Sainte-Marie-aux-Mines

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Sainte-Marie-aux-Mines
La rue principale de Sainte Marie-aux-Mines.
La rue principale de Sainte Marie-aux-Mines.
Blason de Sainte-Marie-aux-Mines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Ribeauvillé
Canton Sainte-Marie-aux-Mines (chef-lieu)
Intercommunalité C.C. du Val d'Argent
Maire
Mandat
Claude Abel
2014-2020
Code postal 68160
Code commune 68298
Démographie
Gentilé Sainte-Marien(ne)s
Population
municipale
5 387 hab. (2011)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 51″ N 7° 11′ 05″ E / 48.2475, 7.18472222222 ()48° 14′ 51″ Nord 7° 11′ 05″ Est / 48.2475, 7.18472222222 ()  
Altitude Min. 326 m – Max. 1 210 m
Superficie 45,23 km2
Localisation

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Sainte-Marie-aux-Mines (en all.: Markirch) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Sainte-Mariens.


Géographie[modifier | modifier le code]

La haute vallée, vue du col des Bagenelles

Sainte-Marie-aux-Mines s'adosse au massif des Vosges et occupe une jolie vallée en V où coule la Liepvrette naissante. En aval, Sainte Marie-aux-Mines rejoint trois vallées affluentes qui se faufilent dans les massifs montagneux des trois Rombach : Le Petit Rombach, le Grand Rombach et Rombach-le-Franc.

On peut rejoindre la Lorraine voisine par le col de Sainte-Marie (772 m) ou le tunnel Maurice-Lemaire, et le col des Bagenelles (903 m) mène au col du Bonhomme et à la route des Crêtes. Le col du Haut de Ribeauvillé (742 m) donne un accès direct au chef-lieu d'arrondissement, situé à 20 km, mais la ville de Sélestat dans le Bas-Rhin n'est qu'à 22 km par la vallée et représente un pôle d'attraction supérieur. Sainte-Marie-aux-Mines est bordé des deux côtés par de hautes montagnes qui forment la chaîne des Vosges. La rivière, la Liepvrette que les anciens habitants nommaient le Landbach, c'est-à-dire le ruisseau provincial, séparait autrefois la ville en deux parties et en deux paroisses distinctes, dont l'une dépendait du diocèse de Strasbourg sous l'archiprêtrise ou chapitre rural de Sélestat. Ce chef-lieu du canton de la haute vallée de la Liepvrette se situe au carrefour de la route nationale 59 qui passe par le col de Sainte-Marie-aux-Mines (772 m) et de la D 48 qui passe par celui des Bagenelles (903 m). Sainte-Marie-aux-Mines, appelé en allemand Markirch ou Mariakirch et, en l'an II de la République, Mont-Libre puis Val-aux-Mines se trouve à 360 mètres au-dessus du niveau de la mer. Les documents latins l'appelèrent Fanum S. Mariae, S. Maria ad Fodinas. La vallée de Sainte-Marie-aux-Mines appelée aujourd'hui le Val d'Argent comprend cinq communes : Aubure, Lièpvre, Rombach-le-Franc, et Sainte-Croix-aux-Mines. Constitué en 1790, il se subdivisa temporairement, entre 1795 et 1802, en deux, l'un restreint à la ville de Sainte-Marie, l'autre comprenant les quatre autres communes avec comme chef-lieu, Sainte-Croix-aux-Mines. La vallée de Sainte-Marie-aux-Mines a fait partie de l'arrondissement de Colmar, pour passer en 1871 à celui de Ribeauvillé. Depuis la Révolution plusieurs hameaux ont été annexés à Sainte Marie-aux-Mines : Saint-Blaise, Fertrupt, Échéry, le Rauenthal et la Petite Lièpvre.

