Guevenatten

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Guevenatten
La chapelle.
La chapelle.
Blason de Guevenatten
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Dannemarie
Intercommunalité Communauté de communes de la porte d'Alsace
Maire
Mandat
Bernard Schittly
2014-2020
Code postal 68210
Code commune 68114
Démographie
Population
municipale
129 hab. (2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 58″ N 7° 04′ 48″ E / 47.6828, 7.0847° 40′ 58″ Nord 7° 04′ 48″ Est / 47.6828, 7.08  
Altitude Min. 305 m – Max. 371 m
Superficie 2,15 km2
Localisation

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Guevenatten

Guevenatten est une commune française de l'aire urbaine de Mulhouse, située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à 6 km au nord-ouest de Dannemarie, ce village-rue occupe un site assez rare dans le Sundgau, puisqu'il est perché sur la ligne des crêtes séparant les vallées du Traubach et du Soultzbach, tous deux affluents de la rive gauche de la Largue.
Guevenatten s'allonge le long de la RD 14 bis reliant la RN 83 (route nationale 83) à Dannemarie par Traubach-le-Haut.
Au nord du village côté Sternenberg, vient se greffer la RD32V (route départementale 32 V), c'est également le point haut de la commune qui culmine à 370 m, qui rejoint également la RN 83 par Sternenberg et Diefmatten.
C'est un village qui a conservé son caractère rural.
La surface du ban est de 217 ha, l'espace agricole utilisé représente 87,2 %. La surface boisée, comprise dans l'espace agricole, est de 58 ha dont 35 ha de forêt communale. Guevenatten fait partie du pays du Sundgau, de l'arrondissement d'Altkirch et du canton de Dannemarie.

L'altitude de la commune est très variable :

  • dans le vallon du Traubach, elle est de 319 m côté Bellemagny / Saint-Cosme et de 313 m à la limite Traubach-le-Haut / Bréchaumont ;
  • sur la route départementale RD 14bis en venant de Traubach-le-Haut, elle est de 358 m et à la sortie vers Soppe-le-Bas elle culmine à 370 m ;
  • du côté vallon du Soultzbach, on trouve le point le plus bas de la commune à 308 m.

Pourquoi, les hommes se sont ils installés sur les hauteurs ? Le mystère reste encore entier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Village de la seigneurie de Thann, rattaché à la prévôté de Traubach et au comte de Ferrette jusqu'au traité de Westphalie en 1648. Guevenatten est cité pour la première fois à la fin du XIVe siècle, mais d'origine probablement plus ancienne.

Le monastère de Feldbach y avait une cour colongère qui lui devait, entre autres, des poules et de l'avoine. Guevenatten ne surgit que tardivement sur les papiers du couvent de Felbach, datant de 1399 et publiés par Dublod (1958), ce monastère avait là un censitaire. En 1420, Guevenatten se trouve sur les rôles du couvent Saint-Morand.

Le village fut longtemps inféodé à la famille de Reinach jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, il en est question dans les archives de l'Oelenberg, sous la forme très proche de la primitive « Gebenat ».

Plus tard, Guevenatten est souvent cité dans les archives de la seigneurie de Thann. Le village faisait partie de la mairie et de la paroisse de Traubach, qui dépendait de Thann. Entre Guevenatten et Hecken se trouvait le village disparu de Linden. Son nom apparaît en 1581 dans un urbaire de Thann avec les villages de Falkwiller, Hecken et Sternenberg. Linden a été déserté pour des raisons inconnues, Schoepflin dit que les habitants qui sont allés s'installer à Hecken démolirent eux-mêmes leurs maisons.

En 1837 fut établi le plan cadastral de la commune sur une seule section. On y voit une cinquantaine de maison. En 1865, le dictionnaire topographique de Baquol y signale l'existence d’un moulin à blé.

Le 6 octobre 1832, un terrible incendie ravagea le village. Le feu prit dans la maison de Jacques Maillard située au milieu du village. En quelques heures une vingtaine de maisons avec granges et étables devinrent la proie des flammes. Cent onze personnes perdirent non seulement leurs habitations, mais en raison de la rapidité et de la fureur de l'incendie elles furent privées de leurs provisions et de leurs vêtements[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Guevenatten

Les armes de Guevenatten se blasonnent ainsi :
« D'azur à trois cabanes d'or, ouvertes et ajourées du champ, posées deux et une. »[2]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1993 2008 Patrick Fischer    
2008 en cours Bernard Schittly   Directeur d'école
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 129 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
270 258 291 304 372 349 349 325 318
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
279 293 297 296 262 236 211 206 187
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
193 179 176 154 144 142 141 123 123
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
112 102 98 88 110 144 135 132 129
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Quelques maisons à colombages datent du XVIIIe siècle.

Trois croix de pierre de 1735, 1785 et 1933 se trouvent sur le territoire de la commune.

  • plus belle et la plus ancienne croix de Guevenatten se trouve à la sortie du village, à l'embranchement de la route conduisant vers Sternenberg, au lieu-dit « Beim Kreuz » et aurait, selon les dires des habitants, été érigée à l'occasion d'une mission.

