Alstom
Groupe Alstom
Logo du groupe Alstom
| Création | 1928 |
|---|---|
| Dates clés | 1969 : Alsthom devient filiale de la Compagnie générale d'électricité 1976 : Alsthom Atlantique, fusion avec les Chantiers de l'Atlantique 1989 : fusion d'Alsthom et de GEC Power Systems et création de GEC-Alsthom 1998 : GEC Alsthom, devenue Alstom, entre en Bourse 2010 : rachat de l'activité transmission d'Areva T&D |
| Forme juridique | Société anonyme |
|---|---|
| Action | Euronext : ALO |
| Slogan | Nous façonnons l'avenir |
| Siège social | |
| Direction | Patrick Kron |
| Actionnaires | Bouygues 29,4 % Franklin Resources 5,51% FMR LLC 2,45 % Norges Bank 1,98% Amundi 1,84% Morgan Stanley 3,29 % Natixis Asset Management 1,51 % Salariés 1,45 % UBS Investment Bank 1,25 % (2013) [2] |
| Activité | Infrastructures d'énergie et de transport |
| Produits | Systèmes, équipements et services pour la production d'énergie, produits et services pour les opérateurs et/ou propriétaires de matériel roulant et d'infrastructures ferroviaires |
| Filiales | Alstom Transport Alstom Power Alstom Grid |
| Effectif | 93 500[1] (31.03.2011) |
| Site web | www.alstom.fr |
| Capitalisation | 8,89 M€ (14 septembre 2012)[3] |
|---|---|
| Fonds propres | 4,1 M€ (31.03.2011) |
| Chiffre d’affaires | |
| Résultat net |
Alstom (originellement Als-Thom, puis Alsthom en 1932, puis Alsthom Atlantique en 1976, puis Gec-Alsthom en 1989 et Alstom depuis 1998[5],[6]) est une société anonyme basée en France spécialisée dans les secteurs des transports, principalement ferroviaires (trains, tramways et métros), et de la production d'énergie (centrales électriques et énergies renouvelables comme par exemple des éoliennes, l’Haliade 150d).
Sommaire |
Historique [modifier]
Création et développement [modifier]
À l'origine Als-Thom, contraction d'« Alsace » et de « Thomson », devenu Alsthom, était le résultat de la fusion, réalisée en 1928, d'une partie de la SACM (Société alsacienne de constructions mécaniques à Mulhouse puis à Belfort), spécialiste de la construction de locomotives, et de la Compagnie française Thomson-Houston, société franco-américaine spécialiste des équipements de traction électrique et de la construction électro-mécanique. Auguste Detœuf en fut le premier administrateur délégué.
- André Koechlin ouvre un atelier de construction de locomotives à Mulhouse en 1839. Les affaires se développeront vite et Koechlin fusionne avec les Ateliers de Graffenstaden pour créer la Société alsacienne de construction mécanique (SACM). L'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne, en 1871, entraîne la création de la nouvelle usine SACM à Belfort dans les années 1878-79, pour conserver les clients français sans droits de douane.
- 1879-1880 : aux États-Unis Elihu Thomson et Edwin Houston (en) s'associent pour créer une société d’électricité, la Thomson-Houston Electric Company, spécialisée dans la construction de machines magnétos électriques : dynamos et moteurs à courant continu dans un premier temps[7], puis alternateurs et moteurs à courants alternatifs monophasés, diphasés et triphasés par la suite. Il adoptèrent les courants alternatifs rapidement comme standard six mois avant même que Thomas Edison ouvrît sa première centrale électrique à courant continu à New York.
- 1893 : la traction électrique ferroviaire commence à prendre un certain essor : la Compagnie française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston (CFTH) est créée en s’associant à l'Américain General Electric. En 1895 trois premiers brevets sont déposés par la nouvelle société[8]. Plus d'une trentaine d'autres brevets seront déposés par la suite par cette société sur une vingtaine d'années[9].
- 1904-1905 : rachat des établissements Postel-Vinay par la CFTH[10]. Une entreprise qui était elle aussi spécialisée dans la construction de moteurs électriques et de dynamos.
- 1925 : création de la société Vetra, constructeur de trolleybus.
