Cernay (Haut-Rhin)

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Cernay
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Cernay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann
Canton Cernay
(chef-lieu)
Intercommunalité C.C. de Thann-Cernay
Maire
Mandat
Michel Sordi (depuis 1995)
2014-2020
Code postal 68700
Code commune 68063
Démographie
Gentilé Cernéens
Population
municipale
11 451 hab. (2011)
Densité 635 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 26″ N 7° 10′ 36″ E / 47.8072, 7.176747° 48′ 26″ Nord 7° 10′ 36″ Est / 47.8072, 7.1767  
Altitude Min. 277 m – Max. 358 m
Superficie 18,04 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-cernay.fr

Cernay (Sennheim en allemand, Sanna en dialecte alsacien) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace. Elle est le chef-lieu d'un canton dépendant de l'arrondissement de Thann dans l'aire urbaine Thann-Cernay.

Ses habitants sont appelés les Cernéens et les Cernéennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Arrosée par la Thur, bordée à l'ouest par le massif vosgien, Cernay est traditionnellement un lieu de passage, au carrefour des nationales 66 et 83, à 6 km de Thann, 12 km de Guebwiller, 18 km de Mulhouse, 36 km de Colmar et 35 km de Belfort.

Vue de Cernay et de la plaine d'Alsace.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Saint-André : lieu-dit situé à 2 km -de la mairie- au Sud de la ville. Saint-André été durement éprouvé durant les deux grandes guerres. Il accueille depuis 1891 un institut d'accueil de personnes handicapées mentales et une zone horticole.

Unité urbaine de Cernay[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cernay
Steinbach Uffholtz, Wattwiller Staffelfelden
Vieux-Thann, Thann Cernay Wittelsheim
Aspach-le-Haut Aspach-le-Bas, Reiningue

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • En allemand: Sennheim[1].
  • Sennenheim (1144), Sennenhem (1156), Senneheim (1179), Senene (1191), Senheim (1259), Senhin (1275), Seyreney (1307), Senhein (1312), Sennen (1576), Cernay (1793).
  • Le nom de Cernay est mentionné sous les formes Sennenheim en 1144 (d'où la forme allemande), Sennene en 1184 (d'où la forme alsacienne), Seyrenay en 1327 d'où la forme française Cernay, dont la graphie actuelle apparait seulement au XIXe siècle.
  • Il s'agit donc d'une adaptation française de son nom germanique et est donc sans rapport avec les toponymes du type Cernay qui dérivent du celtique *(i)sarnāko- « lieu où il y a du fer », latinisés en Sarnacum. Dans les régions germanisées, le suffixe -acum aurait abouti à -ich ou -ach.
  • Le premier élément s'explique par un nom de personne germanique, comme c'est le plus souvent le cas dans ce type de formation en -heim.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est probablement aux environs de Cernay, en septembre 58 avant J.-C., que Jules César, aidé de quelques troupes gauloises éduennes et séquanes battit Arioviste chef des Germains Suèves, qui menaçait d'envahir la Gaule du Nord-Est. En l'absence de preuves archéologiques et compte tenu de l'imprécision des écrits de Jules César, un grand nombre d'historiens comme C. Oberreiner et J.J. Hatt s'accordent à situer le lieu de la bataille dans un quadrilatère situé entre Cernay, Reiningue, Mulhouse et Wittelsheim, peut-être dans cette grande plaine alluviale qu'est l'Ochsenfeld. Cette bataille opposa environ 40 000 Romains/Éduens à 60 000 Germains et se solda par la débâcle des troupes d'Arioviste, dont les rares survivants réussirent à franchir le Rhin. {Le proconsul César disposait de six légions}.

Dénommé Sennenheim en 1144, La cité fut fortifiée dès 1268. Faisant partie du comté de Ferrette, elle passa aux Habsbourg en 1324. Elle devint française, comme une grande partie de l'Alsace, par les traités de Westphalie du 24 octobre 1648.

La ville a été en grande partie détruite en 1914 et 1915, durant la Bataille de Mulhouse (1914) et à nouveau très endommagée début 1945 par les combats de la « poche de Colmar ».

Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que la ville se trouvait en zone annexée au Reich allemand, l'ancien asile psychiatrique servit de centre d'instruction pour les sous-officiers de la Waffen-SS, en particulier pour les membres des divisions francophones, comme la division Charlemagne.