La croix a une forme particulière, ses extrémités entourent un panneau central où, dans un quatre feuilles est sculptée la scène de la crucifixion : le Christ en croix flanqué de la Vierge et de saint Jean. Sur le fût en dessous de la ferrure apparente (la ferrure a été démonté lors de la restauration de la croix), se trouve un écusson entouré de palmes qui porte le texte suivant : « Got zue EHREN, H.D.D.F. 1735 »,ce qui signifie, A la gloire de Dieu, suivi des initiales des donateurs de la croix ainsi que la date d'érection. Plus bas sur le fût, avant la moulure en cavet, on voit l'image d'un saint en costume d'évêque, avec mitre et crosse, tenant un livre à la main, qu'on présume être Saint Apollinaire, premier évêque de Ravenne où il fut envoyé par Saint Pierre. Quatre tilleuls ont encadré ce coin voué à la dévotion populaire. Le dernier de ces tilleuls n'a pas résisté à la tempête de 1999. Ce même jour, la croix est tombée au sol déséquilibrée par la chute de l'arbre qui écrasa l'abri-bus. La municipalité a fait restaurer et remettre en place cette croix par Mann Alsagranit de Kingersheim. Quatre tilleuls y ont été replantés.

  • À la sortie du village, en direction de Traubach-le-Haut, se dresse la dernière croix de Guevenatten, une croix simple, sans prétention, datée de 1785, quelques années avant que la Révolution ne fasse table rase de ces témoins de la piété populaire.

Il paraît que cette croix fut ensevelie durant cette période trouble et remise en place une fois le calme revenu. Dans le médaillon, se trouve un Christ sans croix. Plusieurs couches de peintures ont couvert toute la surface. Cette croix a été restaurée par Mann Alsagranit de Kingersheim en même temps que celle située à l'embranchement vers Sternenberg.

  • La croix de la mission : on ne peut manquer d'apercevoir, un peu au-delà de la mairie-école, une croix élevée lors de la mission tenue en 1933.

Ce monument porte sur le socle pyramidal une plaque en marbre blanc avec les mots « Mission 1933 / Also hat Gott dich geliebt, mein Jesus Barmherzigkeit » (Mission 1933 / Ainsi Dieu t'a aimé, mon Jésus miséricordieux). La croix porte un assez grand Christ en fonte de fer, repeint en 1986 en blanc, brun et rouge. Le tout est entouré d'une grille en fer peinte en blanc et bien fleuri par une bénévole.

Le puits couvert.

Datant de la fin du XVIIIe / début XIXe siècle et profond de 18 mètres, ce puits privé (non accessible au public) est couvert par un édifice à colombages coiffé d'un toit à quatre pans à tuiles plates (Biberschwantz ou queue de castor), probablement pour éviter que quelqu'un ne tombe dedans et que l'eau potable ne soit souillée.

Il dispose d'un mécanisme à roue qui permettait autrefois de remonter l'eau potable à l'aide d'un seau. Un axe en bois de quarante centimètres de diamètre permettait à la corde de s'enrouler et une grande roue de charrette servait de volant de manœuvre.

La Chapelle Sainte Appoline

C'est au bord de la rue unique, la départementale 14 bis, presqu'au milieu du village, que se dresse la chapelle Sainte Apolline.
En 1892, la chapelle très vétuste fut reconstruite grâce aux dons des fidèles; les deux voisins les plus proches, cédèrent chacun un bout de terrain et la nouvelle chapelle fut reconstruite plus grande et légèrement à la droite de la précédente.

Le 4 septembre 1892, le curé de Dannemarie, en présence du révérend père Ellerbach curé de Geispitzen, des curés Schilling de Traubach, Georges d'Eteimbes, Merckly de Saint-Cosme, Dufour de Bréchaumont, Rohmer de Bretten et du vicaire Kelbert de Traubach, célèbre la bénédiction du nouveau sanctuaire Sainte-Apolline, après l'abandon de Saint Apollinaire.

Le chœur de la petite chapelle abritait un autel qui se trouve maintenant à Traubach le Haut et deux anges en bois provenant de Weckolsheim près de Neuf Brisach. Une profusion de statues de la Vierge et une de Sainte Apolline disposées sur les deux autels latéraux ainsi qu'une grotte de Lourdes réalisée par une religieuse du couvent de Bellemagny complétaient sa décoration.

Au mur, était suspendu un chemin de croix, peint sur toile en 1790 par Madeleine Neysser originaire de Lautenbach-Zell. Une cloche fut également installée dans le clocheton au-dessus de la porte d'entrée. La chapelle a perdu la plus grande partie de son mobilier. De Sainte Apolline, il ne reste que le vitrail. Les autels latéraux ont disparu. Deux statues en plâtre de l'Immaculée Conception et de saint Joseph à l'Enfant Jésus comblent le vide. Le chemin de croix a été brûlé, estimé sans valeur par le curé de la paroisse. Seuls les deux anges décorent encore le chœur.

Personnalité marquante[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Ellerbach (curé et guérisseur), né à Guevenatten en 1850 et décédé en 1924. Il est connu des historiens pour son ouvrage sur la guerre de Trente Ans en Alsace. Curé de Carspach, il y a construit une institution de santé appliquant la méthode Kneipp, cet édifice est actuellement nommé « Institut Sonnenberg ». La société d'histoire de Sierentz lui a consacré une biographie en 1987.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « 85 État de la répartition et distribution de trois cents francs faites par moi Antoine Georges Zimberlin (Zimberlin Antoine-Georges, de Ferrette, abbé : 84, 85, 86, 153, 154, 193, 224, 734, 959), curé de Traubach-le-Haut, aux incendiés de Guewenatten, le 25 janvier 1833. - 2 p. ms. Papier. Français ».
  2. Archives Départementales du Haut-Rhin
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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