Brumath

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48° 43′ 58″ N 7° 42′ 33″ E / 48.732778, 7.709167

Brumath
Hôtel de ville de Brumath
Hôtel de ville de Brumath
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Strasbourg-Campagne
Canton Brumath (chef-lieu)
Code commune 67067
Code postal 67170
Maire
Mandat en cours
Étienne Wolff
2008-2014
Intercommunalité C.C. de la région de Brumath
Site web Site officiel de la commune
Démographie
Population 9 912 hab. (2008)
Densité 336 hab./km2
Gentilé Brumathois(es)
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 58″ Nord
       7° 42′ 33″ Est
/ 48.732778, 7.709167
Altitudes mini. 136 m — maxi. 189 m
Superficie 29,54 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Brumath (qui se prononce /bry.mat/) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace.

Sommaire

[modifier] Géographie

Pont sur la Zorn en 1932

Brumath se trouve sur la route nationale 63 à 17 km au nord de Strasbourg et à 13 km au sud de Haguenau. Elle est également desservie par l'autoroute A4 qui la contourne par l'ouest.

La Zorn traverse la ville et le canal de la Marne au Rhin la longe par le sud-ouest.

Elle est le chef-lieu du canton de Brumath dans l'arrondissement de Strasbourg-Campagne.

[modifier] Toponymie

Brumath, prononcé [brymat], apparait au IIe siècle sur la carte du géographe Ptolémée sous le nom de Brokomagos puis au IIIe siècle dans l'itinéraire d'Antonin sous Brocomagus. Durant les IIe siècle et IVe siècle, on trouve aussi la forme latine de Brocomagos. Plus tard en l'an 770 le nom de la ville est Brocmagad et en l'an 889 Bruochmagad. Les toponymes plus tardifs sont en 973 Pruomat, en 979 Bruomade et enfin en 1165 Brumat. Ces derniers se sont transformés pour donner les toponymes contemporains. La forme française Brumath a ainsi pour équivalent Brumpt en langue allemande et Bruemt en langue alsacienne (prononcé [BrY:mt]).

[modifier] Héraldique

À l'origine au XIIe siècle, les blasons des chevaliers qui résidaient à Brumath portaient une étoile.

On retrouve cette étoile sur les armoiries de la commune en 1670 où le blasonnement indiqué dans l'Armorial d'Alsace est le suivant : « porte d'azur à une dextrochère d'argent, tenant une bannière d'or chargée d'une étoile d'azur ».

En 1876, la bannière seigneuriale du blason est transformée en bannière ecclésiastique. Cette tendance se retrouve dans des extraits de registre de l'époque mais son origine est inconnue.

En 1890, la bannière est remplacée par la branche de chêne qui est le symbole d'une ville propriétaire d'une grande forêt[1].

Blason de Brumath

Les armes de Brumath se blasonnent ainsi : « de gueules à la branche de chêne cousue de sinople englantée de quatre pièces d'or[2] ».

* Il y a là non respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (sinople sur gueules).

[modifier] Histoire

Brumath fait partie des quelques rares sites d’Alsace qui ont été habités et fréquentés sans interruption depuis plus de cinq mille ans. Capitale de la tribu des Triboques, la cité est devenue Brocomagus à l'époque gallo-romaine.

Le sous-sol de Brumath a livré de remarquables céramiques ornées de mystérieux décors dont le ruban forme le thème principal.

Après la défaite d'Arioviste, battu par Jules César en 58 av. J.C, les Triboques furent autorisés par les Romains à s'établir définitivement sur la rive droite du Rhin. La Basse Alsace devint la Civitas Tibocorum (la Cité ou le District) des Triboques dont la capitale fut Brocomagus aujourd'hui Brumath. Pendant près de quatre siècles, Brumath se développa dans le sillage de la paix romaine mais quand l'Empire romain chancela, Brocomagus s'éteignit.

