Albert Schweitzer

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Albert Schweitzer

alt=Description de l'image Bundesarchiv_Bild_183-D0116-0041-019,_Albert_Schweitzer.jpg.
Naissance 14 janvier 1875
Kaysersberg (Alsace-Lorraine, Empire allemand)
Décès 4 septembre 1965 (à 90 ans)
Lambaréné (Gabon)
Nationalité
Pays de résidence Gabon
Profession Médecin
Autres activités
Distinctions
Famille
Jean-Paul Sartre, son petit-cousin, Louis Schweitzer, son petit-neveu[1]

Compléments

L’église de Gunsbach où Albert Schweitzer fit ses premières gammes.

Albert Schweitzer (Kaysersberg14 janvier 1875Lambaréné4 septembre 1965), était un théologien protestant, musicien organiste, philosophe et médecin alsacien[2].

Connu pour son éthique du « respect de la vie », inspiré (comme il en témoigne[3]) des religions de l'Inde, dont notamment le principe d’ahimsâ (« non-violence ») issu du jaïnisme, de l’hindouisme et du bouddhisme, mais aussi célèbre pour avoir été le précurseur de l’aide humanitaire pour la fondation en 1913 de son hôpital de Lambaréné, au Gabon, ainsi que pour ses travaux sur Bach et ses interprétations à l’orgue, caractéristiques du mouvement de la réforme alsacienne, Albert Schweitzer fut lauréat du prix Goethe en 1928 et du prix Nobel de la paix en 1952.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Albert Schweitzer est né le 14 janvier 1875, après l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Empire allemand. Sa langue maternelle était l'alsacien de Haute-Alsace. Étant à la naissance un nourrisson rachitique, les médecins de Kaysersberg recommandent à sa famille d'aller vivre dans un endroit où l'air est pur. À l'âge de six mois, Albert part avec sa famille s'installer à Gunsbach, où son père a trouvé un poste de pasteur luthérien (EPCAAL) et d'instituteur. Initié très tôt à la musique, il joue de l'orgue paroissial dès l'âge de neuf ans.

Études[modifier | modifier le code]

De 1885 à 1893, il passe ses années d'études secondaires à Mulhouse et obtient son Abitur (équivalent allemand du baccalauréat) en 1893. En octobre de la même année, il débute des études de théologie luthérienne et de philosophie à l'université de Strasbourg, tout en étudiant l'orgue à Paris, chez Charles-Marie Widor.

Le jour de la Pentecôte 1896, Albert Schweitzer prend la décision qu'à l'âge de trente ans, il se consacrera à un service purement humanitaire[4].

De retour de Paris et Berlin où il a étudié la théologie et la philosophie pendant trois ans, Albert Schweitzer passe ses doctorats de philosophie (1899) et de théologie (1900) à Strasbourg. Il devient ensuite pasteur luthérien à l'église Saint-Nicolas de Strasbourg, où il bénit notamment, le 11 avril 1908, le mariage de Theodor Heuss, futur premier président de la République fédérale d'Allemagne.

Sa thèse de théologie sur la Sainte-Cène est publiée en 1901 ; l'année suivante, Albert Schweitzer est nommé chargé de cours à la faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg. De 1903 à 1906, il est le directeur du Collegium Wilhelmitanum, qui est le séminaire protestant luthérien (ou le Stift) de Strasbourg. Il joue régulièrement de l'orgue sur l'instrument de l'église protestante Saint-Nicolas de Strasbourg, dont il est le titulaire. En automne 1904, il lit un article dans le Journal des Missions évangéliques de Paris, et décide de devenir médecin et d’aller s'installer à Lambaréné au Gabon.

Albert Schweitzer donne des séries de concerts d'orgue afin d'aider au financement de son hôpital. Il est aussi un spécialiste de Jean-Sébastien Bach, à qui il a consacré une monographie (1905). Avec le pasteur Jean-Paul Meyer (responsable des paroisses protestantes des communes de L'Hôpital et de Freyming-Merlebach - Moselle - durant la période 1909-1939), Schweitzer corrige les épreuves de son ouvrage sur Bach. Proche ami du pasteur Meyer, il fait installer, grâce au financement de son hôpital dans l'église protestante de la ville de L'Hôpital (Moselle), un orgue qu'il souhaite d'abord transporter à Lambaréné. Il reviendra de temps en temps à L'Hôpital (Moselle), pour y revoir son ami Jean-Paul Meyer et donner des récitals sur « son » instrument, pour le financement de son œuvre.

