Sélestat

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Sélestat
Église Saint-Georges à Sélestat.
Église Saint-Georges à Sélestat.
Blason de Sélestat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Sélestat-Erstein (chef-lieu)
Canton Sélestat (chef-lieu)
Intercommunalité C.C. de Sélestat
Maire
Mandat
Marcel Bauer
2008-2014
Code postal 67600
Code commune 67462
Démographie
Gentilé Sélestadiens
Population
municipale
19 181 hab. (2011)
Densité 432 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 37″ N 7° 27′ 18″ E / 48.26027778, 7.455 ()48° 15′ 37″ Nord 7° 27′ 18″ Est / 48.26027778, 7.455 ()  
Altitude Min. 165 m – Max. 184 m
Superficie 44,40 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-selestat.fr/

Sélestat (anciennement Schelestadt ou Schlestadt[1] ; en alsacien Schlettstàdt, prononcé Schleschtàtt; en allemand Schlettstadt) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace, dont le nom actuel date de 1920.

Elle a le statut de sous-préfecture.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sélestat se trouve au centre de l'Alsace, à 22 km au nord de Colmar et 47 km au sud de Strasbourg. Bâtie en plaine, à une altitude comprise entre 165 et 184 m, la ville, qui s'est développée sur la rive gauche de l'Ill, est également à proximité du massif vosgien. Ainsi, le château du Haut-Koenigsbourg, érigé sur les hauteurs d'Orschwiller, domine les environs.

Le tunnel Maurice-Lemaire, appelé aussi tunnel de Sainte Marie-aux-Mines, offre un accès aisé au réseau routier lorrain. Celui-ci permet notamment de rejoindre Saint-Dié-des-Vosges, ville distante de 43 km à l'ouest de Sélestat. En outre, une vingtaine de kilomètres vers l'est suffit à atteindre le Rhin et la frontière avec l'Allemagne.

L'Illwald, une réserve naturelle volontaire agréée créée en 1995, compte parmi les plus grandes forêts alluviales d'un seul tenant en France : 1 500 hectares de verdure, d'arbres majestueux et une faune exceptionnelle qui se dévoile au regard des plus attentifs. Elle abrite l'une des plus grandes populations de daims sauvages en France. Ce site d'une formidable richesse patrimoniale et naturelle est reconnu au niveau européen, comme en atteste son classement en site Natura 2000[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La légende raconte que la ville a été fondée par le géant Sletto, ou Schletto (d'où le nom allemand de Schlettstadt), qui aurait creusé de ses propres mains la vallée du Leberthal[3]. La première trace écrite remonte au VIIIe siècle mais le site faisait alors partie du village de Kintzheim. L’expansion de la ville débuta au XIe siècle lorsque Hildegarde de Buren, mère du premier des Hohenstaufen, grand-mère de l'empereur Frédéric Barberousse, y fonda une église occupée à partir de 1094 par des moines de Conques qui vénéraient Sainte Foy. Ce prieuré dirigea la ville jusqu’à ce que Frédéric II de Hohenstaufen accordât le statut de ville libre à Sélestat en 1217.

Le pouvoir passa dès lors mais progressivement aux bourgeois. Les commerçants et les Sélestadiens firent construire à quelques mètres de l'église romane Sainte Foy l'église paroissiale Saint-Georges. Cette église style gothique flamboyant fut construite entre 1220 et 1500. Sélestat prospérait et devient membre de la Décapole en 1354 (jusqu'en 1679), agrandit ses fortifications, reçut des ordres monastiques et faisait du commerce.

En 1521, à Sélestat, il est mentionné pour la première fois le sapin de Noël ou arbre de Noël ou encore arbre du Christ. Le document est exposé à la Bibliothèque Humaniste. Il s'agit d'un livre de comptes datant du 21 décembre 1522 et venant des archives de la ville.

