Wittenheim

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Page d'aide sur l'homonymie Pour la commune du canton de Benfeld, voir Witternheim. Pour la commune du canton de Haguenau, voir Wittersheim.
Wittenheim
Le chevalement Théodore.
Le chevalement Théodore.
Blason de Wittenheim
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Wittenheim (chef-lieu)
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération (M2A)
Président : Jean-Marie Bockel
Maire
Mandat
Antoine Homé
2014-2020
Code postal 68270
Code commune 68376
Démographie
Gentilé Wittenheimois, Wittenheimoise
Population
municipale
14 262 hab. (2011)
Densité 750 hab./km2
Population
aire urbaine
281 520 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 29″ N 7° 20′ 15″ E / 47.8080555556, 7.337547° 48′ 29″ Nord 7° 20′ 15″ Est / 47.8080555556, 7.3375  
Altitude Min. 223 m – Max. 254 m
Superficie 19,01 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.wittenheim.eu
Vue satellite de la région mulhousienne, Landsat 7, NASA.
Mulhouse : superposition de la Couronne périurbaine, de la banlieue, de la zone d'emploi et du périmètre de Mulhouse Alsace Agglomération, Wittenheim tient un rôle de ville-lisière au sein de la métropole mulhousienne.

Wittenheim (prononcé [vitənajm], alsacien : Wettena ["vetәna][1]) est une commune de la banlieue de Mulhouse[2]. C'est une ancienne commune minière du Bassin Potassique d'Alsace qui fait partie du département du Haut-Rhin et de la région Alsace. Elle accueille le chevalement Théodore[3], haut de 64 mètres.

La commune est désormais principalement tournée vers les activités commerciales et possède une des plus vastes zones de commerce du Haut-Rhin, le « Pôle 430 » dans la continuité du « Kaligone » de Kingersheim. La superficie de la commune est presque identique à celle de Mulhouse intra-muros mais plus du tiers est occupé par la forêt du Nonnenbruch et elle est donc nettement moins peuplée. La commune est membre de Mulhouse Alsace Agglomération.

Les différents quartiers de Wittenheim forment un continuum urbain articulé autour d'un champ central de 90 hectares, appelé le Mittelfeld (littéralement champ du milieu) qui est un cas rare d'agriculture urbaine en France. Sa vocation a été confirmée le 25 juin 2010[4]. La zone est réservée aux transports doux et interdite à la circulation automobile.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Wittenheim, située à 8 km de Mulhouse intra-muros, est incluse dans l'unité urbaine de Mulhouse.

Le Bassin potassique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bassin potassique.

Carte de la commune[modifier | modifier le code]

Carte de Wittenheim avec découpage par quartiers

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le tiers ouest de la commune est occupé par la forêt de Nonnenbruch, dont la partie wittenheimoise a été classée comme forêt de protection. Une particularité de Wittenheim est qu'au centre de la commune se trouve le Mittelfeld (littéralement le champ du milieu), un champ situé au milieu des zones urbanisées qui s'articulent autour. À l'ouest du Mittelfeld on trouve la zone commerciale du Pôle 430, à l'est c'est Wittenheim-Centre, au sud ce sont les cités Kullmann et Fernand-Anna, au nord les cités Sainte-Barbe, Jeune-Bois et un peu plus loin au nord-ouest, le quartier de Schoenensteinbach.

Cité Jeune-Bois[modifier | modifier le code]

La cité minière Jeune-Bois est située au nord du Pôle 430. Elle a été construite pour loger les employés de la mine Théodore-Eugene (1912-1986), située au nord de la commune de Wittenheim.

Comme dans la plupart des cités du bassin potassique, les dénominations des rues sont thématiques. Les rues de la Cité Sainte-Barge sont des noms de régions françaises (Auvergne, Franche-Comté, Lorraine,...).

La cité Sainte-Barbe est desservie par les lignes n°19 et n°54 du réseau de transport en commun Soléa.

Cité Fernand-Anna[modifier | modifier le code]

La cité Fernand-Anna est l'une des plus grandes cités minières du bassin potassique. Elle s'est développée entre les anciennes mines Anna à l'ouest (1923 - 1973) et Fernand à l'est (1913 - 1972).

