Clet Abraham

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Clet Abraham, né en Bretagne le , fils de l'écrivain français Jean-Pierre Abraham, est un peintre et un sculpteur français actif en Italie depuis 1990.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il réalise ses études à l'école des Beaux-Arts de Rennes puis, après avoir exposé dans différentes galeries d'art bretonnes il part s'installer à Rome où il exerce le métier de restaurateur de meubles anciens. Il expose alors dans de nombreuses galeries, romaines, parisiennes et bretonnes (Galleria Studio 99, Galerie Le Marais à Paris, Galerie Armel à Nantes) et dans différentes institutions culturelles. En 2005 il s'installe à Florence où il exerce encore actuellement. Ses œuvres connaissent un succès notable auprès de collectionneurs privés à Paris, Monte-Carlo, New York. De nombreuses entités privées, comme la Banca Popolare dell'Etruria e del Lazio, l'Istituto Tommaso Crudeli de Udine et le Castello di Poppi lui ont commissionné des œuvres de prestige. Il a participé aux trois éditions de l'exposition collective Fuori Luogo organisée par la société Chiessi e Fedi en 2008 au Palazzo Strozzi, 2009 au Teatro della Pergola - où il a obtenu le record des ventes - et en 2010 à la Galleria delle Carrozze du Palais Medici-Riccardi.

Street art[modifier | modifier le code]

Lever le tabou, Clet Abraham à Bologne.

Clet Abraham n'est pas à proprement parler un street artist, mais il a depuis peu ressenti le besoin d'une expression artistique développée au sein de la vie quotidienne. Son intérêt se porte actuellement sur la réalisation d'interventions urbaines (Street art). Il a collé à Florence[1], Bologne[2], Rome[3], Turin, Milan, Lucques, Palerme, Pérouse, Londres, Valence (Espagne)[4], Sassari, Douarnenez[5], Rennes, Quimper[6], Audierne[7] et Paris[8] des stickers sur des panneaux signalétiques, tout en respectant leur lisibilité. Ses interventions suscitent de nombreuses questions pour leur contenu parfois provocateur. Le Christ crucifié appliqué au panneau de « voie sans issue » a notamment, en Italie, pour son côté à première vue blasphématoire, fait couler beaucoup d'encre. Voici comment l'auteur motive le sens de ses interventions  : « Nous sommes toujours plus envahis par la signalétique ; l'espace urbain délivre quantité de messages basilaires et unilatéraux, certes utiles, mais pour le moins bêtifiants. Je voudrais, en revanche, qu'à l'unilatéralité du message soit substituée l'idée de réversibilité, qu'un sens nouveau s'ajoute au premier, orientant d'autres niveaux de lecture. »

En octobre 2010, dans l'intention d'inviter l'institution culturelle florentine à porter son regard sur la réalité artistique contemporaine, il installe un autoportrait dans une des salles de la collection Loeser du Palazzo Vecchio, à quelques centimètres d'un Pontormo[9].

Street art ou Art Public  ?[modifier | modifier le code]

Sa plus récente installation urbaine a eu lieu dans la nuit du 19 au 20 janvier 2011. Alors que dans le Studiolo de François Ier de Médicis, l'institution accueillait le crâne diamanté de Damien Hirst, Clet a disposé sur l'une des avancées triangulaires du Ponte alle Grazie son typique petit homme noir, l'homme du commun, un pied ancré sur l'avancée et l'autre lancé dans le vide[10]. Il s'agissait de proposer une alternative populaire au crâne de la pop-star de la brit-art évalué à 100 000 000 euros, de rendre aux « hommes du commun » les bénéfices de l'art. Pour le critique italien Francesco Bonami, organisateur de l'exposition Hirst au Palazzo Vecchio, cette sculpture s'élançant dans le vide était la parfaite représentation de la chute et de l'immobilisme culturel en Toscane. Dans sa réponse à la sévère critique de Bonami, Clet a répondu que « Si mon personnage est immobile c'est qu'il est « cueilli » en train de « faire un pas ». ».

Son personnage a fini par accomplir ce pas audacieux, mais en tant qu'invité officiel de la municipalité de Signa qui lui a commissionné l'installation. C'est sur le plan d'eau du Parc des Renai que Clet a décidé de faire marcher sa sculpture, en réponse à l'hypothèse pessimiste de Francesco Bonami. Le pas a été fait, il a fui le pont, et il marche désormais sur les eaux.

Articles[modifier | modifier le code]

  • Bell'Italia, no 204 paru en avril 2003
  • Coffee Colours, no 35 paru en mars 2009 (couverture)
  • Coffee Colours, no 36 paru en avril 2009 (couverture)
  • Coffee Colours, no 41 paru en octobre 2009 (couverture)
  • Arts Magazine, no 45 paru en mai 2010
  • Aurora, The world wide interactive journal, no 1 paru en juin 2010

Notes et références[modifier | modifier le code]