Renaissance et dix-septième siècle[modifier | modifier le code]

Plan des fortifications (XVIIe siècle).

La Renaissance marqua la période glorieuse de la ville, qui devint une capitale de l’humanisme. Son école devint célèbre dans toute l’Europe. La Réforme, la guerre des Paysans, qui agitait alors le Sud du Saint Empire, et celle de Trente Ans marquèrent le déclin de Sélestat.

La ville fut prise par les Suédois en 1632, occupée par les Français en 1634 et officiellement annexée par Louis XIV (avec les autres villes de la Décapole) à la Paix de Nimègue en 1678. Elle fut entretemps fortifiée par Vauban et l'ingénieur Jacques Tarade en 1674. Sélestat devint ville garnison de l'armée française, vit tous ses privilèges de ville libre disparaître et son nom francisé.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La ville subit deux sièges par les Allemands[réf. nécessaire] en 1814 et 1815 et fut à nouveau assiégée en 1870 lors de la guerre franco-prussienne. À la suite de la défaite de Napoléon III à Sedan, comme toute l'Alsace et une partie de la Lorraine (le département de la Moselle actuel), Sélestat fut prise par les Allemands à partir de 1870. Elle connut alors un deuxième âge d'or[réf. nécessaire]. À la fin de la Première Guerre mondiale, peu avant l'arrivée des troupes françaises, au cours de troubles liés à la vacance du pouvoir, un conseil de soldats et d'ouvriers tenta de diriger Sélestat profitant de l'absence d'administration laissé par le départ des troupes allemandes. Le 22 novembre, Sélestat, une des perles des provinces perdues, redevenait française.

Après la débâcle française de 1940, Sélestat fut annexée à l'Allemagne nazie. La libération de la ville commença en novembre 1944 à la suite de bombardements américains sur les positions allemandes près de la gare. Le 1er décembre au soir, les premières divisions américaines atteignirent la périphérie de la ville. En hâte, des commandos allemands firent sauter trois ponts principaux de la ville. Le 2 décembre au matin, le quartier ouest fut libéré puis le centre-ville dans l'après-midi. Cependant, la libération de la ville n'était pas terminée, les troupes allemandes résistant fortement et le froid faisant son apparition. La ville fut définitivement libérée en février 1945 bien que la date du 2 décembre 1944 reste la date symbole pour les Sélestadiens.

L'après-guerre fut le temps de la reconstruction pour Sélestat sous l'impulsion des maires Joseph Klein et Albert Ehm. Sous l'action du Dr Maurice Kubler, maire durant plus de quinze ans, la ville connut un véritable essor, s'affirmant comme la véritable capitale de l'Alsace centrale. C'est également en 1966 que le Dr Kubler signa le jumelage avec la ville de Waldkirch, véritable symbole de la réconciliation franco-allemande. Robert Guidat, alors professeur d'allemand au lycée Koeberlé, y apporta une contribution distinguée.

L'année 1989 marqua un tournant dans la gestion de la ville puisqu'un maire socialiste, Gilbert Estève, fut élu. Ayant collaboré dans les cabinets parisiens aux hautes sphères du pouvoir, il entreprit un programme de politique culturelle en lançant la construction d'une médiathèque intercommunale, d'un Fonds régional d'art contemporain (FRAC) d'Alsace et d'une grande salle de spectacle, les Tanzmatten. Il mourut prématurément en 1996 d'un cancer du poumon.

C'est également au début des années 1990 que l'équipe de handball, le SC Sélestat, accéda à l'élite et se fit connaître sur le plan national.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sélestat

Les armes de Sélestat se blasonnent ainsi :
« D'argent au lion couronné de gueules. »[4].