- 1928 : Thomson-Houston fusionne avec une partie de la SACM pour former une nouvelle entreprise. Ce sera Als-Thom contraction d'ALSace-THOMson, société de construction électro-mécanique.
- 1932 : l'atelier de constructions de locomotives Constructions électriques de France (CEF), fusionne avec ALS-THOM.
- 1932 : Alsthom construit pour la Compagnie générale transatlantique les moteurs du Normandie. Ces moteurs sont parmi les plus grands jamais construits dans le monde.
- 1937 : ALS-THOM absorbe Vetra.
- 1958 : arrivée à la direction générale d'ALSTHOM (siège : avenue Kléber à Paris) de Georges Glasser qui inaugure une nouvelle ère et de nouvelles méthodes de direction avec des restructurations internes.
Alsthom, filiale de la Compagnie Générale d’Électricité [modifier]
- 1965 : La Compagnie Générale d'Électricité (CGE) et Alsthom créent trois filiales communes se répartissant des fabrications différentes : ALSTHOM-SAVOISIENNE (transformateurs et machine électrique), DELLE-ALSTHOM (appareillages moyenne tension), UNELEC (appareillages basse tension).
- 1969 : la CGE, qui avait absorbé Alcatel en 1966, devient l'actionnaire majoritaire d'Alsthom ; cette prise de contrôle est confirmée en 1976 après la fusion avec les Chantiers de l'Atlantique.
- 1972 : absorption de Brissonneau et Lotz.
- 1976 : ALSTHOM acquiert les Chantiers de l'Atlantique qui deviennent Alsthom Atlantique.
- 1982 : Nationalisation de la CGE et donc d'Alsthom Atlantique
- 1983 : absorption de la Compagnie Électro-Mécanique qui devient CEM ALSTHOM.
- Le 22 juin 1989, Alsthom fusionne avec la branche GEC Power Systems du groupe britannique General Electric Company et devient ainsi, sous le nom de GEC Alsthom, une coentreprise paritaire franco-britannique, filiale commune de GEC et de Alcatel Alsthom, (nouveau nom de la Compagnie générale d'électricité).
- 1991 : La CGE se renomme Alcatel Alsthom
Alstom, entreprise indépendante [modifier]
En 1998, les deux maisons mères choisissent de se recentrer sur leurs métiers de base, l'électronique de défense pour GEC (renommée Marconi Plc en 1999) et les télécommunications pour Alcatel Alsthom, et décident de vendre en bourse la majorité (52 %) du capital de GEC Alsthom, en conservant chacune 24 %. Ce fut la plus grosse opération d'introduction en bourse d'une société européenne, en dehors des privatisations. Elle remporta un grand succès dans un climat d'euphorie boursière.[réf. nécessaire]
La nouvelle société, ainsi indépendante, décide de prendre le nom d'Alstom, sans h, prétendûment plus facile à prononcer dans les pays non-francophones[réf. souhaitée], laissant de côté ses origines (le « Thom » dans le nom de 1929 est celui de Thomson). Alcatel Alsthom, quant à elle, se renomme Alcatel. A cette occasion, Alstom reprend à son ancienne maison-mère l'entreprise d'électricité Cegelec[11], qui deviendra un an plus tard Alstom Entreprise puis Alstom Contracting.
En 1999, Alstom crée une co-entreprise avec ABB, nommée ABB Alstom Power, dans le domaine des systèmes de production d'énergie, puis en acquiert en 2000 la totalité des parts. En 1999 également, elle vend à General Electric (États-Unis) (GE) la totalité de son activité turbines à gaz pour laquelle elle avait jusque-là des accords de licence (TG 5000 et 6B) ou même de copropriété (TG 9B) avec GE.
En 2001, Alcatel et Marconi Plc cèdent leurs parts (24 % chacun) dans Alstom.