Aujourd'hui, les seuls vestiges de ces installations minières sont les deux terrils. Une ligne de chemin de fer industrielle reliait les deux mines et dont l'emplacement a été remplacé depuis par une promenade de type "coulée verte". Le carreau Anna accueil aujourd'hui un complexe commercial Décathlon et le carreau Fernand un collège et de nouvelles habitations qui permettent d'assurer désormais une continuité urbaine avec Wittenheim centre.

Comme dans la plupart des cités du bassin potassique, les dénominations des rues sont thématiques. Les rues de la Cité Fernand-Anna sont des noms de fleurs (Narcisse, Hortensia, Begonia, Muguet...).

La cité Fernand-Anna est desservie par les lignes n°19 et n°54 du réseau de transport en commun Soléa.

Cité Kullmann[modifier | modifier le code]

Cité Sainte-Barbe[modifier | modifier le code]

La cité Sainte Barbe vue par un drone.

Photo aérienne de Wittenheim - Quartier Sainte Barbe / Clocher de l'église Sainte Barbe

L'église de ce quartier est classée au monuments historiques de même que le chevalement de la mine Théodore, qui est l'origine de la création de cette cité, tout comme la cité Jeune-Bois. Elle doit son nom à Sainte-Barbe, patronne des mineurs. On y trouve également un mémorial pour la mémoire des victimes d'accidents dans les mines de potasse d'Alsace

Mémorial

Comme dans la plupart des cités du bassin potassique, les dénominations des rues sont thématiques. Les rues de la cité Sainte-Barbe sont des noms de personnalités célèbres, surtout militaires (De Gaulle, Kellermann, Turenne,...)

La cité Sainte-Barbe est desservie par les lignes n°19 et n°54 du réseau de transport en commun Soléa.

Pôle 430[modifier | modifier le code]

Ce quartier est composé presque exclusivement d'activités commerciales. Ce pôle s'est progressivement développé autour de l'hypermarché Cora, installé en 1980. Il forme aujourd'hui, avec la ZAC du carreau Anna et le Kaligone à Kingersheim, l'une des plus vastes zones commerciales d'Alsace.

Le quartier est desservi par les lignes n°19 et n°54 du réseau de transport en commun mulhousien Soléa.

Wittenheim-Centre[modifier | modifier le code]

Au centre de Wittenheim se trouve un parc : La place Thiers.

Place Thiers à Wittenheim

Toujours dans le centre de la ville vous trouverez la Mairie et la place des Malgré-Nous

Place des Malgré Nous et Mairie de Wittenheim

La rue de Kingersheim traverse tout le centre ville. Bordée de commerces elle relie Kingersheim et Ensisheim

Rond Point Wittenheim

Dans la Halle au coton (dans la rue de l'ancienne filature) vous pouvez retrouver un marché tous les vendredis matins.

Marché de Wittenheim tous les vendredis matins

Schoenensteinbach[modifier | modifier le code]

Situé le long de la rue de Soultz (D429), reliant la Cité Jeune Bois à la commune de Pulversheim, c'est un petit hameau excentré situé au nord-ouest de la commune et en lisière de la Forêt de Nonnenbruch. Il est construit autour d'un ancien couvent, dont il ne subsiste aujourd'hui que quelques bâtiments dont une ferme.

En 1920, cette ferme a été rachetée par les Mines de Potasse d'Alsace afin d'accueillir une éventuelle nouvelle exploitation minière. La ferme cultivera de l'avoine et fournira du fourrage destiné à l'alimentation des chevaux employés par les mines. A partir de 1973, un puits d'entrée d'air pour la Mine Marie-Louise à Staffelfelden est creusé à côté de la ferme, jusqu'à une profondeur de 901 mètres. Le puits a été remblayé et son chevalement démoli en 1999.

Le hameau est desservi par la ligne n°54 du réseau de transport en commun Soléa.

Le Mittelfeld[modifier | modifier le code]

Le Mittelfeld, qui signifie littéralement en allemand « le champ du milieu », est avec les Marais de Bourges une des plus grandes étendues d'agriculture urbaine en France. Le Mittelfeld s'étend sur 90 hectares autour desquels s'articulent les différents quartiers de la ville.

La forêt de Nonnenbruch[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forêt de Nonnenbruch.