Vue sur l'entrée de la ville de Sainte Marie-aux-Mines

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Altenberg, Adelspach, Bourgonde, Brifosse, Clésio, la Côte d'Échéry, Échéry, Faunoux, Fenarupt, Fertrupt ( anciennement appelé Fordelbach), Haut de Faîte, la Haute Broque, le Haycot, Hergauchamps, la Petite Lièpvre (Kleinleberau), Mongoutte, le Petit Haut, le Rauenthal (le Fond-nu), Saint-Philippe, Saint-Pierre sur l'Hâte, Surlattes (Zillhardt),

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  1. La Liepvrette
  2. Le Furtelbach
  3. La Grande-Goutte
  4. ruisseau de la Goutte-Jacques
  5. la Goutte Sainte Catherine
  6. Lerny
  7. Lingoutte
  8. la Liverselle
  9. ruisseau de Mongoutte

Les bans communaux[modifier | modifier le code]

Courte séparation des quatre hameaux[modifier | modifier le code]

Fin de l'année 1792, quelques habitants, profitant du désordre qui s'était glissé au sein de l'administration, obtinrent en 1793 que Fertrupt, Saint-Blaise, Échéry et la Petite Lièpvre fussent constituées en deux communes séparées. La ville de Sainte Marie-aux-Mines porta l'affaire devant l'administration départementale, qui annula l'arrêté du 27 pluviôse de l'an II qui octroyait la séparation. Les hameaux se portèrent à leur tour devant la Convention nationale, contre l'arrêt du Conseil exécutif. Les réclamations des quatre annexes furent écartées par une loi du 4 vendémiaire de l'an III. Dans l'intervalle de leur courte séparation, les sections rurales se firent adjuger, par voie judiciaire intentée contre l'État, un bien ayant appartenu au prince de Deux-Ponts qui avaient été usurpés par l'ancien seigneur féodal au détriment des habitants des lieux. Les spoliations avaient frappé indistinctement tous les membres des hameaux de Fertrupt, Saint-Blaise, Échéry et de la Petite Lièpvre, qui formaient alors une seule communauté.

Échéry[modifier | modifier le code]

On gagne l'annexe d'Échéry en empruntant la route départementale 48 en direction du col des Bagenelles. Ce hameau est tenu depuis le traité de Burgfried signé le Ier décembre 1399 par les Ribeaupierre. Ce traité a été signé entre Schassmann Ier et Maximin pour les Ribeaupierre et Frédéric de Hattstatt pour le duc de Lorraine. Échéry est aujourd'hui une annexe de la ville de Sainte Marie-aux-Mines qui portait autrefois le nom de Hoh-Eckerick pour le différencier de celui portant le nom de Alt-Eckerik (le vieil Échéry) fondé au Xe siècle par les moines de l'abbaye de Gorze venus pour y fonder un prieuré qui prendra le nom de prieuré de Belmont. Les moines découvrirent par la suite des mines dans la région qu'ils exploitèrent, ce qui leur procura d'importantes ressources. Ces mines suscitèrent d'énormes convoitises tant du côté alsacien que lorrain. C'est sans doute pour les soustraire des appétits divers que les moines du prieuré de Belmont les cédèrent aux nobles d'Échéry dont on pense qu'ils sont d'origine lorraine. Henri Waffler, prévôt de Sélestat et Jean d'Échéry accordèrent en 1317 à l'abbaye de Baumgarten la cure de Saint-Guillaume se trouvant à Saint-Blaise ainsi que les dîmes qui y étaient rattachées jusqu'à l'implantation du luthéranisme. Les Échéry furent les principaux propriétaires de la vallée de la Lièpvrette jusqu'à leur extinction survenue en 1381. La vallée sera ensuite partagée entre le duc de Lorraine et les Ribeaupierre. Le traité de Burgfried en 1399 viendra entériner ce partage entre Schassmann Ier et Maximin pour la partie de Sainte Marie-aux-Mines qui se trouve à droite de la Liepvrette, ainsi que les hameaux de Saint-Blaise, Fertrupt, et Échéry. L'autre moitié, comprenant les villages de Sainte Croix-aux-Mines, Lièpvre et Rombach-le-Franc ainsi que la partie à gauche de la Liepvrette comprenant Sainte Marie-aux-Mines, passèrent aux mains des ducs de Lorraine. Les ducs de Lorraine inféodèrent leur partie aux nobles d'Hattstatt.En 1507 les Ribeaupierre cédèrent leurs droits à titre de fief sur cette partie du Val de Lièpvre au prince abbé Achace de l'abbaye de Murbach ainsi que son église. Cette division de la vallée existera pendant quatre siècle jusqu'à la Révolution. Pendant une courte période Échéry deviendra avec Saint Pierre-sur-l'Hâte une commune autonome jusqu'à la Révolution où elle est unie avec la ville de Sainte Marie-aux-Mines.