Affaibli au moment de sa mise en bourse par des fonds propres réduits par un dividende exceptionnel versé à ses précédents actionnaires (Marconi 230 M€, Alcatel 230 M€), puis pénalisé par les difficultés de ses turbines à gaz de grande puissance GT24/26, héritées d'ABB, le groupe connaît une grave crise financière en 2003 peu de temps après le remplacement de son président-directeur général. Cette crise, aggravée par les difficultés de délivrance des cautions bancaires, est surmontée en moins de deux ans notamment grâce à deux augmentations de capital successives, l’intervention de l’État (finalement autorisée en 2004 par la Commission européenne), le gouvernement français, impliquant principalement le ministre de l’Économie, des Finances et de l'Industrie de l'époque Francis Mer et la mise en œuvre d’un important programme de cessions. Alstom Contracting est racheté en LMBO (Leverage Management Buy-Out) par ses dirigeants et ses salariés, avec l'appui de CDC IXIS Private Equity (Caisse des dépôts et consignations) et de Charterhouse Capital Partners et reprendra le nom de Cegelec.
En huit ans, de 2001 à 2008, le chiffre d'affaires du groupe a baissé de 32 %, alors que sur la même période, l'indice des prix a progressé de 18,9 % et que le prix de l'énergie, le secteur principal d'Alstom, a en moyenne été multiplié par trois.
Concentration de l'industrie d'énergie [modifier]
- Le 9 janvier 2004, Alstom cède à Areva son secteur Transmission et Distribution pour 913 M€.
- Fin 2005, Alstom cède à Barclays Private Equity son activité Power Conversion, qui prendra le nom de Converteam en avril 2006.
- 4 janvier 2006, Alstom décide de se départir de ses chantiers navals, les Chantiers de l'Atlantique et Leroux Naval, au profit du spécialiste norvégien Aker Yards[12], cette transaction ayant été finalisée le 31 mai 2006.
- La société commune constituée avec Bouygues dans le domaine hydraulique est opérationnelle depuis novembre 2006.
- Le 7 juin 2010, Alstom intègre la branche Transmission d'Areva T&D, qui devient Alstom Grid (la branche Distribution d'Areva T&D rejoint alors Schneider Electric).
Concentration de l'industrie ferroviaire [modifier]
- En 1994, la société achète 51 % des actions du constructeur ferroviaire allemand Linke-Hofmann-Busch (LHB), de Salzgitter, de sa société mère Preussag.
- Le 13 juin 1997, Alsthom achète les restants 49 % des actions de LHB, qui figure désormais comme Alstom LHB.
- En 1998, Alsthom achète à la famille De Dietrich plus des deux tiers des actions de De Dietrich Ferroviaire située à Reichshoffen en Alsace, ce qui donne naissance à Alstom DDF.
- En juillet 2000, Alstom rachète la société italienne Fiat Ferroviaria[13], concepteur et constructeur du Pendolino, train pendulaire ETR 450, ETR 460, et ETR 500 des chemins de fer italiens, et à l'origine des rames S220 mises au point par l'entreprise Rautaruukki-Transtech et utilisées en Finlande.
- En 2009, Alstom signe un partenariat stratégique avec Transmashholding (TMH)[14] pour permettre le déploiement de la société sur le marché russe.
Métiers [modifier]
Le groupe Alstom compte deux métiers, le transport et l'énergie, et quatre secteurs : Alstom Thermal Power (construction de centrales électriques thermiques et systèmes annexes), Alstom Renewable Power (qui recouvre depuis mi 2011 les activités d'hydroélectricité, éolien, solaire et énergies marines renouvelables), Alstom Transport (équipements et services de transport ferroviaire) et Alstom Grid (solutions de transmission d'électricité). Son chiffre d'affaires, 19,5 milliards d'euros en 2011-2012[15], est réalisé à près de 90 % hors de France. Le groupe emploie plus de 92 600 personnes dans le monde[16].
Certains produits sont connus de tous : TGV, Queen Mary 2 (activité marine dorénavant vendue), etc.
Le groupe est numéro 1 mondial dans :
- Les centrales électriques clés en main.
- Les turbines et alternateurs hydroélectriques.
- Le service pour les sociétés d’électricité.
- Les systèmes antipollution pour les centrales électriques, notamment à charbon.
- Les trains à très grande vitesse (TGV), trains pendulaires.
- Les trains de banlieue et régionaux.
- Les systèmes de véhicules légers sur rail et les tramways comprenant notamment la gamme Citadis.
