Massif des Vosges

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Massif des Vosges
Carte topographique du massif des Vosges.
Carte topographique du massif des Vosges.
Géographie
Altitude 1 424 m, Grand Ballon
Superficie 5 500–6 000 km2
Administration
Pays Drapeau de la France France
Régions Alsace, Franche-Comté, Lorraine
Géologie
Âge Rift rhénan et surélèvement depuis le Tertiaire ; roches apparentes principalement du Paléozoïque jusqu'au Trias.
Roches Roches métamorphiques, sédimentaires, magmatiques et volcaniques

Les Vosges [voːʒ][1] sont un massif montagneux situé au nord-est de la France.

Son point culminant est le Grand Ballon (autrefois Ballon de Guebwiller) qui atteint 1 424 mètres d'altitude.

La partie méridionale du massif fait partie du parc naturel régional des Ballons des Vosges tandis que l'extrémité septentrionale (Vosges gréseuses) se situe dans le parc naturel régional des Vosges du Nord.

Les crêtes vosgiennes comportent encore les bornes de l'ancienne frontière entre la France et l'Allemagne (frontière de 1871), marquées D pour Deutschland d'un côté et F de l'autre. Cette limite est aujourd'hui celle entre l'Alsace-Moselle et la Franche-Comté au sud ainsi que le reste de l'actuelle région Lorraine sur le reste de son tracé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les Vosges[modifier | modifier le code]

Le nom des Vosges est attesté depuis l'Antiquité[2] :

  • La première mention est géographique ex monte Vosego désigne une montagne entre Gaule celtique et belgique, telle que César la décrit dans la Guerre des Gaules. Cette contrée forestière correspond à la frontière antique entre Belges Leuques et Celtes Éduens, anciens rivaux farouches. Pline, qui est chargé d’avitailler la marine romaine, connaît déjà le sapin des Vosges.
  • La seconde est une épithète de divinité Vosegus qui apparaît au Donon dans le titre Merc[urio] vosego. Pour la plupart des historiens du XIXe siècle, cet antique Vosegus est un génie des forêts obscures.
  • Une troisième inscription antique tardive du IVe siècle montre l’équivalent du terme actuel « forêt vosgienne », avec une forte connotation sauvage et menaçante, silva vosego.
  • Au VIIe siècle, Jonas de Bobbio, biographe de Saint Colomban, écrit à son propos : « Erat enim tunc vasta eremus Vosagus nomine (...). Ibi cum suis resedit » (il y avait en effet alors un vaste désert nommé Vosge (...). C'est là qu'il s'établit avec les siens).
  • On trouve encore : à Zinswiller (Bas-Rhin), vo[se]go sil[vano] ; à Gœrsdorf (Bas-Rhin), vosego sil[vano] ; à Bad Bergzabern (Palatinat), vosego ; à la Maison forestière de Breitensteiner (Bad Dürkheim), vosego ; à Bärenbrunner Hof (Pirmasens), vosego silvan[o][3].

La cité des Leuques centrée à Nasium, puis à Toul est déjà une province ouverte depuis le Ier siècle. Les Bagaudes généralisées au IIIe siècle semblent reprendre avec une violence accrue au milieu du IVe siècle et ce monde, tout en restant, paradoxalement à nos yeux, structuré dans le cadre rigoureux de la latinité et du Bas-Empire, passe sous hégémonie germanique.

Alors apparaît un terme éphémère au VIIe siècle, ce siècle de la renaissance croissante des vieilles hiérophanies - lieux du sacré - oubliées, dévoyant et perdant le sens global du toponyme gaulois latinisé. Le vocable germanisé s'écrit Wasgauen ou « districts ou contrées des étendues », sous-entendu « de l'ouest » selon les historiens lorrains ou alsaciens du XVIIe siècle[4].

Les aristocrates francs, puis des associations chrétiennes d'hommes solidaires autour d'intérêts communs ont émancipé des territoires et dénommé les bans au VIIe siècle. Soumises à une christianisation profonde, ce sont de véritables et nouvelles découpes du diocèse qui, à terme, instaurent une vie politique et religieuse, voire économique, autonome par rapport à la vieille cellule fondatrice du Bas-Empire que représente la cité de l'évêque. Les ducs francs d'Alsace, constatant la vacance du roi mérovingien, ont protégé les bans dès leurs fondations, puis ont accaparé à leur compte l'administration supérieure de ces grands bans quasi-autonomes, en particulier sur les confins orientaux du vaste comté de Chaumontois. Ils ont ainsi réduit momentanément l'influence de l'évêché de Toul et ont fait de même au nord et au sud de l'Elsass, c'est-à-dire avec le Nordgau pris sur l'évêché de Spire et le Sundgau capté sur l'évêché de Bâle. Les Carolingiens, restaurateurs d'une centralité du pouvoir, ont assujetti ces entités autonomes, les plaçant sous tutelle d'administrations religieuses initialement à leur service royal.

Au XIIIe siècle, le latin d’église a gardé la forme Vosagum qui évolue en Vogia ou Vosgia, d'après la forme romane. En ancien français, on trouve conjointement « par Vouge trespassa », ce qui signifie « il passa par les Vosges ».

La civilisation paysanne impose progressivement ses repères après le VIIIe siècle. Le singulier Vosge ou Vôge provenant du premier toponyme gaulois latinisé se perpétue pour caractériser le pagus ou pays vert observable en contrée frontalière au sud de l'antique Belgica prima, à la limite de l'ancienne Austrasie et déjà en Burgondie.

