Louisiane

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31° 00′ 00″ N 92° 00′ 00″ O / 31, -92

(en) State of Louisiana
(fr) État de Louisiane
Sceau
Sceau
Drapeau
Drapeau
Carte des États-Unis avec le (en) State of Louisiana en rouge.SurnomThe Pelican StateEn français : « L'État du Pélican »DeviseUnion, Justice, and Confidence« Union, justice, et confiance »
Carte des États-Unis avec le (en) State of Louisiana en rouge.

Surnom
The Pelican State
En français : « L'État du Pélican »

Devise
Union, Justice, and Confidence
« Union, justice, et confiance »
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Capitale Bâton-Rouge
Adhésion à l’Union 30 avril 1812 (18e État)
Gouverneur Bobby Jindal (R)
Sénateurs Mary Landrieu (D)
David Vitter (R)
Nombre de représentants 7
ISO 3166-2 US-LA
Fuseau horaire -6
Démographie
Gentilé Louisianais, Louisianaise
Population 4 625 470 hab. (2013[1])
Densité 34 hab./km2
Rang 25e
Ville la plus peuplée La Nouvelle-Orléans
Géographie
Altitude 30 m (min. : -2,5 m) (max. : Mont Driskill 163 m)
Superficie 135 382 km2
Rang 31e
– Terre 112 927 km2
– Eau (%) 21 455 km2 (16 %)
Coordonnées 29° N à 33° N (210 km)
89° W à 94° W (610 km)
Divers
Langues officielles De jure : Aucune
De facto : Anglais (91,3 %)
français (7,3 %)
créole louisianais
Liens
Site web www.louisiana.gov
Symboles de la Louisiane
Le drapeau de la Louisiane
Le drapeau de la Louisiane.
Symboles vivants
Arbre Cyprès chauve
Crustacé Écrevisse
Fleur Magnolia
Insecte Abeille à miel
Mammifère Ours noir
Oiseau Pélican brun
Poisson Pomoxis (d'eau douce)
Spotted seatrout (d'eau de mer)
Reptile Alligator d'Amérique
Symboles non vivants
Aliment Fraise (fruit officiel)
Boisson Lait
Chanson « You Are My Sunshine » et « Give Me Louisiana »
Couleur Bleu, blanc, et or
Gemme Agate
Instrument Accordéon diatonique
Slogan « Come fall in Love with Louisiana all over again. »
« Venez retomber amoureux de la Louisiane. »
Pièce de 25 Cents de l'État
La pièce de la Louisiane.
La pièce de la Louisiane a été émise en 2002.

La Louisiane (Louisiana en anglais, Lwizyàn en créole louisianais) est un État du Sud des États-Unis, entouré à l'ouest par le Texas, au nord par l'Arkansas, à l'est par le Mississippi et au sud par le golfe du Mexique. Selon le dernier recensement fédéral américain (2000), 4,7 % de la population louisianaise parle le français à la maison (essentiellement des Cadiens, des Créoles francophones, des Amérindiens Houma et des Chitimachas âgés). En y ajoutant les francophones partiels et ceux qui parlent une autre langue à la maison, ce chiffre atteint 7 % de la population, ce qui fait de la Louisiane l'État le plus francophone des États-Unis (le pourcentage de francophones y serait même plus élevé qu'au Canada anglophone où il n'est que de 4 %).

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Cet État a été nommé d'après le nom Louisiane donné à la région du delta du Mississippi par l'explorateur français René Robert Cavelier de La Salle en 1682, lorsqu'il en prit possession au nom du roi de France Louis XIV.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Louisiane.

Les Amérindiens[modifier | modifier le code]

Les Amérindiens sont les premiers habitants de la région. Ils vivaient des ressources de la pêche, de la chasse et de l'agriculture. L'arrivée des Européens signifia leur déclin, notamment démographique par les contaminations virales (variole et vérole). Les Atakapa résidaient et résident dans le Sud-Ouest, soit dans les paroisses d'Ibérie, de Saint-Martin, de Sainte-Marie, de Vermilion, de l'Acadie (Acadia), de Caméron, de Jefferson Davis, de Lafayette et de Calcasieu. Les Chitimachas résidaient et résident dans le Sud-Est, soit dans les paroisses d'Ibérie, de l'Assomption, de Sainte-Marie, de Saint-Martin, de Terrebonne, de Lafourche, de Saint-Jacques, de Saint-Jean-Baptiste, de Saint-Charles, de Jefferson, d'Orléans, de Saint-Bernard, et des Plaquemines. Les Bayougoulas, l'une des nations Choctaw, étaient disséminés dans les paroisses de Sainte-Hélène, de Tangipahoa, de Washington, de Bâton-Rouge Est, de Paroisse de Bâton-Rouge Ouest, de Livingston et de Saint-Tammany. Les Houmas se trouvaient sur les paroisses de Félicianne et de la Pointe-Coupée. La localisation originelle est à 160 km au nord de la ville d'Houma. L'expansion coloniale poussait les Houmas de plus en plus vers cette ville. Les Houmas actuels sont majoritairement bilingues anglais/français cadien et se trouvent le long de la côte des paroisses Terrebonne et Lafourche. Certaines zones des paroisses des Avoyelles et de Concordie au bord du Mississippi étaient peuplées par les Avoyelles et les Natchez. Les Tunicas résident au nord-est, dans les paroisses des Tensas, de Madison, d'East Caroll et de West Caroll. Les autres régions du nord et du centre de l'État étaient peuplées par la nation oink Caddo[2].

