Carspach

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Carspach
La mairie.
La mairie.
Blason de Carspach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Altkirch
Intercommunalité C.C. d'Altkirch
Maire
Mandat
Rémi Spillmann
2014-2020
Code postal 68130
Code commune 68062
Démographie
Population
municipale
2 048 hab. (2011)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 36′ 58″ N 7° 12′ 46″ E / 47.6161, 7.2128 ()47° 36′ 58″ Nord 7° 12′ 46″ Est / 47.6161, 7.2128 ()  
Altitude Min. 283 m – Max. 397 m
Superficie 17,17 km2
Localisation

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Carspach est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Carspachois et les Carspachoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La plus ancienne orthographe du nom du village est Karoldespach, citée en 837 parmi les biens du couvent de Hohenbourg fondé par sainte Odile, fille du duc Etichon, de la souche des comtes d'Eguisheim. En 1144, elle figure dans les possessions des prieurés de Feldbach, de Saint-Morand et de l'abbeye de Lucelle sous le patronyme de Heroldespach. Les seigneurs de Zaessingue, de Reinach et d'Andlau, le prieuré de Saint-Ulrich, les clarisses de Bâle, les comtes de Ferrette y ont également des terres. Au XIIIe siècle, Conrad de Karolspach y administrait une cour colongère. À la même époque, quelques nobles de Carspach sont recensés parmi les clarisses de Mulhouse.

Dès 1324, le comté de Ferrette fut transmis à la dynastie des Habsbourg par le mariage de la dernière comtesse, Jeanne de Ferrette. Inféodée au domaine Autrichien en 1365, par le duc Léopold, la commune eut à souffrir de la guerre civile des Armagnacs et des Bourguignons. Les premiers incendièrent le village. Ensuite, ce fut le conflit entre les Habsbourg et les Confédérés, après l'invasion des troupes commandées par le général Colloredo (de) pendant la guerre de Trente Ans.

Il n'y avait pas de château à Carspach avant 1400. C'est à cette époque que le chevalier-administrateur du village Ullmann de Ferrette transforma sa cour en château. Il y résida avec ces descendants depuis la destruction du Liebenstein par un tremblement de terre en 1356. Ce château, appelé Altschloss (vieux château) ou Niederschloss (du bas ou inférieur), était situé au sud du Krebsbächlein (ruisseau à écrevisses).

Un deuxième château fut construit entre 1590 et 1610. On l'appelait château supérieur (Oberschloss), et il était délimité par les actuelles rue du Château et rue des Brebis. Des vestiges subsistèrent jusqu'au XIXe siècle. Le château du bas fut abandonné après la construction du château supérieur. Le château du bas était ruiné au XVIIIe siècle et le château supérieur disparut à l'époque de la Révolution.

En 1648, selon les traités de Westphalie, leSundgau autrichien, dont fit partie Carspach, fut donné à la couronne de France. En 1674, la guerre éclata à nouveau. Turenne passa à Carspach pour gagner Brunstatt, où livra bataille.

L'église Saint-Georges.

Le 30 juillet 1789, les révolutionnaires s'acharnèrent sur les châteaux de Montjoie à Hirsingue et du Landenberg à Seppois, mais épargnèrent ceux de Carspach et de Hirtzbach.

En 1814-1815, Carspach eut encore à souffrir des cantonnements de cosaques. Les nobles de Ferrette-Carspach s'étaient réfugié à Fribourg-en-Brisgau. Le dernier seigneur de Carspach et du Liebenstein, Jean Népomucène de Ferrette, mourut en 1818.

Le grand incendie de 1818 n'empêcha pas le village de se développer. En 1826 s'éteignit, à Fribourg, Suzanna-Xaviera, abbesse de Masevaux, et avec elle disparut la dynastie des nobles de Ferrette. Des deux châteaux de Carspach, ruinés pendant la Révolution, il ne reste à peu près rien; En 1841, fut érigée la mairie-école. En 1881-1882, on créa le corps des pompiers. En 1891, la ligne de chemin de fer Altkirch-Ferrette traversa Carspach. D'abord adonnée à l'élevage et à la culture de blé, de chanvre et de colza, peu à peu la commune s'industrialisait, avec l'installation d'une manufacture textile (D.M.C. Mulhouse) et la création, en 1919, de l'usine mécanique Alimann Frères.