Des formes au pluriel en langues romanes et germaniques, du premier toponyme gaulois latinisé, influencées par les interprétations savantes mérovingiennes, prennent désormais en compte la diversité du domaine royal, une foresta primitive et royale dispersée dans ce monde paysan en gestation en grand bans montagnards, parfois morcelés ultérieurement au gré des pouvoirs politiques plus ou moins sacrés, engendrant plus tard au XIIIe siècle les anciennes grandes paroisses, en particulier celles de la montagne, puis le massif montagneux lui-même.

L'historien peut en conclure que la montagne, bien que soumise à une semblable administration du Bas-Empire jusqu'au début du VIIe siècle, s'affirme en foyer germanique et que la Vôge à une grande contrée précocement latinisée entre Saône et Moselle. Les études dialectales confirment cette assertion. L'ethnologie des anciennes coutumes et des vieux moyens de transports ruraux montrent des frontières au-delà de la Moselle, les zones au voisinage des voies romaines demeurant fortement romanisées

En alsacien, le massif est appelé D'Vogese. Ce terme voisin de l'allemand Die Vogesen semble avoir été formé sous l'influence du latin ecclésiastique Vosagensis, devenu *Vosagesi « vosgeais », désignant ce qui est relatif aux Vosges ou à Vosagum. Les voyageurs ou habitants du piémont alsaciens désignaient certains éléments du paysage visibles de loin, roches, forêts ou chaumes sommitales, éboulis ou parois escarpées, pentes boisées, broussailleuses ou en pelouses sèches, châteaux d'observation et habitats des passes fréquentées, qu'ils ont ensuite pris l'habitude d'éluder. Il reste que l'évolution phonétique du premier mot gallo-roman Vosego silvano donne le mot alsacien.

Le département des Vosges a été formé sur la partie méridionale des États de Lorraine en 1790.

Les Vosges depuis le Petit Ballon.

Les ballons[modifier | modifier le code]

Le terme ballon est le nom usuel sous lequel on désigne quelques sommets des Vosges. En réalité le toponyme le plus fréquent pour les sommets vosgiens n'est pas construit avec le mot ballon mais avec le mot alsacien kopf qui signifie « tête ». En effet, seuls cinq sommets portent réellement ce nom (Grand Ballon, Petit Ballon, Ballon d'Alsace, Ballon de Servance et Ballon Saint-Antoine). Bien que le relief des ballons soit généralement assez doux, ils ne sont pas véritablement ronds comme des ballons ainsi qu'on le croit souvent, et s'ils présentent effectivement des aspects arrondis, ils possèdent également des escarpements prononcés (comme les versants nord et est des Ballons d'Alsace et de Servance, très raides voire dangereux pour le randonneur qui quitterait les sentiers).

Le mot ballon n'a donc probablement pas pour origine une quelconque comparaison avec un ballon. Deux étymologies sont ici en concurrence et peut-être complémentaires :

  • l'allemand Belchen qui désigne le ballon d'Alsace (Elsässer Belchen ou welscher Belchen), mais aussi le sommet de la Forêt-Noire (Badischer Belchen) et que l'on retrouve aussi dans le ballon suisse (schweizer Belchen, Belchenflue ou encore Bölchen et Bölchenflue en suisse alémanique). Le terme Bölchen semble être un diminutif du vieux haut allemand bolla qui signifie « récipient arrondi », « bol » et de même origine indo-européenne que le latin bulla « objet sphérique » (> français boule) et désigne donc métaphoriquement « la forme arrondie des sommets ». Il se peut que Belchen représente une évolution dialectale de ce terme ;
  • Cependant, il s'agit peut-être aussi d'une référence au culte celtique de Belenos – dieu du soleil – qui fut célébré jadis sur les éminences les plus dégagées du massif.

Ce mot Belchen compris comme Bölchen, a influencé le choix du terme français ballon au XVIIIe siècle par les moines bénédictins de Senones, véritables géographes du siècle des Lumières.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Lac glaciaire du Schiessrothried.
Le toit des Vosges.
Le sommet du Grand Ballon.

Le massif des Vosges offre un profil très dissymétrique, opposant le sud cristallin et le nord gréseux, l'ouest en pente douce et l'est accidenté et tombant vers la plaine d'Alsace.

Les Vosges cristallines se composent d'une crête principale en forme de J inversé, à laquelle viennent se greffer plusieurs chaînes secondaires séparant les vallées des affluents de la Moselle côté lorrain et de l'Ill côté alsacien. Au nord de la vallée de la Bruche, les Vosges gréseuses forment une suite de collines dont l'altitude diminue après le col de Saverne dans les Vosges du Nord et qui se prolonge naturellement au-delà de la frontière allemande par le massif du Pfälzerwald.

Le cirque glaciaire de Frankenthal, dont les couloirs d'avalanche abritent des espèces rescapées de l'ère glaciaire, culmine à 1 363 mètres. Il est remarquable par son relief abrupt et son climat particulièrement rude.

Sommets[modifier | modifier le code]

Les 14 sommets vosgiens de plus de 1 300 m sont[5] :

Liste à laquelle s'ajoutent d'autres sommets notables :

et quelques sommets inférieurs à 1 000 m :

Lacs, étangs et tourbières lacustres[modifier | modifier le code]

Les plans d'eaux se présentent sous des formes très variables, reliques de paysages naturelles ou réalisations artificielles soit anciennes ou récentes[5]. Les principaux sont classés par ordre d'altitude :

Cols et tunnels[modifier | modifier le code]

Les cols vosgiens sont généralement ouverts en toutes saisons, à l'exclusion d'une partie de la route des Crêtes, non déneigée jusqu'au printemps. Le tunnel Maurice-Lemaire, utilisé initialement pour le transport ferroviaire, a été réaménagé pour le trafic routier par APRR pendant quatre ans et a rouvert ses portes à péages le . Le projet de tunnel entre Bussang et Urbès s'est limité à la moitié du percement et a été abandonné en 1938 faute de moyens.