Le lion couronné apparait pour la première fois sur des sceaux secrets de la ville du XVe siècle.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 André Schaeck    
1791 1792 Ignace-Xavier Herrenberger    
1792 1793 François Dutaillis    
1793 1793 Daniel Bourdon    
1793 1794 François-Xavier Armand Lambla    
1794 1795 Xavier Dinichert    
1800 1807 François Ignace Schaal    
1808 1811 François Dutaillis    
1811 1813 Baron Treuillé de Beaulieu    
1813 1816 Joseph Armbruster    
1816 1819 Jean-Baptiste Marande    
1819 1820 Joseph Kubler    
1820 1829 Général Baron Joseph Amey    
1829 1830 André Dispot    
1830 1834 Antoine Cetty    
1834 1840 Louis Rousset-Pomaret    
1840 1850 Joseph-Benjamin Pennarun    
1850 1852 Jean-Baptiste Spiess    
1852 1853 Joseph-Georges Dengler    
1853 1860 Pierre Lemaître    
1860 1861 Fortuné Dispot    
1861 1870 Marie-Charles Knoll    
1870 1872 Ignace Albrecht    
1872 1884 Charles Helbig    
1884 1886 Alphonse Franck    
1886 1893 Ignace Spies    
1893 1896 Dr Théodore Boeninger    
1896 1905 Constant Schloesser    
1906 1910 Nicolas Geissenberger    
1910 1917 Jean Hartmann    
1917 1918 Alphonse Scherer    
1918 1925 Auguste Stoffel    
1925 1935 Dr Auguste Bronner PS / SFIO  
1935 1945 Jean Meyer    
1945 1953 Joseph Klein    
1953 1965 Albert Ehm MRP / UNR  
1965 1983 Dr Maurice Kubler RI / PR  
1983 1987 Dr François Kretz[5] PR  
1988 1989 Robert Weber PR  
1989 1996 Gilbert Estève[6] PS  
1996 mars 2001 Pierre Giersch PS  
mars 2001 en cours Marcel Bauer[7] RPR / UMP  
Les données manquantes sont à compléter.[8]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 19 181 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 907 7 464 8 068 9 070 9 646 9 700 8 634 9 844 10 365
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
9 950 10 184 10 040 9 307 9 088 8 979 9 172 9 418 9 304
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 336 9 699 10 604 9 943 10 165 10 959 11 363 10 722 11 705
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
13 818 14 635 15 248 15 112 15 538 17 179 19 459 19 181 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10])
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Festival Chansons en herbe.
  • Le Corso fleuri : au mois d'août, défilé de chars décorés de dahlias[11].
  • Sélest'art : Biennale d'art contemporain, de la mi-septembre à la mi-octobre[12].
  • Léz'Arts Scéniques : Festival de musique, début août.
  • L'Epidemic Experience : Festival de musique Electro, Techno, House, Drum’N Bass et Mash Up qui se déroule chaque année aux Tanzmatten au début de l'année.
  • Festival Chansons en herbe[13], du jeudi 14 au samedi 16 mai 2009, les Tanzmatten ont proposé six artistes émergents de la chanson française et deux concerts décentralisés : Loane + K, Bensé + Gérald Genty, Berry + Claire Denamur, Bal Pygmée à la Salle de l’Évasion et Karavan orchestra à la MJC Le Vivarium de Villé.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville de Sélestat est essentiellement connue dans le monde du sport par son club de handball, le SC Sélestat handball, qui évolue depuis 1990 en première division LNH, l'élite du handball français. Éternel petit poucet du handball français, peu de spécialistes donnaient une quelconque chance au club du Centre-Alsace de se maintenir au plus haut niveau. Mais au fil des années, malgré un budget très serré, le club s'imposa comme l'une des valeurs sûres du championnat de France. Jouant avant tout le maintien, le club frôla néanmoins l'exploit lors de la finale de la coupe de France 1995, face à l'ogre de l'époque, l'OM Vitrolles. De même, en 2000, terminant à la cinquième place du championnat de France, Sélestat manqua de se qualifier pour une coupe d'Europe pour à peine deux points.

