Altkirch
| Altkirch | ||
Centre historique |
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Blason |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Alsace | |
| Département | Haut-Rhin | |
| Arrondissement | Altkirch (sous-préfecture) |
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| Canton | Altkirch (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes d'Altkirch | |
| Maire Mandat |
Jean-Luc Reitzer (UMP) 2008 - 2014 |
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| Code postal | 68130 | |
| Code commune | 68004 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Altkirchois, Altkirchoises | |
| Population municipale |
5 765 hab. (2010) | |
| Densité | 604 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 274 m — Max. 392 m | |
| Superficie | 9,54 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.mairie-altkirch.com | |
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Altkirch est une commune française, située dans le département du Haut-Rhin et la région Alsace.
Cette ville est traditionnellement désignée comme étant la capitale du Sundgau.
Ses habitants sont appelés les Altkirchois et les Altkirchoises.
Elle a le statut de sous-préfecture.
Géographie [modifier]
La ville d'Altkirch est située au sud de l'Alsace, à proximité de la Suisse, de l'Allemagne et de la porte de Bourgogne. La ville est traversée par l'Ill dont la vallée peu encaissée lui permet d'être facilement accessible. Elle est entourée de forêts et de collines fertiles adossées aux contreforts du Jura alsacien.
Communes limitrophes [modifier]
Localisation [modifier]
Altkirch s'est développée près d'un carrefour de routes. Voici quelques distances la séparant de villes voisines :
- Mulhouse : 20 km
- Saint-Louis-Bâle : 30 km
- Thann et Cernay : 25 km
- Belfort et Montbéliard : 35-40 km
- Colmar : 60 km
La voie ferrée Belfort-Mulhouse passe également à proximité et rejoint la vallée de l'Ill à Altkirch.
Toponymie [modifier]
Le nom de la localité est attesté sous la forme Aldechiarcum au XIe siècle[1], Altckirch en 1102[2].
La première mention latinisée semble représenter une forme dialectale *Aldekiah, à moins qu'il ne s'agisse que d'une cacographie. Les deux éléments du toponyme sont clairement identifiés par les toponymistes : alt « vieux » et kirch « église »[3],[4]. En fait, il s'agit d'une forme contractée de alte kirche, vieux haut allemand alta kirihha.
Histoire [modifier]
Altkirch fut fondée au XIIe siècle et dépendait des comtes de Ferrette qui firent construire le Prieuré Saint-Morand dépendant d'abord du chapitre canonial.
Durant la Première Guerre mondiale, dans la matinée du 7 août 1914, l'armée française s'empare de la ville d'Altkirch et se déplace vers le nord le jour suivant, gagnant le contrôle de Mulhouse grâce à un repli stratégique des Allemands.
Héraldique [modifier]
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Les armes d'Altkirch se blasonnent ainsi : |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 5 765 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
La ville compte une cimenterie du groupe suisse Holcim.
Éducation [modifier]
La ville d'Altkirch a un collège, le collège Lucien Herr, et un Lycée public d'enseignement secondaire, le Lycée Jean Jacques Henner.
Lieux et monuments [modifier]
Le Musée sundgauvien d'Altkirch retrace l'histoire du Sundgau et de la ville d'Altkirch. Situé juste à côté de l'hôtel de ville, dans un magnifique bâtiment de la Renaissance ayant appartenu au bailli d'Altkirch, il présente des maquettes d'Altkirch à travers les temps, des costumes d'époque, des œuvres d'arts d'artistes réputés locaux, etc.
Les remparts Le centre-ville était entouré de remparts et de tours de garde dont il reste de nombreux vestiges. Malheureusement, le château qui se trouvait à l'emplacement actuel de l'église Notre-Dame, a été rasé au XIXe siècle. Parmi les vestiges, on peut noter la "vieille porte", la tour Bloch, mais aussi, plus discrète, une petite maison carrée, à moitié à l'abandon, située derrière l'église. Cette maison est le dernier témoin du château d'Altkich.
La fontaine de la Vierge : Sur la place de la République, face aux deux superbes bâtiments renaissance de la mairie et du musée sundgauvien, se trouve une fontaine dessinée par Charles Gutzwiller, maître de dessin de Jean-Jacques Henner. Au centre de cette fontaine, on peut admirer une très belle statue de la vierge datant du Moyen Âge. Cette statue a été sculptée en l'honneur d'une apparition de la Vierge qui a fait fuir les assaillants de la ville.
Les toits Depuis la colline du Roggenberg, il est possible d'admirer l'harmonie des toits du centre-ville. Ironie du sort pour la ville où a été inventée la tuile mécanique, la beauté de ses toits tient à l'utilisation de tuiles plates ! À noter, le toit à tuiles colorées du très beau musée sundgauvien.
La Chapelle oratoire Saint-Morand Au premier étage de l'hôpital Saint-Morand se trouverait l’ancienne cellule du saint, une petite pièce de 5 mètres sur 6, que les Jésuites remanièrent lors de la reconstruction du couvent. La cellule est devenue une chapelle aux murs et au plafond recouverts de fresques baroques. La plus imposante "l'Ascension de Sain-Morand" représente le saint montant au ciel, a été peinte au plafond de la chapelle baroque Saint-Morand par Giuseppe Appiani (1700-1786).