C'est le principal massif forestier de l'ouest de la région mulhousienne en plein cœur de la plaine de l'Ochsenfeld. Le massif a été morcelé par l'activité minière sans que celle-ci ne parvienne à porter réellement atteinte à sa relative continuité. Les mines de potasse ont été exploitées pendant plus de 100 ans, de 1894 à 2004, et sont maintenant arrêtées. Le massif est aujourd'hui menacé par l'urbanisation de la région. Cette forêt est située sur le cône de déjection recouvert de lœss de la Doller et de la Thur. Le massif forestier est parsemé de clairières steppiques, de terrils et d'anciennes carrières qui forment des étangs. L'érosion éolienne des terrils a augmenté la salinité du sol et a quelque peu modifié le paysage. De nombreux sentiers balisés permettent de traverser la forêt et de rejoindre les différentes communes. Par décret du 25 mai 2004, ce massif a été classé forêt de protection sur une superficie de 1 340,2239 hectares, sur le territoire des communes de Kingersheim, Lutterbach, Pfastatt, Reiningue, Richwiller et Wittenheim[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité (alsacien : Wittene ["viDәnә]) est mentionné pour la première fois en 829 sous la forme Witanheim[6], ensuite sous la forme in Vuittenckheim marcha en 1094, Witenheim en 1195, Wittenheim dès 1315[7].

Étymologie[modifier | modifier le code]

« la demeure de Wita(n) », d’un nom d’homme germanique *Wita(n)[8], suivi de l’appellatif germanique heim, signifiant « habitat, foyer, chez soi » et anciennement « patrie d’une tribu ».

Autres explications : « l’habitation du bois », du germanique wido « bois », en référence au bois du Nonnenbruch ; « l’habitation de la butte », l’élément wit- pouvant reposer sur une racine paléo-européenne PAT relative à un relief présentant une limite plate, en référence à la situation de la localité sur une dune de la lisière orientale du bois marécageux du Nonnenbruch[9], cependant il n'y a aucune preuve de la réinterprétation d'un toponyme antérieur, phénomène d'ailleurs rarement attesté en toponymie, ni même aucune preuve de l'existence d'une racine *pat.

Histoire[modifier | modifier le code]

Premiers peuplements[modifier | modifier le code]

Le site est occupé depuis le Néolithique comme l'attestent les découvertes archéologiques faites au début du XXe siècle.

En creusant les fondations de la villa de l'entrepreneur Columbina, au lieu-dit Horoederenhubel, un squelette accroupi ainsi que de la poterie rubanée datant du Néolithique ancien furent découverts en 1930[10].

En 1968, la présence d'un peuplement datant de l'âge du bronze final fut découverte au lieu-dit Lerchbuhl. La présence romaine est également avérée sur le ban de Wittenheim : les fondations d'une importante villa romaine furent découvertes fortuitement lors de la construction d'un lotissement en 1978. Une partie de ces fondations a été sauvegardée et a été déplacée sur la place de Thiers[11].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un village est mentionné pour la première fois en l'an 829 sous l'appellation de Witanheim, époque à laquelle l'abbaye de Murbach y possédait des terres[6].

L'époque Habsbourg[modifier | modifier le code]

Ancien fief autrichien, le château de Wittenheim, résidence des nobles de Wittenheim puis des Von Hus von Wittenheim, a été détruit en 1632 par les Suédois lors de la guerre de Trente Ans. La motte féodale, le Rebberg, reste visible à l'est de la commune. Wittenheim fut également le siège d'un très important couvent de moniales, le couvent de Schoenensteinbach. Démantelé lors de la Révolution française, ses fondations sont à nouveau visibles grâce à des fouilles récentes[12].

Sous la domination allemande[modifier | modifier le code]

À vocation agricole, Wittenheim, village allemand de 1871 à 1918, se développe dans la seconde moitié du XIXe siècle avec l'arrivée de l'industrie textile. La société textile Kullman & Cie s'implante en effet dans la commune en débutant la construction d'une filature en 1885. Cette dernière ouvre ses portes en 1888. La même année est inaugurée la ligne de tramway Mulhouse-Wittenheim. De par l'afflux de travailleurs, la commune connait alors un véritable boum démographique. La construction de la cité ouvrière Kullmann (1890-1900) est à l'origine d'un gain de population de 63 %[13]

La première banque de la commune est créée en 1887 sur le modèle mutualiste fondé par l'allemand Friedrich Wilhelm Raiffeisen (1818-1888). Cinq Wittenheimois (Fortuné Baumgartner, Joseph Erimund, Antoine Schlienger, Émile Stebler et Damien Weisbeck) créent le 4 décembre la Caisse de dépôts et de prêts de Wittenheim afin de venir en aide aux agriculteurs de la commune. Cette banque existe toujours, il s'agit de la Caisse du Crédit mutuel[14].