Les cols vosgiens peuvent être classés en quatre catégories :

Géologie[modifier | modifier le code]

Le versant alsacien du massif du Hohneck.
La faille du fossé rhénan.

Les massifs des Vosges en France et de la Forêt-Noire en Allemagne ne sont géologiquement pas des montagnes. Ils apparaissent en contre-coup de l'effondrement rhénan, preuve d'une gigantesque faille active parmi d'autres qui fracturent l'Europe il y a soixante-cinq millions d'années au début du Tertiaire. La pression de l'orogenèse alpine née de la poussée de la plaque africaine sous la plaque européenne n'est qu'une des grandes causes de la reprise des mouvements tectoniques. Les failles rhénanes se prolongent facilement vers le sud à la vallée de la Saône et au couloir rhodanien et au nord de façon moins apparente jusqu'au bassin d'Oslo[6].

L'intense dislocation commençant à l'époque tertiaire, en particulier l'effondrement continu du fossé ou graben alsacien et la surélévation progressive des bords, aboutit à la situation actuelle, une vallée du Rhin encaissée bordée de part et d'autre par deux massifs, Vosges et Forêt-Noire, profondément faillés et décapés. La reprise de l'érosion a éradiqué les couches secondaires pour parvenir au socle arasé au début du Permien, résultat de l'effondrement et de l'érosion des montagnes de l'époque carbonifère. Des noyaux durs de roches magmatiques du type granites et des zones métamorphiques de type gneiss aujourd'hui en surface dévoilent des parties profondes du socle hercynien commun en particulier aux Vosges et à la Forêt-Noire. Dans les zones d'effondrement latérales, ils sont parfois encore recouverts par de puissantes couches de grès rouges de la fin de l'ère primaire, contenant çà et là, de fines couches rappelant des transgressions marines.

Durant l'ère secondaire, ce socle permien plus ou moins plan se couvre d'un dépôt de grès triasique rose dû à l'érosion de montagnes bien à l'ouest, puis au sud du centre de l'actuel bassin parisien. Une série d'immersions et d'émersions de cette pénéplaine sableuse par des mers plus ou moins chaudes et profondes laisse des sédimentations spécifiques que l'on retrouve en Lorraine. Car, à l'époque tertiaire, l'érosion reprend et commence à enlever les dépôts secondaires sur le nouveau massif.

Les premières grandes glaciations de l'ère quaternaire, sous forme d'inlandsis, ont contribué à activer l'érosion des couches calcaires, argileuses et gréseuses du Secondaire facilement déblayables. Les dernières glaciations ont laissé des traces dans les vallées en amont creusées en forme de paliers descendants, d'ombilics et de ressac, laissant en aval nombre de moraines et de tills. Ces surcreusements ou ces matériaux mal déblayés sont à l'origine de lacs (Gérardmer, Retournemer, Longemer...), parfois de tourbières. L'érosion glaciaire et fluvio-glaciaire a laissé de grandes vallées larges et un haut massif parsemé de ballons arrondis, dont la ligne de sommets cristallins rappelle la pénéplaine arasée avant les dépôts permiens.

Le vieux socle hercynien est prépondérant dans le sud du massif plus fortement surélevé, alors que les bassins permiens sont fréquents vers le nord du massif, où le jeu des dislocations latérales a provoqué des effondrements plus ou moins localisés. L'activité volcanique est en particulier observable dans des roches du Permien, de l'époque tertiaire et plus récemment du Miocène.

Résultats d'une tectonique intense et de la proximité du graben avorté, les roches du massif sont extrêmement faillées. Le massif bouge régulièrement au niveau d'anciennes failles profondes de l'écorce terrestre, notamment sensibles à la pression de la remontée de la plaque africaine sur l'Europe. Le , un séisme de magnitude 5,4 dont l'épicentre a été localisé près d'Housseras, entre Rambervillers et Saint-Dié-des-Vosges, a été ressenti dans une grande partie de la France, en particulier très loin le long des failles majeures. Un tremblement de terre de même intensité, mais plus proche de la surface causerait des dommages terribles aux habitations. Au XVIIe siècle, des pans de montagne se sont même effondrés dans la vallée de la Plaine.

Climat[modifier | modifier le code]

Le massif des Vosges est soumis à une double influence, océanique et semi-continentale. D'autre part, il constitue le premier relief sur la route des perturbations océaniques. Enfin, c'est le massif français majeur le plus septentrional.

Il en résulte plusieurs caractéristiques remarquables[7],[8],[9] :

  • un fort gradient de précipitation d'ouest en est : Gérardmer est ainsi beaucoup plus arrosée que Colmar et à la même latitude, les pentes occidentales du massif sont essentiellement occupées par la forêt et des pâtures, tandis que les pentes orientales hébergent un vignoble réputé et une flore et une faune liées aux milieux secs et ensoleillés. Ceci permet à une partie de l'Alsace de jouir d'un climat d'abri ;
  • des températures hivernales très basses, et des hivers longs ;
  • toutes choses égales par ailleurs, une limite pluie / neige plus basse que dans les Alpes et, par conséquent, un climat rude, de type montagnard, affectant les sommets vosgiens, à des altitudes où dans d'autres massifs, on trouve une occupation humaine permanente, avec des cultures ;
  • un enneigement relativement important chaque hiver (un hiver sans neige étant très exceptionnel) ;
  • une hauteur annuelle de précipitations importante, à l'origine du très dense réseau hydrographique propre au massif ;
  • des vents pouvant être soutenus, essentiellement d'ouest, frais et humides, et secondairement d'est ou de nord-est : la bise. Celle-ci est synonyme de beau temps mais peut devenir éprouvante en hiver car elle renforce la sensation de froid intense ;
  • des phénomènes d'inversion de température, fréquents en hiver, pendant lesquels l'air froid s'accumule dans les vallées, sous un couvercle de brouillard, tandis que le relief émerge au soleil, dominant une mer de nuages, et jouissant de températures douces.