La colonisation européenne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Louisiane (Nouvelle-France).
Spatule rosée en Louisiane

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Une carte du territoire de la Louisiane, tel qu'il existait depuis son transfert à la suite du traité de Fontainebleau à la Nouvelle-Espagne en 1763 jusqu'en 1803
  • En 1806, la Louisiane devenue l'un des États des États-Unis en 1803 voit arriver plus de 10 000 créoles, des riches planteurs de sucre d'Haïti, selon Carl A. Brasseaux, historien et directeur du centre d'études Louisianaises de Lafayette. Une partie d'entre eux sont d'abord passés par Cuba, où les quinze années qui ont suivi 1792, date de l'introduction du commerce libre, ont fourni plus d'esclaves que les deux siècles et demi précédents.
  • Vers 1810, on estime que mille personnes vivent à proximité de Bâton-Rouge, dans l'Est, en grande majorité des francophones.
  • 1812 : La Louisiane est admise au sein de l’Union, le 30 avril 1812, devenant ainsi le 18e État américain. À cette époque, la Louisiane était le premier et le seul État de l’Union dans lequel un groupe non anglophone, les descendants d’Acadiens — les Acadiens — et de Français et d'Espagnols — les Créoles —, constituait une majorité linguistique. Grâce au juriste Louis Moreau-Lislet, un Code civil plus complet (que le précédent basé sur la Coutume de Paris) reposant sur le Code Napoléon fut adopté par le législateur du nouvel État. Ce code avait été rédigé en français, puis traduit en anglais. Le texte français prime encore aujourd'hui en cas de problèmes d'interprétation de la version anglaise.
  • 1830 : Environ 21 000 esclaves travaillaient dans les plantations de canne à sucre. Alors qu'en 1810 une étude sur la colonie dit qu’il y a 75 moulins à sucre, en 1830, il y en a 725[13].
  • 1849 : Bâton-Rouge devient la capitale de l'État.
  • 1861 : Comme d'autres États esclavagistes, la Louisiane fit sécession en 1861. Celle-ci ne voulait pas libérer ses esclaves qui travaillaient dans les plantations et assuraient les richesses de ces exploitations gérées par les créoles blancs. En 1862, les troupes fédérales entrèrent en Louisiane et commencèrent à investir les forts Pike, Jackson et St. Philip. Les autorités Louisianaises firent appel au patriotisme des créoles blancs pour combattre le Nord.
  • 1864 : Nouvelle constitution qui consacre l'anglais comme une des langues officielles pour protéger les droits des habitants anglophones.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Panneau routier bilingue à l'entrée de la Louisiane
  • 1916 : Interdiction d'utiliser le français dans les écoles.
  • 1921 : La Constitution Louisianaise n'autorise l'usage que de la seule langue anglaise.
  • 1968 : Le CODOFIL (Conseil pour le développement du français en Louisiane), organisme d'État chargé de promouvoir le français en Louisiane est créé, à l'initiative de James Domengeaux, représentant (député) et avocat francophone. Par la suite l'enseignement du français comme deuxième langue à l'école devient obligatoire. Les lois de 1968 en faveur de la renaissance francophone sont votées à l'unanimité par la Chambre des représentants et le Sénat de la Louisiane.
  • 1971 : Edwin Edwards est le premier gouverneur francophone de la Louisiane au XXe siècle.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la Louisiane issue de l'Atlas National des États-Unis (National Atlas of the United States)

Située dans le sud des États-Unis, au bord du golfe du Mexique, la Louisiane est une terre plate, exceptées quelques zones vallonnées recouvertes de forêts de pins.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'eau est abondante, recouvrant environ 9 000 km2. La Louisiane est drainée par le bassin versant du Mississippi, qui forme le Delta du Mississippi à son embouchure ; en aval de La Nouvelle-Orléans.

À l'ouest, une vaste prairie naturelle, ponctuée de bosquets, débouche sur des marais côtiers envasés, bordés de cordons littoraux boueux (les chéniers). À l'est, menacées par les crues, bien que protégées par de nombreuses digues, les terres alluviales sont drainées par des chenaux mi-naturels mi-artificiels que l'on appelle bayous. La plaine deltaïque s'achève en une bande de sable, de vase et de mangrove, où eau et terre se mêlent sous une végétation luxuriante, et où depuis un siècle l'Homme lutte contre la nature par de gigantesques aménagements (canaux, endiguements..)[14], qui pourrait n'avoir que repoussé (en les aggravants) les risques[15].

Climat[modifier | modifier le code]

La Louisiane est soumise au régime du climat subtropical humide. L'humidité y est omniprésente, particulièrement en été. Les hivers sont doux (moyenne de 12 °C) et les étés généralement torrides et moites (plus de 35°C avec un taux d'humidité très important), influencés par le golfe du Mexique tout proche. La moyenne des températures est d'environ 20 °C. Des invasions d'air chaud tropical sont néanmoins possibles toute l'année.

Les 40°C sont atteints presque chaque année (sous abri) dans l’état. Août 2011 a connu 30 jours avec des température supérieures à 40°C à l'ombre à l’intérieur de l’État, notamment à Shreveport.