- Les services, la signalisation et les systèmes ferroviaires. Commandes de passages à niveaux, etc.
Alstom marine [modifier]
La fusion des Chantiers de l'Atlantique et ALSTHOM donnant naissance à naissance au groupe ALSTHOM-Atlantique intervient en octobre 1976, soit deux mois après le début de l'entrée en négociation[17].
Au moment où le groupe Alsthom devient Alstom en 1998, il constitue la division Alstom marine qui regroupait les chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire et Leroux Naval à Lorient. Cette branche a été vendue en 2006 aux chantiers navals norvégiens Aker Yards[18],[19]. En 2008, Aker Yards est racheté par le coréen STX, et en 2010 les parts que détenait encore Alstom sont cédées à STX[20].
Le plus gros yacht construit par Alstom marine est le Kogo (72 mètres de long — mis à l'eau en 2006) et le plus gros navire de croisière construit fut le Queen Mary 2.
Présidents-directeurs généraux [modifier]
Alsthom :
- Albert Pestche : président de septembre 1928 à septembre 1933
- Ernest Mercier : président de septembre 1933 à décembre 1940
- Auguste Detœuf : administrateur délégué, puis vice-président de septembre 1928 à décembre 1940
- Pierre Le Bourhis : décembre 1940 à juin 1958
- Georges Glasser : juin 1958 à septembre 1975
- Roger Schulz : septembre 1975 à septembre 1976
- Pierre Loygue : septembre 1976 à avril 1979
- Roger Schulz : avril 1979 à juin 1981
- Jean-Pierre Desgeorges : juin 1981 à juin 1989
GEC Alsthom :
- Jean-Pierre Desgeorges : chairman et CEO de juin 1989 à mars 1991, puis chairman de mars 1991 à janvier 1995
- Pierre Bilger : CEO de mars 1991 à janvier 1995, puis chairman et CEO de janvier 1995 à juin 1998
Alstom :
- Pierre Bilger : président-directeur général de juin 1998 à janvier 2003, puis président du conseil d'administration de janvier 2003 à mars 2003
- Patrick Kron : directeur général de janvier 2003 à mars 2003, puis président-directeur général depuis mars 2003
Fondation d'entreprise [modifier]
Créée en 2007, la Fondation Alstom finance des projets à l'initiative des salariés de l'entreprise, qui doivent nouer des partenariats avec des ONG locales, nationales ou internationales. La fondation est dotée d'un budget d'un million d'euros. Les projets, à vocation humanitaire ou écologiques, concernent en priorité :
- Le développement économique de communautés locales dans le respect de l'environnement,
- La sensibilisation aux questions environnementales,
- L'aide sociale,
- La préservation de la nature.
Données boursières [modifier]
Actionnariat [modifier]
Au 26 juin 2006 : flottant 75,24 %, Bouygues 25,1 % (avril 2006), salariés 1,5 %.
Fin avril 2006, Alstom et Bouygues ont en effet annoncé la reprise par ce dernier de la part de l'État français, cette transaction ayant été finalisée le 26 juin 2006 après autorisation de la Commission européenne.
Le 31 juillet 2006, Alstom réintègre le CAC 40, quitté en avril 2002.
Le 1er février 2011, Bouygues détenait 30,77 % du capital et des droits de vote.
Résultats financiers [modifier]
L'année comptable d'Alstom court du 1er avril au 31 mars de l'année suivante. Alstom répond aux exigences de conformité du standard financier MSI 20000.
