Ostwald

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Ostwald
L'église
L'église
Blason de Ostwald
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Strasbourg-Campagne
Canton Illkirch-Graffenstaden
Intercommunalité Communauté urbaine de Strasbourg
Maire
Mandat
Jean-Marie Beutel
2008-2014
Code postal 67540
Code commune 67365
Démographie
Population
municipale
11 527 hab. (2011)
Densité 1 621 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 33″ N 7° 42′ 37″ E / 48.5425, 7.7103 ()48° 32′ 33″ Nord 7° 42′ 37″ Est / 48.5425, 7.7103 ()  
Altitude Min. 139 m – Max. 144 m
Superficie 7,11 km2
Localisation

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Ostwald

Ostwald est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace. En alsacien, elle s'appelle Oschwold.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ostwald se situe sur la rive gauche de l'Ill, dans sa plaine d'inondation, d'où un sol très léger et graveleux.

À 20 minutes du centre de Strasbourg, de la gare, de l’aéroport d’Entzheim et de l’Allemagne, Ostwald bénéficie d’une situation géographique privilégiée, au sud de la Communauté Urbaine de Strasbourg. La ville est traversée par l’autoroute A35 qui permet aux Ostwaldois un accès direct vers le sud et l’ouest du département (Molsheim, Obernai, Sélestat).

Histoire[modifier | modifier le code]

Ostwald, autrefois nommé Wickersheim, s'est développé petit à petit à partir d'un village au bord de l'Ill.

Les premières traces[modifier | modifier le code]

Des découvertes archéologiques laissent penser qu'un habitat humain existait sur le site au temps des Celtes. Les premières traces écrites remontent à 884 dans une charte de l'Empereur d'Occident Charles III le Gros, à propos d'un village du nom de Wickersheim.

Le Moyen Âge et la Réforme[modifier | modifier le code]

Comme tout l'Est de l'ancienne Gaule, Wickersheim fera longtemps partie du Saint-Empire romain germanique. À l'époque de l'empereur Frédéric Ier Barberousse (1122-1190), le village appartient à la famille des Hohenstaufen qui érigent un puissant château-fort le long de l'Ill. En 1285, le village est alors vendu par Rodolphe de Habsbourg à la famille Claus Zorn de Strasbourg.

Le nom du village est alors devenu Illwickersheim, mais le nom de Sankt Ostwald (du nom de la paroisse qui célèbre ce saint) apparaît parfois.

Le XIVe siècle est difficile : la Peste noire frappe en 1348, des armées de mercenaires déciment la population en 1365 et 1376.

En 1418 a lieu l'engagement par lequel la ville de Strasbourg devient propriétaire d'Illwickersheim, Graffenstaden et Illkirch. Puis ce sont à nouveau plusieurs séries d'événements qui se succèdent avec jusqu'au XVIIe siècle une évolution du village aux portes de Strasbourg qui subit crises et misères.

Après le rattachement de Strasbourg à la France signé à Illkirch en 1681, le village connaît une période de paix et de prospérité. La terre est à nouveau travaillée avec l'introduction de la pomme de terre et de la culture du chanvre, le cheptel est amélioré et le village s'étend. Entre temps, en hommage à un roi-saint anglo-saxon dénommé Oswald, le village a changé de nom certainement sous l'influence de missionnaires irlandais.

L'indépendance aux temps modernes[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution française, le village change une dernière fois de nom et devient Ostwald. Il va alors fortement se développer au XIXe siècle. La commune acquiert alors son indépendance, l'agriculture y est florissante. Il y a 657 habitants en 1806 et 1290 en 1895. L'industrialisation fait aussi son apparition, notamment avec les ouvriers travaillant à Illkirch à la Société alsacienne de construction mécanique (SACM) ; mais c'est aussi l'époque de la Colonie agricole, pénitencier pour mineurs.

En 1912, la gravière Gérig est exploitée et crée aussi de nombreux emplois, la commune s'équipe et se développe. Malheureusement la Seconde Guerre Mondiale va décimer la commune, notamment lors du bombardement du 25 septembre 1944.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

L'après 1945 est synonyme à Ostwald de reconstruction. Les premiers logements sociaux apparaissent dès 1954 grâce à la Société de construction d'Ostwald (SCO), les maisons individuelles se multiplient, on compte près de 3 200 habitants en 1946.

Tout au long des années 1960, la commune s'étend et multiplie les infrastructures, le logement continue à évoluer et au début des années 1970, le quartier du Wihrel apparaît. Après la nouvelle mairie inaugurée au début des années 1950, ce sont de nouveaux équipements qui vont voir le jour de 1950 à nos jours : de nouvelles écoles, notamment le secteur Feil et l'école du Schloessel, mais aussi les crèches et halte-garderie au début des années 1980, et le collège Martin-Schongauer en 1976. Tout cela répond à des besoins que génère une population qui croît rapidement : de 3 584 habitants en 1954, on passe à 9 900 habitants en 1982 et 10 820 en 1999.

De ce fait sont également renforcées les infrastructures sportives et culturelles avec le Centre Sportif et de Loisirs dans les années 1970, mais aussi la zone omnisports, le parcours de santé, les installations de tennis...

