Jean-Marie Bockel

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Jean-Marie Bockel

Jean-Marie Bockel, en septembre 2007.
Secrétaire d'État à la Justice
Actuellement en fonction
Depuis le 23 juin 2009
Président(s) Nicolas Sarkozy
Gouvernement(s) François Fillon II
Prédécesseur(s) Nicole Guedj (Droits des victimes)
Maire de Mulhouse
Actuellement en fonction
Depuis le mars 1989
Prédécesseur(s) Joseph Klifa
Secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens combattants
18 mars 2008 - 23 juin 2009
Président(s) Nicolas Sarkozy
Gouvernement(s) François Fillon II
Prédécesseur(s) Hamlaoui Mékachéra (Anciens combattants)
Successeur(s) Hubert Falco
Secrétaire d'État à la Coopération et la Francophonie
18 juin 2007 - 18 mars 2008
Président(s) Nicolas Sarkozy
Gouvernement(s) François Fillon II
Prédécesseur(s) Brigitte Girardin (indirectement)
Successeur(s) Alain Joyandet
Sénateur du Haut-Rhin
1er octobre 2004 - 19 juillet 2007
Ministre du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme
19 février 1986 - 20 mars 1986
Président(s) François Mitterrand
Gouvernement(s) Laurent Fabius
Prédécesseur(s) Michel Crépeau
Successeur(s) Gérard Longuet (Tourisme)
Secrétaire d'État au Commerce
23 juillet 1984 - 19 juillet 1986
Président(s) François Mitterrand
Gouvernement(s) Laurent Fabius
Prédécesseur(s) André Delelis (indirectement)
Successeur(s) Jean-Jacques Descamps
Député de la 5e circonscription du Haut-Rhin
Du Haut-Rhin de 1986 à 1988 (scrutin proportionnel)
2 juillet 1981 - 23 août 1984
Prédécesseur(s) Émile Muller
Successeur(s) Joseph Klifa
23 juin 1988 - 1er avril 1993
Prédécesseur(s) scrutin proportionnel
Successeur(s) Joseph Klifa
1er juin 1997 - 18 juin 2002
Prédécesseur(s) Joseph Klifa
Successeur(s) Arlette Grosskost
Biographie
Né(e) le 22 juin 1950 (59 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Strasbourg, Bas-Rhin
Nationalité Française
Parti politique La Gauche moderne
Profession Avocat

Jean-Marie Bockel (souvent abrégé par JMB), né le 22 juin 1950 à Strasbourg, est un avocat et un homme politique français. Depuis le 23 juin 2009, il est secrétaire d'État auprès de la ministre de la Justice et des libertés.

C'est un ancien membre du Parti socialiste. En tant que tel, il a été secrétaire d'État auprès du ministre du commerce entre 1984 et 1986 dans le gouvernement Fabius, puis il a été élu maire de Mulhouse en 1989 et sénateur du Haut-Rhin en 2004.

Il est, depuis le 19 juin 2007, secrétaire d'État dans le gouvernement Fillon II tout d'abord chargé de la Coopération et la Francophonie auprès du ministre des Affaires étrangères et des Affaires européennes puis, entre le 18 mars 2008 et le 23 juin 2009, de la Défense et des anciens combattants auprès du ministre de la Défense et depuis le 23 juin 2009 secrétaire d'État auprès de la ministre de la Justice et des libertés.

Sommaire

[modifier] Biographie

Il suit des études de droit et obtient une maîtrise de droit puis le certificat d'aptitude à la profession d'avocat. En 1976, il ouvre son cabinet à Mulhouse. Parallèlement il entame une carrière politique et prend sa carte au Parti socialiste en 1973. En 1974 il devient secrétaire des Jeunesses socialistes du Haut-Rhin. Il est alors proche du CERES[1] de Jean-Pierre Chevènement, à l'aile gauche du PS. Il est élu député du Haut-Rhin à 30 ans en juin 1981. Il est réélu en 1986 et 1988. Battu lors de la « vague bleue » de 1993, il retrouve son poste en 1997 jusqu'en 2002.

Secrétaire d'État auprès du ministre du commerce en 1984, il devient brièvement ministre du Commerce en 1986. À la fin du gouvernement Laurent Fabius, il devient porte-parole de Jean-Pierre Chevènement au sein du courant Socialisme et République en 1987. Mais, en 1991, il fait partie des partisans les plus affirmés de l'engagement de la France aux côtés des Américains dans la Guerre du Golfe, ce qui le conduit à une rupture orageuse et définitive avec Jean-Pierre Chevènement.

Jean-Marie Bockel est également conseiller général du Haut-Rhin pendant 10 ans et maire de Mulhouse depuis 1989.

Depuis la fin des années 1990, il se fait l'apôtre d'une rénovation blairiste du Parti Socialiste, dénonçant les « archaïsme[s] d'une partie du Parti Socialiste »[2]. En 2001, il fonde ainsi le club « Gauche moderne » et rend un rapport sur les moyens de simplifier la création d'entreprises. Il présente une motion en ce sens au Congrès du Mans en 2005[3]; sa motion recueille 0,65% des voix. Il est alors membre du Bureau National du Parti Socialiste. Il avait déjà déposé une contribution générale « Pour un socialisme moderne » au congrès de Dijon en 2003.

Le 23 mai 2001, il est élu à la présidence de l’association des maires de grandes villes de France présidence qu'il quitte début juillet 2007[4].