En 1905, Albert Schweitzer débute ses études de médecine à la faculté de médecine de Strasbourg. En 1912, il suit un enseignement sur la médecine tropicale à Paris. Reçu docteur en médecine en 1913, il part pour Lambaréné (alors en Afrique-Équatoriale française) le 21 mars, en compagnie d'Hélène Bresslau (1879-1957), une institutrice et fille du professeur Harry Bresslau, qu'il a épousée en 1912. Ils auront une fille unique, Rhéna (1919-2009)[5]. Albert et Hélène Schweitzer débarquent en pirogue à Lambaréné le 16 avril 1913 où ils fondent leur premier hôpital sur le terrain de la mission évangélique de Paris[6]. Ce modeste dispensaire devient progressivement un village-hôpital de bois, de tôle et de torchis dans lequel Albert Schweitzer soignera sans relâche de 1913 à 1965 « ses indigènes » mais se révélera aussi complice de la colonisation[7] par son côté autoritaire, paternaliste et méprisant, comme le dénonce le cinéaste Bassek Ba Kobhio dans son film Le Grand Blanc de Lambaréné en 1994[8].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En tant que citoyens allemands, les époux sont mis en résidence surveillée dès 1914 par l'armée française. Exténués par plus de quatre ans de travaux et par une sorte d'anémie tropicale, ils sont arrêtés en 1917, déportés et incarcérés comme prisonniers civils dans les Hautes-Pyrénées à Notre-Dame de Garaison, et par la suite à Saint-Rémy-de-Provence jusqu'en juillet 1918. De retour en Alsace, Albert Schweitzer obtient la nationalité française, tout comme sa femme allemande.

Pendant son incarcération, Albert Schweitzer écrit Kulturphilosophie (1923), une étude philosophique de la civilisation. Il y aborde la pensée éthique à travers l’histoire et invite ses contemporains à mettre en œuvre une philosophie de respect de la vie.

Après la première guerre[modifier | modifier le code]

Albert Schweitzer reste en Europe jusqu'en 1924, puis il retourne en Afrique où il reconstruit et aménage un hôpital à Lambaréné, au Gabon, pour y recevoir des milliers de patients africains. En 1954, il inaugure le Village Lumière, où il peut accueillir deux cents lépreux et leurs familles.

Afin de donner les conférences et les récitals d’orgue, qui lui rapportent les fonds nécessaires à ses activités, Albert Schweitzer retourne fréquemment en Europe. Il est un ami personnel de la reine Élisabeth de Belgique et d'Albert Einstein. En 1953, il reçoit le prix Nobel de la paix 1952. C'est alors qu'un grand nombre d'Alsaciens se reconnaissent en lui.

Albert Schweitzer était complètement végétarien, du moins durant les dernières années de sa vie[9]'[10]. Il avait d'ailleurs, à côté de son hôpital fondé en 1913 à Lambaréné, au Gabon, fondé aussi un hôpital-refuge pour les animaux, chose qui se retrouve chez les jaïns et les hindous[11]. Il est considéré comme un des rares philosophes européens à avoir été influencé par la philosophie du jaïnisme (avec l'ahimsâ)[11].

Vieillesse et mort[modifier | modifier le code]

Tombe d'Albert Schweitzer à l'hôpital de Lambaréné.

À 86 ans, le 5 novembre 1961, Albert Schweitzer adhère à l’Église unitarienne universaliste des États-Unis en rejoignant la Church of the Larger Fellowship, dirigée par son ami George Marshall[12], dénommée ainsi à cause de ses membres dispersés dans le monde entier[13].

Albert Schweitzer meurt à Lambaréné en 1965.

Notoriété[modifier | modifier le code]

Évocation d’Albert Schweitzer dans l’église Saint-Thomas de Strasbourg.
Dessin d'Albert Schweitzer par Arthur William Heintzelman.

L'œuvre d'Albert Schweitzer comprend une trentaine d'ouvrages, parmi lesquels une étude théologique, Reich Gottes und Christentum (Le Royaume de Dieu et le christianisme), ainsi que son autobiographie. Il est critique vis-à-vis de la Première quête du Jésus historique à laquelle son argumentaire met fin.

Sa philosophie s'articule autour d'un grand principe : le respect de la vie. Ce principe le rapproche des grands penseurs de l'Inde, et en particulier des penseurs du Bouddhisme, sur lesquels il écrira un essai.