Le 3 février 1889, sous l'impulsion des autorités allemandes qui poussent à la création de corps de sapeurs-pompiers volontaires, le maire Sébastien Baumgartner, le trésorier Neyer et messieurs Schlienger et Helfer paraphent les statuts fondant le corps de sapeurs-pompiers de Wittenheim[15].

En 1904, Amélie Zurcher découvre de la potasse à Wittelsheim, qui était alors un village voisin. Ce sera le début d'une industrie florissante qui marquera durablement la vie et la physionomie de ce qui deviendra le bassin potassique, unique gisement de sel de potasse (ou sylvinite, de formule KCl) français. A Wittenheim, plusieurs sites miniers, chacun possédant sa cité ouvrière (Kolonie), sont exploités[16] :

  • la Mine Anna, fondée en 1907, comprend les puits Anna-Est et Anna-Ouest qui exploitent des couches de sylvinite situées entre 448 et 466 mètres de profondeur ;
  • la Mine Fernand (Reichsland), comprend les puits Fernand-Est et Fernand-Ouest qui exploitent deux couches de sylvinite situées à 539 et 560 mètres de profondeur ;
  • la Mine Théodore et la Mine Prince Eugène, situés au nord du ban communal. La première production de sylvinite fut en 1912 de 95 216 tonnes ;
  • le hameau de Schoenensteinbach accueille la ferme modèle des MDPA.

L'exploitation de la potasse marqua le paysage (chevalements, terrils) mais fit surtout de Wittenheim une commune prospère. Une population laborieuse, venue des environs mais aussi d'Allemagne et surtout de Pologne, contribua à la naissance d'une riche vie culturelle et associative. Le progrès fit également son arrivée : inauguration du foyer catholique en 1920 ; mise en chantier d'un vaste réseau de distribution d'eau en 1922 ; mise en chantier du tout-à-l’égout, construction de l'école des filles, du poste à incendie et des bains municipaux en 1928 ; électrification de la ligne de tramway en 1929[17].

Les deux conflits mondiaux n'allaient pas épargner Wittenheim.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale apporta son lot de souffrances et de destructions notamment lors de la tragique libération de la commune par les troupes françaises en janvier 1945. Wittenheim-centre fut pratiquement détruite par un déluge de feu. Le 2 février 1945, les derniers obus incendiaires allemands mirent le feu à l'église de style baroque Sainte Marie. Le clocher s'effondra le 4 février 1945 à 9 h 30. Wittenheim-centre, libéré, n'était plus qu'un amas de décombres inhabitables[18]. Une partie ne fut d'ailleurs pas reconstruite et devint l'actuelle place de Thiers. Les installations industrielles étaient hors d'usage. Cette période très douloureuse de l'histoire de la commune lui valut de se voir attribuer en 1948 la croix de Guerre avec Étoile d’Argent. C'est le maréchal de Lattre de Tassigny qui remit la décoration à la délégation wittenheimoise à Colmar le 14 juillet 1949.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

À la libération, une ère de développement nouvelle débuta pour la commune. Après la mise en place d'un village provisoire en baraquement où furent logées près de 150 familles et la construction d'une église provisoire, la municipalité et la population se lança dans un long travail de reconstruction. Wittenheim eut la chance de bénéficier du soutien matériel et financier de ses villes marraines : Fontenay-sous-Bois, Saint-Cloud et Thiers. Près de quinze années furent nécessaires pour effacer les plaies laissées par la guerre. La reconstruction d'après-guerre changea totalement sa physionomie qui perdit définitivement son caractère rural pour devenir une coquette commune urbaine. Le 2 mai 1957, pour des raisons financières, la ligne 11 du tramway électrique reliant Wittenheim à Mulhouse, qui avait repris du service dès le 3 décembre 1945, fut officiellement remplacée par une ligne de bus[19]. Le 19 mai 1957 est posée la première pierre de la nouvelle église Sainte-Marie de Wittenheim-centre. Les 27 et 28 juin 1959, lors des "Fêtes du renouveau", le nouveau Wittenheim-centre est officiellement inauguré : place de Thiers, rues de Saint-Cloud et de Fontenay-sous-Bois, bureau de poste, commissariat de police, commerces. L'église Sainte-Marie est consacrée le 28 juin[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Wittenheim

