Munster (Haut-Rhin)
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| Munster | ||
Mairie de Munster |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Alsace | |
| Département | Haut-Rhin | |
| Arrondissement | Colmar | |
| Canton | Munster (chef-lieu) |
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| Maire Mandat |
Pierre Dischinger 2008-2012 |
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| Code postal | 68140 | |
| Code commune | 68226 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Munstérien(ne)s | |
| Population municipale |
4 905 hab. (2010) | |
| Densité | 568 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 341 m – Max. 794 m | |
| Superficie | 8,64 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.ville-munster68.fr | |
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Munster (en alsacien Mìnschter) est une commune française, située dans le département du Haut-Rhin et la région Alsace. Nichée dans la vallée de la Fecht, au cœur du massif des Hautes-Vosges, la ville est célèbre pour son fromage de caractère : le munster. La commune est également le siège du Parc naturel régional des Ballons des Vosges. Ses habitants sont appelés les Munstériens et les Munstériennes.
Sommaire |
Géographie[modifier]
À l'est, la vallée débouche sur Gunsbach, patrie du Docteur Albert Schweitzer, puis sur Colmar et la plaine d'Alsace.
À l'ouest, la vallée est barrée par la crête des Vosges et par les sommets du Hohneck et du Rothenbachkopf.
On peut accéder a Munster en empruntant la D417 depuis Colmar.
La vallée de Munster et la tradition marcaire[modifier]
La vallée de Munster offre tous les aspects d'un véritable « Land em Land » (pays dans le pays). En effet elle se caractérise et se distingue assez nettement du reste de l'Alsace par son aspect alpestre qui lui a valu le surnom de Kleini Schwitz (petite Suisse). La forme du dialecte alsacien parlé peut être difficile à comprendre pour qui vient d'une autre région même avoisinante.
Ce qui fait vraiment l'originalité de la vallée ce sont les Malker ou marcaires, dont la tradition remonte au IXe siècle. Ce sont des fermiers de haute montagne qui ont modelé le paysage des chaumes et transformé par leur dur labeur ce coin de terre alsacienne. Le marcaire qui passe l'hiver dans la vallée monte avec son troupeau de bovins sur les alpages à la fin mai. Il y reste tout l'été et ne redescend qu'après la Saint-Michel, lorsque les tempêtes et les bourrasques d'automne l'obligent à quitter sa marcairie et ses chères montagnes. Sa principale occupation consiste en la fabrication du fromage de Munster
Histoire[modifier]
Le nom de Munster provient de la région du Munster en Irlande et n'a rien à voir avec Münster (monastère ou cathédrale en allemand), ce sont des moines irlandais ex-compagnons de Samson de Dol, de Mac Low et Brieg qui ont fondé une communauté et une abbaye dans cet endroit et ont commencé à fabriquer des fromages quand ils sont venus évangéliser la Gaule.
Entourée de remparts en 1308, elle s'associa avec d'autres villes pour fonder la Décapole en 1354.
Au XVIe siècle, la ville passa à la Réforme protestante.
La guerre de Trente Ans ravagea les environs de 1618 à 1648 avant que catholiques et protestants ne se reconnaissent mutuellement.
L'abbaye de Munster fut fermée en 1791.
Toute la région souffrit cruellement de la Première Guerre mondiale et de la Seconde Guerre mondiale (Munster fut libérée le 5 février 1945). La ville de Munster a été détruite à 85 % lors de la Première Guerre mondiale.
Héraldique[modifier]
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Les armes de Munster se blasonnent ainsi : |
Administration[modifier]
Économie[modifier]
Située dans la vallée de la Fecht, Munster fut longtemps un centre d'industrie textile, secteur aujourd'hui en crise. Ses indiennes avaient une renommée européenne.
L'agriculture, essentiellement tournée vers l'élevage et la production laitière, demeure une activité ancrée dans la vallée, tirée par la production du fromage de Munster.
L'exploitation forestière constitue également un secteur de premier plan à l'échelle locale.
De plus, le tourisme s'y développe de manière sensible : un environnement privilégié, l'accroissement des offres de loisirs - parmi lesquelles de nombreux sentiers de randonnée - sont des atouts majeurs en termes d'attractivité pour les visiteurs.
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 4 905 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Éducation[modifier]
La ville de Munster a un collège public d'enseignement secondaire, le collège Frédéric Hartmann. Il y a également un lycée, le lycée Frédéric Kirschleger, créé en 1993[4].
Lieux et monuments[modifier]
- Les ruines de l'ancienne abbaye bénédictine Saint-Grégoire fondée vers 660. Les arcades subsistantes datent du XVIIe siècle.
- L'Hôtel de Ville (1550).
- Le Lion héraldique (1576) sur la fontaine de la place du marché.
- Le bâtiment de la Laub construit entre 1867 et 1869 (avec reprise des éléments de l'ancienne Laube, salle de réunion du conseil du val et de la ville de Munster et halle de marché).
- L'Église protestante néo-romane construite du printemps 1868 à décembre 1873, et inaugurée le 1er janvier 1874. Architecte : Louis-Frédéric de Rutté.
- L'église catholique : protestante de 1553 à 1685, puis simultaneum de 1685 à 1873, elle a été agrandie et rénovée à la fin du XIXe siècle.
Divers[modifier]
- Le centre de réintroduction des cigognes.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- La dynastie des Hartmann[5].
- Dom Augustin Calmet, théologien, historien, exégète.
- Frédéric Kirschleger, botaniste.
- Michel Hausser, vibraphoniste de jazz.
- Alfred Kern, écrivain, lauréat du prix Renaudot.
- Marcel Haedrich, journaliste, écrivain, chroniqueur à la radio.
- Roland Baumgart, champion du monde de VTT Sapeurs-Pompiers.
- Jean-Jacques Sigrist (Munster 1905 - Caen 1994), artiste-peintre.
- Martin Graff, né en 1944 à Munster, écrivain.
- Gérard Leser, conteur et écrivain, spécialiste des traditions et croyances alsaciennes.
Jumelages[modifier]
Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, 1995, 663 p. (ISBN 2-7165-0250).
Monuments historiques de Munster, pp. 252 à 256
Articles connexes[modifier]
- Communauté de communes de la Vallée de Munster
- Parc naturel régional des Ballons des Vosges
- Liste des communes du Haut-Rhin
Liens externes[modifier]
- (mul) Site officiel de la Ville de Munster
- (mul) Office de tourisme de Munster
- (fr) Munster sur le site de l'Institut géographique national
- (fr) Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région Alsace
- (fr) Site de la Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) d’Alsace
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Archives Départementales du Haut-Rhin
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- le site du lycée
- La dynastie d'industriels : les Hartmann