Enneigements remarquables[modifier | modifier le code]

Enneigements en mars 2006.

Les années 1969/1970 furent longtemps considérées comme les années des records en matière d'épaisseur maximale du manteau neigeux. Cependant, la multiplication des perturbations actives observées en février et mars 2006, dans des masses d'air à température très majoritairement négative, sont à l'origine d'un nouveau record identifié (après guerre) avec plus de 3 m sur les crêtes. Sur les sites réputés, la couche de neige a approché, atteint ou dépassé les 3,50 m. Voir sujets au Ballon d'Alsace ou au Grand Ballon. Cet enneigement exceptionnel est attribué précisément à une perturbation dite Xandra ayant « stagné » sur les Vosges pendant les journées du 3, 4 et le matin du 5 mars 2006. Ainsi, sur les sommets de plus de 1 200 m, il est tombé jusqu'à 1,40 m de neige, un peu moins, plus bas, avec tassement et fonte dus à une courte période (après-midi) de redoux pluvieux.

L'hiver 2005/2006 se caractérise par une succession de perturbations plus ou moins actives, très rarement pluvieuses sur les plus hautes crêtes de plus de 1 300 m, en nombre limité au-dessus de 1 100 m, la limite pluie/neige étant souvent vers 900 à 1 000 m, comme en témoigne le caractère du manteau neigeux, significativement différent, autour des altitudes précitées. Les périodes d'inversion thermique synonymes de « douceur » (relative) sur les crêtes ont été limitées en importance et en durée. L'ensoleillement a été aussi déficitaire.

Tous ces facteurs sont à l'origine de cet hiver remarquable et exceptionnel ayant affecté le massif des Vosges dont les sommets ont été enneigés à partir du 16 novembre 2005. La dernière plaque de neige a disparu sous le Kastelberg, au lieu-dit Schwalbenneste, vers le 20 juillet 2006.

Environnement[modifier | modifier le code]

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Le loup gris, revenu officiellement depuis 2011.
Lynx boréal qui peuple le massif vosgien.
Article détaillé : Flore du massif des Vosges.

La végétation de ce massif est dominée par les résineux, épicéas, pins et sapins, rendus plus fréquents par une sylviculture développée dès le milieu du dix-neuvième siècle de manière intensive, que les hêtres et les chênes. Une des caractéristiques des Vosges est la présence de chaumes, qui sont des prairies sommitales plus ou moins vastes, probablement essentiellement d'origine anthropique. On y trouve notamment des hêtres nanifiés et anémomorphosés (hêtres dits en drapeau, au branchage formé par le vent dominant), des myrtilles, des callunes, etc. Quelques tourbières d'altitude abritent des plantes carnivores.

Les deux emblèmes du massif sont la myrtille, communément appelée brimbelle, dont la fameuse tarte est au menu de tous les restaurants de la région, et la jonquille fêtée tous les 2 printemps à Gérardmer. Mais le massif abrite aussi de nombreuses espèces remarquables, dont la Linaigrette grêle, l'Œillet superbe, la canneberge, la droséra.

La forêt abrite de grands animaux, cerfs, chevreuils et sangliers. Le chamois et le lynx ont été réintroduits. Le loup fut officiellement absent du massif durant 92 ans[10]. Il est toutefois revenu naturellement dans le canton du Jura (Suisse) où il est présent depuis 2004[11] à quelques kilomètres de la frontière alsacienne. Compte tenu de la géographie, de la végétation et de la forte présence d'ongulés en Alsace, on s'attendait alors à une confirmation rapide de sa réapparition naturelle dans le Jura alsacien, le Sundgau puis dans le massif vosgien. Il fallut attendre sept ans pour que le loup fasse officiellement son retour dans les Vosges, le 8 juillet 2011, dans le secteur du Ventron et du col du Bonhomme[12]. Le suivi hivernal 2011-2012 a confirmé l'existence de la Zone de Présence Permanente des Hautes-Vosges s'étendant sur les départements du Haut-Rhin, des Vosges et de la Haute-Saône[13]. Mais l'animal symbole des Vosges reste le Grand Tétras (ou grand coq de bruyère), aujourd'hui menacé d'extinction. On trouve encore d'autres oiseaux remarquables : chouette de Tengmalm, chouette chevêchette, gélinotte des bois, pic noir, cassenoix moucheté, faucon pèlerin, cincle plongeur, etc.

Quatre grands mammifères autrefois présents dans le massif en ont totalement disparu, pour avoir été chassés excessivement : l'Ours brun, le Bison d'Europe, l'élan, et l'auroch (ce dernier étant éteint). En ce qui concerne l'ours, les Vosges sont probablement le premier massif montagneux de France où il ait été éradiqué, dès le XVIIIe siècle : les Vosges étant un massif isolé, les ours locaux ont disparu d'autant plus vite qu'ils y ont été fortement chassés après avoir été coupés de leurs congénères, exterminés dans les plaines voisines[14]. Ils n'ont laissé que quelques toponymes pour tout souvenir : par exemple, un lieu-dit « le passage de l'ours » dans la haute vallée du Rahin, sur de territoire de la commune de Plancher-les Mines (Haute-Saône).

Le castor, qui avait disparu, a été réintroduit dans le piémont et est présent notamment dans la vallée de la Doller, mais aussi dans d'autres rivières issues du massif.