Dans les domaine caritatifs et médicaux, la carrière d'Albert Schweitzer a inspiré nombre d’associations et d’organisations qui travaillent aujourd'hui selon son éthique. Parmi ces établissements, on peut citer l’Albert Schweitzer Zentrum en Allemagne, l’Association suisse Albert-Schweitzer ou le Centre écologique Albert-Schweitzer (CEAS) en Suisse, ainsi que l’hôpital Albert-Schweitzer Haïti de Deschapelles en Haïti, fondé en 1956 par Larry Mellon, l’héritier d'Andrew Mellon.

Dans le domaine artistique et littéraire, il a inspiré en 1952 à l'écrivain Gilbert Cesbron une pièce de théâtre qui obtint un vif succès populaire : Il est minuit, Docteur Schweitzer, portée à l'écran la même année par André Haguet avec Pierre Fresnay dans le rôle de Schweitzer (Il est minuit, Docteur Schweitzer). Dans un poème virulent rédigé en 1959 et intitulé Le Docteur Schweitzer, Boris Vian attaque le personnage (Cantilènes en gelée)[14].

Sa cousine, Anne-Marie Schweitzer Sartre, était la mère de Jean-Paul Sartre[15].

Albert Schweitzer a donné son nom à de nombreux établissements scolaires ainsi qu'une clinique privée à Colmar en Alsace.

Citations[modifier | modifier le code]

« Je suis vie qui veut vivre, entouré de vie qui veut vivre. Chaque jour et à chaque heure cette conviction m’accompagne. Le bien, c’est de maintenir et de favoriser la vie ; le mal, c’est de détruire la vie et de l’entraver. »

— La civilisation et l’éthique, 1976

« Chaque fois que je suis sur le point d'abîmer une vie quelconque, il faut que je me pose clairement la question de savoir si c'est nécessaire. Jamais je ne devrai m'autoriser à aller au-delà de l'indispensable, même dans des cas apparemment insignifiants. »

— La civilisation et l'éthique, chap. XXI, 1976

James Cameron, un journaliste britannique qui vécut un temps avec lui afin d'écrire une série d'articles pour le News Chronicles, le décrit ainsi : « Le docteur ne mange que fruits et légumes, mais en grandes quantités : avocats, mangues et soja, ainsi que particulièrement une très grande variété de bananes bouillies. Le docteur n'a que peu d'illusions quant à la civilisation moderne et c'est pourquoi il en défend une nouvelle, basée sur le respect de la vie. Il pense que la civilisation moderne, basée sur l'arme atomique, est faussement basée sur la destruction de la vie. »[9]

Albert Schweitzer souleva de rudes critiques envers le colonialisme. Dans un sermon prêché le 6 janvier 1905, avant qu'il n'ait annoncé à quiconque ses plans humanitaires, il discourait ainsi :

« Notre culture divise les gens en deux classes : les hommes civilisés, un titre accordé à ceux qui effectuent le classement ; et les autres, qui ont seulement forme humaine, et qui pourraient périr ou être jetés aux chiens pour ce que les « hommes civilisés » en ont à faire.

Oh, cette « noble » culture qui est la nôtre ! Elle parle si pieusement de dignité humaine et de droits humains, puis faillit à respecter cette dignité et ces droits d'innombrables millions avant de les fouler à ses pieds, au prétexte qu'ils vivent outre-mer ou que leurs peaux sont de différentes couleurs, ou qu'ils ne peuvent pas « s'aider eux-mêmes ».

Cette culture ne sait pas combien elle est creuse et misérable et pleine de désinvoltes parlottes, combien banale elle paraît pour ceux qui la suivent par delà les mers et voient ce qu'elle a commis là-bas [...]

Je ne vais pas énumérer tous les crimes perpétrés au nom de la justice. Des gens ont volé les indigènes de leurs terres, en ont fait des esclaves, libérant sur eux la vermine de l'humanité. Pensez aux atrocités commises sur ces populations rendues serviles [...] et tout ce que nous avons fait... Nous les décimons, puis par un trait de stylo, prenons leurs terres si bien qu'ils n'ont plus rien du tout...

