusés de crimes de guerre par les Soviétiques, ils se sentent trahis par la France Libre, et utilisés comme monnaie d'échange dans les négociations diplomatiques. Certains iront jusqu'à évoquer l'intervention de dirigeants communistes français afin de retarder leur retour, tant le témoignage de leur expérience ternirait l'image de l'Union soviétique. »

Sur une page web éditée par l'Académie de Strasbourg[19], on peut lire :

« À Tambov, les conditions de détention sont effroyables. Les prisonniers y survivent dans une effarante promiscuité et dans une hygiène déplorable, à l'abri de baraques creusées à même le sol pour mieux résister au terrible hiver russe où la température descend en dessous de -30 °C. Un peu de soupe claire et environ 600 grammes de pain noir, presque immangeable, constituent la ration journalière estimée à 1 340 calories (en comparaison, en 1944, les détenus d'Auschwitz recevaient 2 000 calories par jour). On estime qu'environ un homme sur deux mourait à Tambov après une durée moyenne d'internement inférieure à quatre mois. 10 000 Français terminèrent ainsi leurs jours au camp de Tambov. »

Le dernier malgré-nous libéré fut Jean-Jacques Remetter, un Yéniche ou Bohémien, retourné chez lui en 1955[20].

Retour en France[modifier | modifier le code]

Monument en hommage aux Malgré-Nous dans le canton d'Obernai (Bas-Rhin).

Une fois la guerre terminée, les malgré-nous ont été considérés par certains comme des traîtres, voire comme des sympathisants nazis. Beaucoup d'entre eux ont subi l'épuration, comme les collaborateurs, ainsi que les collaboratrices ayant eu des relations avec l'occupant allemand.

Ils ont été fortement attaqués par les militants du Parti communiste français, pour leurs dénonciations de la situation dans les camps d'internement soviétiques, et pour leurs témoignages sur les conditions de vie et de la guerre à l'Est.

Crimes de guerre[modifier | modifier le code]

La division de Waffen-SS Das Reich, responsable de la destruction du village et du massacre des habitants d'Oradour-sur-Glane, comptait dans ses rangs treize incorporés de force, obligés de servir le Troisième Reich sous peine de représailles[21] et un engagé volontaire. Lors du procès du massacre, tenu à Bordeaux en 1953, les accusés ont reconnu les faits. Le procès se déroula dans une ambiance extrêmement tendue, entre les Limousins et l'opinion publique alsacienne. À l'issue du procès le 12 février 1953, les treize malgré-nous furent condamnés aux travaux forcés, alors que l'engagé volontaire fut condamné à mort. Les treize condamnés aux travaux forcés furent amnistiés par la loi du 20 février 1953, qui amnistiait les crimes ayant pu être commis par des malgré-nous[22].

Cette condamnation surprend certains auteurs. Dans son ouvrage, Frédéric Stroh met en évidence les contradictions des jugements des tribunaux lors des procès d'après guerre : au procès de Nuremberg, l'incorporation de force est condamnée, mais lors des procès de Rastatt, les juges, qui ont le plus souvent condamné à mort les réfractaires à l'incorporation de force, sont relaxés, car « la nationalité allemande et le service obligatoire avait été décrétés en Allemagne » ; et lors du procès de Bordeaux, un des attendus du jugement stipule que « les incorporés de force devaient s'extraire des unités allemandes »[23].

Bilan humain[modifier | modifier le code]

L'Alsace et la Moselle occupées ont fourni 1 % du contingent total des forces armées allemandes, soit 134 000 hommes, dont 103 000 Alsaciens et 31 000 Mosellans. Parmi les 134 000 hommes qui furent appelés par le Troisième Reich, environ 30 % furent tués ou portés disparus, 30 000 blessés et 10 000 invalides[24].

Il est particulièrement malaisé de déterminer combien de malgré-nous sont morts au front et combien sont décédés à la suite de leur captivité dans les camps russes. L'historien Régis Baty avance cependant les chiffres suivants  : 24 000 morts au front et 16 000 en captivité soviétique ou yougoslave (en Croatie alliée des Nazis au camp de Jasenovac, les Serbes étant opposés à Hitler), dont peut-être entre 3 000 et 6 000 morts au seul camp de Tambov, ainsi 40 000 ne sont pas rentrés à l'issue de la guerre. Certaines bourgades furent particulièrement éprouvées  : la seule petite ville alors occupée de L'Hôpital, en Moselle, compta près de 72 jeunes malgré-nous tombés ou disparus pendant le conflit[25]