Retombées nucléaires[modifier | modifier le code]

Comme le Sud-Est de la proche Forêt-Noire allemande[15], la région vosgienne fait partie de celles qui ont été touchées par les pluies radioactives lors du passage du nuage de Tchernobyl en mai/juin 1986.

Des taux de 10 000 à 24 000 Bq/m2 ont été enregistrés 11 ans après la catastrophe de Tchernobyl dans les sols forestiers près de Saint-Jean-d'Ormont) et grâce à un vétérinaire qui a fait analyser un des sangliers tués à la chasse et apportés à l'abattoir ; la dose mesurée par l'Office de protection contre les rayonnements ionisants était de 1 700 Bq/kg de viande[16]. D'autres analyses ont donné des taux de 1 500 à 2 000 Bq/kg[17], la norme européenne étant de 600 Bq, qui pourrait aujourd’hui, dérogatoirement et uniquement en cas de crise avec situation d'« urgence radiologique » être provisoirement portée au maximum à 1 000 Bq/kg selon le Codex alimentarius, pour pouvoir être commercialisée[18]). « Compte tenu des dépôts mesurés au sol, un nombre limité de champignons, de myrtilles et de pièces de gibiers issus de cette forêt » était dores et déjà à la fin des années 1990 « susceptible de dépasser les limites de commercialisation »[17].

En 1995, des échantillons de champignons vosgiens prélevés au marché international de Rungis présentaient déjà une radioactivité de 1 à 520 Bq/kg et en mars 1997 on montrait que les dépôts de césium 137 comptaient parmi les plus élevés alors détectés en France ; trois échantillons de sol ont été faits sur un transect tracé du haut en bas du versant sud de la forêt de Saint-Jean-d'Ormont tous les 700 à 1 000 m, suivi d'un un 4e échantillon prélevé dans une prairie permanente distante d'environ 1,5 km de la forêt[17]. Ces 4 échantillons, respectivement et pour le césium 137 présentaient une radioactivité allant de 11 000 en hauteur à 13 000 Bq/m2 sous les arbres en vallée et 23 000 Bq/m2 en prairie. Or les champignons sont connus pour bioaccumuler fortement la radioactivité (en particulier la truffe du cerf, l'un des mets les plus appréciés des écureuils et sangliers sauvages). Les chanterelles locales présentaient une moyenne de 200 Bq/kg (en poids frais) pour le césium 137[17]. Les sangliers consommant d'importantes quantités de champignons, il n'est pas surprenant que les venaisons de sangliers échantillonnées aient été mesurées à des niveaux de 1 500 à 2 000 Bq/kg de césium 137 auxquels il faut ajouter une vingtaine de becquerels de césium 134 par kilogramme[17]. En avril 1997 une télédétection de rayonnement gamma émis par le sol a été faite par hélicoptère sur une partie de la forêt de Saint-Jean-d'Ormont. Sur la base des données disponible et pour 1997, l'exposition moyenne cumulée (naturelle et due aux retombées) a été estimée à 7 mSv/an pour les habitants des Vosges[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture traditionnelle est vivrière : pomme de terre, seigle, vergers. Elle se complète d'élevage ovin et bovin, notamment — dans les pâturages les plus montagneux — la race vosgienne dont le lait est à la base du munster.

Loisirs et tourisme[modifier | modifier le code]

Sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Alpinisme dans les Vosges.

Les Vosges ont été un des berceaux du ski français de compétition. En 1896 est créé par des amateurs le premier ski-club en Basse-Alsace allemande, dans l'actuel département du Bas-Rhin. Et très vite, bien avant les premières manifestations françaises, des compétitions sont organisées : course de descente, course de fond et sauts. Une des premières cartes françaises décrivant les sports d'hiver mentionne les gares de Saint-Dié, Remiremont, Belfort, Giromagny donnant accès à des zones skiables et l'emblématique Perle des Vosges, Gérardmer, fréquentée par des familles de la grande bourgeoisie parisienne été et hiver[19]. Elle mentionne le Donon, la Schlucht et le ballon d'Alsace à la frontière[20].

Durant l'entre-deux-guerres, les stations et les clubs sont en plein essor. Les skieurs du Bas-Rhin se retrouvent au Champ du Feu, ceux du Haut-Rhin au Markstein, pour ne citer que deux lieux de rencontre emblématiques. Gérardmer est une candidate malheureuse, mais nullement médiocre, à l'organisation de la première Semaine internationale du Sports d'hiver en 1924. En 1925, Charles Diebolt crée la première école de ski moderne en France, au Lac Blanc, à Orbey.

L'Alsace compte ainsi un champion de France, René Becker, qui participe en 1936 au Jeux olympiques de Garmisch-Partenkirchen, mais aussi pléiade de familles de skieurs de renom. Lorsque Charles Diebolt part créer la station expérimentale de Val-d'Isère, il attire des familles de skieurs alsaciens. Ainsi Jean-Claude Killy, le quadruple champion du monde, est originaire d'une famille alsacienne d'entrepreneurs établis à Sélestat.

En 1984, la fédération régionale regroupe avec une solide organisation héritière d'excellentes écoles de ski, un ensemble unifié autour du massif, comprenant Alsace, Vosges, Territoire de Belfort et Franche-Comté[21]. Même si on aménage encore pistes et téléphériques, les Vosges ne connaissent pas la même croissance que d'autres contrées alpines, jurassiennes ou pyrénéennes. Le développement du ski-loisir reste prometteur avec l'apport des skieurs de la proximité du Benelux. Avec environ 5000 compétiteurs, elles demeurent un bastion modeste du ski français.

