Steinbach (Haut-Rhin)

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Steinbach
La mairie-école.
La mairie-école.
Blason de Steinbach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann
Canton Cernay
Intercommunalité C.C. de Thann-Cernay
Maire
Mandat
Marc Roger
2014-2020
Code postal 68700
Code commune 68322
Démographie
Gentilé Steinbachois
Population
municipale
1 349 hab. (2011)
Densité 222 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 17″ N 7° 09′ 11″ E / 47.8213888889, 7.15305555556 ()47° 49′ 17″ Nord 7° 09′ 11″ Est / 47.8213888889, 7.15305555556 ()  
Altitude Min. 309 m – Max. 922 m
Superficie 6,09 km2
Localisation

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Liens
Site web steinbach68.org

Steinbach (Steibăch, en dialecte alsacien) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Steinbach fait partie du canton de Cernay et de l'arrondissement de Thann. Steinbach signifie « ruisseau de pierre ». Ce village est traversé par un ruisseau nommé Erzenbach, ce qui veut dire « ruisseau des minerais ». La source du ruisseau, les chutes de l'Erzenbach, est un site remarquable du village.

Le village est dominé au nord par la colline de la Lo, et à l'ouest par la clairière du Silberthal où se situe deux mines ayant donné leurs noms au ruisseau du village qui se jette dans la Thur à Cernay. Le village se situe au pied du massif du Hartmannswillerkopf. Au sud, l'ensoleillement du village est propice à la culture de la vigne.

Le haut de village est doté de nombreux sites naturels où pratiquer l'escalade, comme le Hirnelestein.

La commune de Steinbach est limitrophe de Uffholtz, Cernay, Vieux-Thann et Wattwiller de par sa forêt communale.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • L'Erzenbach, dont la cascade en amont constitue un but de promenade.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'emplacement était occupé vers 1372 par les dames nobles de Remiremont. Elles possédaient des propriétés et des rentes dans cette commune. La dénomination de Remersburgerguth que porte encore un canton de terre, semble remonter à cette époque. Au XIIIe siècle l'endroit est cité en tant que la cour de Burtlingen, dépendante de l'abbaye de Lucelle. À partir de la fin du XVIe siècle un prieuré est installé. Une agglomération se forme autour de ce prieuré, mais les ravages de la guerre de Trente ans font disparaître ce qui restait du village. Birlingen, petit village, disparait à son tour, ainsi que sa chapelle ancienne. Elle est reconstruite en 1606 et devient un lieu de pèlerinage où les habitants des environs affluent. Sous la Révolution, la chapelle et les dernières maisons déclarées sont vendus comme biens nationaux. En 1803, un fabricant de papier devenu propriétaire de la chapelle la fait démolir pour réutiliser les pierres.

L'emplacement est occupé aujourd'hui par une chapelle qui abritait une « Vierge miraculeuse » ; celle-ci a failli disparaître en 1793 et se trouve désormais dans l'église de Cernay. Pour ne pas la laisser tomber aux mains de vandales, la famille Schnebelen de Cernay s'empara de la statue et la cacha dans le foin. Cette famille confia ensuite la statue à son église. Au cours de la Seconde Guerre mondiale la statue a failli disparaître une deuxième fois. C'est un soldat allemand, le Feldwebel Engstler qui la sauva.

La création de l'actuel Steinbach date de 1869. Auparavant, ce village faisait partie de la prévôté de Cernay sur des terres appartenant aux comtes de Ferrette. La chapelle de Birlingen a depuis lors été remplacée par un oratoire, puis par un calvaire, ensuite par un nouvel édifice construit en 1894. Il a été détruit vingt ans plus tard lors des combats de "la cote 425". L'oratoire est reconstruit à nouveau vers 1930 et béni en 1932.

Steinbach est aussi connu pour ses mines (plomb argentifère), exploitées dès la seconde moitié du XVe siècle.

La commune possède un vignoble de 70 hectares (en appellation Alsace) qui s'étend sur le versant sud-ouest d'un coteau qui a hérité du nom militaire de "Cote 425"[1].

(Photos parues dans le journal Excelsior du 5 mars 1915)

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint Morand des Vignes
  • Chapelle Sainte Thérèse du Silberthal

Mine Saint-Nicolas du Silberthal[modifier | modifier le code]

Silberthal signifie Val d'Argent. Il existe quatre mines qui sont attestées depuis 1477, sur la montagne Sainte Marie-Madeleine (Amselkopf). L'exploitation de ces mines est à son apogée dès 1560 et se poursuit jusqu'à la Guerre de Trente Ans en 1633. La mine saint-Nicolas, citée dès 1575, est celle qui produit le plus de métal. L'invasion suédoise met fin à l'exploitation des mines en 1634. Vers 1695, le prévôt des mines de Giromagny tente d'organiser une remise en état de la mine Saint-Nicolas pour approvisionner les fonderies de Lepuix en plomb d'affinage nécessaire à la séparation de l'argent. En 1716, un arrêt du Conseil d'État stipule l'arrêt total de l'exploitation. Une nouvelle exploitation est tentée par les Allemands en 1902.

  • La clairière du Silberthal.
  • Le Hirnlestein (alt. 510 m, hauteur du rocher 35 m), site d'escalade.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Steinbach

Les armes de Steinbach, jusqu'en avril 2003, se blasonnent ainsi :
« D'or, au sapin de sinople fûté et arraché de sable, accompagné en chef à dextre d'une grappe de raisin de gueules, tigée et feuillées de sinople et à senestre d'une serpette de vigneron d'azur en pal emmanchée de sable. »[2]

Blason de Steinbach

Les armes de Steinbach, depuis avril 2003, se blasonnent ainsi :
« D'or, au sapin de sinople fûté et arraché de sable, accompagné en chef à dextre d'une grappe de raisin de gueules, tigée et feuillées de sinople et à senestre d'une masse et d'un marteau d'azur emmanchés de sable, posés en sautoir. »[3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1808 1816 Jean Muringer    
1816 1830 Joseph Koch    
1830 1844 Georges Armspach    
1844 1846 Toussaint Bechelen    
1846 1864 Pierre Hummel    
1864 1887 Joseph Rollin    
1887 1893 Louis Surmann    
1893 1897 Jean-Baptiste Sebacher    
1897 1902 François-Joseph Neff    
1902 1911 Joseph Eglinger    
1911 1919 Joseph Armspach    
1919 1920 Thiebault Reber    
1920 1925 Léonard Waldner    
1925 1940 Yvan Rollin    
1940 1945 Henry Blosenhauer    
1945 1961 Yvan Rollin    
1961 1970 Emile Heyd    
1970 1989 Lucien Muller    
1989 2001 Alain Blosenhauer    
2001 2008 Pierre Hanss    
2008 en cours Marc Roger UDI  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 349 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1806. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861
656 793 950 913 961 949 1 000 904 960
1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905
1 109 915 951 956 907 868 865 921 867
1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
825 382 765 864 831 738 789 827 904
1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 -
1 031 1 186 1 149 1 272 1 290 1 314 1 275 1 349 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Morand
  • Chapelle Birling
Église, côté ouest
Église à l'intérieur
Église, côté sud
La chapelle Birling

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lire L'enfer de Steinbach, article paru dans le bulletin municipal 2007.
  2. Archives Départementales du Haut-Rhin
  3. Commune de Steinbach
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011