Brumath

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Brumath
Hôtel de ville de Brumath.
Hôtel de ville de Brumath.
Blason de Brumath
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Strasbourg-Campagne
Canton Brumath (chef-lieu)
Intercommunalité C.C. de la région de Brumath
Maire
Mandat
Étienne Wolf
2014-2020
Code postal 67170
Code commune 67067
Démographie
Gentilé Brumathois(es)
Population
municipale
9 976 hab. (2011)
Densité 338 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 58″ N 7° 42′ 33″ E / 48.732778, 7.709167 ()48° 43′ 58″ Nord 7° 42′ 33″ Est / 48.732778, 7.709167 ()  
Altitude Min. 136 m – Max. 189 m
Superficie 29,54 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune

Brumath (qui se prononce /bry.mat/) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pont sur la Zorn en 1932.

Brumath se trouve sur la route nationale 63 à 17 km au nord de Strasbourg et à 13 km au sud de Haguenau. Elle est également desservie par l'autoroute A4 qui la contourne par l'ouest.

La Zorn traverse la ville et le canal de la Marne au Rhin la longe par le sud-ouest.

Elle est le chef-lieu du canton de Brumath dans l'arrondissement de Strasbourg-Campagne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Brumath, prononcé [brymat ], apparait au IIe siècle sur la carte du géographe Ptolémée sous le nom de Brokomagos puis au IIIe siècle dans l'itinéraire d'Antonin sous Brocomagus de broco (blaireau) + magos (plaine ou marché agricole). Durant les IIe et IVe siècles, on trouve aussi la forme latine de Brocomagos. Plus tard en l'an 770, le nom de la ville est Brocmagad et en l'an 889 Bruochmagad. Les toponymes plus tardifs sont en 973 Pruomat, en 979 Bruomade et enfin en 1165 Brumat. Ces derniers se sont transformés pour donner le nom actuel de Brumath. Elle est citée sur la Table de Peutinger sous le nom de Breucomagus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Brumath fait partie des quelques rares sites d’Alsace qui ont été habités et fréquentés sans interruption depuis plus de cinq mille ans. Capitale de la tribu des Triboques, la cité est devenue Brocomagus à l'époque gallo-romaine.

Le sous-sol de Brumath a livré de remarquables céramiques ornées de mystérieux décors dont le ruban forme le thème principal.

Après la défaite d'Arioviste, battu par Jules César en 58 av. J.-C, les Triboques furent autorisés par les Romains à s'établir définitivement sur la rive droite du Rhin. La Basse Alsace devint la Civitas Tibocorum (la Cité ou le District) des Triboques dont la capitale fut Brocomagus aujourd'hui Brumath. Pendant près de quatre siècles, Brumath se développa dans le sillage de la paix romaine mais quand l'Empire romain chancela, Brocomagus s'éteignit.

Au XIIIe siècle, Brumath devint la capitale du landgraviat de Basse-Alsace puis fut érigée au rang de ville au XIVe siècle. Partagée entre les Lichtenberg et les Linange, la seigneurie fut l'objet de guerres incessantes entre ces deux familles[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Brumath

Les armes de Brumath se blasonnent ainsi :
« De gueules à une branche de chêne de sinople fruitée d'or. »[2].
Autre blasonnement : « De gueules à la branche de chêne cousue de sinople englantée de quatre pièces d'or. »[3].

* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (sinople sur gueules).

À l'origine au XIIe siècle, les blasons des chevaliers qui résidaient à Brumath portaient une étoile.

On retrouve cette étoile sur les armoiries de la commune en 1670 où le blasonnement indiqué dans l'Armorial d'Alsace est le suivant : « porte d'azur à une dextrochère d'argent, tenant une bannière d'or chargée d'une étoile d'azur ».

En 1876, la bannière seigneuriale du blason est transformée en bannière ecclésiastique. Cette tendance se retrouve dans des extraits de registre de l'époque mais son origine est inconnue.

En 1890, la bannière est remplacée par la branche de chêne qui est le symbole d'une ville propriétaire d'une grande forêt[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Brumath a été récompensée par le label « Ville Internet @ »[5].

Mairie de Brumath − photo noir et blanc
Mairie de Brumath en 1905
Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Étienne Wolf[7] UMP Professeur de religion catholique
1977 2001 Bernard Schreiner RPR puis UMP Professeur
1953 1977 Victor Fischer MRP Commerçant
1947 1953 Charles Metzger   Greffier de tribunal
1945 1947 Charles Christ   Employé de banque
1938 1940 Auguste Liebrich   Médecin
1934 1938 Charles Diemer   Minotier
1922 1933 Geoffroy Richert   Charron
1891 1922 Auguste Bostetter   Médecin
1873 1891 Daniel Zimmer    
1865 1873 Nicolas Diemer    
1848 1865 Charles Trautmann    
1837 1848 Jean-Daniel Hochstetter    
1830 1837 Jean-Daniel Christ    
1822 1830 Joseph-Nazaire Fischer    
1820 1822 François Brosius    
1800 1820 Jean-Daniel Christ    
1792 1800 Georges-Frédéric Coulmann    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 976 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 300 2 671 3 339 4 203 4 062 4 131 3 761 4 204 4 427
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
5 169 5 514 5 619 5 612 5 496 5 545 5 628 5 548 5 368
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 530 5 655 5 542 5 277 5 743 5 945 6 209 5 732 6 273
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
6 801 7 357 6 888 7 702 8 182 8 930 9 737 9 825 9 976
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Plus de quatre-vingts bâtiments sont recensés sur la base Mérimée[10] :

  • le musée archéologique au sous-sol du château devenu église protestante de 1804[11] ;
  • le jardin de l'Escalier ;
  • le parc d'aventures de Brumath-Plage[12].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Le château de Brumath transformé en église luthérienne.
  • Église des saints Nazaire et Celse néo-classique à Brumath (XIXe siècle).
  • Église Notre-Dame de Stephansfeld
  • Église luthérienne dans l'ancien château, érigé de 1720 à 1726 pour le comte Jean Reinhardt III de Hanau-Lichtenberg, transformée en église luthérienne en 1803 à Brumath.
  • L'orgue de l'église luthérienne[13] : construit en 1810 par Michel Stiehr et classé monument historique en 1973.
  • Chapelle protestante à Stephansfeld.
  • La synagogue : la première synagogue fut construite en 1801, la synagogue actuelle en 1846. Brumath est siège de rabbinat dès le XIXe siècle. Endommagée et profanée pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut transformée en dépôt de vivres ; elle fut rendue au culte en 1957[14].
  • Eglise Evangélique implantée à Brumath depuis 1889

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages cités dans le texte[modifier | modifier le code]

Autres ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Antoine Fischer (dir.), Victor Beyer, François Brockmann, Louis-Marie Coyaud, Philippe Dollinger, Victor Albin Gebus, Willy Guggenbühl, Jean-Jacques Hatt, Roger Henninger et al. (préf. Victor Fischer, ill. Jean Nicolas), Brumath : Destin d'une ville, Strasbourg, Saisons d'Alsace, coll. « Connaissance de l'Alsace »,‎ 15 octobre 1958, 1e éd., 18,1 cm × 23,3 cm, couverture couleur, relié, 267 p. [détail des éditions] (lien OCLC?).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]