Si toute cette oppression et tout ce péché et cette honte sont perpétrés sous l'œil du Dieu germain, ou du Dieu américain, ou du Dieu britannique, et si nos états ne se sentent pas obligés premièrement de laisser de côté leur affirmation d'être « chrétien » — alors le nom de Jésus est blasphémé et tourné en dérision. Et la Chrétienté de nos états est blasphémée et tournée en dérision devant ces pauvres gens. Le nom de Jésus devient imprécation, et notre Chrétienté -votre et mienne- devient contre-vérité et disgrâce, si les crimes ne sont pas suivis de réconciliations là-même où ils furent commis. Car pour toute personne ayant commis au nom de Jésus un crime, quelqu'un doit s'avancer pour aider au nom de Jésus ; pour toute personne qui vole, quelqu'un doit apporter compensation ; pour chaque personne qui maudit, une autre doit bénir.

Et dorénavant, lorsque vous parlez de missions, laissez ceci être votre message : Nous devons restaurer l'harmonie pour tous ces crimes lus dans les journaux. Nous devons recréer l'harmonie pour ces crimes, encore pires, à propos desquels nous ne lisons rien dans les magazines, ces crimes étouffés dans le silence nocturne de la jungle... »

— Essential writings de Albert Schweitzer; James Brabazon Éditeur : Maryknoll, NY Orbis Books 2005[16]

« Il y a deux moyens d'oublier les tracas de la vie : la musique et les chats[réf. nécessaire]. »

« J’étais professeur à l’université de Strasbourg, organiste et écrivain ; j’ai tout quitté pour devenir médecin en Afrique équatoriale. Pourquoi ? Divers écrits et des témoignages oraux de missionnaires m’avaient révélé la misère physique des indigènes de la forêt vierge. Plus j’y réfléchissais, plus j’avais peine à comprendre que nous, Européens, fussions si médiocrement préoccupés de la grande tâche humanitaire qui nous incombe en ces lointains pays. Il me semblait que la parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare s’applique fort bien à nous. Le riche, c’est nous. Les progrès de la médecine ont mis à notre disposition un grand nombre de connaissances et de moyens efficaces contre la maladie et la douleur physique ; et les avantages incalculables de cette richesse nous semblent chose toute naturelle. Le pauvre Lazare, c’est l’homme de couleur. Il connaît autant et même plus que nous la maladie et la souffrance, et il n’a aucun moyen de les combattre. Nous agissons comme le mauvais riche, dont l’insouciance vis-à-vis du pauvre assis à sa porte était un péché, parce qu’il ne se mettait pas à la place de son prochain et ne laissait pas parler son cœur. »

— Extrait de son livre : À l'orée de la forêt vierge, page 15 / Lambaréné le 15 décembre 1951 (édition Albin Michel, numéro 2750)