La température la plus haute connue en Louisiane fut enregistrée à Plain Dealing le 10 août 1936 avec 46°C et la plus basse connue fut enregistrée à Minden avec -27°C le 13 février 1899.

Début de submersion et risque de disparition de plus de 80 % du sud-est de la Louisiane avant la fin du siècle[modifier | modifier le code]

Pour les communautés amérindiennes, puis françaises et américaines installées le long de ses berges, le Mississippi a toujours été une ressource vitale, et une menace, car ses crues printanières peuvent être violentes : elles ont périodiquement passé outre les endiguements localement construits depuis deux siècles détruisant des villages, villes ou champs et tuant des humains. Certaines villes sont si dépendantes du fleuve qu’elles se sont cependant régulièrement reconstruites après les inondations.

La Louisiane est sujette à la fin de l'été et en automne aux cyclones tropicaux. Ils peuvent être extraordinairement destructeurs, comme le fut l'ouragan Katrina en 2005 et on s'attend à des aggravations des effets des tempêtes tropicales et cyclones sur les écosystèmes littoraux, estuariens et marins[16] en raison du dérèglement climatique et de l'anthropisation du delta qui l'a rendu plus vulnérable (voir ci-dessous).
Une inondation majeure (« la grande inondation de 1927 ») a fait suite à plusieurs mois de pluviométrie record dans le bassin versant, causant 145 ruptures de digues et l'inondation d'une immense partie de l'ancienne zone alluviale du fleuve ; de l'Illinois à la Nouvelle-Orléans, avec 500 morts, 130 000 maisons détruites dans une zone de 27.000 miles carrés inondée jusque sous 30 pieds d'eau ; laissant 600 000 sans abri après son retrait. C'était alors la pire catastrophe naturelle jamais subie par les États-Unis. Le Congrès a réagi dès 1928 en édictant une « Loi sur la lutte contre les inondations » qui ordonnait au « US Army Corps of Engineers » d’endiguer tout le fleuve de manière à empêcher à jamais une nouvelle inondation de cette ampleur. Le corps a en 2 ans renforcé le carcan de digues canalisant le fleuve. Ce n’est que des années plus tard que le remède est apparu peut-être pire que le mal (à long terme)[17].
L'imagerie aérienne et satellitale montre que le Sud-Est de la Louisiane s'enfonce depuis 80 ans, et de plus en plus vite sous l’eau[17]. L’administration américaine (NOAA) a ainsi en 2011 du effacer de ses cartes 31 baies et autres lieux-dits de la zone du Plaquemines Parish (nommés par les explorateurs français dans les années 1700)[18]. De 2010 à 2013, l’équivalent environ de un terrain de football chaque heure a été perdu, et la situation devrait empirer[19] et c’est la zone des états unis qui pourraient être la plus gravement, coûteusement et rapidement affectées par la montée des océans[20], qui y sera plus marquée qu’ailleurs car la montée de l’eau y ajoute ces effets à ceux des affaissements du sol (taux et vitesse de subsidence parmi les plus élevés observés au monde[20], notamment induits par l’extraction du gaz et du pétrole, ainsi que par le drainage massif des marais et l’endiguement du fleuve (par le US Army Corps of Engineers), qui font que le delta n’arrive plus à se rehausser en raison de la diminution du transit sédimentaire venus de l’aval et d'une moindre accumulation des sédiments d’origine végétale et animale dans les marais, car les marais sont remplacé peu à peu par la pleine-eau)[19]. Dans les années 1980 les méthodes de mesure régionale du niveau relatif de la mer se sont affinées[21]. Des années 1990[22] aux années 2000, le recul des terres, ou plus exactement le niveau relatif de la mer[22] est jugé préoccupant[23], puis en 2013-2014, la NOAA conclue de l'évolution des données et des modèles climatiques disponibles qu'une grande partie de la Louisiane pourrait être sumbergée en 2100 (-4.3 pieds sous la surface), y compris des zones très habitées (dont la Nouvelle-Orléans) qui semblent s’enfoncer plus rapidement que la plupart des zones littorales, ce qui nécessitera le relogement et un nouveau travail pour plus d’un million de personnes[19]. Le phénomène pourrait avoir été sous-estimé d’un facteur deux par les planificateurs des mesures de protection (plan sur 50 ans, qui doit être mis à jour tous les 5 ans) ; le marégraphe de Grand Isle (Louisiane), à environ 50 miles au sud de la Nouvelle-Orléans montre une que la mer s’est élevée en moyenne de 9,24 mm /an de 2004 à 2010, alors que celui de Key West où la subsidence est faible n’enregistre que 2,24 mm/an. Grand Isle a servi de point de référence pour les études prospectives, mais on s’est ensuite rendu compte que l’enfoncement du sol était pire à certains endroits dans l’intérieur des terres (ex ; 11,2 mm/an le long de la rive sud du Lac Pontchartrain, en zone métropolitaine de la Nouvelle-Orléans. Et plus encore à l'intérieur de la ville)[19].

