Marcel Lods

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Marcel Lods
Présentation
Naissance 16 août 1891
Paris, France
Décès 9 septembre 1978 (à 87 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France France
Mouvement(s) Mouvement moderne
Activité(s) Architecte-urbaniste, enseignant
Diplôme DPLG en 1923
Formation ENSAD
ENSBA, ateliers Bernier et Pontremoli
Œuvre
Réalisations École de plein air de Suresnes
Maison du Peuple de Clichy
Maison des sciences de l'homme (Paris)
Distinctions Académie d'architecture (1971)

Marcel Gabriel Lods (né à Paris 11e le 16 août 1891 et mort à Paris 14e le 9 septembre 1978[1]), est un architecte et urbaniste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marcel Lods suit des études à l’École nationale supérieure des arts décoratifs ainsi qu’à l’École nationale supérieure des beaux-arts à Paris où il obtient un diplôme d'architecture en 1923. Pendant les 2 guerres mondiales, il sert dans l’armée française et y développe une passion pour l'aéronautique. De 1928 à 1940, il réalise, en collaboration avec Eugène Beaudouin de nombreuses constructions, utilisant des matériaux et des méthodes industrielles. En particulier, il développe l’utilisation du préfabriqué dans la construction de bâtiments.

Que ce soit sur le Champ des Oiseaux à Bagneux en 1930 ou à la Cité de la Muette à Drancy de 1932 à 1934, Lods est responsable du design des habitations. Membre de l'Union des Artistes modernes (UAM) dans les années trente, il influence l’équipe vers un choix de matériaux rendant les bâtiments toujours plus légers tels que l’école de plein air de Suresnes avec ses murs externes déplaçables ou la Maison du Peuple de Clichy, réalisée en collaboration avec Vladimir Bodiansky et l'ingénieur Jean Prouvé.

Cet idéal d'une architecture tendant vers l'immatérialité est illustré par le club house de l’aéroport Roland-Garros en 1935 et le projet (jamais réalisé) du grand Palais des Expositions à La Défense, principalement fait de verre et d’acier, qui devait avoir un toit métallique accessible aux voitures par l'intermédiaire des rampes s’étendant le long de façades de verre.

De 1940 à 1944, il fait partie, avec Le Corbusier de l’Association pour une Rénovation Architecturale (ASCORAL). Après la guerre, il travaille pour l’administration militaire française sur un plan de reconstruction de la ville et Nouvelle Ville allemande de Mayence détruite à plus de 80 % par les bombardements. Désavoué dans ses idées, il retourne à Paris en 1948 où il travaille comme architecte indépendant sur de grands projets pour différentes collectivités.

Au début des années 1950, il succède à Auguste Perret à la tête de son atelier d'architecture à l'École nationale supérieure des beaux-arts. Il y a pour élèves Jean Renaudie, Renée Gailhoustet...

Passionné d'aviation et de photographie, il réalise un grand nombre de photographies aériennes de ses propres réalisations architecturales. L'ensemble de ces photos ainsi que son fonds d'archives sont conservés par l'Institut français d'architecture.

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Bâtiment de Marcel Lods.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 11/3867/1891, avec mention marginale du décès (consulté le 13 juin 2012)
  2. Notice du bâtiment sur le site de l'Atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis
  3. Présentation et historique du bâtiment sur le site de l'INSHEA
  4. Voir la notice du bâtiment sur le site du patrimoine du XXe siècle du Ministère de la culture
  5. http://archiwebture.citechaillot.fr/fonds/FRAPN02_LODS/inventaire/objet-17536
  6. Notice sur le site de l'Atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis
  7. Notice sur le site de l'Atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pieter Uyttenhove (dir.), Marcel Lods, (numéro spécial de L’Homme & l’Architecture), juin 1993, 34 p.
  • David Whitham, Drancy revisited, Planning History, (16), 1, 1994, p. 29-34.
  • Nicole Toutcheff, Marcel Lods, in Jean-Pierre Midant, (dir.), Dictionnaire de l’architecture du XXe siècle, Paris, Hazan/Institut français d’architecture, 1996, p. 543-544.
  • Pieter Uyttenhove, The Failure of Modernism: Illusions and Desillusions of Marcel Lods, in Patrizia Bonifazio, Sergio Pace, Michela Rosso, Paolo Scrivano (dir.), Tra guerra en pace. Società, cultura e architettura nel secondo dopoguerra, FrancoAngeli, Milano, 1998, p. 231-241.
  • Pieter Uyttenhove, Marcel Lods (1891-1978), une architecture de l'action, Thèse de doctorat d'Histoire, EHESS, 1999, 3 vol.
  • Pieter Uyttenhove, Une architecture de l'action. Au-delà de l'œuvre de Marcel Lods (1891-1978), eaV (Enseignement Architecture Ville), Versailles, 5, 1999-2000, p. 72-80.
  • Iwan Strauwen & Pieter Uyttenhove, Hardy, Beaudouin, Lods et Mopin : les aléas d’un modèle constructif, L’Architecture d’Aujourd’hui, 347, juillet-août 2003, p. 100-107.
  • Pieter Uyttenhove, Cité de la Muette – eine vertikale Gartenstadt 1931-34, Marcel Lods, in Rüdiger Kramm (dir.), Zum aktuellen Umgang mit den Bauten der Moderne : Frankreich, Universität Karlsruhe, Fakultät für Architektur, Institut für Baugestaltung, Baukonstruktion und Entwerfen, Karlsruhe, 2007, p. 82-93.
  • Pieter Uyttenhove, Marcel Lods (1891-1978). Action, architecture, histoire, Collection Art et Architecture, Éditions Verdier, Paris, 2009, 504 p. ISBN 978-2-86432-588-8