Depuis 1945, les Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans l'armée allemande bénéficient des mêmes droits que les combattants ayant servi dans les formations de l'armée française, durant la Seconde Guerre mondiale[26].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bon nombre d'« optants » Alsaciens et Lorrains avaient dès 1871 choisi l'exil pour se soustraire à l'autorité allemande.
  2. 380 000 soldats conscrits Alsaciens-Lorrains servirent en effet l'Empire allemand jusqu’à la fin de la guerre, même si des incidents disciplinaires furent rapportés par la hiérarchie allemande. En fait il leur était difficile de faire autrement. Dans son journal L'Alsace pendant la Guerre, Spindler rapporte cette conversation à la date du 15 septembre 1916 : « Notre sous-off, très débrouillard, raconte aussi qu'il a de nombreux amis dans les tranchées françaises, entre autres un Parisien, fleuriste de son état, qui lui communique des journaux français. Nous lui demandons pourquoi il ne profite pas de ces accointances pour filer de l'autre côté. "C'est que j'ai femme et enfants et que ma désertion les acculerait à la misère! Du reste, les Français le comprennent bien!" »
  3. Les seuls critères de sélection pour le recrutement dans les Waffen-SS étaient une taille minimale et une dentition en bon état.
  4. Ce fut le cas des incorporés de force de la division SS Das Reich.

Références[modifier | modifier le code]

  1. 1914-18 : La grande guerre sur memorial-alsace-moselle.com consulté le 15 novembre 2013.
  2. Eberhard Jäckel, « L'annexion déguisée », dans Frankreich in Hitlers Europa – Die deutsche Frankreichpolitik im Zweiten Weltkrieg, Deutsche Verlag-Anstalg GmbH, Stuttgart, 1966, p. 123-124.
  3. Pierre Schlund, Souvenirs de guerre d'un Alsacien, Éditions Mille et une vies, 2011, (ISBN 978-2-923692-18-0)
  4. Paul Durand, En passant par la Lorraine ; gens et choses de chez nous 1900-1945, Éditions Le Lorrain, 1945, pp. 131-132
  5. a et b Malgré-Eux dans l’armée allemande; Les incorporés de force mosellans 1942-1945, exposition sur les "Malgré-Eux" aux Archives départementales de la Moselle
  6. Eberhard Jäckel, Frankreich in Hitlers Europa – Die deutsche Frankreichpolitik im Zweiten Weltkrieg, Deutsche Verlag-Anstalg GmbH, Stuttgart, 1966 ; traduction : La France dans l'Europe de Hitler (préface de Alfred Grosser, traduction de Denise Meunier), éd. Fayard, coll. « Les grandes études contemporaines », 1968, 554 p., chap. « L'annexion déguisée », p. 115.
  7. Eberhard Jäckel, La France dans l'Europe de Hitler, op. cit., p. 123-124.
  8. Eberhard Jäckel, La France dans l'Europe de Hitler, op. cit., p. 118-121.
  9. Le droit du sang, in Jacques Lorraine: Les Allemands en France, L'Alsace et la lorraine, Terre d'épreuve, éd. du Désert, Alger-Oran, 1945 p. 121.
  10. Alfred Wahl, Jean-Claude Richez, La Vie quotidienne en Alsace entre France et Allemagne (1850-1950), Hachette, 1993.
  11. Voir cet extrait du mémoire de défense de Robert Wagner : « on entendit toujours, comme cela ressort des rapports provenant entre autres du Parti, que prendre la décision de se porter volontaire pendant la guerre était très difficile vis-à-vis de la famille et qu’on préférerait voir introduire le service militaire obligatoire parce que, dans ce cas, on ne se verrait pas obligé de prendre soi-même une décision ».
  12. Les conscrits sanglants, in Jacques Lorraine: Les Allemands en France, éd. du Désert, Alger-Oran, 1945 p. 286.
  13. L'Alsace au temps des malgré-nous
  14. Woippy dans la Seconde Guerre mondiale
  15. Les incorporations sur le site mosellehumiliee.free.fr (consulté le 7 avril 2011)
  16. C'est le cas de François Mutschler qui put sauver la vie de treize otages menacés de mort par les représailles nazies à Pontaubault [1].
  17. Quatre Alsaciens exécutés par les Soviétiques. On lit sur cette page : « Il est inutile d’espérer trouver une tombe. Il n’y en a pas. Les Soviétiques, au moins dans ce secteur, passaient avec leurs blindés sur les cadavres de leurs ennemis, les écrasaient pour en faire une masse de chair, d’os et de sang. Ils les enfouissaient de la sorte, offrant de la nourriture aux corbeaux, aux renards et aux loups ».
  18. (fr) Compte rendu du colloque par Pieter Lagrou
  19. (fr) Tambow, extrait de Malgré Nous, de Eugène Riedweg
  20. (fr) Gaël Moullec, « Le GUPVI-NKVD, Le Komintern et les « Malgré-Nous » », Cahiers du Monde russe,‎ avril-décembre 2001 (consulté le 17 décembre 2007), p. 677 (11 du PDF)
  21. Colloque sur le thème : Août 1942 : l’incorporation de force des Alsaciens et des Mosellans dans les armées allemandes, Colmar, 15-17 octobre 2002.
  22. « art. 1 : Amnistie pleine et entière est accordée aux français incorporés de force dans l'armée allemande, pour tout fait qualifié crime ou délit commis au cours d'une action criminelle accomplie par l'unité dans laquelle ils avaient été versés. » Loi no 53-112 du 20 février 1953 portant amnistie en faveur des Français incorporés de force dans les formations militaires ennemies parue au Journal officiel de la République française 21-02-1953 p. 1747 sur le site legifrance.gouv.fr - consulté le 7 avril 2011)
  23. Frédéric Stroh, Les Malgré-nous de Torgau. L’Incongruiste, éditeur, 2006. p. 285. (ISBN 978-2-9527354-0-7).
  24. Jean-Luc Vonau, « Le procès de Bordeaux. Les Malgré-Nous et le drame d’Oradour ». La Nuée Bleue, Strasbourg 2003.
  25. Entre Lauter & Merle, bulletin no 1, août 1989.
  26. Ordonnance no 45-364 du 10 mars 1945 modifiée