Fertrupt[modifier | modifier le code]

Une partie de Fertrupt

En Allemand Fortelbach, anciennement Forellenbach est un hameau qui se trouve à 3 km de la sortie sud de Sainte Marie-aux-Mines qui était autrefois le principal siège de l'exploitation des mines dans le val d'Argent. Sébastien Munster, le célèbre cartographe du XVIe siècle prétend que de son temps, Sainte Marie-aux-Mines exploitait seize mines d'argent. Cette annexe dépendait avant la Révolution de la Seigneurie des Ribeaupierre et prenait naissance à proximité de l'ancienne gare (la première) de Sainte Marie-aux-Mines. Le hameau est traversé par une route qui permet de se rendre par le col de Ribeauvillé, soit dans cette ville, ou à Aubure et de là à Fréland et la vallée de Kaysersberg. À la sortie nord de Fertrupt, il existe deux petits vallons appelés "La Bourgonde" et le "Fischtal". Ce hameau a été au XVIe siècle une importante agglomération comportant 1200 maisons et 72 auberges, en raison de l'exploitation des mines dans ce secteur. Le nombre important de maisons s'expliquait par la présence de nombreux mineurs étrangers d'origine saxonne qu'il fallait loger. Ces mineurs saxons avaient la réputation d'être des buveurs invétérés qui occasionnaient souvent des disputes et autres indécences. Ils étaient cependant qualifiés de travailleurs acharnés.

Fertrupt était le siège principal de l'exploitation minière dans le val d'Argent. Il possédait même au Moyen Âge un Palais de Justice et un hôpital, une grande église, plusieurs fonderies et autres bâtiments servant à l'exploitation d'une vingtaine de mines ainsi qu'un château féodal. Ce château appelé aussi "Burg zu Fertru" était entouré d'un fossé d'eau alimenté par la rivière du Fortelbach appelé anciennement Forrellenbach. Il existait aussi dans ce hameau une importante métairie occupée par un intendant qui régissait les biens des Seigneurs de Ribeaupierre mais également de la justice et des finances de la région. L'ancien domaine des Ribeaupierre est devenu en 1790 propriété de la commune de Sainte Marie-aux-Mines qui fut vendu en 1835 au teinturier Riboud pour la somme de 13000 francs. Fertrupt fut anéanti lors du passage des Suédois au cours de la guerre de Trente Ans. C'est en 1634 que le hameau aurait été totalement détruit par le feu. Seuls ont été épargnés l'église, le presbytère et l'école. Au XIXe siècle Fertrupt comptait une centaine de maisons occupés principalement par des cultivateurs et des ouvriers travaillant dans l'industrie textile qui avait pris la relève de l'industrie minière. Au-dessus du village subsiste encore une vieille chapelle construite au début du XVIe siècle qui a depuis fait l'objet d'une rénovation par des bénévoles au cours des années 1984 à 1986. À côté de cette chapelle on découvre un petit cimetière dans lequel reposent des habitants de ce hameau.

Saint-Blaise[modifier | modifier le code]

Ce hameau était connu dans son histoire sous différents noms : Sancto Blasio, Sanct Bläsy, St. Pless, St. Blätz et en allemand Sackt Blasien. L'existence de ce très vieux hameau est connue depuis le XIe siècle, depuis un acte signé en 1078 par le duc de Lorraine qui remit les dîmes de Saint-Blaise au prieuré de Lièpvre[1]. À cette époque existait à l'emplacement une chapelle dédiée à la Vierge Marie qui aurait été construite vers le Xe siècle par les premiers solitaires d'Échéry, au lieu-dit « la Mark ».

Le hameau de Saint-Blaise se trouve sur le territoire de la seigneurie des Ribeaupierre jusqu'à la Révolution et formait la limite entre la zone lorraine et celle des Ribeaupierre. La petite rivière "Isenbach" qui traverse le hameau de Saint-Blaise délimitait la frontière sud du domaine des seigneurs de Ribeaupierre.