  • L’endiguement anti-inondation semblent avoir paradoxalement fait augmenter le niveau générale de l'eau et des crues (de 1930 à 1990 alors que l’on creusait des canaux de drainage sans porte à la mer (ce qui a changé depuis Katrina), environ 16 % des zones autrefois marécageuses sont devenues des zones de pleine eau permanente[24], et dans les années 1970, jusqu'à 50 miles carrés de zones humides se sont enfoncées sous le niveau de l'eau chaque année). Ces travaux semblent avoir aggravé les risques futurs, alors que l'urbanisation a été poursuivie, malgré les risques[25] et que certains se demandent s'il ne vaudrait pas mieux parfois ne pas reconstruire[26].
  • l’entrée massive de grandes quantité d'[(eau salée]] marine dans les marais les a dégradé ou localement détruit, et nuit à la sédimentation qui permettait au sol de rester au dessus du niveau de la mer[19].
  • L’autre cause, est le développement humain et industriel (pétrogazier en l’occurrence) de la région et du Golfe du Mexique qui a perturbé l'hydrologie naturelle et le système circulatoire du delta, conduisant à la fois à l’ennoiement de vastes marécages, des phénomènes d’inondation et de subsidence côtière, plus marqué là où les taux d'extraction ont été les plus élevés et là où le plus grand linéaire de canaux de drainage et circulation a été concentré[19]. Un rapport du Département de l'Intérieur des États-Unis a conclu que le drainage extractif du pétrole et du gaz des couches géologique sous-jacentes à la Louisiane est responsable de 30 à 59 % de la perte de terres côtières (avec jusqu’à 90 % dans certaines régions de la baie de Barataria en Louisiane)[19].
  • D’autres facteurs sont certes à prendre en considération, dont une série de failles géologiques sous le delta (dont le socle géologique est bien connu en raison d'intenses prospections pétrolières), mais ils n'expliqueraient qu'une petite partie du problème[19].

De plus si la fréquence des tempêtes et cyclones du siècle dernier se maintient, les météorologues attendent 30 à 40 ouragans ou tempêtes tropicales d’ici 2100, dont certain au moins comparables à Katrina avec des dégâts sans doute croissants, car selon Tim Osborn[27],[28], même de petites tempêtes comme cela a été le cas avec « Isaas » (28 & 29 aout 2012 pourront générer d’importantes inondations, et « nous savons maintenant l'ensemble de la région (sud-est de la Louisiane) est en train de sombrer plus vite que n'importe quel paysage côtier de sa taille sur la planète », et il faut d’atteindre à un record mondial d'élévation de la mer dans cette région[19]. Seule la partie côtière de la Louisiane pourrait paradoxalement survivre grâce à un reste de transit sédimentaire du Mississipi[19].

De nombreux projets de stabilisation et de réhabilitation écologique des marais existent[29], sous l'égide de l' NOAA et d'ONG et fondés sur des bases écosystémiques et de cohérence éclogique[30] mais qui souvent ne trouvent pas les financements nécessaires. De nombreux habitants et communautés quittent les régions de marais[31], et certains changements pourraient déjà être irréversibles[19].

L'industrie pétro-gazière, puissant lobby qui emploie directement environ 63.000 personnes (selon le ministère fédéral du Travail) dans cet Etat qui est l'un des plus pauvres du pays[19]. Elle a reconnu une certaines responsabilité dans les subsidence ou l'inondation par les canaux et les rejets d'eaux[32], mais jusqu'à présent a réussi à faire en sorte de ne pas ou très peu payer de contreparties au droit d'exploiter (de plus en plus profondément) les hydrocarbures souterrains[19].

En Juillet 2013, l'Autorité du Sud-Est de la Louisiane en charge de la protection contre les inondations, et qui entretient les digues construites autour de la Nouvelle-Orléans, a déposé une plainte[33] contre plus de 90 pétrole, du gaz, et les sociétés de pipelines. La plainte repose notamment sur le fait que les entreprises n’ont jamais remis le terrain dans son état d’origine comme le leur imposait théoriquement les permis délivrés par l'Etat pour l’exploitation du gaz et du pétrole sous-jacents[19].

Administration[modifier | modifier le code]

Voir la liste des paroisses de l'État de Louisiane.

L'État de Louisiane est divisé en 64 paroisses. L'appellation "paroisse" provient du mode d'administration français et le rôle administratif est équivalent à celui des comtés du reste des États-Unis.

Villes principales[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

La Louisiane est un État populaire, relativement pauvre, sudiste de longue tradition démocrate. Comme tous les autres États du sud, la Louisiane penche au XXIe siècle vers les républicains.

Lors de l'élection présidentielle de 1948, le Dixiecrat Strom Thurmond arrivait en tête des candidats avec 49,07 % des suffrages. En 1956, Dwight Eisenhower était le premier républicain à remporter la Louisiane. En 1968, le candidat ségrégationniste George Wallace y arrivait en tête avec 48,32 % des voix. Bill Clinton est le dernier démocrate à avoir gagné la Louisiane en 1996.

Lors des élections présidentielles de 2004, le républicain George W. Bush y a obtenu 56,72 % des voix contre 42,22 % au candidat démocrate John Kerry.

Depuis le 14 janvier 2008, le gouverneur de Louisiane est le républicain Bobby Jindal, le premier indo-américain élu à un tel poste.

Au niveau local, lors de la session 2007-2008, la chambre basse de 105 membres est dominée par 62 démocrates et le Sénat de 39 membres par 24 démocrates.