Quelques stations modernes de ski, survivantes de la concentration des activités touristiques de moyenne montagne en crise, parsèment aujourd'hui le massif, notamment dans sa partie méridionale, où le relief est plus élevé. La plus importante de ces stations, en termes d'étendue du domaine skiable et de fréquentation est celle de La Bresse, dite La Bresse-Hohneck de 900 à 1350 m d'altitude. Du côté alsacien, il peut être notamment fait état de la station du Markstein, qui, après avoir accueilli la coupe de France de saut à ski de 1955, organise des épreuves de la coupe du monde de ski en 1983 et 1987.

La raréfaction récurrente des chutes de neige du fait du maintien des hautes pressions atmosphériques et les brusques abaissements ou remontées de la limite pluie/neige, au cours de récents hivers peu propices aux sports d'hiver, affectent grandement de nombreuses stations de faible altitude mal équipées, ne disposant pas de canons à neige[22]. C'est pourquoi nombre d'anciennes stations vosgiennes sont aujourd'hui en deçà du seuil de rentabilité et périclitent. Cependant, les bonnes conditions hivernales depuis 2008 permettent une bouffée d'oxygène considérable à l'ensemble de ces stations.

La pratique du ski de fond, stimulée par le fondeur Jean-Paul Pierrat, un des premiers Français à rivaliser avec les meilleurs compétiteurs sur les terrains nordiques, disposent d'espaces montagnards somptueux. Au début des années 1990, les randonnées en raquettes bien adaptées au relief vosgien à l'instar du VTT en été, connaissent un développement fulgurant.

À noter que la pratique de l'alpinisme hivernal est possible sur les pentes nord du Hohneck et sur la Martinswand, dans la zone des Spitzkopf et de manière générale sur les pentes alsaciennes du massif vosgien. On trouvera également de jolis secteurs pour la cascade de glace autour du Lac blanc.

Liste des stations de ski et de sports d'hiver[23] :

  • La Bresse (1 363 m-630 m d'altitude) avec ses déclinaisons La Bresse/Hohneck, Lispach, Brabant... le plus vaste domaine skiable des Vosges (et du Nord-Est de la France) et le plus fréquenté ;
  • Gérardmer (1 150 m-666 m d'altitude) la plus prestigieuse pour le public parisien et lorrain, et encore la plus fréquentée au début des années 1970 ;
  • Lac Blanc sur Orbey/Le Bonhomme, célèbre pour son école de ski au tournant des années 1930 ;
  • Le Markstein, prestigieuse station du Haut-Rhin durant l'entre-deux-guerres à 1 240 mètres d'altitude, aujourd'hui modernisée ;
  • Ventron avec la fameuse station du Frère-Joseph, celle de la famille pionnière Leduc (1 110 m-630 m d'altitude) ;
  • Schnepfenried au-dessus de la vallée de Munster (1 258 m-1 010 m d'altitude) ;
  • Rouge-Gazon à Saint-Maurice-sur-Moselle (1 260 m-1 070 m d'altitude) ;
  • Bussang à La Bouloie et Larcenaire (1 208 m-605 m d'altitude) ;
  • Le Tanet (1 288 m-990 m d'altitude) ;
  • Le Valtin et Grand-Valtin (1 139 m-750 m d'altitude) ;
  • Le Champ du Feu, la favorite des anciens strasbourgeois.

Sports et loisirs d'été[modifier | modifier le code]

Le vol libre (principalement en parapente) est particulièrement développé dans le massif des Vosges qui se prête à cette activité. La coupe du monde et le championnat de France s'y sont déroulés[Quand ?] notamment sur le site du Trehkopf-Markstein.

Le vélo tout terrain et la randonnée pédestre et équestre y sont également très développés avec de nombreux sentiers balisés, notamment par le Club vosgien. C'est probablement dans le massif des Vosges que sont apparus les premiers itinéraires balisés, à l'instigation du Club vosgien (créé en Alsace en 1872 par l'administration allemande[24]) ; ces sentiers ont permis le développement de la randonnée pédestre. Les premières cartographies d'itinéraires ont été réalisées pour le massif sur la base de cartes d'État-Major. Aujourd'hui des cartes très détaillées représentent ce dense réseau de sentiers avec son système original de balisage par code de formes et de couleurs[25] permettant toujours de préparer toutes sortes d'itinéraires, de la balade familiale de quelques heures jusqu'à de longues échappées de plusieurs jours, par exemple la traversée du massif dans l'axe nord-sud en suivant les différents GR dont le GR5.

L'intérêt de ce balisage typique des Vosges est en effet qu'il permet toutes sortes de combinaisons, en jouant sur la durée et la dénivelée, et qu'il porte aussi bien sur de courts itinéraires très locaux que sur de longs parcours, tout en offrant partout la même facilité de lecture et de compréhension. La majorité des sentiers balisés ne présente aucune difficulté et ceux pouvant être dangereux sont fréquemment équipés (mains courantes, passerelles). Des fermes-auberges accueillent les randonneurs. Cet accueil est complété par la présence d'abris de randonnée plus ou moins précaires mais qui ne permettent généralement pas d'y dormir. Malgré un couvert forestier prononcé, les Vosges offrent une multitude de points de vue, de destinations pittoresques (lacs, cirques, chaumes), et de très nombreuses possibilités de promenades, de la courte balade familiale en terrain très facile, jusqu'à la randonnée longue avec bivouacs.