Aux élections législatives de juin 2002, il est battu par la candidate UMP Arlette Grosskost. Le 21 septembre 2004, il est élu Sénateur du Haut-Rhin. Il continue pendant le même temps ses appels à la rénovation du PS : en décembre 2005, il annonce la création du courant Réformisme et Rénovation pour continuer la réflexion issue de sa motion présentée au Congrès du Mans. Le 14 septembre 2006, il signe un appel de soutien à l'investiture socialiste de Dominique Strauss-Kahn à l'élection présidentielle française de 2007, en compagnie de 15 autres sénateurs, de 8 députés et de 2 députés européens. Après l'investiture de Ségolène Royal pour l'élection présidentielle de 2007 il prend la direction du comité de soutien à Ségolène Royal dans le Haut-Rhin. D'une sensibilité politique minoritaire dans son parti, il entretient des relations avec François Bayrou depuis plusieurs années[5].

Après l'élection du président de la République Nicolas Sarkozy et la victoire de la droite aux élections législatives françaises de 2007 il accepte, au nom de l'ouverture demandée par le président de la République, sa nomination en tant que secrétaire d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie auprès du ministre des Affaires étrangères du gouvernement Fillon (2) le 19 juin 2007. Exclu du PS, il déclare alors[6] :

« Ça fait dix ans que j'œuvre, que je milite sans grand succès pour la modernisation du PS, pour y prôner en tout cas des idées davantage sociales-libérales, blairistes, des idées qui peut-être nous auraient permis d'ailleurs de gagner la présidentielle si on avait su davantage les défendre »

Le 26 septembre 2007, il crée La Gauche moderne, mouvement libéral de centre-gauche. La Gauche moderne s'allie avec la majorité présidentielle lors des élections municipales de 2008. [7]. Sa liste d'union La Gauche moderne-UMP-Nouveau Centre-MoDem l'emporte de peu le 16 mars 2008 lors du second tour de l'élection municipale de 2008 à Mulhouse, avec seulement 168 voix d'avance sur la liste PS dirigée par son ancien adjoint municipal Pierre Freyburger[8].

Alors qu'il est en charge de la Coopération, il demande publiquement le 15 janvier 2008 au Président, conformément aux promesses de celui-ci, d'accentuer la fin de la Françafrique[9].

Lors du remaniement ministériel du 18 mars 2008 du gouvernement de François Fillon il passe du poste de secrétaire d'État à la francophonie à celui de secrétaire d'État aux anciens combattants. Plusieurs journalistes voient dans la perte du ministère de la coopération des pressions des présidents Omar Bongo et Denis Sassou-Nguesso mécontents des positions de Bockel au sujet de la Françafrique[9],[10],[11].

Catholique pratiquant, Jean-Marie Bockel est marié à Marie-Odile Mayer et a 5 enfants. Il est membre du Haut Conseil à l'intégration et colonel de réserve de l'armée de l'air.

[modifier] Convictions politiques

Jean-Marie Bockel était perçu comme incarnant l'aile droite ou sociale-libérale du parti socialiste. Il ne cache pas sa sympathie pour les méthodes pragmatiques du travailliste Tony Blair et se déclare lui-même social-libéral. Il estime que le socialisme et le libéralisme peuvent se fondre pour mieux s’accomplir. Il définit ainsi sa doctrine politique :

« Oui, nous sommes des socialistes libéraux. Socialistes, car nous devons opposer aux rapports de force et à l’injustice, la nécessité d’une émancipation partagée. Car nous nous donnons pour fin la justice et la protection sociale, la réduction des inégalités et la promotion des solidarités. Car nous travaillons au partage des biens et des droits à l’échelle du continent et du monde. Socialistes, car nous défendons l’esprit public, ce qui fait société. Car nous soutenons le principe d’une action collective et volontariste. »

« Libéraux, car nous comprenons l’émancipation comme accès à la liberté. Nous défendons la liberté et la responsabilité individuelle, l’autonomie de la société civile, la délimitation de la souveraineté de l’État. L’émancipation doit être le fruit des libertés mises en commun : réunies par le débat et la négociation contractuelle, réglées par les normes du droit et l’exercice de la justice. »

Fervent défenseur du Blairisme, il se déclare « Blairiste, plus que jamais » en 2006[12]. Il a traduit l'expression la Troisième Voie (The Third Way) / le Nouveau Centre (Die neue Mitte) du manifeste Blair/Schröder en « Troisième Gauche », en référence au clivage entre Première et Deuxième Gauches françaises établi par Michel Rocard.

Considéré comme un maire « sécuritaire de gauche »[13] pour l'accent qu'il a mis sur la lutte contre la délinquance à Mulhouse, Jean-Marie Bockel est partisan depuis longtemps, à la fois dans le discours et dans les actes, d'un nécessaire équilibre entre la prévention et la sécurité. Il est un défenseur convaincu du renforcement du rôle du maire dans les politiques d'animation des contrats locaux de sécurité. Il avait approuvé plusieurs mesures du ministre de l'Intérieur Sarkozy[5].

[modifier] Références politiques

  • Manifeste Blair/Schröder (The Third Way / Die neue Mitte)
  • L'œuvre du sociologue Anthony Giddens (concept de Troisième voie entre communisme et capitalisme) et de la philosophe Monique Canto-Sperber (conciliation socialisme/libéralisme).
  • Social-démocratie et plus particulièrement : New Labour (Royaume-Uni), SPD (Allemagne) et surtout social-démocratie nordique.
  • Social-libéralisme

[modifier] Mandats et fonctions

[modifier] Fonctions ministérielles

[modifier] Mandats parlementaires

[modifier] Mandats politiques régionaux ou départementaux

[modifier] Mandats politiques locaux

[modifier] Publications

  • La troisième gauche, petit manifeste social-libéral. Éditions Val de France, mars 1999.

[modifier] Références

[modifier] Liens externes


Précédé par
Joseph Klifa
Maire de Mulhouse

1989 –
Suivi par
-
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