Enfin dans les années 1980, la commune se voit dotée d'une zone d'activités (« la Vigie ») qui compte aujourd'hui plus de 40 sociétés et en 1984 le Parc Club des Tanneries s'étend sur Ostwald. Le commerce intra-muros souffre de l'essor des grandes surfaces mais il y a actuellement près de 180 commerces, sociétés, artisans dans la ville.

Au niveau jeunesse rappelons au début des années 1990, l'ouverture du Point d'Eau et la création du Centre de loisirs municipal, qui offrent de nombreuses activités aux jeunes et aux enfants. Le Point d'Eau devient un lieu de spectacle de 160 à 300 places.

Enfin il y a la caractéristique d'un fort tissu associatif, sportif et culturel, avec une cinquantaine d'associations, dont une grande partie est fédérée autour d'Ostwald d'animation, et l'École municipale de musique.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Ostwald

Les armes d'Ostwald se blasonnent ainsi :
« D'azur aux trois fers de pique d'or. »[1].

Associations et clubs sportifs[modifier | modifier le code]

  • Badminton Club d'Oswald
  • Basket-ball Club d'Ostwald
  • Club de Boxe Française d'Ostwald
  • Club de Natation d'Ostwald
  • Football Club Ostwald, fondé en 1948
  • Tennis Club du Parc d'Ostwald
  • Tennis de Table Club d'Ostwald
  • OPALE (Ostwald Protection et Amélioration de L'Environnement)
  • Volley-Ball Ostwald fondé en 1987.

Transport[modifier | modifier le code]

La ville d'Ostwald est desservie par le Tramway B et les Bus 2 et 63 de la Compagnie des transports strasbourgeois.

Depuis le 30 janvier 2008, Ostwald dispose de 3 stations de la ligne B du tramway de Strasbourg (du nord au sud) :

  • Wihrel
  • Ostwald Hôtel de ville
  • Bohrie (depuis le 26 mai 2008)

La ligne 2 traverse verticalement la ville marquant 9 arrêts aux stations (du nord au sud) :

  • Whirel
  • Ostwald Hôtel de ville
  • Rue de Lingolsheim
  • Vernois Mangold
  • Ostwald Église
  • Ostwald Bellevue
  • Bâle
  • Pigeons
  • 23 Novembre

La ligne 63 longe horizontalement la limite sud de la ville et marque 2 arrêts aux stations (d'ouest en est) :

  • Vigie
  • 23 novembre

D'ici 2016 ou 2017, la ville devrait être reliée à Illkirch via une ligne du BHNS de Strasbourg.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1790 André Rumpler   Curé
1791 1791 Antoine Brunone   Maréchal ferrant
1791 1793 Florent Hornecker    
1793 1800 Michel Schott   Maître d'école
1800 1820 Jean-Thomas Zaepfel   Greffier des terres de la noblesse immédiate de Basse-Alsace, échevin de la ville de Strasbourg, 1784 : sénateur de la tribu de l'Ancre, 1779-17790 Notaire à Lingolsheim, 1796-1812 Notaire à Ostwald
1820 1822 François-Joseph Zaepfel   1812-1823 Notaire à Ostwald
1821 4 mars 1826 Joseph Riegel   Cultivateur
4 mars 1826 1er septembre 1861 Xavier Kauffmann   Cultivateur
1er septembre 1861 11 août 1901 Léonard Heydt   Entrepreneur de constructions, 1883-1897 membre du conseil général
11 août 1901 1er février 1918 Rémy Mathern   Raboteur, puis épicier, puis vendeur de charbon
2 février 1918 10 décembre 1919 Joseph Kauffmann   Cultivateur
10 décembre 1919 18 mai 1935 Wild   Cocher chez Léonard HEYDT, puis aubergiste "Au Poirier"
18 mai 1935 1940 René Darbois   Propriétaire du château de l'Ill où il créa une entreprise "Les Thés du Château de l'Ill"
1939 1940 M. Haudot   assure l'intérim durant l'incorporation du maire Darbois
28 mars 1945 7 octobre 1945 Louis Menninger   assure l'intérim
7 octobre 1945 7 mai 1953 Paul Oertel    
7 mai 1953 22 mai 1967 Léon Hoerle    
7 octobre 1967 26 mars 1977 Albert Laugel UDR  
26 mars 1977 5 décembre 1979 Jean-Pierre Kennel PS  
5 décembre 1979 5 juin 1991 André Fougerousse PS  
10 juin 1991 1995 Jean-Marie Beutel PS  
1995 2001 Jean-Marie Beutel PS  
2001 2008 Danielle Meyer-Traber UDF  
mars 2008 en cours Jean-Marie Beutel[2] PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

La multinationale mexicaine de matériaux de construction, Cemex, y possède une unité de béton prêt à l'emploi.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 11 527 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
584 631 657 705 778 831 834 960 1 053
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
913 931 1 048 1 415 1 183 1 184 1 191 1 258 1 290
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 413 1 575 1 674 1 557 1 895 2 637 3 038 3 155 3 584
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 810 5 717 8 688 9 876 10 197 10 761 10 666 11 527 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de l'Ile, hôtel et restaurant.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ostwald : Illwickersheim zu Sankt Ostwald, éditions Coprur 1999, ouvrage collectif.
  • Fête du tricentenaire du rattachement de l'alsace à la France (1648-1948) et du centenaire de la révolution de 1848 - Commune d'Ostwald 11 juillet 1948, Imprimerie Geiger Illkirch.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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