| millions d'euros | 2001-2 | 2002-3 | 2003-4 | 2004-5[21] | 2005-6 | 2006–7 | 2007–8 | 2008–9 | 2009–10 | 2010–11 | 2011[22]–12 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| chiffre d'affaires | 24 549 | 23 452 | 21 351 | 16 688 | 12 920 | 13 413 | 14 208 | 16 908 | 18 739 | 19 650 | 20 923 |
| résultat net | 241 | -116 | -1 417 | -1 838 | -628 | 178 | 547[23] | 852 | 1 109 | 1 217 | 462 |
Controverses juridiques et condamnations [modifier]
"En dépit d'une impressionnante série de décisions de justice défavorables rendues à l'étranger, la société n'a jamais été inquiétée sur le sol français"[24], avance Le Canard Enchaîné. L'hebdomadaire évoque ainsi le fait qu'Alstom a été privé de marchés publics au Mexique en 2004, que deux de ses filiales ont été sanctionnées en 2008 pour avoir arrosé des fonctionnaires en Italie, que, depuis 2012, la Banque mondiale a interdit au groupe de répondre à des appels d'offres en raison de pots-de-vins versés à un ministre en Zambie, que la justice suisse a condamné l'entreprise à une amende de 2 millions, plus 29 millions de pénalités correspondant aux bénéfices réalisés grâce à "des paiements inappropriés versés à des agents publics en Lettonie, en Malaisie et en Tunisie". "De vieilles histoires", a répondu Alstom au Canard, qui souligne cela dit que, d'après l'OCDE, des enquêtes concernant Alstom sont en cours en Grande-Bretagne, en Slovénie, en Pologne, au Brésil et en Norvège.
Tramway de Jérusalem [modifier]
Alstom, avec Veolia, est mis en cause dans l'affaire du tramway de Jérusalem[25]. Le 30 mai 2011, la plainte de l'AFPS est rejetée par le tribunal de grande instance de Nanterre[26], rejet confirmé en appel en 2013.
Amiante [modifier]
Le 4 septembre 2006, Alstom est condamnée en justice pour une affaire d'amiante (à Lys-lez-Lannoy) qui eut pour conséquence au moins 10 morts et 80 malades[27].
Le site de Belfort est classé « site amiante » par arrêté au journal officiel le 30 octobre 2007. Toutes les entreprises présentes sur le site ne sont pas classées à cette date. Les années prises en compte sont antérieures à 1986, année à partir de laquelle il n'aurait plus été fait usage d'amiante[28].
Entente illégale [modifier]
Le 24 janvier 2007, la Commission européenne, représentée par la commissaire à la Concurrence Nelly Kroes, a condamné Alstom et neuf autres entreprises opérant dans le secteur des appareillages de commutation pour entente illégale qui viole les règles des traités européens. Alstom a été condamnée à verser une amende de 65 millions d'euros au budget européen[29].
Corruption [modifier]
Alstom est soupçonné d'avoir versé 7 millions d'euros en pot de vin à Slim Chiboub gendre de l'ancien dictateur de Tunisie Ben Ali, qui serait intervenu auprès de la STEG pour faire la sourde oreille sur des défauts techniques lors de l’exécution des travaux de la 3e tranche de la centrale électrique de Radès, effectués par Alstom pour un montant de 30 millions d'euros[30]. A ce sujet, l’entreprise a été placée sous surveillance dans trois pays (Tunisie mais aussi Malaisie et Lettonie[31]) pour quatre ans par le Fonds souverain norvégien pour risque grave de corruption d’agents publics. A la suite d'une longue enquête de la justice suisse dans une quinzaine de pays, le Ministère public de la Confédération a conclu en novembre 2011[32] qu’il n’y avait pas de système de corruption organisé. Des cas de versements sans prestation en contrepartie ont été identifié dans trois contrats signés entre 2000 et 2006, dans deux d’entre eux des salariés d'Alstom se seraient enrichis personnellement[33].
Les filiales Alstom Hydro et Alstom Network (Suisse) ont également été condamnées à verser 9 millions de dollars de compensation et ont été interdites d'appel d'offre par le Banque mondiale, pour avoir versé des pots-de-vin afin d'obtenir un marché en Zambie en 2002. Sur ce sujet, la direction de la communication d'Alstom soutient que ces pratiques n'ont plus cours actuellement et affirme que son système éthique est « parmi les plus solides de la place »[34].