Équipé du COSEC Eugène-Griesmar (anciennement COSEC de l'Ill), qui peut contenir jusqu'à 2 000 spectateurs, le club est réputé comme étant l'un des meilleurs centres de formation français, ses équipes de jeunes évoluant au plus haut niveau. Ainsi, le SC Sélestat handball a formé nombre de cadres des équipes nationales françaises A ou Espoirs dont les plus connus sont Thierry Omeyer et Seufyann Sayad.

En 2002, Sélestat eut l'honneur d'organiser la première Coupe de la Ligue de handball. La ville fut aussi l'un des lieux de compétition du championnat du monde de handball UNSS.

Hormis le handball, l'athlétisme est l'un des autres piliers de la vie sportive sélestadienne avec l'Athlétic Club Centre-Alsace (ACCA), fondé en 1989, qui organise la course des "10 kilomètres de Sélestat" chaque année depuis 1992.

Les clubs d'haltérophilie et de lutte font également à titre régulier la fierté de Sélestat puisque de nombreux jeunes haltérophiles et lutteurs sélestadiens se voient titrés lors de diverses compétitions nationales voire européennes.

Du point de vue des équipements, il faut noter l'existence des deux principales salles couvertes de la ville pouvant accueillir différents sports : le COSEC Eugène-Griesmar et le gymnase Koeberlé. À la fin de la décennie[Laquelle ?], une troisième salle devrait voir le jour, essentiellement tournée vers l'activité handballistique. Une nouvelle piscine baptisée « piscine des remparts » et située au bord du lac de canotage a été inaugurée en juillet 2010. Sélestat possède aussi un parcours de santé se situant dans un cadre forestier au bord de son cours d'eau le Giessen, ainsi qu'un stade municipal destiné aux équipes de football du SC Sélestat football[14] et d'athlétisme. Le club de tennis, quant à lui, possède des courts en terre battue et en dur. Enfin, traversée par l'Ill, Sélestat dispose d'un club de canoë-kayak.

La ville de Sélestat, résolument tournée vers le sport, a remporté en 2010 le Challenge de la ville la plus sportive de France dans la catégorie des villes de moins de 20 000 habitants par le journal L'Équipe. Son important budget sportif et ses infrastructures récemment rénovées ont été salués par les membres du jury.

Personnages célèbres nés à Sélestat[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Un tissu économique diversifié[modifier | modifier le code]

Un large panel d’activités composé à 60 % d’établissements de moins de cinq salariés mais aussi d’établissements de plus de 200 salariés.

L’industrie[modifier | modifier le code]

Tradition industrielle très forte avec de grandes entreprises comme la Société Alsacienne d’Aluminium, la Société Alsacienne de Meubles (Cuisines Schmidt et Cuisinella), Albany, Daramic, etc.

L’artisanat[modifier | modifier le code]

Un des principaux piliers de l’économie locale. L’artisanat emploie 20 % des actifs sélestadiens et d’Alsace centrale (136 entreprises artisanales pour 10 000 habitants contre 115 pour 10 000 habitants à l’échelle de l’Alsace). Croissance marquée des secteurs du bâtiment et de la production.

Le commerce[modifier | modifier le code]

Localisé majoritairement en centre-ville et dans le parc d’activités économiques Nord (grande distribution, commerces des biens d’équipements et de la personne). Zone de chalandise étendue et fidélisation croissante des populations de la zone d’Obernai-Erstein.

Un pôle d’emploi et de formation[modifier | modifier le code]

La zone d’emploi de Sélestat constitue le troisième bassin d’emploi du Bas-Rhin. Les formations bac et post-bac à Sélestat et en Alsace Centrale sont diverses.