Les armes de Wittenheim se blasonnent ainsi :
« D'or à une face de gueules accompagnée de léopards de sable, deux en chef et un en pointe. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

mairie
Liste des maires successifs avant 1965[20]
Période Identité Étiquette Qualité
Cité 1788 - Joseph Schlienger[21].    
ca. 1800 1805 Sébastien Hannauer    
1805 1811 Georges d'Andlau    
1811 1821 Joseph Settelen    
1821 1823 Georges d'Andlau    
1823 1830 Joseph Settelen    
1830 1840 Sébastien Maurer    
1840 1847 Adolphe Ruel    
1847 - Joseph Ebersol    
- 1848 Fr. Joseph Schlienger[22]    
1848 1852 Joseph Ebersol    
Cité 1853 - Schlienger [23].    
1852 1865 Sébastien Maurer    
1865 1876 Joseph Ebersol    
1876 1886 Gustave Lang    
1886 1893 Sébastien Baumgartner    
1893 1919 Sébastien Gegauff    
1919 1925 Jérome Baumgartner    
1925 1929 Charles Matt    
1929 1942 Chrétien Baecher    
1942 1945 Henri Freyheit    
1945 1945 Chrétien Baecher    
1945 1947 Edmond Goetschy    
1947 1965 Constant Richert    
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires successifs (1965-2008)[24]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 1977 Émile Adelbrecht - -
mars 1977 1983 Bernard Reimeringer - -
mars 1983 1987 Antoine Gissinger RPR député
mars 1989 2001 Roger Zimmermann PS -
mars 2001 décembre 2001 Paul Zwingelstein PS décédé en décembre 2001
janvier 2002 en cours Antoine Homé PS Conseiller régional -
Les données manquantes sont à compléter.

Mulhouse Alsace Agglomération[modifier | modifier le code]

En 1965, Wittenheim intégra le syndicat intercommunal à vocation multiple du Bassin Potassique nouvellement créé. En 1995, Wittenheim et onze communes minières du Bassin Potassique se regroupèrent au sein de la Communauté de Communes du Bassin Potassique (CCBP). Le but premier de cette communauté était de favoriser la reconversion économique du bassin minier suite à l'arrêt définitif de l'extraction de la potasse. Le siège de cette nouvelle entité politique s'établit à Wittenheim dans les locaux de la ferme réhabilitée du hameau de Schoenensteinbach (Maison du Bassin Potassique). Le 1er janvier 2004, après dissolution de la CCBP, Wittenheim intégra la Communauté d'Agglomération Mulhouse Sud-Alsace (CAMSA) et en 2010, Mulhouse Alsace Agglomération.

Article détaillé : Mulhouse Alsace Agglomération.
Logo de Mulhouse Alsace Agglomération

Mulhouse Alsace Agglomération est une communauté d'agglomération, soit un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre avec des compétences spécifiques imposées par la loi. Elle existe depuis le 1er janvier 2010 et son président est Jean-Marie Bockel qui fut maire de Mulhouse de 1989 à 2010. Il est appuyé par deux présidents délégués : Jo Spiegel, délégué aux réseaux métropolitains et Olivier Becht, délégué aux relations internationales. Mulhouse Alsace Agglomération se substitue à trois anciennes intercommunalités. Les 32 communes qui la composent totalisant environ 253 000 habitants, la structure regroupe ainsi les 16 communes de l'ancienne communauté d'agglomération Mulhouse Sud-Alsace, les six communes de l'ancienne communauté de communes de l'Île Napoléon, les six communes de l'ancienne communauté de communes des Collines et les communes d’Illzach, Pfastatt, Galfingue et Heimsbrunn[25]. En 2004, la communauté d'agglomération Mulhouse Sud-Alsace avait déjà intégré 10 communes de l'ancienne communauté de communes du Bassin Potassique. La communauté d'agglomération mulhousienne est passée de 5 à 32 membres entre 2004 et 2010. La commune de Wittelsheim avait, en 2004, choisi de ne pas intégrer la communauté d'agglomération Mulhouse Sud-Alsace lors de la dissolution de la communauté de communes du Bassin Potassique, elle n'a pas souhaité non plus intégrer Mulhouse Alsace Agglomération en 2010. C'est l'unique commune de la banlieue de Mulhouse à être encore dans ce cas.

