Huningue
| Huningue | ||
Place Abbatucci |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Alsace | |
| Département | Haut-Rhin | |
| Arrondissement | Mulhouse | |
| Canton | Huningue (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de Communes des Trois Frontières | |
| Maire Mandat |
Jean-Marc Deichtmann 2008-2014 |
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| Code postal | 68330 | |
| Code commune | 68149 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Huninguois, Huninguoises | |
| Population municipale |
6 664 hab. (2010) | |
| Densité | 2 330 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 242 m — Max. 259 m | |
| Superficie | 2,86 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.ville-huningue.fr | |
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Huningue est une commune française de l'agglomération trinationale de Bâle, située dans le département du Haut-Rhin et la région Alsace.
Ses habitants sont appelés les Huninguois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Chef-lieu du canton du même nom, situé sur le Rhin au coin des Trois Frontières (France, Suisse au sud et Allemagne à l'est sur la rive droite du Rhin), forteresse construite par Vauban sous Louis XIV, compte actuellement près de 6500 habitants.
Toponymie [modifier]
Histoire [modifier]
- 826 : Première apparition de Huningue dans un document.
- Moyen Âge : Huningue est une possession des Habsbourg et est convoité par Bâle.
- 1648 : Huningue passe des Habsbourg à la couronne de France comme le reste de l'Alsace par le traité de Westphalie.
- 1679 : Louis XIV ordonne la construction d'une forteresse à Huningue. Le chantier commence en 1680 sous la direction de Vauban.
- 1684 : les travaux de la forteresse nécessitent le déplacement de la population sur l'île d'Aoust et dans ses environs (Saint-Louis et Village-Neuf).
- 1796-1797 : Huningue est assiégé par 20 000 Autrichiens. L'armée du Rhin retranchée sous les ordres du général Abbatucci tient la forteresse durant trois mois.
« Les têtes de pont de Huningue, de Khell, de Cassel, etc. ont procuré ces grands avantages à l'armée française pendant la dernière guerre. »
-
- Simon François Gay de Vernon Traité élémentaire d'art militaire et de fortification[1]
- 1814 : le colonel Chancel de l'armée napoléonienne retranché à Huningue résista trois mois et demi aux Bavarois.
- 1815 : Huningue est assiégée pour la troisième fois dès le 26 juin par 20 000 Autrichiens. Le général Barbanègre à la tête d'une garnison de seulement 500 hommes tient la ville durant 2 mois alors que Napoléon avait abdiqué depuis près de 20 jours. À sa reddition le 26 août la ville n'était plus qu'une ruine. La place fut démantelée à la demande de Bâle.
- 1828 : achèvement du canal de Huningue qui n'est plus navigable mais qui alimente actuellement en eau le canal du Rhône au Rhin.
- 1846 : rétrécissement du ban communal au profit des communes de Saint-Louis et Village-Neuf
- 1871 : rattachement à l'Allemagne par le traité de Francfort, conséquence de la défaite de 1870-1871.
- 1918 : retour à la France avec le traité de Versailles.
- 1944 : Huningue est rattaché à Saint-Louis et Bourgfelden pour former, jusqu'en 1944, la ville de Hüningen-Sankt Ludwig.
- Seconde Guerre mondiale : La ville évacuée en 1939 est détruite à 60 %.
- 1979 : Arrêt de la liaison Huningue-Weil am Rhein par le bac
- 1993 : Inauguration le 23 mai du Parc des Eaux Vives
- 2002 : Inauguration en février du Triangle (salle de spectacles)
- 2007 : Passerelle sur le Rhin, reliant Huningue à Weil am Rhein en Allemagne
Héraldique [modifier]
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Les armes d'Huningue se blasonnent ainsi : |
Économie [modifier]
- Industrie chimique, plastique et pharmaceutique
Principalement des firmes suisses : Novartis, Ciba, Clariant, Hoffmann-La Roche, Weleda…
- Zone portuaire
- Port rhénan géré par la Chambre de commerce et d'industrie Sud Alsace Mulhouse ;
- Locaux communaux de l'UNICEF[2].
- Canal de Huningue (déclassé).
Réseaux de transports et de communication [modifier]
Transports en commun [modifier]
Distribus [modifier]
Sur les douze lignes du réseau de transport en commun de la Communauté de communes des Trois Frontières Distribus, cinq passent par la ville de Huningue. Alors que la ligne 1 dessert des lieux importants comme le Parc des Eaux Vives, la Place Abbatucci ou encore le Square Soustons, la ligne 2 ne dessert qu'un quartier pavillonnaire au nord-ouest. La ligne 3 (ou 603) reprend majoritairement le tracé de la ligne 1 et permet en plus d'accéder facilement au centre-ville de Bâle. La ligne 6 dessert elle de façon brève la ville, mais est tout de même la seule ligne à desservir directement la mairie et le Triangle. Enfin, la ligne 9 relie en semaine la gare de Saint-Louis aux zones industrielles nord et sud de la ville.