Au niveau fédéral, les deux sénateurs de l'État sont la démocrate indépendante Mary Landrieu (cataloguée comme DINO) et le républicain conservateur David Vitter. La Louisiane comprend sept élus à la Chambre des représentants des États-Unis dont six sont républicains et un seul démocrate.

À l'élection présidentielle de 2008, la Louisiane confirme son virage à droite avec un écart record de 19 points en faveur des républicains et devient peu à peu un État clivé entre noirs et blancs. Ainsi aux présidentielles de 2008 le sénateur McCain remporta 84 % du vote blanc et le sénateur Obama 94 % du vote noir[34].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture a longtemps été très prospère grâce à son climat semi-tropical. Parmi les ressources agricoles, on compte le maïs, le riz, le blé, le soja, le coton, la canne à sucre, les fruits, les légumes et la patate douce. Les cyclones récents et la compétition internationale (en particulier avec le Brésil) provoquent une crise importante. Environ 30 % des fruits de mer et des poissons des États-Unis proviennent de la Louisiane. C'est le premier État producteur de crevettes; ce secteur a été sinistré par la marée noire de Deepwater Horizon d'avril 2010.

Industries[modifier | modifier le code]

L'État concentre une partie des raffineries du pays, et est le point d'entrée d'une partie du pétrole produit dans le golfe du Mexique. L'ouragan Katrina a sérieusement endommagé une partie des installations en 2005.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

L'industrie touristique se concentre dans les grandes villes de la côte, et est très liée aux activités des nombreux casinos qui s'y trouvent, ainsi qu'aux nombreux festivals musicaux (jazz, zydeco, musique cadienne) et mardis gras traditionnels, sans oublier la gastronomie louisianaise.

Francophonie[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Lors de la vente de la Louisiane par Napoléon Ier aux États-Unis en 1803, le territoire louisianais est essentiellement peuplé de colons d'origine française, composés de Franco-louisianais, d'Acadiens, de Canadiens français, de créoles et d'esclaves. Devenu l'État de Louisiane, le port de La Nouvelle-Orléans va recevoir un flot important et continu d'immigrants jusqu'à la guerre de Sécession. Les premiers à s'installer entre 1804 et 1810 furent plusieurs milliers de Français en provenance de la colonie de Saint-Domingue fuyant avec leurs esclaves la révolution haïtienne. Puis arrivèrent ensuite quatre flux continus d'immigrants venus du reste des États-Unis, de France, d'Irlande et d'Allemagne.

Francophones et anglophones[modifier | modifier le code]

Lors de son voyage en Amérique, Alexis de Tocqueville séjourne à La Nouvelle-Orléans en 1832 et rencontre le procureur-général de la Louisiane, Étienne Mazureau qui lui fournit de nombreuses données sociologiques, démographiques et linguistiques sur la Louisiane et notamment La Nouvelle-Orléans. La ville portuaire est alors divisée en trois municipalités ; Deux sont francophones et une anglophone[35].

Carte des municipalités et zones linguistiques de La Nouvelle-Orléans en 1863.
  • La première municipalité est composée du Vieux Carré historique et des quartiers de Tremé, Fontainebleau, Audubon et du Bayou Saint-Jean. C'est une municipalité francophone peuplée depuis la colonisation de la Louisiane française.
  • La seconde municipalité est située en amont du fleuve Mississippi. Elle est contiguë à la première et accueille les immigrants américains anglophones venus du reste des États-Unis. Majoritairement protestante, la municipalité va recevoir de nombreux Irlandais catholiques notamment avec la mise en place d'offices religieux catholiques en langue anglaise.
  • La troisième municipalité est située en aval du fleuve Mississippi. Elle est contiguë à la première municipalité. Elle est composée du faubourg Marigny. Elle est peuplée à l'origine de créoles, mulâtres et métis franco-africains. Elle fut le lieu historique du plaçage, système hérité de la période française, mais en désuétude, qui consistait à placer des femmes esclaves noires pour les maîtres blancs comme concubines. Les enfants métissés, issus de ces centaines de couples devinrent des hommes de couleur libres. La 3e municipalité accueillit, par la suite, plusieurs milliers d'immigrants venus de France au cours du XIXe siècle.

Fin de la suprématie linguistique française[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la guerre de Sécession, la langue française demeura prépondérante dans l'État de Louisiane, mais la division entre francophones blancs et francophones noirs et créoles va apparaître lors du conflit armé entre Confédérés et Unionistes. Les Francophones Blancs, majoritairement esclavagistes firent cause commune avec les Confédérés favorables au système esclavagiste. En fait bilingues, ils optèrent pour l'assimilation de fait à l'anglo-américain. Créoles, métis, mulâtres et esclaves noirs, massivement monolingues, restèrent fidèle à la langue française. Après les ravages et les bouleversements de la guerre civile mais aussi la forte immigration irlandaise, le paysage linguistique de la Louisiane changea. Les Francophones ne sont plus majoritaires et s'intègrent à la société américaine. Même si on continue à parler français chez soi, la majorité des écoles n'offrent plus que l'anglais comme langue d'instruction. Quant aux Créoles, mulâtres, métis et anciens esclaves francophones, ils ne peuvent constituer des écoles francophones en raison de leur pauvreté. La langue française va alors régresser jusqu'à la Première Guerre mondiale et sera même bannie officiellement au début des années 1920.