Guillaume de Ribeaupierre avait fait reconstruire une église dédiée à Saint Guillaume[Lequel ?] à Saint-Blaise en 1502 à l'emplacement d'une ancienne église. Les écrits concernant cette église ont été conservés[2]. Un autre accord concernant la charpente et la couverture de cette église a été conclu le mardi veille du jour de la Saint Laurent[Lequel ?] par Guillaume de Ribeaupierre avec son "Werkmeister". Quelques années avant la construction de l'église Saint-Guillaume, les habitants de Saint-Blaise, sujets du seigneur de Ribeaupierre, eurent quelques démêlés avec l'abbaye de Baumgarten qui exerçait alors un droit de patronage à la cure de Saint-Guillaume[3]. L'abbé Obrecht les avait accusés d'avoir détourné à leur profit le quart des dîmes perçues par eux et que l'abbé revendiquait intégralement en sa qualité de patron et de seigneur de la paroisse. Les habitants formulèrent une réclamation à leur seigneur en le priant d'intervenir. Guillaume de Ribeaupierre, après information, convint avec l'abbé de Baumgarten le 26 août 1494, d'un arrangement par lequel il fut reconnu que les habitants n'avaient jamais gardé pour eux-mêmes le quart des dîmes, mais l'avaient toujours employé, de même que le produit des dons, à l'embellissement de l'église. Il fut donc convenu que le quart des dîmes continuerait à être affecté aux saints et à l'église comme par le passé. Par ailleurs deux clés furent remise, dont l'une serait remise au seigneur de Ribeaupierre et l'autre à l'abbé de Baumgarten, que l'on ferait de temps en temps la levée du tronc et que le quatrième denier de son contenu serait acquis aux saints et au luminaire de l'église, les trois autres deniers revenant à l'abbé ainsi que les trois quarts des dîmes. Le marguillier établira chaque année un compte fidèle, sans vol ni fraude, des recettes de toute provenance tant à l'abbé de Baumgarten qu'au seigneur de Ribeaupierre[4]. Les dîmes et le droit de patronage de l'église de Saint-Guillaume avaient été donnés au couvent de Baumgarten, de l'ordre de Citeaux, par les seigneurs d'Eckerich en 1317[5]. Cette donation fut confirmée le 15 des calendes de septembre 1323 à la requête de l'abbé Berthold, par une lettre de l'évêque de Strasbourg, Jean Ier, concédant et incorporant à l'abbaye de Baumgarten l'église paroissiale de Saint-Guillaume à Alt-Eckerich[6].

En 1581, l'église de Saint-Blaise, avec tous ces biens, fut donnée à la communauté luthérienne par le comte Eberhard de Ribeaupierre.

En 1941 le hameau de Saint-Blaise disposait d'une centaine d'habitants.

La Petite Lièpvre[modifier | modifier le code]

En allemand Klein-Leberau est située à environ 4 km au sud-ouest de Sainte Marie-aux-Mines et fait partie de la commune de Sainte Marie-aux-Mines. La Petite Lièpvre fut le berceau des Amish et de son fondateur Jakob Amman.

Histoire[modifier | modifier le code]

Voir l'article Histoire de Sainte-Marie-aux-Mines

La ville de Sainte-Marie est titulaire de la croix de guerre 1914-1918 avec palme (citation à l’ordre de l’Armée du 2 novembre 1921) et de la croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil (citation à l’ordre du corps d’armée).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Marie-aux-Mines

Les armes de Sainte-Marie-aux-Mines se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier d'argent aux trois écussons de gueules, au second d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent ; sur le tout de sable au marteau et à la pointerolle de mineur d'argent passés en sautoir. »

Les armoiries actuelles concédées le 28 juillet 1892 rappellent à la fois la double appartenance de la ville et les mines auxquelles Sainte Marie-aux-Mines dut jadis sa célébrité.

Dans l’Armorial de la Généralité d’Alsace, les armes de Sainte-Marie-aux-Mines sont blasonnées de la façon suivante : d’azur à une Notre-Dame d’argent posant ses pieds sur une montagne d’or. Sur l’entête des papiers à lettres officiels de la mairie, nous voyons des armes tout autres : elles sont formées par les armes de Lorraine, les armes de Ribeaupierre et le signe héraldique des mineurs et peuvent se blasonner ainsi : parti d’argent à trois écus de gueules qui est de Ribeaupierre, et d’or à la bande de gueules chargées de trois alérions d’argent qui est de Lorraine, avec en abîme, un écu de sable à deux marteaux de mineurs d’argent posés en sautoir.