En janvier 1945 (19 au 6 février), les Commandos d'Afrique mènent de durs combats sur les Hauts-de-Cernay/Thann/Aspach, face à des troupes allemandes parfaitement équipés pour le froid et la neige (Alpin Jaeger).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cernay

Les armes de Cernay se blasonnent ainsi :
« De gueules à la tour couverte et maçonnée d'argent, ajourée du champ, accostée de deux bars adossés également d'argent. »[2]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 11 451 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 019 2 175 1 854 1 908 3 416 3 041 3 433 3 696 3 997
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
4 128 4 936 4 208 4 372 4 277 4 396 4 493 4 375 4 738
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 833 5 214 5 180 3 289 6 084 6 775 6 588 5 800 6 645
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
8 372 8 563 9 342 10 208 10 313 10 446 10 752 11 451 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Aspects socioéconomiques[modifier | modifier le code]

La population active est majoritairement employée dans le bassin d'emploi local. Les déplacements privés se font majoritairement par les moyens personnels, mais la ligne Tram-train Mulhouse-Vallée de la Thur est de plus en plus employée. Pour les trajets plus éloignés celle-ci permet de joindre sans changement la gare TGV de Mulhouse. Cernay est à 35 km[réf. nécessaire] de l'EuroAirport via le réseau autoroutier A36/A35.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires sont :

  • les écoles d'enseignement élémentaire,
  • un collège public d'enseignement secondaire, le collège René Cassin,
  • un lycée technique professionnel du bâtiment, le lycée Gustave Eiffel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Michel Sordi UMP Député depuis 2002
Les données manquantes sont à compléter.

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'espace Grün devant la Thur
L'Église Saint-Étienne
La "Porte de Thann"
La massive tour ronde d'angle sud-est du rempart médiéval
  • Hartmannswillerkopf à 12 km
  • Le parc à cigognes : la cigogne, symbole de l'Alsace, est aussi celui de Cernay par excellence. En 1938, l'Alsace comptait 140 couples nicheurs. Leur nombre diminua fortement après la guerre pour atteindre 7 couples en 1967. Un parc de réintroduction des cigognes est créé à Cernay en 1978, sous l'impulsion du maire de l'époque et en étroite collaboration avec le Centre Régional de Baguage d'Oiseaux. Après 10 ans d'efforts, de patience et beaucoup d'amour, le résultat fut à la hauteur des espérances : Cernay était redevenue, à juste titre, « Cernay, cité des cigognes ».
  • Espace Grün, centre culturel (Site Internet)
  • Train Thur Doller Alsace, (Site Web) dans la vallée de la Doller de Cernay à Sentheim.
  • La Fête de l'Eau à Wattwiller (3 km) Site web, parcours d'art contemporain chaque année en juin.
  • Festival des fenêtres de l'Avent à Uffholtz (1 km) du 1er au 24 décembre : festival de théâtre itinérant, buvette, ...

Ancienne ville fortifiée au Moyen Âge, Cernay a su préserver certains vestiges de cette époque : les rues du centre ville sont restées fidèles au plan carré de la vieille ville et la Porte de Thann abrite le musée historique. Spécialisée dans le secteur textile au XIXe siècle, Cernay est aujourd'hui un pôle économique et industriel.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Église Saint-Étienne : de style néo-gothique, sa construction date de 1925 en remplacement de l'ancienne église détruite pendant la Première Guerre mondiale. Son plan de construction est celui d'une église classique en forme de croix latine (avec un transept) Elle comprend une nef principale, deux bas-côtés, un chœur flanqué d'une sacristie. La clocher, dont la flèche très élancée est recouverte d'une toiture de cuivre, se trouve en position latérale à côté du chœur.
Les murs de la nef sont décorés de 10 tableaux qui sont l'œuvre du grand artiste-peintre alsacien René Kuder (1882-1962). À la voûte de la croisée du transept se trouve accroché un monumental Christ en croix de 5 m de haut appelé "le Grand Bon Dieu" ; elle contient également une statue de la Vierge à l'Enfant provenant de la chapelle du village disparu de Birlingen. L'orgue a été construit par le facteur Joseph Rinckenbach, tandis que son buffet est l'œuvre des ateliers Klem de Colmar.
  • La Porte de Thann et son musée : situé dans une porte médiévale classée monument historique, le bâtiment s'intégrait dans les fortifications de la ville depuis le XIIIe siècle. Le musée a pour vocation de présenter le patrimoine historique local et de promouvoir des expositions temporaires.
  • La tour d'angle sud-est du rempart médiéval : la massive tour ronde qui s'élève au bord du canal usinier défendait l'angle sud-est des anciennes fortifications de la ville. Construite en 1422, elle présente un mur de plus de 3 mètres d'épaisseur à la base et une voûte en cul-de-four. Avant la Première Guerre mondiale, la Tour est convertie en cave couverte ou brasserie, elle est alors agrémentée d'un balcon. Elle est maintenant classée Monument Historique.
  • L'Hôtel du Maréchal de Schönbeck : dès 1643, Louis XIII octroie la seigneurie de Cernay au Général Major de Schönbeck, colonel d'un régiment d'infanterie de l'armée suédoise du Duc de Weimar. Après la mort du duc, son armée passe au service de la couronne française en 1639. Le Maréchal de Schönbeck acquiert la maison en 1647. Ses gendres et lui-même l'agrandissent, un donjon est ajouté au corps de logis. Vendu après la Révolution, l'Hôtel appartiendra à un notaire jusqu'à la veille de la guerre de 1870. L'Hôtel du Maréchal de Schönbeck est devenu célèbre pour avoir accueilli le Roi Soleil, Louis XIV, ainsi que la reine et leur suite, dans la nuit du 22 au 23 juin 1683.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cigogne blanche en vol à Cernay

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  2. Archives Départementales du Haut-Rhin
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011