Renouveau de la langue et de la culture française[modifier | modifier le code]

Les plaques bilingues de la Rue Bourbon, dans le Vieux carré de La Nouvelle-Orléans.
Plaques bilingues des noms des rues de Lafayette.
Nom de rue à Natchitoches en l'honneur de Louis Juchereau de Saint-Denis.

Il faudra attendre 1968 pour voir renaître officiellement la langue française en Louisiane. Le Conseil pour le développement du français en Louisiane dirigé par James Domengeaux va se battre pour imposer la langue française comme seconde langue officielle de l'État de Louisiane[36]. Le français n'a jamais totalement disparu. Les Anciens le parlent encore et leurs petits-enfants se mettent à s'intéresser à leurs origines françaises. Un renouveau de l'apprentissage du français apparaît en Louisiane. L'Organisation internationale de la francophonie participe à cet engouement en envoyant des centaines d'enseignants français, belges, québécois, suisses, maghrébins et même vietnamiens former à la fois les élèves et leurs futurs enseignants. Depuis cette date, la langue française a permis aux Franco-louisianais de retrouver une fierté de parler leur langue et d'assumer pleinement leurs origines. La région d'Acadiane, peuplée de francophones, affiche désormais sa francité dans les rues, dans les radios locales, lors des festivités et aussi le jour de mardi-gras.

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Le Conseil pour le développement du français en Louisiane ou CODOFIL est une agence de l'État pour la promotion de l'usage du français (aussi bien français métropolitain que le français cadien et le créole louisianais) dans la population de Louisiane. Le conseil a son siège à Lafayette[37]. Son dirigeant historique, James Domengeaux se battait pour imposer la langue française comme seconde langue de facto de l'État de Louisiane.

Le président actuel du CODOFIL est William Arceneaux. Le CODOFIL, qui a aussi le titre "Agence des Affaires Francophones de Louisiane," est dirigé par un Conseil de 23 membres. Le français est la langue du travail de cette agence, faisant de la Louisiane un État francophone de jure.

Les 18 et 17 mars 1982, le Ministre de l'Éducation des États-Unis, Terrel Bell, se rend en Louisiane à l'invitation du CODOFIL. Il vient constater l'application de la Résolution 161 votée par le Sénat louisianais en 1980, sur le statut de la langue française comme langue seconde de la Louisiane.

La Louisiane fonctionne pour la plupart en anglais, l'usage du français cadien et du créole louisianais étant rare à l'extérieur du « triangle cadien » à l'ouest de La Nouvelle-Orléans. Plusieurs dialectes du français sont parlés dans l'État, y compris le français cadien, le français colonial, le français napoléonique, le français métropolitain, le français suisse et le français belge. Il existe aussi deux dialectes du créole parlés dans l'État : le créole louisianais (qui ressemble le plus au créole seychellois et mauricien) ainsi qu'un dialecte qui se rapproche du créole haïtien.

Le français et le créole sont parlés principalement dans le triangle comprenant 23 paroisses dans l'extrême sud de l'État situées à l'ouest du Mississippi. La ville de Lafayette y est la capitale culturelle francophone et créolophone de la région de l'Acadiane (l'Acadiana).

La pratique de ces différentes façons de parler français était en déclin, bien que depuis quelques années, elle connaît un regain grâce à l'action et au dynamisme du CODOFIL et sur le plan international par ses échanges culturels avec les autres nations membres de la Francophonie. En 1971, Edwin Edwards devient le premier gouverneur francophone du XXe siècle de la Louisiane. Il a été réélu pour quatre mandats. Kathleen Babineaux Blanco, qui a servi comme gouverneur de 2004 à 2008, est aussi francophone.

En 2009 le gouverneur Bobby Jindal a signé un projet de loi faisant de la Fleur de Lis l'emblème de la Louisiane.

Culture[modifier | modifier le code]

Livre[modifier | modifier le code]

Le roman Manon Lescaut écrit par l’abbé Prévost dans la première moité du XVIIIe siècle se termine en Louisiane française, notamment à La Nouvelle-Orléans[38].

Le roman "Passée Blanche de Louisiane", écrit par Paul Nevski, aborde sans tabou le problème de l'esclavage en Louisiane, où l'on trouvait des plantations comme étant les propriétés de maîtres noirs qui employaient des esclaves blancs, fruit à la fois du "plaçage" de jeunes filles noires auprès de maîtres blancs et de "prêts à vie" d'enfants nés de familles pauvres cadiennes. (ISBN 978-2-84664-172-8[à vérifier : isbn invalide]) publié aux éditions Yvelinédition.

Tout comme l'œuvre de Belva Plain, Les cèdres de beau-jardin, le roman Mémoires de Louisiane de Emilie Richards se déroule en Louisiane et aborde le sujet des différentes castes, du commerce du coton ou encore de la vie dans le Bayou. (ISBN 978-2-2808-3370-7)

Le roman Les Quatre Vies Dans Le Jardin De La Louisiane de Marie Laure de Shazer, aborde également le sujet des différentes castes, l'interdiction de la langue française dans les écoles et dans les foyers de 1916-1968, Manon Lescaut, Napoléon, les Cajuns, Jefferson, le rêve américain, l’amour libre, la liberté d’expression, les Créoles, l'ouragan Katrina. Le début du roman Entretien avec un vampire d'Anne Rice se déroule en Louisiane.