Au XIIIe siècle, Brumath devint la capitale du landgraviat de Basse-Alsace puis fut érigée au rang de ville au XIVe siècle. Partagée entre les Lichtenberg et les Linange, la seigneurie fut l'objet de guerres incessantes entre ces deux familles[3].

[modifier] Administration

En 2010, la commune de Brumath a été récompensée par le label « Ville Internet @ »[4].

Mairie de Brumath − photo noir et blanc
Mairie de Brumath en 1905
Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Étienne Wolf[6] UMP Professeur
1977 2001 Bernard Schreiner RPR puis UMP Professeur
1953 1977 Victor Fischer MRP Commerçant
1947 1953 Charles Metzger   Greffier de tribunal
1945 1947 Charles Christ   Employé de banque
1938 1940 Auguste Liebrich   Médecin
1934 1938 Charles Diemer   Minotier
1922 1933 Geoffroy Richert   Charron
1891 1922 Auguste Bostetter   Médecin
1873 1891 Daniel Zimmer    
1865 1873 Nicolas Diemer    
1848 1865 Charles Trautmann    
1837 1848 Jean-Daniel Hochstetter    
1830 1837 Jean-Daniel Christ    
1822 1830 Joseph-Nazaire Fischer    
1820 1822 François Brosius    
1800 1820 Jean-Daniel Christ    
1792 1800 Georges-Frédéric Coulmann    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique depuis 1793
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 300 2 671 3 339 4 203 4 062 4 131 3 761 4 204 4 427
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
5 169 5 514 5 619 5 612 5 496 5 545 5 628 5 548 5 368
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 530 5 655 5 542 5 271 5 743 5 945 6 209 5 732 6 273
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 2011
6 801 7 357 6 888 7 702 8 182 8 930 9 737 9 937 10 032
1962 à 1999 : population sans double compte (recensement) ; 2006 : population municipale légale.
Sources : INSEE[7],[8] et Cassini[9].

[modifier] Lieux et monuments

Le château de Brumath transformé en église luthérienne

Plus de quatre-vingts bâtiments sont recensés sur la base Mérimée[10] :

  • Le musée archéologique au sous-sol du château devenu église protestante de 1804[11].
  • L'orgue de l'église protestante : construit en 1810 par Michel Stiehr et classé monument historique en 1973.
  • La synagogue : la première synagogue fut construite en 1801, la synagogue actuelle en 1846. Brumath est siège de rabbinat dès le XIXe siècle. Endommagée et profanée pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut transformée en dépôt de vivres ; elle fut rendue au culte en 1957[12].
  • Le jardin de l'Escalier.
  • Le parc d'aventures de Brumath-Plage[13].

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Notes et références

  1. Charles Muller et François Ritter, Brumath, regard sur un passé récent, Carré Blanc, coll. « Mémoire de Vies », 2001, 224 p., chap. 1 (« Regard… sur l'Histoire »), p. 11-13 .
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement de Brumath (Bas-Rhin) » sur http://www.newgaso.fr. Consulté le 18 mai 2009.
  3. Description de Brumath et de son canton en 1865
  4. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  5. Charles Muller et François Ritter, page 49.
  6. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  7. Brumath sur le site de l'Insee
  8. Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 15 mars 2009.
  9. http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=6142 Fiche de Brumath sur le site Cassini.
  10. Tous les bâtiments recensés de Brumath, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  11. Notice no IA00119197, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  12. Notice no IA00119162, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  13. le parc d'aventures de Brumath plage sur lepetitmoutard.fr, consulté le 2 juillet 2011.

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

[modifier] Ouvrages cités dans le texte

[modifier] Autres ouvrages

  • Antoine Fischer (dir.), Victor Beyer, François Brockmann, Louis-Marie Coyaud, Philippe Dollinger, Victor Albin Gebus, Willy Guggenbühl, Jean-Jacques Hatt, Roger Henninger et al. (préf. Victor Fischer, ill. Jean Nicolas), Brumath : Destin d'une ville [détail des éditions] (OCLC 7520963) .
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