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Orientation bibliographique[modifier | modifier le code]

  • Général P. Keller, Au temps de Staline, à la recherche des prisonniers libérés en URSS, éditions du Scorpion, 1960.
  • Georges Gilbert Nonnenmacher, La Grande Honte, 1965. (concernant l'aspect juridique)
  • Guy Sajer, Le soldat oublié, Robert Laffont, 1967. (Histoire d'un engagé volontaire franco-allemand).
  • Jules Dauendorffer (préface de Jean Laurain), J'étais un "malgré nous", récit de guerre, 1939-194, Oberdorff: J. Dauendorffer, 1982 (Prix Erckmann-Chatrian).
  • Georges Sommer, Et le vaincu se retrouva vainqueur, Geispolsheim, 1989. (Mémoires écrites et illustrées par l'auteur).
  • Pierre Rigoulot, La Tragédie des malgré-nous ; Tambov, le camp des Français, éditions Denoël, 1990.
  • Eugène Philipps, Le Pont, 1991. (le récit d'un ancien malgré-nous et ses problèmes dans ses rapports avec ses camarades allemands dû à son incorporation de force).
  • René Rohr, Ma retraite de Russie avec la Wehrmacht. Éditions du Rhin, 1991. (ISBN 2863390767). 217 pages
  • Joseph Bernhaupt, Nous n'avions pas vingt ans ou Le drame séculaire des Malgré Nous, éditions Serpenoise, Metz, 1994.
  • Eugène Riedweg, Les Malgré-nous ; Histoire de l'incorporation de force des Alsaciens-Mosellans dans l'armée allemande, éditions du Rhin, 1995.
  • Patricia Scharff, Guillaume Weber, un malgré-nous, Serpenoise, 2002.
  • Jean-Luc Vonau, « Le procès de Bordeaux. Les Malgré-Nous et le drame d’Oradour ». La Nuée Bleue, Strasbourg 2003. (ISBN 978-2716505888)
  • Georges Starcky, Malgré nous !. Éditions France-Empire, juin 2004. (ISBN 2704807566). 266 pages
  • Catherine Lechner, Alsace-Lorraine. Histoire d'une tragédie oubliée, Séguier, 2004.
  • Ami hebdo, Comprendre l'incorporation de force : les jeunes d'Alsace et de Moselle dans l'Armée allemande, Strasbourg, 2005.
  • Mady Fehlmann Blackburn, Malgré-nous, Alsaciens, français de cœur, soldats d'Hitler, Velours, 2006.
  • Nicolas Mengus, André Hugel, Entre deux fronts, volumes 1(2006) et 2 (2008), éditions Pierron, 2006-2008.
  • Gaël Moullec, « Alliés ou ennemis ? Le GUPVI-NKVD, le Komintern et les « Malgré-nous ». Le destin des prisonniers de guerre français en URSS (1942-1955). », Cahiers du monde russe, vol. 22,‎ 2001, p. 667-678 (ISSN 1252-6576, lire en ligne)
  • André Sondag, Avant que l'aube ne renaisse, édition Thélès, 2010.
Œuvres de fiction
  • Georges Koestler, Adieu Galina, "Incorporé de force à dix-huit ans dans l'Armée allemande, un jeune Mosellan découvre sur le front russe la souffrance, l'horreur et l'amour", 1993.
  • Dorothée Piatek, Je marchais MALGRÉ MOI dans les pas du diable, Petit à Petit, 2006 (réédition Le Seuil, 2012).
  • Yves Jacob, Un Homme bien tranquille, Presses de la cité, 2008. ISBN 978-2-258-07373-9. Ce roman tiré d'un fait réel relate la guerre vue par Nicolas un malgré-nous mosellan de 19 ans qui déserte et se cache dans une ferme.
Bande dessinée,

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Igor Futterer, La cigogne n'a qu'une tête, Éditions de l'Amandier, Paris, 2006 (ISBN 2915695873)

Liens externes[modifier | modifier le code]