Panorama des Vosges : vus depuis le Tremontkopf, le Grand Ballon, plus haut sommet sur l'horizon et, à droite, la longue chaume du Rossberg ; au centre, le col du Belacker.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Géologie et nature

  • Jean-Paul von Eller, Guide géologique Vosges-Alsace, guide régionaux, collection dirigée par Charles Pomerol, 2° édition, Masson, Paris, 1984, 184 pages (ISBN 2-225-78496-5)
  • Yves Sell (dir.), L'Alsace et les Vosges, géologie, milieux naturels, flore et faune, La bibliothèque du naturaliste, Delachaux et Niestlé, Lausanne, 1998, 352 pages (ISBN 2-603-01100-6)
  • Jean-Claude Flageollet, Sur les traces des glaciers vosgiens, CNRS éditions, 2002, 212 pages (ISBN 2-271-05960-7)
  • Jean-Claude Flageollet, Où sont les neiges d'antan? Deux siècles de neige dans le massif vosgien, Presses universitaires de Nancy, 2005, 220 pages (ISBN ISBN 2-86480-867-6)
  • Jean-Claude Flageollet, « Morpho-structures vosgiennes », in Géomorphologie : relief, processus, environnement, n° 2, 2008, p. 75

Approche géographique et historique :

  • Parc naturel des Ballons des Vosges, Guides Gallimard, France, 1999, 192 pages. (ISBN 978-2-74-240563-1)
  • Guides bleus des Vosges et de l'Alsace, Gallimard, nombreuses rééditions.
  • Jean-Robert Zimmermann, Les Vosges merveilles de la nature, De Saverne au Ballon d'Alsace, des Mille Étangs au Donon, édition Place Stanislas, Nancy, 2009, 149 pages, préface de Georges Bischoff. (ISBN 978-2-35578-036-3)
  • Damien Parmentier, Michel Laurent et Christophe Voegele (photographes), Vosges. Massif d'histoire, terre de liberté, La Nuée Bleue, DNA Strasbourg, 2007, 180 pages. (ISBN 978-2-7165-0667-0)
  • Damien Parmentier, Le massif des Vosges, Alsace, Franche-Comté et Lorraine, éditions Ouest-France, Rennes, avril 2011, 180 pages. (ISBN 978-2-7373-5078-8)

Sur les lacs du massif :

  • Charles-Michel Sigendaler, Les lacs des Hautes Vosges, éditions Coprur, Balades & Loisirs, Strasbourg, 1996, 118 pages. (ISBN 2-84208-006-8)

Sur la randonnée pédestre :

  • Guide du Club Vosgien, opus en quatre volumes, Strasbourg, réédition 1998.
  • Didier Cornaille, Promenades et randonnées dans les Vosges, du Fleckenstein au Ballon d'Alsace, Guide randonneur n°1, MA Editions, Solar, 1991, 128 pages. (ISBN 2-263-01744-5) [pour cavaliers, avec interprétation teintée d'imaginaire folklorique occidentale, mais souvent éloignée des faits historiques ou des divers imaginaires vosgiens]
  • Jean-Louis Keller, Ballades à pied Alsace et Vosges, 6° édition, DNA La Nuée Bleue, Strasbourg, 1999 (ISBN 2-7165-0334-6)
  • Paul Keller, Les Vosges pittoresques, édition Salvator, Mulhouse, 1982, 164 pages. Préface de Jean Braun, président du comité central du Club Vosgien.(ISBN 2-7067-0074-2) [Ouvrage focalisé sur le nord du Massif des Vosges]
  • Jean-Luc Theiller (texte), Jean-Luc Maire (photographie), Découvrir l'Alsace et les Vosges en marchant, éditions Franck Mercier, Annecy, 1998, 214 pages. (ISBN 2-86868-140-9)
  • Daniel Wenger, Sur les sentiers vosgiens, édition Salvator, Mulhouse, 1971, 230 pages.
  • Daniel Wenger, Mes balades préférées dans les Vosges, La Nuée bleue, DNA Strasbourg, 2009, 158 pages. (ISBN 978-2-7165-0751-6)

Sur le ski :

  • Jacques Dieterlen, Les fils de la neige, histoire de skieurs, édition de la revue du ski, Strasbourg, 1936.
  • Neige dans les Vosges, Dernières Nouvelles d'Alsace, 1953, 32 pages.
  • Associations départementales de Tourisme (Vosges, Haut-Rhin), Sports d'hiver dans le massif vosgien, Loos, Paris Saint-dié, 1962.(Liste d'hôtels, calendrier de compétition).
  • Fédération Française de ski, comité régional des Vosges, Ski dans les Vosges (Annuaire 1969-1970), saison 1969-1970, Mulhouse, 128 pages.
  • Jean Steiner, Dix ans de ski dans les Vosges, Épinal, 1981, 112 pages (préface de Gaston Currien).
  • Documentaire vidéo de J.A. Raynaud, Ski de fond, Scope 2, 1981.
  • Carte de randonnées de ski de fond : Massif du Donon, carte au 1/25000°, Au Source de la Plaine, 1983.
  • Le ski dans les Vosges, Journal de la chambre de commerce et d'industrie des Vosges, N°199, janvier 1984.
  • Alain Morley, Skier dans les Vosges, Guide poche DNA, La Nuée Bleue, Strasbourg, 1990, 45 fiches (soit autant de stations, 240 pistes, 220 circuits) (ISBN 2-7165-0228-5).
  • Grégoire Gauchet, Un siècle de ski dans les Vosges, La Nuée bleue, DNA, Strasbourg et éditions de l’Est, Nancy, 2001, 112 pages. (ISBN 2-7165-0495-4).
  • Laurent Wahl, « Névés, corniches et risque d’avalanche dans les Hautes-Vosges », Revue géographique de l'Est.
  • Francis Gueth, « Éléments pour une histoire ancienne de l'enneigement et des avalanches dans les Vosges », Dialogues Transvosgiens, no 16, 2001, page 9

Sur la raquette à neige :

  • Anne et Jérôme Renac, 30 ballades à raquettes dans les Vosges, du Donon au Ballon d'Alsace, édition Didier Richard, 2006, 80 pages (ISBN 2-7234-5167-4)