On trouve sur Internet des propos hostiles aux Noirs attribués à Albert Schweitzer. Leur présence dans telle ou telle édition de tel ou tel livre de Schweitzer ne semble être confirmée par aucune étude sérieuse.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Eugène Münch 1857-1898, éd. imprimerie J. Brinkmann, Mulhouse, 1898
  • (de)Die Religionsphilosophie Kants, éd. J. C. B. Mohr, Freiburg i. B., Leipzig, Tübingen, 1899
  • (de)Das Abendmahl im Zusammenhang mit dem Leben Jesu und der Geschichte der Urchristentums, éd. J. C. Mohr, Tübingen, 1901
  • (de)Von Reimarus zu Wrede (1906) paru en 1913 en édition revue et augmentée sous le titre Geschichte der Leben-Jesu-Forschung
  • Jean-Sébastien Bach Le musicien-poète, éd. Breitkopf & Härtel, Leipzig, 1905, préface de Charles-Marie Widor
  • (de)Johann Sebastian Bach, éd. Breitkopf & Härtel, Leipzig, 1908; ce livre n'est pas une traduction allemande du précédent mais une ré-écriture complète par Albert Schweitzer pour le public germanophone de l'ouvrage magistral écrit en français avec les encouragements de Charles-Marie Widor et d'Ernest Münch et publié en 1905. Le livre en allemand conserve sa préface de Charles-Marie Widor.
  • Règles internationales pour la construction des orgues, Strasbourg, 1909
  • (de)Die psychiatrische Beurteilung Jesu: Darstellung und Kritik, éd. J. C. Mohr, Tübingen, 1913
  • À l'orée de la forêt vierge, éd. Librairie évangélique, Strasbourg, 1923 ; rééd. Albin Michel, 1995
  • Nouvelles de Lambaréné – Du printemps à l’automne 1924, éd. Librairie évangélique, Strasbourg, 1925
  • Souvenirs de mon enfance, éd. de la Concorde, Lausanne, 1926
  • Les grands penseurs de l'Inde, éd. Payot, Paris, 1936
  • Histoires de la forêt vierge, éd. Payot, Paris, 1941
  • Goethe L’homme et l’œuvre, Saison d’Alsace no 1 – 1950, Strasbourg, 1950
  • Le pélican du Dr Schweitzer, éd. Sun, Paris, 1952
  • Paix ou guerre atomique, éd. Albin Michel, Paris, 1958
  • Souvenirs de mon enfance, éd. Albin Michel, Paris, 1960
  • Ma vie et ma pensée, éd. Albin Michel, Paris, 1960
  • Le secret historique de la vie de Jésus (traduction de Geschichte der Leben-Jesu-Forschung par Annie Anex-Heimbrod), éd. Albin Michel, Paris, 1961
  • La mystique de l'apôtre Paul (traduction de l'allemand par Marcelle Guéritot), éd. Albin Michel, Paris, 1962
  • Histoire de mon Pélican, éd. Albin Michel, Paris, 1963
  • La civilisation et l’éthique (traduction de l'allemand par Madeleine Horst), éd. Alsatia, 1976
  • La paix par le respect de la vie (traduction de l'allemand par Madeleine Horst), éd. De la Nuée Bleue, 1979
  • Conversations sur le nouveau testament, éd. Brepols, Paris, 1996
  • Humanisme et mystique, éd. Albin Michel, 1995. (ISBN 978-2-226-07893-3)
  • Vivre, éd. Albin Michel, 1995. (ISBN 978-2-226-07752-3)
  • Agir, Éditions Ampelos, 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Généalogie de Louis-Théophile Schweitzer
  2. Né citoyen allemand (en Alsace-Lorraine), il devint également citoyen français au cours de sa vie pour des raisons administratives, mais conserva toujours un attachement plus important à la culture allemande, comme il en a témoigné à plusieurs reprises dans ses œuvres et dans ses interviews. « Je suis Allemand, je n'ai jamais cessé de l'être par mon identité la plus profonde et ma façon d'être au monde. Toutefois, j'aime la France, j'ai pour elle le respect que lui doit tout homme épris de progrès et de paix. » (interview par Claude Bourdet, France-Observateur du 16 mars 1961)
  3. Albert Schweitzer et Charles Rhind Joy (1947) Albert Schweitzer: an anthology Beacon Press
  4. « Die Entscheidung fiel, als ich einundzwanzig Jahre alt war. Damals, als Student in den Pfingstenferien, beschloß ich, bis zum dreißigsten Jahre dem Predigeramt, der Wissenschaft und der Musik zu leben. Dann, wenn ich in Wissenschaft und Kunst geleistet hätte, was ich darin vorhatte, wollte ich einen Weg des unmittelbaren Dienens als Mensch betreten. Welches dieser Weg sein sollte, gedachte ich in der Zwischenzeit aus der Umständen zu erfahren. » Schweitzer, Albert. _Aus meine Kindheit und Jugendzeit_, Berlin, Evangelische Verlagsanstalt, 1953, p. 50. - Traduction libre : « La décision est arrivée à l'âge de 21 ans. À l'époque, alors étudiant en vacances de l'Épiphanie, je décidai de vivre la vie de pasteur, la science et la musique jusqu'à l'âge de trente ans. Ensuite, quand la science et la musique m'auraient apporté ce que j'y cherchais, je voulais m'engager dans une voie d'aide directe. Ce que serait cette voie, je pensais que les circonstances me le feraient découvrir entre-temps »
  5. La fille du Dr Schweitzer est décédée (consulté le 29 septembre 2012)
  6. Xavier Emmanuelli, « Aventuriers de Dieu », sur La Vie,‎ 5 août 2004
  7. Pierre Erny, « Schweitzer, la colonisation et les cultures africaines », Études schweitzériennes, no 2,‎ 1992, p. 20-22
  8. Gilbert Perrin, « Albert Schweitzer filmé par un Camerounais », sur La Vie,‎ 20 avril 1995
  9. a et b http://www.ivu.org/history/europe20a/schweitzer.html
  10. http://www.all-creatures.org/cva/th-schweitzer-albert.htm
  11. a et b http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article392
  12. Nécrologie de George Marshall dans le New York Times, le 27 février 1993[1]
  13. Albert Blanchard-Gaillard, Albert Schweitzer fut-il unitarien ? Profils de liberté
  14. p. 125-127,Cantilènes en gelée, Christian Bourgois, 1972 : le poème est révélé pour la première fois par le douzième dossier du Collège de Pataphysique de juin 1960
  15. James Brabazon, Albert Schweitzer: a biography, Syracuse University Press, 2000, p. 12
  16. http://books.google.fr/books?as_isbn=1-57075-602-3