Communes membres de Mulhouse Alsace Agglomération

Le canton de Wittenheim[modifier | modifier le code]

Par décret du 26 février 1958, Wittenheim devenait chef-lieu de canton. Il fait partie de l'arrondissement de Mulhouse et de la sixième circonscription du Haut-Rhin. Il est peuplé de 45 469 habitants[26] et s'étend sur une superficie de 63,59 km2. Il regroupe les communes suivantes :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 14 262 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
941 1 017 1 034 1 209 1 260 1 374 1 381 1 410 1 414
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 401 1 420 1 354 1 343 1 238 1 251 1 155 1 194 1 491
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 941 2 095 2 270 3 640 4 547 7 053 6 189 6 156 8 599
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
9 259 10 055 12 562 13 380 14 324 15 026 14 371 14 262 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2004[28].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2010, Wittenheim était la cinquième commune la plus peuplée du Haut-Rhin. Selon les résultats du recensement de 1999[29], la population était de 15 026 habitants dont 4 149 jeunes de moins de 20 ans (soit 27,6 % de la population), ce qui en fait une commune particulièrement jeune, et 2 814 personnes de plus de 60 ans (soit 18,7 % de la population). Les personnes de nationalité étrangère représentaient 1 602 habitants (soit 10,7 % de la population totale). Les personnes actives étaient au nombre de 6 663 dont 43,3 % des femmes de la commune. Le nombre total de logements s'élevait à 5 666 dont 94,9 % de résidences principales. Les maisons individuelles représentaient 61,5 % des résidences principales. La taille moyenne des ménages était de 2,8 personnes et 52 % des ménages étaient composés d'une ou deux personnes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Wittenheim a deux collèges publics d'enseignement secondaire, le collège Irène-Joliot-Curie et le collège Marcel-Pagnol.

Culture[modifier | modifier le code]

Wittenheim organise chaque année le festival « Les journées Italiennes » qui rassembles des animations tels que concerts, défilés de voitures italiennes, repas, etc.