Ces armes fort bien composées au point de vue héraldique et reproduites en couleur sur le papier à lettres de la mairie d’avant-guerre, évoquent parfaitement la situation géographique et politique de la ville telle qu’elle était jusqu’à la Révolution, ainsi que l’industrie qui faisait sa réputation. Les armoiries de Sainte-Marie-aux-Mines ont varié. Celles qu’attribuait les armoiries générales de Louis XIV à la partie alsacienne étaient parlantes : « D’azur à une Notre-Dame d’argent posant les pieds sur une montagne d’or ». Le côté alsacien qui appartenait aux Seigneurs de Ribeaupierre et le côté lorrain de la ville ayant été réunis sous la Révolution, Sainte-Marie-aux-Mines adopta au XIXe siècle un parti d’argent aux trois écussons de gueules (Ribeaupierre) et d’azur à la croix de Lorraine d’argent. Après la réunification de la partie lorraine et alsacienne de la ville en 1790 le sceau créé représentait sur le dextre (à droite les armes de France, trois fleurs de Lys d'or en champ d'azur. Sur le sénestre à gauche, un poisson nageant vers le dextre. Quelques mois après, les fleurs de Lys ont disparu, seul le poisson est resté, puis a disparu à son tour.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Màrkirich en alsacien, Markirch en allemand.
  • S. Maria (1078), Markirch (1441), Val-aux-Mines (nom rév.), Sainte Marie aux Mines (1793).

Culture[modifier | modifier le code]

  • Le label Pays d'art et d'histoire du Val d'Argent :

Sainte-Marie-aux-Mines fait partie, avec Sainte Croix-aux-Mines, Lièpvre et Rombach-le-Franc, du label Pays d'Art et d'Histoire du Val d'Argent (= Val de Lièpvre), signé avec le ministère de la Culture et de la Communication en octobre 2005. Ce label reconnaît la richesse du patrimoine local et l'histoire particulière du Val d'Argent et de son bourg centre. Des animations sont menées en direction des habitants, des scolaires et des touristes. L'objectif est de transformer l'image du Val d'Argent au travers notamment d'une meilleure connaissance de son histoire. À ce titre, des visites guidées se déroulent de mai à novembre sur l'ensemble du territoire.