L'église Notre-Dame de l'Assomption a été conçue par l'architecte Louis-Michel Boltz[7] et ses orgues actuelles de Joseph Rinckenbach[8].
La synagogue, 2e quart 19e siècle (1834)[9], [10], [11].
Le temple de réformés[12], et ses orgues[13]. Le CRAC, Centre rhénan d'art contemporain présente en permanence des expositions d'art actuel.
18 rue du Château - Altkirch.
La Forêt enchantée d'Altkirch prend forme au début du mois de décembre et s'achève au début du mois de janvier. Elle occupe une grande partie de la ville et met en scène les différentes légendes sundgauviennes à travers des personnages de grandes tailles. Le spectacle est doublé d'un éclairage qui valorise la scène et de bandes sons en plusieurs langues qui racontent les légendes du Sundgau et de la région. Le spectacle est surtout magnifique de nuit.
La gare d'Altkirch [modifier]
Prieuré de Saint-Morand [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Morand de Cluny (? - 1115), saint patron de la vigne et du vin, fondateur du prieuré Saint-Morand.
- Jean-Adam Pflieger, l'aîné (1744-1801), maire d'Altkirch (1790, 1791-1792), député aux États généraux de 1789, à l'Assemblée nationale constituante (1789-1791), conventionnel (1792-1795) et membre du Conseil des Cinq-Cents (1795-1798).
- Xavier Jourdain (1798-1866), industriel du textile, grand-père de l'homme politique Paul Jourdain (1878-1948).
- Xavier Hommaire de Hell (1812-1848), ingénieur, géologue et géographe.
- Charles Cassal (1818-1885), maire d'Altkirch sous la Deuxième République, député « montagnard » en 1849-1851.
- Joseph et Xavier Gilardoni, fondateurs de la tuilerie Gilardoni et inventeurs de la tuile mécanique en 1841.
- Lucien Herr (1864-1926), intellectuel et pionnier du socialisme français, né à Altkirch.
- Félix Voulot (1865-1926), sculpteur né à Altkirch.
- Arthur Schachenmann (1893-1978), peintre né à Altkirch.
- Jules Kaufmann (1895-1968), peintre paysagiste né à Altkirch.
- Jean-Luc Reitzer (1951-), maire de la ville, député.
- L'actuel prince de Monaco, Albert II (né en 1958), porte parmi ses nombreux titres celui de baron d'Altkirch[14].
Célèbres résidents [modifier]
- Jean-Jacques Henner, peintre sundgauvien (1829-1905), Prix de Rome, a effectué une partie de ses études à Altkirch.
- Heinrich Göring (1838-1913), père d'Hermann Göring, fut juge cantonal à Altkirch vers 1880.
KKO Festival [modifier]
Le KKO Festival organise toute l'année, dans le cadre de l'association du Forum des Jeunes, plusieurs manifestations culturelles et artistiques dans la ville (installations intérieures et extérieures, résidences d'artistes, festival du court-métrage d'Altkirch depuis 2001...).
Festival de l'amitié [modifier]
Depuis 2006, un week-end au mois de juin, se déroule un festival de l'amitié organisé par plusieurs sponsors. Il s'agit d'un concert gratuit. On peut notamment citer une apparition du groupe Gold le 13 juin 2009.
Fanfare [modifier]
Le 11 novembre 2000, la Fanfare de cavalerie du 8e régiment de hussards est recréée sous forme associative avec l'appellation « Fanfare des Hussards d'Altkirch ». Elle est l'une des toutes dernières fanfares de cavalerie traditionnelle de France. Cette formation est composée d'une vingtaine de nostalgiques et anciens musiciens appelés ou engagés, venant des quatre coins du département.
Jumelage [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Ernest Nègre, Toponymie generale de la France, 2e volume, Droz, 1996, page 726.
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6), p. 12b sous Altenbach
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Base Mérimée culture.gouv.fr
- Altkirch, Les orgues de Notre-Dame de l'Assomption
- Notice no IA68006172, base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue Schacre Jean-Baptiste (architecte) ; Picard (architecte)
- Notice no IA68006174, base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière juif
- La synagogue d'Altkirch
- Notice no IA68006171, base Mérimée, ministère français de la Culture Temple de réformés
- Altkirch, Temple réformé orgues de Christian Guerrier
- Le prince de Monaco, comte de Ferrettes, de Thann et de Rosemont, baron d’Altkirch et seigneur d’Issenheim se marie
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site de la mairie d'Altkirch
- Altkirch sur le site de l'Institut géographique national
- Altkirch sur le site de l'Insee
- Jean-Luc Eichenlaub, « Altkirch » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 21 mai 2001.
- (fr) Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région Alsace
- (fr) Site de la Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) et Inventaire et protections réglementaires de l'environnement de la commune