Des zones d’activités attractives et dynamiques[modifier | modifier le code]

Les deux moteurs économiques locaux sont le parc d’activités économiques Nord et la zone artisanale Sud, qui emploient 1 600 personnes chacune sur une superficie totale de 200 hectares. Le parc d’activités Nord est dévolu, pour sa première tranche, aux activités industrielles et commerciales et, pour sa seconde tranche, à l’artisanat et aux services. Dans la Zone Artisanale Sud sont concentrées des entreprises du secteur artisanal, de l’industrie des biens intermédiaires ainsi que du secteur transport-logistique.

La ville vit aussi des revenus du tourisme, attiré par les monuments historiques de Sélestat même mais aussi des villages avoisinants.

Transports[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • Église romane Sainte-Foy.
  • Église gothique Saint-Georges.
  • Église Notre-Dame-de-la-Paix (moderne).
  • Église Saint-Antoine.
  • Chapelle du Chêne à Illwald.
  • Chapelle Notre-Dame-des-Neiges dite de l'Ill à Illwald.
  • Ancienne chapelle Saint-Blaise.
  • Chapelle de la Vierge, de Saint-Ignace et de Saint-François-Xavier à Schnellenbuhl.
  • Église protestante luthérienne, place du Marché aux Pots. Ancienne église des Récollets désaffectée depuis 100 ans, l'église fut cédée à la communauté protestante. Le premier culte fut célébré en juin 1881.
  • Synagogue construite en 1890, saccagée par les nazis au cours de la seconde guerre mondiale. Restaurée de 1950 à 1960, sans sa coupole originelle[16], [17], [18].
  • Château d'eau.
  • Bibliothèque humaniste.
  • Remparts de Vauban.
  • Tour de l'horloge (XIIIe siècle et XVIIe siècle)
  • Demeures du XVIe siècle.
  • Lycée Docteur Koeberlé.
  • Maison du pain.
  • Tour des Sorcières.
  • Halle aux blés.
  • Fonds régional des arts contemporains d'Alsace (FRAC).
  • Médiathèque intercommunale.
  • Gare de Sélestat

Orgues[modifier | modifier le code]

  • Couvent de dominicaines, hôpital Saint-Quirin[19].
  • Couvent de franciscains, actuellement temple[20].
  • Église ; prieuré ; collège ; caserne, actuellement église Sainte-Foy[21].

Émetteur de Sélestat[modifier | modifier le code]

Au sud-ouest de Sélestat se trouve un grand émetteur d'ondes moyennes pour la fréquence de 1 278 kHz doté d'une puissance de 300 kW. Il utilise deux antennes directionnelles nettement visibles depuis l'autoroute en arrivant à Sélestat.

Chaque antenne consiste en trois pylônes isolés de la terre. Les pylônes pour l'émission sur 1 161 kHz ont une hauteur de 60 mètres, les pylônes pour l'émission sur 1 278 kHz ont une hauteur de 115 mètres. Les pylônes de chaque antenne directionnelle sont arrangés en une ligne légèrement coudée afin de couvrir la plaine d'Alsace.

À la suite de la destruction de l'émetteur d'Allouis par les troupes allemandes lors de leur retraite en 1944, la France souhaitait continuer d'occuper sa fréquence (alors 164 kHz) pour éviter de la perdre en attendant sa reconstruction. De 1945 jusqu'au 19 octobre 1952, date de remise en service de l'émetteur d'Allouis, Sélestat a relayé Paris Inter sur 164 kHz avec une puissance de 20 kW.

En 2011, la fréquence de 1 278 kHz est utilisée pour transmettre – pendant huit heures et demie par jour en semaine – les programmes en langue alsacienne de France Bleu Elsass. En dehors de ces heures, elle relaie les émissions francophones de France Bleu Alsace.