  • À noter : la nouvelle « Le mauvais zouave », dans les Contes du lundi d'Alphonse Daudet, se situe à Sainte-Marie-aux-Mines (d'abord publiée dans le journal L'Evénement, le 15 juillet 1872).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Baptistère situé à l'intérieur de l'église Sainte Madeleine
Statue de mineur placé au-dessus de la Tour de la Pharmacie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1925 Joseph Emile Bourgeois UPR Sénateur
1925 1940 Jacques Kniebuhler SFIO employé
1942 1944 Franz Hildbrand   Maire imposé par l'administration allemande
1944 1945 Eugène Cunrath    
1945 1945 Louis Kaps    
1945 1954 Robert Zeller    
1954 1965 Louis Marchal SFIO  
1965 1977 Paul Baumann   Journaliste
1977 1983 Jean Paul Kuhn    
1983 1984 Paul Baumann   Journaliste
janvier 1984 mars 1989 Roland Mercier   Officier de police à la retraite
1989 1995 Roland Mercier   Officier de police à la retraite
1995 2001 Paul Baumann   Journaliste
mars 2001 en cours Claude Abel DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 387 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 559 6 158 7 494 8 089 9 961 11 542 11 429 11 548 11 613
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
11 660 12 332 12 425 12 322 11 661 11 524 11 407 11 870 11 584
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
12 373 12 363 11 778 9 623 9 469 9 011 9 061 7 930 8 078
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
7 897 7 417 6 703 6 358 5 767 5 816 5 604 5 536 5 387
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Sainte-Marie-aux-Mines a un collège public d'enseignement secondaire, le collège Jean-Georges Reber, le lycée public d'enseignement général et professionnel, le lycée Louise Weiss, ainsi que deux écoles maternelles, L'école des lucioles et l'école de lattre, et ainsi que deux écoles primaires, André Aalgerg (public) et Sainte Geneviève (privée).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Borne frontière du pont Bonduron datée de 1722
Vieille fontaine
Chapelle de la Madeleine
  • Patrimoine minier  : Tellure mine d’argent[9], mine Saint-Louis Eisentür, mine Gabe-Gottes et mine Saint-Barthélemy, "Faunoux", "Jakobssmatten", "Kesseklweis-stanne", "Lemithal", "Rain de l'Horloge", "Rauenthal", "Steinkoepfel ", "Hirtzenberg", "Neuenberg " - Réseaux souterrains et vestiges de surface - Inscriptions le 20 décembre 1994[10].
  • Borne frontière : Située sur le pont du Bonduron, rue de la vieille poste, cette borne datée de 1722 marquait la frontière entre la Lorraine et l'Alsace. Ce pont était le seul passage permettant de franchir la Liepvrette d'une suzeraineté à l'autre. Cette borne est scellée dans le parapet, au milieu du pont. Elle est formée d'une croix à double traverse, plus communément appelée « croix de Lorraine » et d'autre part des armoiries des Ribeaupierre.
  • Chapelle luthérienne de Fertrupt : Cette chapelle construite à la fin du XVIe siècle était le lieu de culte des mineurs. On y voit encore le marteau et la pointerolle sculptés au-dessus du portail. L'édifice de style renaissance conserve quelques vestiges de l'Église-sur-Pré : la chaire, la balustrade, la pierre tombale de Christian de Schwengsfeld (1685-1740) ou encore l'agneau pascal. La chapelle a été restaurée par des bénévoles en 1986.
  • Chapelle Saint-Mathieu : Cette chapelle est mentionnée dès 1634. Elle était à l'origine dédiée à saint Nicolas. En 1793 cette chapelle est vendue comme bien national à un particulier de Sainte-Marie-aux-Mines qui porte le nom de Mathieu qui l'utilise comme entrepôt. En 1824, les héritiers en font don à la paroisse Sainte Madeleine, puis elle est restaurée. La chapelle conserve un grand autel sculpté provenant sans doute de l'ancien couvent des Cordeliers.
  • Château Lacour  : situé 237, rue Clemenceau est une ancienne demeure d'industriel classée depuis le 25 mai 1999
  • Chapelle de l'ancien cimetière, 9 rue du Docteur-Melhenbeck. On y trouve des peintures murales. Classement du 6 décembre 1898 - Inscrit le 22 mars 1934
  • Échéry : Tour des mineurs - Inscrit le 22 mars 1934. Dominant le hameau d’Échéry, la tour des mineurs servait de prison et de tribunal pour les mineurs au XVIe siècle.
  • Jardins, 3, rue des Jardins - Porte du XVIIe siècle - Inscrit le 22 mars 1934
  • Porte du XVIIe siècle, 1, rue Jean-Paul-Kuhn - Classé le 22 mars 1934
  • Espace Musées en Val d'argent  : musée minéralogique, musée du textile et musée du patrimoine minier
  • Temple : Tableau commémorant Michel Paira (XIXe siècle) du pasteur Christophe Merian et son fils (XVIIIe siècle)
  • L’église paroissiale de Saint-Louis : L’église catholique Saint-Louis a été bâtie en 1673 grâce à un don du roi de France, Louis XIV. Elle n’a cependant survécu que l’espace de cent soixante-douze ans. Elle est remplacée en 1846 pour faire place à l’église actuelle.

Vers le XVIe siècle, à l’époque où le protestantisme commençait à s’introduire dans la partie des terres appartenant à la seigneurie de Ribeaupierre, trois églises catholiques s’élevaient dans la partie alsacienne du Val de Lièpvre : l’église de Saint-Pierre-sur-l'Hâte (donnée en 1561 aux réformés), la chapelle Saint-Blaise (qui a ensuite desservi les mineurs luthériens de St-Blaise) et l’église sur le pré (occupée par les mineurs luthériens de Ste-Marie). Des trois églises, seules les deux premières existent encore, la troisième a disparu en 1881.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Wagon utilisé par les mineurs.
Monument dédié à Michel Paira.
La Lièpvrette à Sainte-Marie-aux-Mines.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cet acte est parfois soupçonné d’avoir été contrefait par les moines de Lièpvre.
  2. Archives départementales du Haut-Rhin cote E.2064
  3. Baumgarten, Bongars, abbaye situé près d'Andlau et entièrement détruite en 1525 par les paysans.
  4. Archives du Bas-Rhin, G.1552 - Parchemin muni du sceau sur cire rouge, Wilhem herre Rappoltz und zu Hohenach, l'écu écartelé au premier et au quatrième des trois écussons de Ribeaupierre, au deuxième et troisième des lions de Geroldseck
  5. Archives du Bas-Rhin G 117.
  6. Archives du Bas-Rhin G 91.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. Tellure mine d’argent, 1549
  10. « Anciennes mines d'argent du massif de Neuenberg », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Histoire de la dynastie Gruss »

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]