Pendant la guerre de 1870-1871, le village fut grevé de lourdes réquisitions par les Prussiens, qui annexèrent l'Alsace-Lorraine.

La période entre 1871 et 1914 favorisa maintes réalisations : l'établissement hydrothérapique Kneipp en 1895, le nouveau cimetière en 1906, l'école des garçons en 1909...

Pendant la guerre de 1914-1918, la ligne de front traverse la commune de septembre 1914 jusqu'à la fin du conflit. Un grand abri souterrain est construit au niveau du "Lerchenberg" entre fin 1915 et début 1916 par les troupes allemands. Ce dernier, appelé Kilianstollen (galerie Kilian en français), est partiellement détruit le 18 mars 1918 par l'artillerie française. Le site est retrouvé en 2010 puis fouillé en 2011 par une équipe du Pôle d'Archéologie Interdépartemental Rhénan. Les corps des 21 soldats allemands du 94e régiment d'infanterie de réserve qui n'avaient pas pu être exhumés pendant les combats sont retrouvés.

Article détaillé : Galerie Kilian de Carspach.
Vue aérienne de la fouille avec la galerie et ses accès.

La guerre ayant occasionne, une fois de plus, des dégâts considérables, on commença, à partir de 1919, à reconstruire le village, et notamment l'église et les édifices publics.

En 1931, on aménagea la rivière et on renouvela le cadastre. Grâce à la donation Rieter et Keller, on construisit la maison des sœurs gardes-malades. En 1932, on érigea le monument aux morts. Dans les années 1934-1935, la canalisation fut posée. Les rues et les rigoles étaient refaites.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Carspach

Les armes de Carspach se blasonnent ainsi :
« D'azur au Saint Georges équestre d'or sur un cheval d'argent harnaché d'or. »[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1688-1698 Jacob Hartmann
1698-1706 Johannes Hartmann
1706-1715 Hans Georg Pfeven
1715-1733 Paulus Hartmann
1733-1740 Johannes Hartmann
1740-1769 Johannes Walch
1769-1789 Hans Diebolt Walch
1793-1795 Johannes Zurbach
1795-1803 François Joseph Braun
1803-1809 Jean Zurbach
1809-1813 Jean Hartmann
1813-1814 Antoine Allimann
1814-1821 Joseph Bach
1821-1835 Jean Hartmann
1835-1840 Jean Zurbach
1840-1848 Georges Allimann
1848-1852 Jean Zurbach
1852-1854 Jean Hartmann
1854-1874 Jacques Bertsch
1874-1881 Georges Clar
1881-1889 Jean Hartmann
1899-1919 Joseph Eberlin
1919-1925 Charles Habermacher
1925-1932 Aimé Meyberger
1932-1947 André Alimann
1947-1974 Paul Zurbach
1974-2001 Marcel Rosburger
2001-2014 Jean-Pierre Hartmann
2014-en cours Rémi Spillmann