Sur les escalades :

  • Yannick Dissart, Pierre Argand (expert sécurité), Escalades dans les Vosges, guide édité par le comité départemental de la Fédération Française de Montagne et d'Escalade des Vosges, 165 pages (ISBN ISBN 2-9511364-0-4)

Sur les gîtes et refuges :

  • Jean-Luc Theiller, Gîtes et refuges dans les Vosges, éditions Coprur, Balades & Loisirs, Strasbourg, 1994, 192 pages. (ISBN 2-903297-98-3)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Louis Détry, Marianne Mulon, Dictionnaire des noms de lieux, Les Usuels, Le Robert, 1992. Notice sur "Vosges".
  3. (de) E. Mensching, « Vosegus und die Vogesen, Die Vogesen als geographischer Begriff in römischer und frühmittelalterlicher Zeit », Pfälzer Heimat, n°1, 1982, p. 7-19.
  4. C'est le cas du chanoine D. Ruyr dans ses Antiquitez de la Vosge, parue à Épinal en 1633. Le pluriel du terme Wasgau se retrouve en français dans l'adaptation Wasgovie qui englobe pour nombre de savants d'alors l'ensemble des antiques forêts et montagnes de la Vôge et des Vosges prolongées jusqu'au Vosges du Nord et aux reliefs dominant le Palatinat. Au siècle des Lumières, l'érudit Jean-Daniel Schoepflin s'offusque de ces dénominations qu'il juge floues et inopérantes. Il réserve Wasgau à une contrée historique précise des Vosges du Nord et considère le pluriel ou sa généralisation comme infondée ou vague. Jean-Daniel Schoepflin, Alsatia Illustrata, édition de Mulhouse, 1849, réédition du Palais Royal, Paris, 1974. Tome I p 29 et p 37, Tome 3 p 288.
  5. a et b Cartes IGN disponibles sur Géoportail
  6. Le graben rhénan continue à être efficace comme fossé d'effondrement, mais il n'a jamais évolué en véritable zone de dissociation latérale sous forme de rift.
  7. « Site d'un météorologue amateur local »
  8. [PDF] « La forêt du massif vosgien »
  9. « Le massif des vosges »
  10. Thomas Pfeiffer, Les loups en Alsace paru en 2006 dans la Revue d'Alsace
  11. Le loup aux portes du Sundgau - Article de Loup.org
  12. Thomas Pfeiffer, Alsace, le retour du loup, Strasbourg, La Nuée Bleue,‎ 2011 (ISBN 9782716507967)
  13. Site conjoint Ministère de l'Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement et du Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l'Aménagement du Territoire - Suivi des populations de loups - Bilan du suivi hivernal 2011-2012
  14. L'ours des Vosges, mémoire de Thierry Jeandel
  15. [PDF] U. Hohmann, D. Huckschlag, Forschungsbericht – Grenzwertüberschreitende - Radiocäsiumkontamination von Wildschweinfleisch in Rheinland-Pfalz - Eine Mageninhaltsanalyse erlegter Wildschweine aus dem westlichen Pfälzerwald ; Internetdokument der Forschungsanstalt für Waldökologie und Forstwirtschaft Rheinland-Pfalz, 2004, 65 pp.
  16. Dix ans après Tchernobyl : des sangliers vosgiens au césium 137 Des analyses effectuées sur des sangliers tués lors d’une partie de chasse à Saint-Jean-d’Ormont (Vosges) en 1996 ont révélé qu’ils étaient radioactifs, Le Républicain lorrain, 23 mars 2011, consulté le 8 octobre 2011
  17. a, b, c, d, e et f Éléments d'information sur la contamination en France, N°163/164, reprenant et citant les pages 15 à 21 du rapport IPSN de mai 1997 concernant le secteur de Saint-Jean-d'Ormont
  18. Codex alimentarius, Limites indicatives pour les radionucléides dans les denrées alimentaires contaminées suite à un accident nucléaire ou un événement radiologique ; pour l’emploi dans le commerce international de 2007 (source : Ministère français de l'Agriculture ; Rapport du Comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle d’un accident nucléaire ou d’une situation radiologique (CODIRPA), déjà cité
  19. La carte de René Auscher, dans son livre Les Sports d'Hiver, oublie pour des raisons géopolitiques la partie alsacienne, c'est-à-dire alors allemande, du massif, où pourtant l'activité touristique hivernale est considérablement plus importante tant en équipement hôtelier qu'en afflux de pratiquants.
  20. Remarquons que le sommet du Donon est allemand. Mais il faudrait ajouter logiquement le Champ du Feu, Aubure, Orbey, le Grand-Ballon... du côté alsacien.
  21. L'Alsace en 1984 compte 29044 licenciés dans 144 clubs, à peu près repartis en 14320 adhérents bas-rhinois pour 53 clubs et 14744 adhérents haut-rhinois pour 91 clubs. Il n'y a toutefois que 3000 compétiteurs, selon l'article de M. Lauger, Le ski en Alsace, Encyclopédie de l'Alsace, Édition Edisud-Total, 1984
  22. Ces mêmes phénomènes liés à des variations de pression brutales pourraient paradoxalement aussi expliquer des chutes de neige importantes et violentes, parfois même en limite de saison.
  23. Damien Parmentier, op. cit.
  24. Nicolas Mengus, André Huegel, Malgré nous ! Les Alsaciens et les Mosellans dans l'enfer de l'incorporation de force, Presses du belvédère, octobre 2010 (ISBN 978-2-86587-003-5), p. 22
  25. Fiche descriptive du balisage vosgien

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

48° 00′ N 7° 00′ E / 48, 7 ()