Le centre émetteur de Sélestat est aussi utilisé comme antenne relais pour l'opérateur SFR.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Dorlan, Histoire architecturale et anecdotique de Sélestat (Schlestadt) : les transformations d'une place forte alsacienne des origines à nos jours, Le Livre d'histoire, Paris, 2003, 3 vol. (XIX-480, X-580, 502 p.) (ISBN 2-84373-270-0) (vol. 1) ; (ISBN 2-84373-271-9) (vol. 2) ; (ISBN 2-84373-272-7) (fac simile de l'édition originale de 1912-1914)
  • Jocelyne Fritsch, Sélestat : au cœur de l'Alsace, Éd. La Nuée bleue, Strasbourg, 1993, 32 p. (ISBN 2-7165-0240-4)
  • (de) Joseph Geny, Die Reichsstadt Schlettstadt und ihr Antheil an den socialpolitischen und religösen Bewegungen der Jahre 1490-1536 : Nach meist ungedruckten Quellen bearbeitet, Fribourg-en-Brigsau, 1900, 223 p.
  • (de) Joseph Geny (Abbé), Geschichte der Stadt Schlettstadt, Heitz & Mundel, Strasbourg, 1905, 14 p.
  • Docteur Maurice Kubler, maire, Sélestat en cartes postales anciennes, Bibliothèque européenne, Zaltbommel, 1978, 80 p.
  • Joseph Logel, Victime du paradoxe, J. Do Bentzinger, 1990, 332 p. (ISBN 2-906238-18-X)
  • Jules Pfister, La Bataille de Sélestat : novembre 1944-février 1945 (traduction de Charles et Joséphine Rohmer ; adaptation de Maurice Kubler et Bernard Hamann), Alsacollections, Sélestat, 1994 (2e éd.), 55 p.
  • Frédéric Pagès, La Dispute de Sélestat, Le Verger éd., Illkirch, 2000, 63 p. (ISBN 2-908367-96-3)
  • Anne Pradines et Christophe Meyer, Sélestat : l'équilibre des temps, Ville de Sélestat, 2006, 91 p.
  • Sélestat, éd. La Nuée bleue, Strasbourg, 2000, 142 p. (ISBN 2-7165-0526-8)
  • Société des amis de la Bibliothèque de Sélestat (Bas-Rhin), Histoire de l'enseignement secondaire à Sélestat, Impr. Alsatia, Sélestat, 1969, 198 p.
  • Paul Adam, L'Humanisme à Sélestat, Imp. Alsatia, Sélestat, 1978.
  • Magazine En Alsace, no 30, « Sélestat une pure Alsacienne », sept.oct.2003, p. 68 à 88.
  • F M Kentizinger, Histoire de Sélestat

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Foncin, Géographie de la France, 1891.
  2. L'Illwald, Réserve Naturelle Régionale du Ried de Sélestat
  3. Auguste Stoeber, Légendes d'Alsace, collecte choisie et présentée par Françoise Morvan, Éd. Ouest-France, 2010 (ISBN 978-2-7373-4850-1)
  4. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  5. Mort de François Kretz en cours de mandat fin 1987.
  6. Mort de Gilbert Estève en cours de mandat le 22 juin 1996 .
  7. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  8. Conforme le 11/11/2005 à la liste des Maires affichée dans l'Hôtel de ville de Sélestat
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. Le site du corso fleuri de Sélestat
  12. le site de Sélest'art
  13. Chansons en herbe sur tanzmatten.fr
  14. Le site du SC Sélestat football
  15. Gustave Vapereau, Dictionnaire des Contemporains, 1861.
  16. « Notice no IA00124594 », base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue
  17. « Notice no PA00085303 », base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière juif
  18. « Notice no IA00124698 », base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière de juifs
  19. « Notice no IM67008747 », base Palissy, ministère français de la Culture orgue, style néo-gothique, couvent de dominicaines, hôpital Saint-Quirin
  20. « Notice no IM67008738 », base Palissy, ministère français de la Culture orgue, style néo-gothique couvent de franciscains, actuellement temple
  21. « Notice no IM67008631 », base Palissy, ministère français de la Culture Orgue église ; prieuré ; collège ; caserne, actuellement église Sainte-Foy