La série de bande dessinée jim Cutlass (dessin christian Rossi scenario jean Giraud)se déroule en Louisiane.

La Communauté du Sud est une série de livres écrite par Charlaine Harris dont l'action se situe dans une ville fictive près de Shreveport, en Louisiane.

L'écrivain James Lee Burke brosse un portrait réaliste et saisissant de la Louisiane moderne dans la série qu'il consacre à son héros Dave Robicheaux (incarné à l'écran par Tommy Lee Jones dans le film que Bertrand Tavernier à tiré du roman Dans la brume électrique avec les morts confédérés). Ce fils d'ouvrier francophone a écrit une vingtaine de romans qui magnifient la faune et la flore louisianaise, tout en dressant un portrait sans concession de la vie dans cet état qui tourne le dos à son histoire et s'américanise toujours plus.

"Louisiane" saga de l'écrivain et Journaliste Maurice Denuzière raconte l'histoire de la Louisiane de 1830 à 1950 à travers une famille propriétaire d'un domaine cotonnier près de Fausse Rivière (en 5 volumes : Louisiane, Bagatelle, Fausse rivière, Les 3 chênes et l'adieu au Sud). Adapté au cinéma par Philippe de Broca

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Amstrong est un des chanteurs qui a vécu en Louisiane. (1960)

Contexte[modifier | modifier le code]

La Louisiane est un État avec une forte richesse musicale où se mélangent ou s'ignorent différents styles eux-mêmes très riches : cadien, créole, folk, country, rock, blues… En outre, La Louisiane est parmi les quelques États (dont New York, Michigan, Illinois) à avoir créé au cours des années 1960 et 1970 la funk ; en effet, au côté de chanteurs non-louisianais comme James Brown, des chanteurs et musiciens de Louisiane comme les Meters ont profondément influencé non seulement la funk, mais la pop et le rock en général.

La musique cadienne et créole[modifier | modifier le code]

La chanson francophone est représentée essentiellement par trois styles musicaux qui s'entrecroisent ; la musique cadienne, le zydeco et le swamp pop. Elle trouve ses racines et sa vitalité dans la région de l'Acadiana au sud-ouest de la Louisiane. La Nouvelle-Orléans et Bâton-Rouge demeurent des centres importants de créations musicales avec de nombreux groupes ou "band" influencés par ces trois styles musicaux louisianais.

Le Festival international de Louisiane est un festival musical francophone qui se déroule chaque année dans la ville de Lafayette dans la région de l'Acadiane depuis 1986.

  • La musique cadienne est un genre musical issu du country et du folk. Zachary Richard est un des représentants de la musique cadienne. Marce Lacouture est une interprète de musique cadienne, son registre allant des ballades, aux rondes, en passant par des ritournelles et le country. La musique cadienne fut d'abord une musique jouée par des Blancs.
  • Le zydeco appelé également zarico est une musique traditionnelle louisianaise mélangeant des styles différents, tels que le Rhythm and blues, le blues et le jazz, avec des paroles en créole louisianais, cadien, français standard et anglais. Elle fut une musique d'abord jouée par des Noirs. Clifton Chenier, Beau Jocque, Zydeco Joe furent des représentants de ce style musical.
  • Le swamp pop est un creuset musical dans lequel se mélange avec harmonie, du blues, du rock, du country et du zydeco. Les paroles sont également un mélange de créole louisianais, français cadien, français standard et d'anglais. Bobby Charles fut un des premiers musiciens de swamp pop.

Cuisine[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des États du Sud (Floride, Texas, Caroline du Sud…), la Louisiane a depuis longtemps une forte culture autour du football américain qui y est le sport le plus suivi et médiatisé. Non seulement les championnats professionnels sont très suivis chaque semaine jusqu'au Superbowl qui a lieu en février, mais le championnat universitaire (Collegue league) qui regroupe les meilleurs joueurs étudiants (18-20 ans) des colleges (classes préparatoires de deux ans après le lycée, avant d'intégrer l'université) est tout aussi suivi par des fans - hommes et femmes, jeunes et plus âgé - prêts à dépenser plusieurs centaines de dollars américains pour assister à un match. Chaque semaine, l'équipe d'un État affronte celle d'un autre État fédéral, fortifiant le sentiment d'appartenance régionaliste. Ce championnat sert à repérer les futurs joueurs professionnels. Dans cet État relativement pauvre, un grand nombre de joueurs sur le terrain jouent en présence de supporters en très forte majorité blancs. La bière reste la boisson la plus consommée lors des matchs, suivie par les cocktails à base de whisky, de rhum et de sodas.