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 048 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
682 670 815 929 1 064 1 140 1 217 1 318 1 372
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 281 1 280 1 314 1 288 1 211 1 210 1 186 1 159 1 295
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 376 1 473 1 518 1 125 1 291 1 396 1 447 1 604 1 603
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 533 1 558 1 500 1 448 1 399 1 620 1 786 2 048 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Georges Hartmann (1832-1876), officier, chef d'escadron sous l'Empire et chevalier de la Légion d'honneur.
  • Charles Allimann (1844-1924), curé de Kingersheim.
  • Georges Ernest Meyberger (1862-1933), curé doyen de Hirsingue.
  • Benoît Hartmann (1865-1945), artiste peintre, auteur de l'aquarelle du Moulin de Carspach (1890) qui orne le livre de la commune.
  • Auguste Hartmann (1867-1940), docteur en médecine colmarien notoire.
  • Eugène Hartmann (1868-1924), curé de Folgensbourg.
  • Joseph Walch (1870-1958), docteur vétérinaire et historien sundgauvien.
  • Albert Walch (1875-1944), ingénieur en chef du génie rural à Colmar. Il s'était mis à la disposition de la commune pour la réalisation de la conduite d'eau du village (1932-1933).
  • Charles Hartmann (1879-1945), médecin à Altkirch, puis à Strasbourg. Il légua à la commune les deux grands tableaux qui garnissaient le hall d'entrée de l'ancienne mairie, dont un a été peint par J. Kaufmann, et le deuxième de Huebrecht. Un autre tableau, exposé dans la salle des conseils, peint par Ch. Schenckbecker, a également été offert par le docteur Charles Hartmann.
  • Charles Hartmann (1881-1956), syndicaliste, conseiller général de Saint-Amarin et député de Thann. Il fut le président des expulsés réfugiés de Thann.
  • Georges Allimann (1898-1996), industriel, fondateur de l'usine Cocentall à Carspach.
  • Gérard Hartmann (1907-1956), sénateur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

Carspach, un village du Sundgau, coécrit par Roger Sollinger et Raymond Bach, édité par le Crédit mutuel de Carspach.

Un village du Sundgau sous l'ancien régime : Carspach, écrit et publié en 2010 par Bruno Ramirez, ISBN 978-2-7466-2129-9.

Ronde des Étangs[modifier | modifier le code]

La Ronde des Étangs est une randonnée VTT annuelle qui arpente les chemins du Sundgau au départ de Carspach. Cette randonnée est organisée par le football club[5] et a lieu chaque lundi de Pentecôte. C'est, par le nombre de participants, la plus grande manifestation de VTT du Haut-Rhin.

En 1998, les footballeurs de la Saint Georges Carspach, désireux de diversifier leurs manifestations, ont voulu s'essayer à une discipline alors en pleine expansion : le VTT loisir. La Ronde des Étangs était née.

Le départ est fixé au stade, et après inscription, les randonneurs sont guidés par un fléchage très précis le long des chemins du Sundgau. La randonnée est traditionnellement ouverte à tout le monde, du plus jeune au plus âgé, avec des parcours très variés (5 circuits), allant en général de 10 à 80 km.

Participation
Année Participants
1998 340
1999 520
2000 800
2001 1100
2002 1423
2003 650 Canicule
2004 530 Intempéries
2005 500 Intempéries
2006 420 Jour travaillé
2007 350 Intempéries
2008 1150
2009 1450
2010 1700
2011 1400
2012 1920
2013 855 intempéries 12°C

La randonnée a très vite su se faire un nom auprès des vététistes. Cela dit, la canicule de 2003, les intempéries de 2004, 2005 et 2007, ainsi que le lundi de Pentecôte travaillé de 2006 ont nui à la participation de la randonnée.

Prochaine édition, le 9 juin 2014.

Sites touristiques[modifier | modifier le code]

  • le Seiblonn (à côté de l'ancien Cocorouri) où l'on peut distinguer 7 clochers des villages environnants
  • la Bruchala, à mi-chemin en longeant le chemin parallèle à la voie ferrée entre le blocus (ferme Mundi) et le village, et qui débouche sur la rue du château
  • la Ross-schwemma, passage dans l'Ill où les chevaux peuvent se désaltérer
  • le Rüaijbank, où nos anciens pouvaient se reposer entre Fulleren et Altkirch en allant au Marché
  • le Himmelreich, étang dans un endroit idyllique en pleine forêt
  • le Sonnenberg, château de Carspach qui autrefois, était un centre thermal reconnu
  • le château d'eau sur l'Illberg, daté de 1933.
  • L'ancienne carrière de sable toujours sur l'Illberg en prolongeant votre promenade derrière la rue des vignobles.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]