Administration [modifier]
Jumelages [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 6 664 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
- Musée historique et militaire : il évoque la vie militaire de l'ancienne forteresse de Vauban. Le musée est installé dans un bâtiment civil du XVIIe siècle, ancienne demeure de l'intendant de la place et du commissaire des guerres.
- L'ancienne église de garnison : construite d'après les plans de l'ingénieur Jacques Tarade, cette église qui domine la place Abattucci est aujourd'hui désaffectée. Le bâtiment a souvent accueilli, du fait d'une acoustique appréciable, des concerts de musique de chambre. Il sert également de bureau de vote lors des élections. Depuis 1938, les façades, le clocher ainsi que la toiture figurent à l'inventaire des monuments historiques[5].
- Parc des Eaux Vives et la Timonerie : torrent artificiel, kayak, canoë, rafting, nage en eau vive…
- Passerelle des Trois Pays : passerelle d'un seul tenant réservée aux piétons et cyclistes au-dessus du Rhin ouverte depuis 2007. La passerelle des Trois Pays avait été installée sur la plate-forme portuaire avant le 12 novembre 2006, date de son déplacement vers son lieu actuel[6].
- Palmrain : pont reliant Huningue et l'Allemagne pour automobile, cyclomoteurs, etc.
- Le Triangle est un complexe culturel de 5 540 m2 découpé en 21 salles d'activité. Créé par l'architecte mulhousien Jean-Marie Martini, il a été inauguré en février 2002. En plus des nombreux spectacles variés (danse, théâtre, musique, art du cirque, humour), le Triangle accueille également des expositions (sculpture, peinture, écriture) et un lieu d’échange, d’informations et d’animations pour les jeunes. De plus, périodiquement sont organisés des thés dansants, des ateliers philo, des auditions de l’Académie des Arts (musique, danse, théâtre de Huningue), des conférences et des rencontres avec des artistes.
Fleurissement [modifier]
Depuis 1992, Huningue participe au concours des villes et villages fleuris[7] :
- 1992 - Prix de la première participation
- 1993 - 2e prix départemental
- 1994 - 1re Fleur
- 1996 - 2e Fleur
- 1999 - 3e Fleur
- 2000 - Prix spécial de fleurissement (Grün 2000)
- 2003 - 4e Fleur
- 2004 - Conservation de la 4e Fleur
- 2005 - Conservation de la 4e Fleur
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Sébastien Le Prestre de Vauban : architecte de Louis XIV, il dirigea la construction de la forteresse de Huningue.
- Jean-Charles Abbatucci : général français de l'armée du Rhin. Il perdit la vie à la suite de ses blessures lors d'une sortie durant le premier siège de la ville.
- Joseph Barbanègre : général français, retranché à Huningue lors du troisième siège de la ville.
- Armand Blanchard, administrateur français né à Huningue, fut maire de Mulhouse de 1825 à 1830.
- Michel Ordener, général de division, né à Huningue le 3 avril 1787, était le fils du général Michel Ordener dont il fut l'aide de camp à ses débuts.
- Johnny Stark : producteur et imprésario (Huningue 1922 - Paris 1989)
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des villes créées par Vauban
- Liste des communes du Haut-Rhin
- Sièges de Huningue pendant les guerres de la Révolution française et du Premier Empire
Bibliographie [modifier]
- François-Xavier Blanchard, Le journal du siège d'Huningue en 1814 (extrait du Bulletin de la Société d'histoire et du musée d'Huningue, 1955), Éditions historiques Teissèdre, Paris, 2001, 281 p. (ISBN 2-912259-54-1)
- Jean Paul Binnert, Historique de l'ancienne pisciculture de Huningue, Michelbach-le-Bas, 1998, 47 p. (ISBN 2-9513209-0-6)
- Patrick Bogner, Huningue : à la croisée des millénaires, Ott, Wasselonne, 2007, 124 p. (photographies)
- Isabelle Guerquin et Guillaume Platt, Images d'Huningue : 1890-1930, G. Platt, Saint-Louis, 1991, 189 p. (ISBN 2-9505360-0-X)
- Paul-Bernard Munch, Saint-Louis, Huningue et la région frontalière, A. Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2009, 128 p. (ISBN 978-2-84910-967-0)
- Les Atlas de Huningue & du château du Landskron (1775) : plans et mémoires d'Antoine-Norbert d'Artus, ingénieur en chef à Huningue, au crépuscule de l'Ancien Régime (transcrits et annotés par Paul-Bernard Munch), Éditions des Rauraques, Kembs, 2007, 111 p. (ISBN 978-2-9509-8-9567)
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- [« Traité élémentaire d'art militaire et de fortification : à l'usage des éléves de l'École polytechnique, et des élèves des écoles militaires » (1805, 2 vol. in-4°), libr. Allais, Paris]
- Businesspme.com/ Site sur l'économie des PME. Unicef, Associations et organismes culturels et socio-educatifs
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no IA00024495, base Mérimée, ministère français de la Culture
- La Passerelle des Trois Pays sur fr.structurae.de, consulté le 30 juin 2011.
- Palmarès des communes du Doubs, site Internet Villes et Villages Fleuris, page consultée le 22 juillet 2007.