Défilé de fiat durant le festival des Journées Italiennes

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le chevalement de la mine Théodore.
L'Église Sainte-Marie.
  • Église Saint-Christophe à Wittenheim dans la cité Fernand-Anna.
  • Église Sainte-Marie de Wittenheim-centre.
  • Église Sainte-Barbe.
  • Chapelle du lycée Don Bonsco : vitraux retraçant la vie de Don Bosco[30].
  • Chevalement de la mine Théodore :
    Article détaillé : Mines de potasse d'Alsace.
  • Vestiges du couvent de Schoenensteinbach.
  • Vestiges romains, place Thiers.
  • Motte féodale, Rebberg.
  • Forêt du Nonnenbruch : troisième massif forestier d’Alsace de par sa superficie, la forêt du Nonnenbruch est répartie sur les bans de plusieurs communes du bassin potassique. À l’origine, c’était un vaste bois marécageux où poussaient des essences diverses mais surtout du « bois cassant » (Bruch), du hêtre, du bouleau, des aulnes, où les cochons (nonnen) se gavaient de glands. Propriété dans sa majeure partie des Mines Domaniales de Potasse d’Alsace, elle fut défrichée sur près de 700 hectares pour permettre l’installation des sites miniers et de leurs cités ouvrières. Les sentiers forestiers qui la parcourent servaient de longue date de trait d’union entre les populations, les mineurs les utilisaient pour se rendre au travail[31]. Afin de protéger ce véritable poumon vert de l'agglomération, la municipalité de Wittenheim, sous la houlette du maire Antoine Homé, a fait l’acquisition en 2005 de 234 hectares de cette forêt classée en forêt de protection[32]. Le Club Vosgien y a balisé 55 km de sentiers (en 1999) qui portent le nom de Kalipfad (« Sentier de la potasse » en alsacien)[31].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges Conrad d'Andlau[33] (Wittenheim 1768 - Cernay 1837), dernier représentant de la lignée des Andlau-Wittenheim. Maire de 1805 à 1811, sous-préfet de Clèves (département de la Roer - Empire) puis de Metz, à nouveau maire de Wittenheim de 1821 à 1823, juge de paix de Cernay de 1824 à 1837.
  • Sébastien Gegauff[34] (Wittenheim 1862 - 1935), Maire de Wittenheim de 1893 à 1919. En 1911, lorsque l'Alsace-Lorraine allemande est dotée d'une constitution, il est élu au Landtag. Après le retour de la région à la France, il est élu sénateur du Haut-Rhin (IIIe République) en 1920 et l'est resté jusqu'à sa mort en 1935. Sébastien Gegauff s'est illustré en contribuant à l'industrialisation de la commune ainsi qu'au développement de l'agriculture. Il est notamment le maître d'œuvre du remembrement opéré à Wittenheim dans les années 1900.
  • Le Chanoine Jean-Baptiste Stoffel, curé de Wittenheim de 1909 à 1937. Durant la Première Guerre mondiale, il intervint à maintes reprises auprès des autorités allemandes en faveur de la population. Il était estimé pour son dévouement, sa grande bonté et sa charité envers les pauvres.
  • Joseph Colombina, entrepreneur à l'origine de la construction de la cité minière Fernand-Anna.
  • L'abbé Léon Merklen (Husseren-Wesserling 1911 - Wittenheim 1945), qui travailla de 1927 à la fin de la Seconde Guerre mondiale à La Croix, dont plus de quinze ans comme directeur de publication.
  • Florimont Cornet (Boulogne-sur-Mer 1911 - Wittenheim 1949), athlète plusieurs fois champion de France, d’Europe et recordman du monde de marche de 1937 à 1939. Employé aux Mines de Potasse d’Alsace, il décède tragiquement à Wittenheim, à l’âge de 38 ans, dans un effondrement minier le 16 décembre 1949[35].
  • Monseigneur Jérôme-Jean-Jacques Adam, premier archevêque de Libreville, Gabon (Wittenheim 1904 - Franceville 1981).
  • Nathalie Marquay, née à Wittenheim[36] le 17 mars 1967, élue Miss Alsace en 1986, Miss France en 1987, épouse du présentateur vedette du journal télévisé de TF1, Jean-Pierre Pernault. Actrice dans la série Sous le Soleil en 2003, elle participe à la Ferme Célébrités de TF1 en 2005[37].
  • Stéphanie Wawrzyniak, Miss Alsace 2006[38].
  • Cléopâtre Darleux, gardienne de but de l'équipe de France féminine de handball. Début en Équipe de France le 14 octobre 2008 contre la Hongrie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1er anniversaire de la libération du village martyre de Wittenheim, 27-1-46, ville de Wittenheim, 1946[33].
  • Wittenheim, Nouveau chef-lieu de canton, plaquette éditée par l'association pour le développement culturel à Wittenheim, 1959.
  • Le chemin de croix de l'église Sainte-Marie de Wittenheim, expliqué par l'auteur Gaby Michel, sculpteur, Alsatia Mulhouse, 1963.
