Bergholtz

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Bergholtz
Vue du village.
Vue du village.
Blason de Bergholtz
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Guebwiller
Canton Guebwiller
Intercommunalité C.C. de la région de Guebwiller
Maire
Mandat
Nella Wagner
2014-2020
Code postal 68500
Code commune 68029
Démographie
Gentilé Bergholtzois, Bergholtzoises
Population
municipale
1 072 hab. (2011)
Densité 253 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 03″ N 7° 14′ 48″ E / 47.9175, 7.24666666667 ()47° 55′ 03″ Nord 7° 14′ 48″ Est / 47.9175, 7.24666666667 ()  
Altitude Min. 222 m – Max. 574 m
Superficie 4,24 km2
Localisation

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Bergholtz

Bergholtz est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Bergholtzois et les Bergholtzoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à mi-chemin entre Colmar et Mulhouse (23 km de Mulhouse et 25 km de Colmar), au débouché de la vallée de Guebwiller, Bergholtz s'adosse aux collines calcaires sous-vosgiennes (Schwartzberg), tout en s'ouvrant largement à l'est sur la plaine rhénane par une basse terrasse loessique qui offre d'excellentes terres agricoles. Le village s'est développé le long de deux chemins perpendiculaires, l'un le reliant à Guebwiller en suivant la ligne de rupture de pente entre plaine et colline, l'autre assurant le débouché vers la plaine des localités du fossé d'Orschwihr.
Le nom de Bergholtz (composé de Berg, montagne et Holtz, bois) semble indiquer que le village a tiré ses premières ressources de l'exploitation de la forêt qui devait couvrir le Schwartzberg (« Montagne noire »). Cependant les pentes exposées ont dû être tôt converties en vignoble. Au XVIIIe siècle, le vin de Bergholtz était renommé. Après un reflux continu depuis la fin du XIXe siècle, largement dû à l'industrialisation de la vallée de Guebwiller, l'agriculture a retrouvé dans les dernières décennies du XXe un dynamisme certain[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de document sur les origines de Bergholtz, qui semble avoir toujours fait partie de la seigneurie territoriale de l'abbaye de Murbach. On a des traces d'une famille de ministériaux de l'abbaye qui a pris le nom du village ; ces Bergholtz ont dû s'éteindre au XVe siècle, puisqu'en voit en 1456 l'abbé de Murbach engager leur château à Conrad de Hungerstein. À la fin du XVIIe siècle, il appartenait à Pierre Simon, ancien bailli du lieu.
Le terrier de l'abbaye dressé en 1550 donne à ce château le nom de « Wamschturm » et le décrit comme ayant « maison, tour, porte et avant-cour ». Schoepflin, au XVIIIe siècle, dit qu'il en reste encore « une tour carrée construite en pierres de taille ». En 1789, les paysans descendus de leur montagne saccagèrent les biens de l'abbaye à Guebwiller et à Lautenbach ; les habitants de Bergholtz firent comme eux et ne laissèrent du Wamschturm qu'un tertre insignifiant aujourd'hui planté de vignes.
Les descriptions anciennes et la forme de la parcelle suggèrent un château assez primitif, composé d'un donjon, construit sur une motte ou non, au centre d'une enceinte circulaire possédant une avant-cour et entourée d'un fossé. Les traces de ce château peuvent se comparer avec la motte de l'Oststein, dans la commune voisine d'Issenheim. Dans les deux cas, il s'agirait de sentinelles de Murbach, aux limites de son territoire du côté de la plaine.

La maison dîmière de l'abbaye, partiellement du XVIe siècle, existe encore, transformée en exploitation agricole. L'église de même appartenait à l'abbaye (le premier prêtre connu à Bergholtz apparaît dans un document de 1207). Au milieu du XVIIIe siècle, quand la frénésie de constructions neuves s'est emparée des chanoines, on démolit l'ancienne église du lieu et le prince-abbé Casimir de Rathsamhausen vint lui-même, le 5 mars 1759, poser la première pierre d'un nouveau sanctuaire dédié à saint Gall. Le mobilier fut renouvelé et, en grande partie, y subsiste encore.

L'ancien cimetière fut abandonné. En 1901, on y découvrit onze sarcophages ornés qui suscitèrent un grand intérêt chez les érudits locaux, d'autant plus que Félix Wolff, le conservateur des Monuments historiques qui avait pris la fouille en main, les datait de l'époque caroligienne. Ils ont été depuis, avec plus de vraisemblance, attribués au XIe siècle. Ceux qui subsistent sont dispersés dans les musées de la région.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bergholtz

Les armes de Bergholtz se blasonnent ainsi :
« De gueules au triangle d'or, accosté à dextre d'une serpe de vigneron d'argent emmanchée d'or posée en barre, à senestre d'un soc de charrue d'argent posé en bande, le chef d'argent au lévrier passant de sable colleté et lampassé de gueules. »[2]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Gilbert Fretz DVD  
mars 2008 en cours Nella Wagner MoDem  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 072 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
346 689 364 374 427 412 410 407 436
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
420 478 527 509 487 509 522 502 520
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
528 512 539 465 446 478 464 435 433
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
543 567 526 834 920 1 008 1 055 1 068 1 072
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Gall

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. voir les données de l'INSEE
  2. Archives Départementales du Haut-Rhin
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]