Symboles[modifier | modifier le code]

Un chaoui (raton laveur) dans le bayou

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Louisiana QuickFacts from the US Census Bureau », sur census.gov, United States Census Bureau,‎ 27 mars 2014 (consulté le 3 avril 2014)
  2. Sturdevent, William C. (1967)
  3. (en) The German Coast of Louisiana Melish 1815, sur le site acadian-cajun.com
  4. Histoire linguistique de la Louisiane, sur le site tlfq.ulaval.ca
  5. (en) Notorious Woman: The Celebrated Case of Myra Clark Gaines Par Elizabeth Urban Alexander, page 66
  6. Elisabeth Urban Alexander, sur le site books.google.fr
  7. Fondation de la Louisiane, sur le site cyberacadie.com
  8. Commerce and Slavery in lower Louisiana, sur le site books.google.fr/
  9. (en) Notorious Woman: The Celebrated Case of Myra Clark Gaines Par Elizabeth Urban Alexander, page 73
  10. Pichon, Louis André, sur le site books.google.fr
  11. (en) The Louisiana Purchase: a historical and geographical encyclopedia Par Junius P. Rodriguez, page 275
  12. (en) Center for Louisiana Studies, sur le site cls.louisiana.edu
  13. Adresse introuvable, semble erronée "…", sur le site frenchimmersionusa.org
  14. De Koninck, R. (2006) Le delta du Mississippi: une lutte à finir entre l'homme et la nature. Hérodote, (2), 19-41.
  15. Maret, I., & Cadoul, T. (2007). Peut-on concilier risques côtiers et planification viable?. Le cas de la Nouvelle-Orléans. Territoire en mouvement Revue de géographie et aménagement. Territory in movement Journal of geography and planning, (1), 83-95.
  16. Scavia, D., Field, J. C., Boesch, D. F., Buddemeier, R. W., Burkett, V., Cayan, D. R., ... & Titus, J. G. (2002). Climate change impacts on US coastal and marine ecosystems. Estuaries, 25(2), 149-164.
  17. a et b Bob Marshall, Brian Jacobs & Al Shaw (2014) Louisiana is drowning, quickly, 2014-08-28
  18. Washed away ; Locations in Plaquemines Parish disappear from latest NOAA charts
  19. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Marshall B (2014) Losing Ground: Southeast Louisiana is disappearing, quickly, Scientific American, avec The Lens & ProPublica
  20. a et b Marshall, Bob (2013), article intitulé « New research: Louisiana coast faces highest rate of sea-level rise worldwide » ; 2013-01-21
  21. Dokka R.K (2009) Comparison of methods used to measure modern subsidence in southeastern Louisiana ; Gulf Coast Association of Geological societies Transactions, V 59 p 225-242 (résumé).
  22. a et b Penland, S., & Ramsey, K. E. (1990). Relative sea-level rise in Louisiana and the Gulf of Mexico: 1908-1988. Journal of Coastal Research, 323-342.
  23. Day, J. W., Britsch, L. D., Hawes, S. R., Shaffer, G. P., Reed, D. J., & Cahoon, D. (2000). Pattern and process of land loss in the Mississippi Delta : a spatial and temporal analysis of wetland habitat change. Estuaries, 23(4), 425-438.
  24. SLFPAE ou [slfpae.com/ The Southeast Louisiana Flood Protection Authority - East], Présentation du SLFPAE (PDF? 13,21 MB)
  25. Maret, I., & Goeury, R. (2008). La Nouvelle-Orléans et l’eau: un urbanisme à haut risque. Environnement Urbain/Urban Environment, 2, 107-122.
  26. Camp’Huis, N. G., & Ledoux, B. (2008). Peut-on vraiment reconstruire les mégapoles après une inondation généralisée ?. Responsabilité et environnement, (1), 65-71.
  27. « Senior Scientist », membre de la NOAA et travaillant sur la protection des littoraux depuis 18 ans
  28. Osborn T (2000) NOAA and the State of Louisiana Implement a Large Hydraulic Dredging Restoration of a Coastal Barrier Island. In 2000 National Conference on Beach Preservation Technology (p. 94). Florida Shore & Beach Preservation Association.
  29. Boesch, D. F., Josselyn, M. N., Mehta, A. J., Morris, J. T., Nuttle, W. K., Simenstad, C. A., and Swift, D. P. J. (1994). "Scientific assessment of coastal wetland loss, restoration and management in Louisiana", Journal of Coastal Research, Special Issue No. 20.
  30. Boesch F.F (2006) Scientific requirements for ecosystem-based management in the restoration of Chesapeake Bay and Coastal Louisiana. Ecological Engineering, 26(1), 6-26.
  31. Tidwell, Michael. Bayou Farewell: The Rich Life and Tragic Death of Louisiana's Cajun Coast. Vintage Departures: New York, 2003 ISBN 978-0-375-42076-4.
  32. Mid-Continent Oil and Gas Association (1989) Environmental impact of produced water discharges in coastal Louisiana, Juillet 1989, PDF, voir notamment page 14/312 pages
  33. Marshal B (2013), What are the key issues in lawsuit against oil & gas companies for coastal loss?, 2013-07-26, consulté 2014-08-29
  34. (en) Exit Polls, sur le site edition.cnn.com
  35. Alain Saussol, Joseph Zitomersky, Colonies, territoires, sociétés, éditions La'Harmattan, 1996, sur le site books.google.fr
  36. Conseil pour le développement du français en Louisiane, sur le site codofil.org
  37. "Conseil pour le développement du français en Louisiane, sur le site codofil.org. Consulté le 21 juin 2011.
  38. Alfred Mercier, L'Habitation Saint-Ybars, Ou, Maitres Et Esclaves En Louisiane, Franco-Ameŕicaine, Eugene Antoine, 234 p., {{Subst:AnnLit|1881}}

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) « Sur les chemins de Louisiane », dans National Geographic France, no 51, décembre 2003
  • Louisiane. La théâtralité comme force de vie de Cécilia Camoin, PUPS, 2013.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]