Société alsacienne de constructions mécaniques

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Société alsacienne de constructions mécaniques

Création 1826
Siège social Drapeau de France Mulhouse (France)

La Société alsacienne de constructions mécaniques (SACM) dont le siège social est à Mulhouse a produit des locomotives. La SACM a fabriqué aussi la première pile atomique à Marcoule, des machines textiles pour filatures coton et laine, des métiers à tisser, des machines à imprimer tissus et papier, des moteurs Diesel, des chaudières, du matériel pour levage, pesage et signalisation, du matériel de mines, des câbles à Clichy, des téléscripteurs, et des armes et des groupes électrogènes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Production de locomotives à vapeur[modifier | modifier le code]

Locomotive SACM type 130T, à voie métrique du MTVS n° (7381/1924)

En 1839, André Koechlin, après avoir produit des machines textiles depuis 1826, ouvre un atelier de construction de locomotive à Mulhouse.

Les affaires se développent rapidement et l'entreprise Koechlin fusionne avec les « Ateliers de Graffenstaden » pour créer l'Elsässische Maschinenbau-Gesellschaft Grafenstaden (EMBG).

En 1871, l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne, entraîne le repli d'une partie de la production à Belfort et la création de la Société alsacienne de constructions mécaniques (SACM).

La production des locomotives s'effectue sur deux sites,

  • Graffenstaden (code interne UG) et Mulhouse (code interne UM) pour la production allemande,
  • Belfort (code interne UB) pour la production française.

Pour les modèles exportés, il en va de même, suivant l'origine de la commande

Après la Première Guerre mondiale, l'organisation est la suivante:

  • les usines de Mulhouse et Graffenstaden sont reconverties pour la production française de locomotives à vapeur,
  • l'usine de Belfort se spécialise dans la construction de locomotives électriques.

En 1940, l'Alsace et la Lorraine sont annexées au Reich Allemand, la production de locomotives pour l'Allemagne commence

  • type 150 série BR 44
  • type 150 série BR 50-52

Production de locomotives électriques[modifier | modifier le code]

À partir de 1893, la traction électrique ferroviaire commence à prendre un certain essor, l'Américain General Electric s'associe à la compagnie française Thomson-Houston.

En 1928, Thomson-Houston fusionne avec une partie de la SACM pour former une nouvelle entreprise. Ce sera Als-Thom, dénommée ensuite Alsthom, correspondant à la contraction d'ALSacienne-THOMson.

Les activités sont alors séparées entre les firmes SACM et Alsthom.

Évolution de l'établissement[modifier | modifier le code]

Moteur à gaz SACM dans la Musée des arts et métiers à Paris, ca. 1870

L'usine de Mulhouse connait des grèves en 1936, ensuite la fonderie mécanisée est délocalisée à Masevaux et le bâtiment reconverti en magasins et atelier de découpe.

En 1962, Gilbert Bitsch, ancien élève HEC, ouvre la comptabilité en grandes entreprises à la mécanographie de la SACM de Mulhouse par une tabulatrice IBM 421 et supprime ainsi la première machine comptable de l'histoire de la bureautique.

En 1966, l'entreprise devient filiale de la Société Hispano-Alsacienne de Constructions Mécaniques (SHACM), puis de la Société Alsacienne de Participations Industrielles (ALSPI).

En 1966, Jean Rottner, ancien élève de l’École Polytechnique, ouvre la gestion des approvisionnements et de la production par les principes d'ordonnancement en programmation dynamique, ce qui ouvre la gestion des stocks aux flux tendus.

En 1970, la création de la société Alcatel est obtenue par fusion de :

  • la Compagnie industrielle de téléphone ( CIT ), filiale de la CGE (Compagnie générale d'électricité)
  • du département ENTE (Énergie nucléaire télécommunications et électronique) de la SACM.

En 1982, la SACM filialise son département de construction de machines textiles en dissociant les branches de construction de moteurs (SACM-M) et de machines textiles (SACM-T), La SACM-T ferme ses portes en août 1986.

la SACM devient en 1989 SACM-DIESEL , après sa fusion-absorption avec les filiales,

  • de la Société Surgérienne de Construction Mécanique (SSCM), moteurs Poyaud
  • et les bureaux d'études et sociétés commerciales BUDI et GROSSOL,

SACM-DIESEL, devient aussi, filiale à parité de parts dans le capital, des sociétés :

  • (ALSPI), Société Alsacienne de Participations Industrielles.
  • Wärtsilä Diesel, premier constructeur mondial de gros moteurs industriels diesel et à gaz.

En 1993, l'entreprise change de raison sociale en devenant Wärtsilä SACM Diesel, le groupe finlandais « Wärtsilä Diesel » prenant le contrôle total de l'entreprise mulhousienne.

Le secteur Diesel ferme à la fin des années 1990.

Depuis la fin des activités, les friches ont été réhabilitées en une extension de l'Université de Haute-Alsace[1].

La société mère, la CGE, prit le nom de ses filiales, Alcatel - Alsthom, avant de se séparer d'Alsthom et devenir Alcatel.

Les moteurs Diesel[modifier | modifier le code]

Les moteurs Diesel construits à Mulhouse, ont été vendus dans le monde entier principalement pour équiper des :

  • propulsions de bateau,
  • des locomotives et autorails
  • pour actionner des groupes électrogènes.

Les plus puissants, turbo-compressés, développaient plusieurs milliers de chevaux.

Les moteurs étaient souvent réalisés sur commande, avec de nombreuses spécificités, dont leur couleur !

  • Démarrage électrique ou à air comprimé.
  • Turbo-Comprimés ou non, Intercooler ou non.
  • Montée en charge ultra rapide pour des groupe de secours de centrales nucléaire et hôpitaux.
  • Alimentation mixtes Gaz naturel/Diesel

3 gammes étaient proposées

  • MGO (MAREP Grosshans Ollier) 175 mm d'alésage. de 6 à 16 cylindres.
  • AGO (Alsacienne Grosshans Ollier) de 195 mm d'alésage de 12 à 16 cylindres.
  • AGO (Alsacienne Grosshans Ollier) de 240 mm d'alésage. de 12 à 20 cylindres.

Des études ont été menées avec l'Université de Haute-Alsace pour moderniser les moteurs, en particulier de faire fonctionner les soupapes par commande électronique. Une turbine fonctionnant au gazole a aussi été à l'étude et un prototype réalisé.

Les armes[modifier | modifier le code]

Le pistolet automatique Modèle 1935A fut règlementaire dans l'Armée française de 1937 à 1962. Conçu par l'ingénieur franco-suisse Charles Petter, le 1935A fut produit par l'usine de Cholet de la SACM en 85 000 exemplaires. La production du PA 35A débuta en 1937, mais les premières armes ne furent livrées que durant l'été 1939. L'occupant allemand l'adopta également sous le nom de Pistole 625 (f). Entre 1946 et 1950, l'usine de Cholet en livra 50 400 neufs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Mulhouse veut reconquérir ses friches industrielles », Grégoire Allix, Le Monde, 17 novembre 2007

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Merger, Les entreprises et leurs réseaux, Presses Paris Sorbonne, 1998 (ISBN 9782840501220) lien Google livres.
  • Marie-Claire Vitoux, SACM, Quelle belle histoire ! : De la Fonderie à l'Université, Mulhouse, 1826-2007, La Nuée bleue, 2007 (ISBN 9782716507233)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]