Notes et références [modifier]
- http://www.publispeak.com/alstom/activity-report-2010-11/#/pageNumber=4
- Profil de la société Alstom - Boursier.com
- Alstom - Google Finance
- http://www.boursorama.com/bourse/profil/resume_societe.phtml?symbole=1rPALO
- Archives du monde du travail - ALSTHOM - « Alsthom (Als-Thom) né en 1928 de la fusion de la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques et de la compagnie française Thomson-Houston. De fusions en absorptions, l'entreprise devient un grand groupe et change plusieurs fois de nom : Alsthom, Alsthom Atlantique en 1976 (fusion avec les Chantiers de l'Atlantique), Gec-Alsthom en 1989 (fusion avec GEC Power Systems) et enfin Alstom en 1998. »
- Alstom - Historique
- Bibliothèque du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), section : Centre de documentation d'histoire et techniques environnementales (CDHTE), voir le Journal universel d'électricité, 1881, p. 395, rubrique « Correspondances » où il est retranscrit une lettre émanant de M. Elihu Thomson adressée M. Bürgin concernant un différend sur l'invention d'un petit moteur à courant continu à organes sphérique disposés sur le rotor.
- Bibliothèque du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), op. cit., périodique : L'Industrie électrique, no 78, 25 mars 1895, où il est fait mention de trois brevets déposés par cette compagnie.
- Bibliothèque du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), op. cit., périodique : L'Industrie électrique de 1895 à 1920.
- Sur les plaques des moteurs postérieur à cette date il était inscrit : « Compagnie Française Thomson-Houston Anciens établissements Postel-Vinay ». Il est à remarquer que la phrase : « pour l'exploitation des procédés » n'a jamais été inscrite sur les plaques, d'où l'abréviation CFTH. Mais le nom réel de l'entreprise était bien la Compagnie Française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston.
- Alstom revient de loin, sur Le Figaro
- Le rachat des Chantiers de l'Atlantique par le Norvégien Aker Yards finalisé - Le Nouvel Observateur / AP, 22 mai 2006 (voir archive)
- L'achat en 2000 de 51 % des parts de Fiat Ferroviaria a été fait avec une option d'acquisition des 49 % restants dans un délai de deux ans, option exercée en 2002
- (en) Alstom-TMH Joint-Venture - Site d'Alstom (voir archive)
- L'année comptable d'Alstom court du 1er avril au 31 mars de l'année suivante.
- Chiffres au 31 mai 2012.
- Dans les années 70, sur stxeurope.com
- Aker Yards et Alstom Marine concluent la transaction
- Les chantiers de Saint Nazaire pour la couronne symbolique, sur Mer et Marine
- ALSTOM vend à STX sa participation à Saint-Nazaire, Capital, 24 3 2010
- En normes IFRS à partir de 2004-2005
- http://www.alstom.com/fr/investisseurs/resultats-financiers/exercice-2011-2012/
- Retraité à la suite d’un changement de méthode de comptabilisation des engagements de retraite
- « Contre la corruption, y'a pas de justice... », Le Canard enchaîné 29 août 2012.
- Communiqué de l’AFPS sur l’état de la procédure engagée par l’AFPS et l’OLP relative à la construction et à l’exploitation d’un tramway en Cisjordanie - Association France Palestine Solidarité (AFPS) 15 décembre 2008
- Décision du tribunal de grande instance de Nanterre - Site de Veolia, 30 mai 2011 [PDF]
- « Pas d'amiante dans la cave de Natascha », Le Plan B n° 4 - octobre 2006, p. 8.
- Arrêté du 30 octobre 2007 modifiant et complétant la liste des établissements de fabrication, flocage et calorifugeage à l'amiante susceptibles d'ouvrir droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante - droit.org
- Concurrence: la Commission inflige une amende de 750 millions d'euros aux membres de l'entente sur les appareillages de commutation à isolation gazeuse - Communiqué de la Commission européenne, 24 janvier 2007
- http://www.africanmanager.com/detArticleP.php?art_id=138654
- http://www.tunistribune.com/14461-alstom-network-accuse-de-corruption-dagents-publics-en-tunisie/
- Ministère public de la Confédération Clôture de la procédure pénale à l’encontre de sociétés Alstom, 22 novembre 2011
- Les Echos La Banque mondiale place une filiale suisse d'Alstom sur liste noire, 23 novembre 2011
- Ram Etwareea, Le Temps, La Banque mondiale place une filiale suisse d'Alstom sur liste noire, La Tribune, 23/02/2012, consulté le 08/03/2012
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Tramway Citadis
- TGV
- Automotrice à grande vitesse
- Speedelia
- Prima (locomotive)
- Chantiers de l'Atlantique