  • Chronique de Wittenheim, Désiré Renaud, ouvrage édité par la ville de Wittenheim, 1967.
  • La nouvelle filature de Cernay, 150e anniversaire, Édition Publi 75, 1968 (?)
  • Contribution archéologique à l'histoire de Wittenheim, R. Schweitzer, ville de Wittenheim, 1979 (?)
  • Image du patrimoine, Cantons de Wittenheim et de Mulhouse-Sud, Haut-Rhin, La Maison d'Alsace - Inventaire général, L'Alsace, 1987.
  • Sapeurs pompiers - Wittenheim, 1889-1989, 100e anniversaire, SP de Wittenheim, 1989.
  • Puits et cités des Mines de Potasse d'Alsace, 1904-1939, notamment pages 67 à 84, Eugène J. Bertrand et Denis Schott, Maison du Mineur et de la Potasse, 1989.
  • Schönensteinbach, une communauté religieuse feminine 1138-1792, Jean Charles Winnlen, ouvrage publié par la Société d'histoire sundgauvienne, 1993.
  • Crédit mutuel Wittenheim-Ruelisheim, des origines à nos jours, Caisse du Crédit mutuel, 1994.
  • Wittenheim, libération, 50e anniversaire 1945-1995, Jean-Charles Winnlen, ville de Wittenheim, 1995.
  • Commémoration du 60e anniversaire de la libération de Wittenheim, ville de Wittenheim, 2005.
  • Kullmann & Cie, des hommes, des usines, une empreinte sociale, Jean Charles Winnlen, JM Editions, 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Wittenheim Bilinguisme
  2. Communes constituant l'agglomération mulhousienne (Mulhouse + banlieue) sur le site de l'INSEE
  3. Les Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA) - Article paru dans l'édition du samedi 17 juin 2006 - Le chevalement de Théodore est désormais le plus haut d'Europe ; il est classé « monument historique ». Cette structure de 64 mètres de hauteur ne doit sa survie et son futur « lifting » qu'à la forte mobilisation de la population locale.
  4. Bulletin municipal décembre-janvier-février page 8
  5. Décret du 25 mai 2004 portant classement comme forêt de protection de la forêt de Nonnenbruch sur le territoire des communes de Kingersheim, Lutterbach, Pfastatt, Reiningue, Richwiller et Wittenheim dans le département du Haut-Rhin, JORF no 126 du 2 juin 2004, p. 9737, texte no 27, NOR AGRF0401030D, sur Légifrance.
  6. a, b et c Wittenheim, capitale de la potasse d'Alsace, mémento municipal, 1963.
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  8. Ernest Nègre, op. cit.
  9. Lieux dits, dictionnaire étymologique et historique des noms de lieux en Alsace, Michel Paul Urban, Éditions du Rhin, 2003, p. 308.
  10. Source : Prospectus de l'office municipal des sports et loisirs pour la promenade découverte du 15 mai 1978.
  11. Contribution à l'histoire de Wittenheim, bulletin municipal.
  12. Jean Charles Winnlen, Schönensteinbach, une communauté religieuse féminine 1138-1792, ouvrage publié par la Société d'histoire sundgauvienne, 1993.
  13. Wittenheim, nouveau chef-lieu de canton, pp. 17-18, ville de Wittenheim, 1958
  14. Crédit mutuel, 1994, Wittenheim - Ruelisheim, des origines à nos jours.
  15. Plaquette Sapeurs pompiers - Wittenheim, 1889-1989, 100e anniversaire.
  16. Eugène J. Bertrand et Denis Schott, Puits et cités des Mines de Potasse d'Alsace, 1904-1939, Maison du Mineur et de la Potasse, 1989
  17. Wittenheim, nouveau chef-lieu de canton, p. 25, ville de Wittenheim, 1958
  18. Plaquette 1er anniversaire de la libération du village martyr de Wittenheim 27-1-46
  19. Wittenheim-info 86-1, bulletin municipal, 1986.
  20. Source : http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/
  21. Certificat de pension d'invalidité établi par le syndic Schlienger et le curé Baumann pour Jean Vogtensperger, Wittenheim, 26 th. Christmonat 1788
  22. WITTENHEIM histoire locale
  23. Courrier au sous-préfet le 5 octobre 1853.
  24. Source : http://wittenheim68.free.fr/maires.htm.
  25. article L'Alsace.fr du 29 août 2009
  26. INSEE recensement 1999
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  29. www.ville-wittenheim.fr > Découvrir Wittenheim > Démographie
  30. Les vitraux de Don Bosco, Dernières Nouvelles d'Alsace, Grands reporters, supplément mai 2008.
  31. a et b Femina Hebdo no 91 - L'Alsace, 27.08.1998
  32. Article des Dernières Nouvelles d'Alsace du 27.09.2005
  33. a et b Source: http://wittenheim68.free.fr/
  34. Anciens sénateurs IIIe République : Sébastien GEGAUFF
  35. Source: http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Boulogne_sur_Mer/actualite/Autour_de_Boulogne_sur_Mer/Le_Boulonnais/2009/09/15/article_il-y-a-soixante-ans-le-marcheur-florimon.shtml
  36. On trouve plus de références sur sa naissance à Comines (Nord) qu'à Wittenheim.
  37. Nathalie Marquay
  38. Miss France 2007 - Alsace