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Lassus et Irène Lassus, Albert Schweitzer : 1875-1965, Paris, A. Michel,‎ 1995 (ISBN 9782226078940)
  • (de) Almut Reichenbecher et Hermann Reichenbecher, Emma Haussknecht 1895 - 1956 ; 30 Jahre mit Albert Schweitzer in Lambaréné ; eine Biographie, Berlin, Pro Business,‎ 2007, 2e éd., 236 p. (ISBN 9783939430261)
  • (de) (fr) Sonja Poteau, Damien Mougin et Christoph Wyss, Albert Schweitzer : de Gunsbach à Lanbaréne, Weil-am-Rhein (Allemagne) Thun (Suisse) Gunsbach (8 route de Munster, 68140), Éd. AISL,‎ 2008, 336 p. (ISBN 3952241954)
  • Robert Arnaut, Albert Schweitzer : l'homme au-delà de la renommée internationale : un médecin humaniste d'exception en Afrique-équatoriale française, Paris, De Vecchi,‎ 2009, 605 p. (ISBN 9782732893785)
  • Jean-Marc Pascolo, L'Orgue d'Albert Schweitzer de la paroisse protestante, revue « Entre Lauter et Merle » no 7 de janvier 1994 (ISSN 1148-9316)
  • (en) André Audoynaud, Le docteur Schweitzer et son hôpital à Lambaréné : l'envers d'un mythe, Paris, L'Harmattan,‎ 2005, 310 p. (ISBN 2747594998)
  • (en) Bernard Kaempf, L'éthique d'Albert Schweitzer : le respect de la vie, toujours actuel, Colmar, J. Do Bentzinger,‎ 2006, (actes du colloque, Strasbourg 2005, organisé par le Centre de sociologie des religions et d'éthique sociale de la Faculté de théologie protestante de Strasbourg, 18 et 19 novembre 2005), 185 p. (ISBN 2849600768)
  • Jo Munz et Walter Munz (trad. Jean-Paul Sorg, préf. Bernard Kouchner), Coeur de gazelle et peau d'hippopotame : les dernières années d'Albert Schweitzer à Lambaréné et l'évolution de son hôpital jusqu'à nos jours, Colmar, J. Do Bentzinger,‎ 2006, 274 p. (ISBN 2849600938)
  • Biographie en anglais: (en) Edouard Nies-Berger, Albert Schweitzer as I knew him, Hillsdale, N.Y, Pendragon Press,‎ 2003, 143 p. (ISBN 1576470393)
  • (de) Nils Ole Oermann, Albert Schweitzer : 1875-1965 ; eine Biographie, München, Beck,‎ 2013 (réimpr. 2010) (1re éd. 2009), 367 p. (ISBN 9783406644399)
  • Matthieu Arnold, Prier 15 jours avec Albert Schweitzer, Bruyères-le-Châtel, Nouvelle cite,‎ 2012 (ISBN 9782853136709)
  • Matthieu Arnold, Albert Schweitzer : les années alsaciennes, 1875-1913, Strasbourg, Nuée bleue,‎ 2013, 288 p. (ISBN 9782716508186)
  • Augustin Emane, Docteur Schweitzer, une icône africaine, Paris, Fayard,‎ 2013, 288 p. (ISBN 9782213672540)
  • Noël Bertrand Boundzanga et Wilson-André Ndombet (sous la direction de), Le malentendu Schweitzer, L'Harmattan, 2014, 220 p. (ISBN 978-2-343-02940-5)
  • Albert Schweitzer: A Biography  By James Brabazon, publisher: Putnam's sons, 1975.

Films, théâtre, chansons[modifier | modifier le code]

Films
Télévision
Théâtre
  • Il est minuit, Docteur Schweitzer, pièce de théâtre par Gilbert Cesbron
Chansons
  • Il est minuit, Docteur Schweitzer, chanson de Jann Halexander de 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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