Brumath
| Brumath | ||
Hôtel de ville de Brumath |
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Blason |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Alsace | |
| Département | Bas-Rhin (Strasbourg) | |
| Arrondissement | Strasbourg-Campagne | |
| Canton | Brumath (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | C.C. de la région de Brumath | |
| Maire Mandat |
Étienne Wolf 2008-2014 |
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| Code postal | 67170 | |
| Code commune | 67067 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Brumathois(es) | |
| Population municipale |
9 880 hab. (2010) | |
| Densité | 334 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 136 m – Max. 189 m | |
| Superficie | 29,54 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel de la commune | |
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Brumath (qui se prononce /bry.mat/) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Brumath se trouve sur la route nationale 63 à 17 km au nord de Strasbourg et à 13 km au sud de Haguenau. Elle est également desservie par l'autoroute A4 qui la contourne par l'ouest.
La Zorn traverse la ville et le canal de la Marne au Rhin la longe par le sud-ouest.
Elle est le chef-lieu du canton de Brumath dans l'arrondissement de Strasbourg-Campagne.
Toponymie[modifier]
Brumath, prononcé [brymat], apparait au IIe siècle sur la carte du géographe Ptolémée sous le nom de Brokomagos puis au IIIe siècle dans l'itinéraire d'Antonin sous Brocomagus. Durant les IIe siècle et IVe siècle, on trouve aussi la forme latine de Brocomagos. Plus tard en l'an 770 le nom de la ville est Brocmagad et en l'an 889 Bruochmagad. Les toponymes plus tardifs sont en 973 Pruomat, en 979 Bruomade et enfin en 1165 Brumat. Ces derniers se sont transformés pour donner le nom actuel Brumath.
Histoire[modifier]
Brumath fait partie des quelques rares sites d’Alsace qui ont été habités et fréquentés sans interruption depuis plus de cinq mille ans. Capitale de la tribu des Triboques, la cité est devenue Brocomagus à l'époque gallo-romaine.
Le sous-sol de Brumath a livré de remarquables céramiques ornées de mystérieux décors dont le ruban forme le thème principal.
Après la défaite d'Arioviste, battu par Jules César en 58 av. J.C, les Triboques furent autorisés par les Romains à s'établir définitivement sur la rive droite du Rhin. La Basse Alsace devint la Civitas Tibocorum (la Cité ou le District) des Triboques dont la capitale fut Brocomagus aujourd'hui Brumath. Pendant près de quatre siècles, Brumath se développa dans le sillage de la paix romaine mais quand l'Empire romain chancela, Brocomagus s'éteignit.
Au XIIIe siècle, Brumath devint la capitale du landgraviat de Basse-Alsace puis fut érigée au rang de ville au XIVe siècle. Partagée entre les Lichtenberg et les Linange, la seigneurie fut l'objet de guerres incessantes entre ces deux familles[1].
Héraldique[modifier]
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Les armes de Brumath se blasonnent ainsi : |
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (sinople sur gueules).
À l'origine au XIIe siècle, les blasons des chevaliers qui résidaient à Brumath portaient une étoile.
On retrouve cette étoile sur les armoiries de la commune en 1670 où le blasonnement indiqué dans l'Armorial d'Alsace est le suivant : « porte d'azur à une dextrochère d'argent, tenant une bannière d'or chargée d'une étoile d'azur ».
En 1876, la bannière seigneuriale du blason est transformée en bannière ecclésiastique. Cette tendance se retrouve dans des extraits de registre de l'époque mais son origine est inconnue.
En 1890, la bannière est remplacée par la branche de chêne qui est le symbole d'une ville propriétaire d'une grande forêt[4].
Administration[modifier]
En 2010, la commune de Brumath a été récompensée par le label « Ville Internet @ »[5].
Démographie[modifier]
Lieux et monuments[modifier]
Plus de quatre-vingts bâtiments sont recensés sur la base Mérimée[11] :
- Le musée archéologique au sous-sol du château devenu église protestante de 1804[12].
- Le jardin de l'Escalier.
- Le parc d'aventures de Brumath-Plage[13].
Édifices religieux[modifier]
- Église des Saints Nazaire et Celse XIXe siècle néo-classique à Brumath.
- Église Notre-Dame à Stephansfeld.
- Église luthérienne dans l'ancien château, érigé de 1720 à 1726 pour le comte Jean Reinhardt III de Hanau-Lichtenberg, transformé en église luthérienne en 1803 à Brumath.
- L'orgue de l'église luthérienne[14] : construit en 1810 par Michel Stiehr et classé monument historique en 1973.
- Chapelle protestante à Stephansfeld.
- La synagogue : la première synagogue fut construite en 1801, la synagogue actuelle en 1846. Brumath est siège de rabbinat dès le XIXe siècle. Endommagée et profanée pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut transformée en dépôt de vivres ; elle fut rendue au culte en 1957[15].
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Jean-Jacques Coulmann (1796-1870), homme politique
- Jacques Kablé (1830-1887), homme politique
- Geoffroy Velten (1831-1915), brasseur, sénateur
- Rudolf Goethe (1843-1911), directeur de l'École d'arboriculture de Brumath-Grafenbourg en 1874
- Gustave Stoskopf (1868-1944), artiste éclectique et animateur du mouvement culturel régionaliste.
- Georges Daniel Krebs (1894-1982), artiste peintre.
- Charles-Gustave Stoskopf (1907-2004), architecte Prix de Rome, fils de Gustave Stoskopf, né à Brumath.
- Le général Charles Mast, un descendant des Mast de Brumath, alliés à de nombreuses familles de la ville.
- Louis Théodore Kleinmann, Colonel, commandant militaire de la ville Mayence en 1945.
- Marcel Weinum (1924-1942), résistant
- René Kleinmann (1923-2009), résistant
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- Site officiel de la Communauté de Commune de Brumath.
- Brumath sur le site de l'Institut géographique national.
- Associations de Brumath.
- (fr) Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région Alsace
- (fr) Site de la Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) et Inventaire et protections réglementaires de l'environnement de la commune
Bibliographie[modifier]
Ouvrages cités dans le texte[modifier]
- Charles Muller et François Ritter (préf. Charles-Gustave Stoskopf), Brumath : Regard sur un passé récent [détail des éditions].
Autres ouvrages[modifier]
- Antoine Fischer (dir.), Victor Beyer, François Brockmann, Louis-Marie Coyaud, Philippe Dollinger, Victor Albin Gebus, Willy Guggenbühl, Jean-Jacques Hatt, Roger Henninger et al. (préf. Victor Fischer, ill. Jean Nicolas), Brumath : Destin d'une ville [détail des éditions] (OCLC 7520963).
Notes et références[modifier]
- Description de Brumath et de son canton en 1865
- L'histoire des communes de la communauté de communes de Brumath, sur http://www.cdc-brumath.fr. Consulté le 26 mai 2009.
- Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr. Consulté le 24 mai 2009.
- Charles Muller et François Ritter, Brumath, regard sur un passé récent, Carré Blanc, coll. « Mémoire de Vies », 2001, 224 p., chap. 1 (« Regard… sur l'Histoire »), p. 11-13.
- Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
- Charles Muller et François Ritter, page 49.
- [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
- Brumath sur le site de l'Insee
- Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 15 mars 2009.
- http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=6142 Fiche de Brumath sur le site Cassini.
- Tous les bâtiments recensés de Brumath, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no IA00119197, base Mérimée, ministère français de la Culture
- le parc d'aventures de Brumath plage sur lepetitmoutard.fr, consulté le 2 juillet 2011.
- Notice no PM67001000, base Palissy, ministère français de la Cultureorgue de tribune
- Notice no IA00119162, base Mérimée, ministère français de la Culture